Par exemple, une jeune femme pouvait elle se renseigner aupres d'autres femmes sur un jeune homme sans que cela ne soit tout de suite mal vu voire denonce a sa famille ?
Waouh, tu as pas plus pointu encore comme question ?
En Chine, valable pour à peu près ttes les époques, la femme est certes "en-dessous" de l'homme mais on est assez loin de la domination des pays judéochrétiens sur le sexe faible. La vision taoiste de la société permet de dire que la femme est le complément de l'homme, indispensable en bien des choses (hé, c'est elle qui assure la descendance).
Elle reste respectée et jouit d'une liberté relative : elle peut aller au marché toute seule, assister à des spectacles, gère bien sûr la maison, elle peut se réunir avec ses amies (pour pratiquer de l'art ou juste discuter), etc. Elle jouit aussi d'une certaine confiance, peut recevoir un homme autre que son mari sans que tt le monde y voit anguille sous roche (bon, il vaut mieux pour elle qu'une servante ou un tiers puisse témoigner qu'il ne s'est rien passé) ou se rendre seule chez un artisan ou un commerçant pour commander un travail.
L'histoire chinoise est de plus emplie de femmes vivant seule. Ce sont en général bien sûr des artistes, poétesses ou peintres de renom que leur célébrité permet une certaine excentricité. Elles prennent amants sans pb et leur réputation sulfureuse participe d'autant à leur succès dans bien des cas.
La polygamie qui a parfois cours (sous les Tang par ex) est aussi un avantage : quelle homme peut espérer commander chez lui qd il a 5 femmes face à lui qui gèrent au quotidien ses affaires ?
Hélas, il y a une période (Ming je crois) durant laquelle le néoconfucianisme puritain a pris le pouvoir et restreint considérablement tout ça. C'est l'époque des pieds bandés, ayant pour but d'empêcher les femmes de se déplacer librement...
Les Mandchous furent d'ailleurs horrifiés par cette pratique qu'ils interdirent dès leur arrivée au pouvoir.