Pour ceux que ça intéresse :
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Le Monde - La Fondation Copernic contre "l'effet Bayrou" à gauche"]La Fondation Copernic a décidé, à son tour, de tenter de contrer "l'effet Bayrou" à gauche. Le cercle de réflexion antilibérale s'inquiète de l'attraction que le centriste exercerait sur une partie de l'électorat socialiste.
Il a donc diffusé une note intitulée "L'effet Bayrou ou le retour de la République du centre", livrant une analyse du programme du candidat de l'UDF. "Nous essayons de déconstruire cette image d'homme hors système et de prouver que finalement Bayrou est un libéral", explique Evelyne Sire-Marin, coprésidente de la fondation.
Constatant que M. Bayrou capte une frange d'électeurs "déçue par la campagne menée par le Parti socialiste et les autres composantes de l'ex-gauche plurielle" qui voit en lui un "recours possible", l'auteur, Julien Bach, pseudonyme d'un haut fonctionnaire, explique qu'"il suffit de regarder d'un peu plus près ses (rares) propositions pour mesure à quel point sa vision du monde demeure clairement ancrée à droite".
"PLUS LIBÉRAL QUE SOCIAL"
La note souligne le parcours politique de l'homme, ministre de l'éducation du gouvernement Balladur, qui a ainsi "participé à la thérapie de choc néolibérale infligée à la France de 1993 à 1997".
Son programme actuel n'est pas celui d'un "rebelle" et n'a rien de "social-libéral" comme le prétend le candidat, dénonce la Fondation. Ses principales propositions dévoilent un projet "nettement plus libéral que social", assure M. Bach. Ainsi, de sa volonté de faire de la France "un pays pro-entreprises", de la rigueur budgétaire "érigée en dogme" par sa proposition d'inscrire dans la Constitution l'interdiction pour un gouvernement de présenter un budget déficitaire, "la refonte universelle" des retraites vue comme "un projet de nivellement par le bas", ou encore l'allégement de l'impôt sur la fortune... autant de sujets que l'auteur stigmatise comme étant "la poursuite des politiques néoclassiques" de la droite.
Le projet de société du candidat de l'UDF "est un projet faussement humaniste et authentiquement réactionnaire", dénonce Copernic. "Recyclage" de la théorie du moins d'Etat, rejet de l'immigration parce que le pays "compte quatre millions de chômeurs", remise en question du droit de grève "sous couvert d'un service garanti dans les transports", proposition "aux relents sécuritaires évidents" de mise sous tutelle des allocations familiales quand il y a abandon de responsabilité des parents... les réformes centristes démontrent "l'ambition de parvenir à convertir la France à la démocratie chrétienne", conclut la note.
Pour la Fondation, la preuve est ainsi faite que le programme présidentiel du centriste s'inscrit "dans la grande tradition libérale et réactionnaire" dont M. Bayrou ne serait qu'"une variante actualisée". Un leurre qui, "par sa négation des divergences d'intérêts et l'occultation du conflit social" au profit d'une "régulation paternaliste de la société", pèserait dangereusement sur la vie politique française.
La note rappelle ainsi en exergue la citation du philosophe Alain en 1930 : "Lorsqu'on me demande si la rupture entre les partis de droite et les partis de gauche (...) a encore un sens, la première idée qui me vient est que celui qui demande n'est pas un homme de gauche." Une citation qui tourne déjà sur Internet pour mieux prouver qu'être "au-dessus, c'est être de droite".
Sylvia Zappi[/quote]
Note : 1/ Le Monde est pro-sarko et aimerait se payer la peau de Bayrou...
2/ Copernic est anti-libérale, et pas réellement PS.
3/ Le lien du document se trouve sur un site appelé "clementineautain.fr", qui est une élu PC adjointe au maire de Paris (PS), mais qui est anti-Ségo.
4/ La magnifique phrase d'Alain qui date de 1930 (oui, l'époque où c'était le centre qui faisait les gouvernements)
Et pour ceux qui restent dubitatif de la politique "centriste hors des clivages droite-gauche", je renvoie à l'article (encore du mondre) associé :
[url=http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-893946@51-825418,0.html]Les députés UDF hésitent à rompre avec l'UMP
[/url] a écrit :Après avoir souvent mis en doute la stratégie de François Bayrou, les députés UDF profitent de sa percée. Mais restent prudents face à certains mots d'ordre du candidat, comme la "rupture" avec l'UMP et l'effacement du clivage droite-gauche. Des thèmes qui passent mal auprès d'un électorat anciennement ancré à droite.
Certains ont préféré mettre entre parenthèses leur propre campagne. "Sur le terrain, personne ne s'intéresse aux législatives", souligne Rudy Salles, député des Alpes-Maritimes. "Les candidats investis dans le département augmentent leur notoriété en faisant campagne pour François Bayrou, et ça suffit à notre bonheur", ajoute-t-il. Une césure confirmée par Jacques Rocca Serra. "On a pris le parti de ne pas s'occuper des législatives. On concentre tout sur la présidentielle. Pour le reste, on verra après", indique le conseiller régional UDF et adjoint au maire (UMP) de Marseille, Jean-Claude Gaudin.
Député de la Côte-d'Or, François Sauvadet s'efforce de rester "très arrimé sur le fond", en insistant sur le diagnostic socio-économique formulé par le candidat de l'UDF. Son collègue du Calvados, Claude Leteurtre, reconnaît que "les gens ne comprennent pas de prime abord qu'on veuille rompre avec l'UMP". "Il faut expliquer ce qu'on veut faire, que le pays est en pleine crise, qu'il y a nécessité d'une nouvelle donne politique. Culturellement, nos électeurs fonctionnent sur une alliance avec l'UMP. Cela leur semble naturel", poursuit-il. Un rapprochement avec le PS ? "Je ne parle jamais de ce sujet dans mes réunions. Et, on m'en parle peu. Franchement, on ne semble pas prêt à cela. Les alliances, on verra cela après le premier tour. Pour l'instant, chacun roule à fond pour son champion."
Dans la Somme, le ralliement à Nicolas Sarkozy du maire d'Amiens, Gilles de Robien, a créé un certain désarroi. L'ancien suppléant du ministre de l'éducation nationale, Olivier Jardé, n'a pas encore exprimé de préférence entre les candidatures Bayrou et Sarkozy.
L'autre député UDF du département, Stéphane Demilly, a pris position en faveur de M. Bayrou, mais souligne que son suppléant lors des élections législatives de juin sera, comme en 2002, Jean-Pierre Viénot, maire (UMP) de Péronne : "Il y a les jeux stratégiques nationaux et le travail sur le terrain. Ce sont deux choses différentes. Les bagarres à Paris, c'est pas mon truc."
Bien qu'étant sur la ligne Robien, Isabelle Griffoin, présidente de la fédération départementale de l'UDF, a laissé les "clés" de la permanence amiénoise aux militants qui font campagne pour M. Bayrou. Signe d'un climat relativement serein entre la majorité "bayrouiste" et la minorité "robieniste" localisée à Amiens intra-muros.
Approuvant sans réserve la ligne Bayrou, le député de la Loire et président départemental de l'UDF, Gilles Artigues, se dit persuadé que "c'est le moment de sortir le pays d'un affrontement stérile entre la droite et la gauche". Mais il reste discret sur l'éventuelle "rupture" qui pourrait l'amener à conduire sa propre liste aux municipales, face à celle du maire UMP de Saint-Etienne, Michel Thiollière, dont il est l'adjoint. "Rien n'est décidé. Rien n'est exclu, observe-t-il. Je ne le ferai que s'il y a une attente d'une offre différente au niveau local. Je ne veux pas être responsable du basculement de la ville à gauche".
L'autre député UDF de la Loire, François Rochebloine affirme être "totalement en phase" avec M. Bayrou, mais se dit "prêt à suivre" le centriste dans la création d'un nouveau parti politique. Mais le vice-président du conseil général de la Loire reste tout aussi fidèle à son président UMP, Pascal Clément. "L'assemblée départementale, c'est très différent. On est là pour gérer", affirme-t-il.
Député du Nord et maire de Wasquehal, Gérard Vignoble - ancien socialiste passé au Centre des démocrates-sociaux en 1988 - estime être à la tête d'une sorte de "laboratoire" bayrouiste. Pour autant, M. Vignoble relève que "les gens sont référencés par rapport au clivage droite-gauche, et ont du mal à comprendre qu'on puisse changer de système".
Également député du Nord et maire de Hem (Nord), Francis Vercamer assure que "les habitants sont moins politisés qu'on veut bien le dire". Mais insiste sur la dominante protestataire : "Je crois que ces personnes seraient tentées de voter Le Pen pour donner un coup de pied dans ce paysage, s'il n'y avait pas Bayrou. C'est ce que quelqu'un vient de me dire : "Ils n'ont pas encore compris la leçon de 2002 !"".
Dans les terres radicales du Lot-et-Garonne, UMP et UDF travaillent ensemble. Chahuté sur son blog par un internaute "perplexe" devant ses "retournements de vestes", le député UDF Jean Dionis du Séjour a mis sous le boisseau les critiques formulées à l'encontre de M. Bayrou. Mais il prévient toutefois que "les élus vont rester dans leur logique d'alliance avec l'UMP".
Jean-Baptiste de Montvalon (avec nos correspondants)
Morceaux choisis : 1/"Culturellement, nos électeurs fonctionnent sur une alliance avec l'UMP. Cela leur semble naturel", poursuit-il. Un rapprochement avec le PS ? "Je ne parle jamais de ce sujet dans mes réunions. Et, on m'en parle peu. Franchement, on ne semble pas prêt à cela."
2/"Je ne le ferai que s'il y a une attente d'une offre différente au niveau local. Je ne veux pas être responsable du basculement de la ville à gauche". (Gilles Artigues, UDF)
3/Dans les terres radicales du Lot-et-Garonne, UMP et UDF travaillent ensemble. Chahuté sur son blog par un internaute "perplexe" devant ses "retournements de vestes", le député UDF Jean Dionis du Séjour a mis sous le boisseau les critiques formulées à l'encontre de M. Bayrou. Mais il prévient toutefois que "les élus vont rester dans leur logique d'alliance avec l'UMP".
Je veux bien que Bayrou espère faire un gouvernement d'union nationale ; qu'il souhaite sortir du clivage, etc. N'empêche que les autres du groupe et des autres partis ne semblent pas sur la même longueur d'onde... Après, dire qu'il y a hypocrisie et instrumentalisation à vue politique pour la présidentielle, il y a un pas...
JBeuh, dubitatif envers Bayrou...