Page 46 sur 87

Publié : 01 mars 2008, 10:08
par Kakita Inigin
C'était bien la peine de faire 60 ans de devoir de mémoire
Le Monde a écrit : Un ministre israélien menace le Hamas d'une "shoah"
29.02.08 | 23h45

Consultez les dépêches vidéo des agences AFP et Reuters, en français et en anglais.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
Agrandir la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Imprimer cet article

Par Adam Entous et Joseph Nasr

JERUSALEM (Reuters) - Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a avisé des pays amis qu'Israël préparait une offensive contre les activistes palestiniens à Gaza et son adjoint Matan Vilnaï a prévenu ces derniers qu'ils s'exposaient à une "shoah" s'ils poursuivaient leurs tirs de roquettes contre l'État juif.


"Plus les tirs de roquettes Kassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle ils s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", a dit Vilnaï à la radio de l'armée israélienne".

"Shoah" est un mot hébreu le plus souvent utilisé pour signifier holocauste, et plus particulièrement le génocide des Juifs durant par le régime nazi, mais il peut également désigner un désastre ou une conflagration.

Le porte-parole de Vilnaï et le ministère des Affaires étrangères se sont empressés de préciser qu'il avait employé le mot "shoah" dans le sens de désastre mais ses propos témoignent de la colère persistante de l'État juif.

Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a réagi en affirmant: "Nous sommes confrontés à de nouveaux nazis qui veulent massacrer et brûler le peuple palestinien".

Quelque 35 Palestiniens, dont six enfants, ont été tués depuis mercredi dans des raids israéliens à Gaza.

Vendredi, un petite fille de un an et un expert en munitions du Hamas ont été tués lors de deux frappes distinctes dans la bande de Gaza, ont rapporté des sources médicales et des responsables du Hamas.

L'activiste Eyad al Achram a été tué par un missile israélien après la tombée de la nuit. L'armée israélienne a confirmé avoir pris pour cible cette zone.

NOUVELLES VICTIMES DANS LE NORD DE LA BANDE DE GAZA

Malak Al Kafarna, une petite fille de un an, a succombé à une blessure à la tête infligée par un éclat d'obus, a rapporté Raed Al Arini, médecin à l'hôpital de Chifa. Un missile s'était abattu quelques heures plus tôt près de sa maison à Beït Hanoun dans le nord du territoire. Il s'agit du deuxième bébé tué cette semaine.

Des responsables du Hamas ont déclaré que l'explosion, qui a également fait quatre blessés, avait été provoquée par un missile sol-sol israélien mais des habitants ont rapporté que des roquettes tirées par des activistes en direction d'Israël étaient retombées en territoire palestinien.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert répugne à ordonner une opération terrestre d'envergure à Gaza, susceptible de causer la mort de nombreux civils palestiniens et des pertes sérieuses dans les rangs de Tsahal, mais il y est incité de plus en plus fortement.

Selon des sources au sein des services de sécurité citées par la radio publique israélienne, des plans pour un assaut ont été préparés mais l'offensive ne serait pas imminente.

Ehud Barak a adressé à des dirigeants étrangers, dont la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, des messages les préparant à cette éventualité. "Israël ne souhaite pas une offensive, mais le Hamas ne nous laisse pas d'autre choix", écrit le dirigeant travailliste, selon le quotidien Yedioth Ahronoth.

Les États-Unis ont exhorté Israël à mesurer les conséquences de ses actes. Rice doit rencontrer la semaine prochaine Olmert et les dirigeants palestiniens en Cisjordanie.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, hostile au Hamas depuis que ses combattants ont pris le contrôle de la bande de Gaza en juin, a jugé "dangereuses" les menaces israéliennes. "Même les Palestiniens qui veulent voir le Hamas défait sont scandalisés par le fait que 15 civils palestiniens dont des enfants et un bébé fassent partie des 33 victimes", a-t-il dit.

Son cabinet a publié un communiqué dans lequel le président palestinien demande à Israël "de cesser ses attaques et demande à tous les groupes de revenir immédiatement au calme et de cesser les tirs de roquettes."

"PAS D'AUTRES OPTIONS"

Le ministère israélien des Affaires étrangères avait averti jeudi soir que la poursuite des tirs de roquettes pourrait "ne pas laisser d'autre choix à Israël" que de renvoyer son armée à Gaza, d'où elle s'était retirée à l'été 2005 après 38 ans d'occupation.

Les tirs de roquettes créent la psychose depuis longtemps dans les villes israéliennes situées près de la frontière mais la mort d'un civil mercredi, la première depuis le mois de mai, a accru la pression publique sur le déjà impopulaire gouvernement d'Olmert.

Le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a prédit vendredi devant des dizaines de milliers de sympathisants l'échec d'une éventuelle offensive d'envergure de Tsahal.

"C'est la preuve des intentions agressives planifiées d'Israël contre notre peuple", a-t-il dit. "Ils veulent que le monde condamne ce qu'ils appellent l'Holocauste et aujourd'hui ils menacent notre peuple d'un holocauste".

Version française Marc Delteil et Gwénaëlle Barzic

Publié : 01 mars 2008, 12:41
par Kyorou
Kakita Inigin a écrit :C'était bien la peine de faire 60 ans de devoir de mémoire
Et encore, pense à ces pauvres Allemands, à qui on a inculqué la culpabilité nationale dès le plus jeune âge... :mal:

Publié : 01 mars 2008, 13:31
par Kakita Inigin
Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a réagi en affirmant: "Nous sommes confrontés à de nouveaux nazis qui veulent massacrer et brûler le peuple palestinien".
Quand je pense qu'il y a dx ans écrire ça dans un journal français valait de se faire traiter d'antisémite ... où va le monde ... :mal:

Publié : 01 mars 2008, 16:24
par Kõjiro
Un chef d'oeuvre de double sens...

http://www.maitre-eolas.fr/2008/02/27/882-coup-porte

Publié : 01 mars 2008, 19:26
par Shosuro Uso
Chapeau, maître.

Image

Publié : 01 mars 2008, 19:36
par Moto Shikizu
et tres joli "smiley" !! Uso kun !

Publié : 01 mars 2008, 20:13
par Kakita Inigin
Un des commentaires a écrit :La question dans tout ca, c'est quand même de savoir comment elle peut obtenir l'investiture UMP.
C'est pas ça qui leur fera le plus de torts ...

Chez moi, le candidat UMP au canton de Vienne nord ne se réclame pas de l'UMP. Ni logo, ni vraie attaque de la majorité de gauche ...
mais il a aucune chance, il porte le nom d'un urgentiste bosniaque dans une série américaine célèbre = l'électorat de droite va le bouder :lol:

Publié : 01 mars 2008, 20:42
par Kakita Inigin
les journalistes deviennent critiques :


Délit d'amitié, par Jérôme Fenoglio
LE MONDE 2 | 29.02.08 | 12h59 • Mis à jour le 29.02.08 | 12h59Consultez les archives du journal, tous les articles parus dans "Le Monde" depuis 1987.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts







En Norvège, une ministre démissionne à cause d'une nomination contestée. En France, le pouvoir ne s'impose plus qu'une règle : la transparence sur ses liens avec les personnes qu'il promeut.

Les lecteurs les plus assidus du Monde 2 se souviennent sans doute de Manuela Ramin-Osmundsen. Il y a quelques semaines (Le Monde 2 du 12 janvier), notre magazine avait brossé un portrait de cette Martiniquaise devenue ministre de l'enfance et de la parité au sein du gouvernement norvégien. Celle-ci y évoquait quelques-unes des différences notables entre sa France d'origine et sa Norvège d'adoption.


Hélas !, Mme Ramin-Osmundsen n'aura pas occupé son poste longtemps. Elle vient d'être contrainte à la démission par une affaire qui en dit plus long que toute autre considération sur ce qui nous sépare des mœurs scandinaves. Sa faute ? S'être immiscée dans le processus de désignation d'un "médiateur des enfants" en encourageant l'une des postulantes à maintenir sa candidature. Et, une fois que cette dernière fut choisie, avoir nié qu'elles se connaissaient depuis longtemps.

La presse norvégienne ne goûte guère ces cachotteries. Ses enquêteurs ont vite démontré que la ministre était beaucoup plus proche de la candidate retenue qu'elle ne l'avait dit. Selon le quotidien Aftenposten, leur relation était en réalité "très amicale", les deux femmes avaient été vues "ensemble à nombre de manifestations publiques". Le délit d'amitié était avéré. Et, bien que des experts eussent conclu que cette proximité ne constituait en aucune manière un conflit d'intérêts, la ministre ne résista pas longtemps à l'aversion locale pour toute forme de passe-droit, pour toute entorse, même vénielle, au strict principe d'égalité entre citoyens.

La République française ne risque pas d'être salie par ce genre de scandale. Dans sa grande sagesse, elle a pris le problème à l'envers : les questions d'indépendance ou d'impartialité, les éventuels risques de conflits d'intérêts ou de mélange des genres ne sont pas pris en considération. En revanche, la dissimulation de toute forme de proximité est désormais proscrite. Nos responsables ont choisi de tout assumer au grand jour, pour que personne ne puisse leur reprocher le moindre mensonge.

Ainsi, tout récemment, une journaliste mariée au ministre des affaires étrangères a-t-elle été nommée à la tête d'une structure d'information qui peut être amenée à rendre compte fréquemment de l'action de son mari. La relation conjugale étant connue de tous, elle n'allait tout de même pas constituer un handicap pour la carrière de l'épouse, a-t-on fait valoir en haut lieu. Un peu plus tôt, un industriel susceptible de bénéficier de commandes de l'Etat avait mis yacht et avion personnels à disposition du président de la République. Là encore, les principes ont été respectés : "Je n'ai pas l'intention de me cacher", a déclaré Nicolas Sarkozy. Puisque la seule contrainte est de ne rien occulter, certains ont même jugé bon d'en rajouter. Ainsi un autre industriel, patron de plusieurs organes de presse, s'est-il revendiqué "frère" de M. Sarkozy, comme si le statut d'ami ne suffisait pas.

Pour être juste, il ne faudrait pas laisser croire que l'actuel président est à l'origine des mœurs en vigueur. La classe dirigeante française s'adonne depuis longtemps au favoritisme et au mélange des genres. Nicolas Sarkozy est simplement le premier à avoir théorisé ce primat absolu de la transparence sur l'impartialité. En inventeur d'un style de pouvoir "décomplexé", qui légitime le laisser-aller général, il pose notre régime à l'exact opposé des scrupules des Norvégiens.

Publié : 02 mars 2008, 20:26
par Kakita Inigin
Dati sur le JT de la 2 :

Journaliste : - "Cette loi a été partiellement censurée par le CC sur la rétroactivité ..."
RD : "Le CC ne s'est pas prononcé sur la rétroactivité. C'et une mesure de sécurité, pas une peine, elle peut donc être rétroactive et elle s'applique tout de suite."

La décision du CC ne nous plait pas, on demande à la Cour de cass. La décision de la cour de cass ne nous plait pas, on passe outre. La Contitution ne nous plait pas, on la viole ...

mais ils sont DINGUES ... :fou: :fou: :fou:
Inigin, horrifié.

Publié : 02 mars 2008, 23:29
par Ben
est-ce qu'elle sera appliquée cette rétroactivité oui ou non ?

Publié : 02 mars 2008, 23:41
par Hida Kekkai
Kakita Inigin a écrit :Dati ne nous plait pas, on la viole ...
mesure tes propos...
Ben a écrit :est-ce qu'elle sera appliquée cette rétroactivité oui ou non ?
non, juridiquement c'est impossible, une disposition pénale n'est jamais rétroactive d'une part et d'autre part les décisions du Conseil Constitutionnel s'imposent à tous

même si Sarkozy fait passer la loi en force, les juges ne pourront pas l'appliquer

Publié : 03 mars 2008, 07:43
par Kakita Inigin
Yoshino-san, sors de ce corps ! :langue:

Publié : 03 mars 2008, 08:17
par Soshi Yabu
Et en attendant, ce que fait Dati, et tous ses petits copains avec elle, cela s'appelle de la désinformation et de la propagande....
La France n'est pas belle à voir.

Publié : 03 mars 2008, 08:19
par Moto Shikizu
avec Sarkozy et son gouvernement, la France est entree dans une nouvelle ere... de la manipulation des masses...

sous les dehors de ne rien cacher, on officialise des comportement qui sont contraire a l'ethique et a la democratie...

Publié : 03 mars 2008, 08:26
par Kakita Inigin
J'ai lancé Dati sous Google.
Société - Afrique du Nord - Algérie - France - Maroc - Politique - People

Ces photos qui dérangent Rachida Dati
La ministre française fait pression sur Paris Match

Depuis mardi, la nouvelle ministre française de la Justice est au coeur d’une vive polémique : elle aurait empêché la publication par le magazine populaire Paris Match de photos datant de son enfance, provoquant l’indignation des syndicats de l’hebdomadaire.



--------------------------------------------------------------------------------
jeudi 31 mai 2007, par notre partenaire Le Quotidien d’Oran 8 réactions

--------------------------------------------------------------------------------


Ces derniers ont dénoncé « des pressions exercées par la garde des Sceaux visant à empêcher la publication de photos de jeunesse ». Pour justifier cette censure, la direction de Paris Match a expliqué que Rachida Dati lui avait fait savoir que « ni elle ni ses frères et soeurs ne souhaitaient la publication de photos de famille dans ce reportage ». « Comme ces photos ont un caractère privé, et malgré leur côté un peu banal - il s’agit de scènes d’enfance -, nous avons décidé de respecter la loi », a notamment déclaré le directeur de la rédaction de Paris Match.

Pourtant, selon les syndicats de Paris Match, la reproduction de ces clichés, qualifiés de « banales photos de famille », avait été autorisée par le père de Rachida Dati, longuement rencontré par les reporters du magazine pour évoquer avec eux l’enfance de la nouvelle ministre.

Au-delà du fait que ces pressions risquent de ternir l’image de la nouvelle ministre accusée d’avoir usé de son pouvoir pour empêcher des journalistes d’écrire librement, le refus d’autoriser la publication de photos d’enfance soulève des interrogations concernant les réelles motivations de Rachida Dati. Tout au long de la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait volontairement présentée sa porte-parole comme un exemple de « réussite ». D’origine algéro-marocaine - son père est marocain et sa mère algérienne -, Rachida Dati est en effet l’aînée d’une famille nombreuse de 12 enfants. Pour financer ses études, elle a dû commencer à travailler très jeune, souvent dans des conditions difficiles, avant de croiser le chemin de plusieurs personnalités influentes, proches de la droite. Ces dernières l’ont par la suite aidée et soutenue dans ses démarches.

Des images en contradiction avec la communication du Président ?

Pour le candidat Sarkozy, Rachida Dati symbolisait ce qu’il proposait justement aux Français : ceux qui travaillent dur ont des chances de réussir. Et Rachida Dati avait accepté de se prêter à ce jeu essentiellement pour séduire les électeurs arabes d’origine modeste, en quête de modèle de réussite, issus de leur communauté et les électeurs français d’origine modeste inquiets pour leur avenir.

Mais à présent que Nicolas Sarkozy est élu président de la République et Rachida Dati nommée ministre de la Justice, cette stratégie de communication risque de s’avérer dangereuse. Montrer des photos de Rachida Dati enfant, entourée de ses nombreux frères et soeurs sur les visages desquels les difficultés de la vie seraient visibles, ne correspond plus à la France que veut construire Nicolas Sarkozy : celle des riches, des avions privés et des croisières en yacht de luxe au large de Malte.

La semaine dernière, la nouvelle ministre faisait partie des rares invités de la famille Sarkozy pour dîner sur un bateau au large de Saint-Tropez, une luxueuse station balnéaire du sud de la France. Un moment immortalisée par les clichés des photographes des magazines populaires, Rachida Dati ne pouvait pas laisser de « banales photos de famille » brouiller cette belle image.

Rabah Yanis, pour Le Quotidien d’Oran