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Publié : 28 févr. 2008, 15:57
par Goju Kaze
Kakita Inigin a écrit :je ne sais pas si tu as lu le programme du PC aux présidentielles, et si ce n'est pas le cas ça ne m'étonne pas
Non je ne l'ai pas lu, simplement parce que je n'ai rien trouvé de raisonable et de raisoné dans la campagne de la candidate, calamiteuse dans le déchirement que "qui qui aura la couverture" par ailleurs. Le tout ce n'est pas d'avoir l'accès au média, c'est d'un faire autre chose qu'une tribune d'entredéchirement sous couvert d'un pseudo rassemblement. Et non, tout sauf Sarko ce n'est pas un programme pour moi.

:kaze:

Publié : 28 févr. 2008, 16:01
par Kakita Inigin
La SEF ce n'est pas Tout Sauf Sarko, mais Sécurité Emploi Formation.

Publié : 28 févr. 2008, 16:07
par Goju Kaze
C'est pas le programme ou ils parlaient de mettre de base le smic à 1500 euros? Parce que bon, pour une idée foireuse, elle se pose là celle là. Je me rapelle avoir regarder les expressions publiques de chaque candidat (sauf FN et CPNT), et je n'ai vu aucune idée vraiment apllicable dans le programme du PCF tel que présenté. Maintenant, je suis peut être dans l'erreur, mais n'ayant pas voté et ne votant pas par principe, ça n'aurait pas changé grand chose.

:kaze:

Publié : 29 févr. 2008, 09:47
par Kakita Inigin
J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne, c'est que L.J., qui fut premier ministre à un moment, est toujours vivant et toujours aussi précis (et il mord lol).
Jospin dément les propos
de Sarkozy sur son salaire
NOUVELOBS.COM | 28.02.2008 | 12:47
67 réactions
L'ancien Premier ministre socialiste indique qu'il ne gagnait pas 20.000 euros et que sa rémunération de 9.000 euros en 1997 avait été fixée par Jacques Chirac.


(c) Reuters
Lionel Jospin a indiqué, dans le Parisien/Aujourd'hui en France du jeudi 27 février, qu'il n'a pas fixé son propre salaire à 20.000 euros, lorsqu'il était Premier ministre, démentant ainsi les propos de Nicolas Sarkozy.
"C'est faux", déclare Lionel Jospin dans une lettre adressée au quotidien au sujet des affirmations du chef de l'Etat, parues mardi dans un entretien avec les lecteurs du même quotidien. "Mon traitement était fixé, comme celui des ministres, par décret du président de la République".

Progression du salaire

L'ancien Premier ministre socialiste a également démenti le montant avancé par Nicolas Sarkozy, qui justifiait l'alignement de son propre traitement sur celui du Premier ministre.
"C'est encore faux. Celui-ci était, lorsque je suis arrivé à Matignon en 1997, de 59.000 francs net (indemnités comprises), soit 9.000 euros. Ensuite, et jusqu'à mon départ en 2002, ce traitement n'a progressé qu'au rythme des augmentations opérées dans la fonction publique", précise Lionel Jospin, chef du gouvernement de 1997 à 2002.
Dans l'édition de mardi du Parisien, Nicolas Sarkozy avait déclaré: "qui a fixé le salaire du Premier ministre? Lionel Jospin. Quand Lionel Jospin dit que le Premier ministre doit gagner 20.000 euros, il n'y a pas de polémique parce qu'il est de gauche". (avec AP)
La mauvaise, c'est que les dirigeants du PS, eux, sont morts.

Commentaires : ça c'es joli :
pavupapri a écrit :reliquat de fonds spéciaux
quand jospin est parti de matignon, il a remis 16 millions de francs représentant le reliquat des fonds spéciaux qui lui avaient été attribués..... chirac s'achetait des billets d'avions en liquide 5 ans après son passage a matignon, en justifiant ce liquide comme provenant d'un reliquat des fonds spéciaux qu'il avait géré 5 ans plus tot......
le rigorisme protestant sans doute

Publié : 29 févr. 2008, 09:55
par Kakita Inigin
gay59 a écrit :jospin le regret!
Mr jospin est plus qu'intégre ,il est un véritable homme politique et méritait beaucoup mieux en reconnaissance de ces français beaufs qui préferent les mensonges et beaux discours et émissions qui font rever à la tf1 et qui les empechent de voir la réalité de leur pauvre vie .....La france sous Sarkozy est une plaisanterie et un mauvais roman à l'eau de rose, mais! une rose avec des épines à l'odeur de dictature Le français a ceci de particulier :il dit s'en foutre de la politique et des politiques...par contre il préfére engagé un opportuniste qui le fait réver avec des mensonges que de reconduire un etre integre et démocrate pour son pays...
On dirait du Pénombre ... :france:

D'autre part je vais me permettre une petite note sur l'AN : le président actuel de lAn, pour sa première mesure, a étendu le délai de maintien des indemnités des députés non réélus de 6 mois (faut leur permettre de retrouver du travil les pauvres) à 60 mois.
Soit 5 ans d'indemnités, réélu ou pas.
De là à penser que la droite ne pense qu'à piocher dans la caisse (enfin ... voté à l'unanimité hein ... faut bien ça pour sauver mon parti préféré ...)

Publié : 29 févr. 2008, 10:00
par Ding On
Faudrait lui dire que Jospin était pas candidat en 2007.

Publié : 29 févr. 2008, 10:06
par Kakita Inigin
Suis au courant merci ... hélas ... j'ai voté soc-dem ...

Personne n'en a parlé ici mais toute la politique "sociale" de Villepin se retrouve par terre :
Les CNE seront requalifiés en CDI ou en CDD
NOUVELOBS.COM | 27.02.2008 | 15:53
43 réactions
Les centaines de milliers de contrats nouvelle embauche seront requalifiés en CDI. Ceux dont la période d'essai n'est pas terminée deviennent des contrats à durée déterminée.


Laurent Wauquiez (Sipa).
Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a confirmé mercredi 27 février devant la presse la transformation des contrats nouvelle embauche (CNE) en contrats à durée indéterminée (CDI). Interrogé pour savoir s'il confirmait cette transformation des CNE en CDI, il a répondu "oui", lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres.
"Le but est de transformer le CNE, suite aux décisions de justice qui sont intervenues notamment sur la compatibilité avec le droit international du travail", a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres.
Il a précisé que cela concernait les CNE "conformes avec la période d'essai". "Ceux qui sont en dessous de la période d'essai restent sur des contrats à durée déterminée", a-t-il ajouté, alors que la nouvelle loi prévoit d'instaurer une période d'essai obligatoire de deux mois maximum pour les ouvriers, trois mois maximum pour les techniciens et quatre mois maximum pour les cadres (renouvelables une fois).

Sans conséquence sur les chiffres du chômage

A propos du nombre de contrats de CNE passés, il a indiqué que "l'ensemble du stock", c'est à dire le nombre de contrats signés depuis août 2005, est "de 1 million", mais il a évalué le nombre réel actuel, compte-tenu des fins de contrats enregistrés depuis, à moins de 100.000. "Vraisemblablement, parce que les entreprises avaient quand même intégré les risques juridiques, on doit être en dessous de 100.000 CNE", a-t-il dit.
"Je ne pense que cela va avoir des conséquences" sur les chiffres du chômage, a-t-il enfin affirmé.
Le ministère du travail a indiqué mardi que le projet de loi transposant les nouvelles règles du marché du travail était prêt, comprenant notamment un article abrogeant le CNE, en le requalifiant en CDI.
Créé en 2005 par le gouvernement Villepin, le CNE, réservé aux PME de moins de 20 salariés, a été contesté avec succès par les syndicats devant l'Organisation internationale du travail (OIT), pour sa période d'essai abusive.
tss ... même pas fichus de faire des lois conformes aux accord internationaux ... mais on le savait déjà en 2005 ça ...

Bon ce n'est pas une opération de com du NouvelObs (ça commence à y resembler lol) mais je trouve que leur idée d'interroger divers personnes (y compris des kshfvd patentés) es assez bonne, avec des récations contrastées, donc avec un peu de nuances.
COMPORTEMENT, INSTITUTIONS
Nicolas Sarkozy a-t-il dépassé les limites ?
NOUVELOBS.COM | 27.02.2008 | 23:20
286 réactions
Après le "casse toi pauvre con" prononcé lors du salon de l'Agriculture et après la saisine du premier président de la Cour de cassation sur la question de la rétention de sûreté, nouvelobs.com a interrogé diverses personnalités : sur le plan comportemental, sur le plan institutionnel, le chef de l'Etat a-t-il dépassé les limites de sa fonction ?
Notre question

Tant sur le plan comportemental qu'institutionnel, Nicolas Sarkozy a-t-il dépassé les limites de sa fonction présidentielle ?

Les réponses


Roland Dumas, ancien ministre des Affaires Etrangères et ancien président du Conseil constitutionnel : "Concernant le droit constitutionnel, il s'engage dans une voie qui laisse penser qu'il dépassera les limites. Pourtant il ne faut pas oublier que la décision du Conseil constitutionnel s'impose à tout le monde : aux corps constitués comme aux pouvoirs publics. La décision du Conseil constitutionnel suppose qu'elle est conforme à notre droit et aux principes du Conseil constitutionnel. On peut suspecter Nicolas Sarkozy de franchir la limite de ses pouvoirs."

Philippe Bilger, avocat général près de la cour d'appel de Paris : "Je ne sais pas s'il a dépassé les limites car je ne connais pas ses limites. Nous ne sommes en tout cas pas habitués à voir de telles réactions de la part de d'un président de la Vème République, même s'il a été confronté à un citoyen particulièrement grossier. La manière de réagir du président a été vigoureuse. Il aurait mieux fallu feindre l'indifférence ou le mépris face à ces attaques verbales.
Sur le plan institutionnel, tout ce que je sais c'est que le président de la République a confié au président de la Cour de cassation une mission personnelle. Je ne sais pas, en tout cas j'ose espérer que non, si le président demande de nouvelles propositions pour contredire l'avis incontestable du Conseil constitutionnel. Ou s'il demande juste l'avis de Vincent Lamanda. Le premier président de la Cour de cassation a, à mon sens, reçu un cadeau qui à l'usage pourrait s'avérer empoisonné. Quel avis rendra-t-il ? Il est très difficile pour l'instant de répondre sans avoir pris connaissance exacte de la mission donnée à Vincent Lamanda." (La réponse de Philippe Bilger a été recueillie avant les déclarations de Vincent Lamanda, NDLR)

Pierre Moscovici, vice-président du Parlement européen et député européen, secrétaire national aux relations internationales au sein du PS : "Nicolas Sarkozy poursuit l'abaissement de l'image de la fonction présidentielle. En tant que président de la République, il est le gardien des institutions. Il est tout à fait choquant de se tourner vers le premier magistrat de France pour lui demander les possibilités de recours à la décision du Conseil constitutionnel. Cela crée un vrai précédent. Je suis consterné. La loi sur la rétention de sûreté est assez dégueulasse. Le Conseil constitutionnel a rendu une décision tempérée, je l'aurais voulue plus offensive mais je m'y plie. La façon dont le chef de l'Etat engage un bras de fer avec l'opposition est normale, en revanche il est malsain d'utiliser les institutions. Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy conteste ou fait des réflexions sur les jugements du Conseil constitutionnel mais il s'agit là d'un vrai déni de démocratie.
L'épisode du salon de l'agriculture est plus superficiel. Il n'en est pas moins révélateur de cette dégradation présidentielle. Le chef de l'Etat n'est pas une personne privée. Il faut qu'il garde en souvenir qu'il est le président de tous les Français. Il a fait preuve de vulgarité, il a pété les plombs. Son insulte n'est pas anecdotique, elle est inquiétante. Je suis moi-même inquiet. Je ne suis pas conseiller de Nicolas Sarkozy mais j'estime qu'il s'enfonce dans un comportement critiquable et mauvais. Mauvais pour lui, pour sa fonction et pour le pays."

Arnaud Montebourg, député PS de la Bresse et du Val de Saône : "La phrase prononcée lors du salon de l'agriculture montre le mépris du président de la République pour les petits. Les petites gens qui n'ont que la parole pour se défendre. Ce comportement du président est une marque de mépris pour la population. Et si un citoyen a le droit d'insulter un élu, son élu, le président, lui, ne peut s'abaisser à cela car il détruit la force symbolique de sa fonction. Et ces dernières semaines, les attaques du président contre la fonction et la dignité de cette dernière ont été répétées."

Elisabeth Guigou, députée PS de Seine-Saint-Denis, ancienne garde des Sceaux : "Il y a avant tout le non respect de la décision du Conseil constitutionnel concernant l'application de la loi sur la rétention de sûreté. En ne respectant pas la décision du Conseil constitutionnel, le président de la République ne respecte pas la constitution. Or, il est justement garant en sa qualité de président de cette même constitution selon l'article 5 qui exige du président de la République qu'il veille sur l'application et le respect de la constitution. Le manque de respect de Nicolas Sarkozy pour la constitution française est une atteinte très grave et une dérive dangereuse. J'ai d'ailleurs demandé au président de l'Assemblée nationale de convoquer l'Assemblée en ce sens. D'ailleurs, j'ai appris ce matin que le président de la Cour de cassation ne reviendrait pas sur la décision du Conseil constitutionnel.
En ce qui concerne son comportement au salon de l'agriculture, le président porte atteinte à la fonction présidentielle. Un président de la République doit savoir se maîtriser, avoir une certaine retenue et de la tenue. En étant élu, le président doit pouvoir répondre de ces qualités. Les dérapages successifs de Nicolas Sarkozy sont très préoccupants. Ce dernier dérapage n'est qu'un de plus parmi d'autres. La vidéo a malheureusement fait le tour du web, y compris à l'étranger où le président français est sensé donner une image de la France. Sa chute dans les sondages est représentative de sa politique et des promesses non tenues comme la promesse du pouvoir d'achat qui a déçue les Français. Mais son comportement qui porte atteinte à la fonction du président fait aussi partie de cette chute. Un président doit savoir se maîtriser."

Corinne Lepage, présidente de Cap21, candidate MoDem aux élections municipales dans le XIIe arrondissement de Paris : "Sur le plan comportemental, il n'y a pas de prérogatives mais un usage de la fonction présidentielle. Or, celle qui en est faite par le Président remet en cause la fonction et sa représentation. Un Président, proche des citoyens : oui. Un Président qui utilise un langage de charretier : non. La représentation que chaque Français peut se faire de la dignité de la fonction présidentielle en tant qu'elle le représente, de sa valeur exemplaire, n'est pas compatible avec ce langage. Quant au plan institutionnel, la lecture très monarchique de ses pouvoirs que fait le Président est à la limite de ce qu'autorise la Constitution, en ce qui concerne le Premier Ministre, lequel ne revendique pas l'exercice plein et entier des dispositions de l'article 20 de la Constitution. En revanche, avec la décision de saisir le Premier président de la Cour de cassation, les articles 62 et 64 de la constitution sont contournés pour l'un , oubliés pour l'autre. Même s'il n'existe pas de pouvoir judiciaire, cette immixtion de l'exécutif pour contraindre à terme les juridictions à contourner le principe de non-rétroactivité de la loi pénale est grave, et ce d'autant plus que l'arsenal juridique permet de soigner de force des malades qui présenteraient un danger pour la société."

Nicolas Dupont-Aignan, député (Debout la République) de l'Essonne : "Bien sûr que Nicolas Sarkozy a dépassé les limites. C'est une évidence. Mais le plus grave, c'est qu'il ne s'en rend pas compte. Au lieu de s'interroger sur la défiance des Français, il part dans cette espèce de fuite en avant et de surenchère verbale qui est anxiogène pour les Français. Et c'est là où les limites sont dépassées. Le président peut avoir des hauts et des bas, mais ce qui est nouveau avec Nicolas Sarkozy, c'est qu'il n'écoute pas et surenchérit en permanence. Au Salon de l'Agriculture, il a fait preuve d'un total manque de maîtrise de lui-même. Sans parler de sa façon d'agir face à la décision du Conseil constitutionnel sur la loi sur la rétention de sûreté. Nicolas Sarkozy instrumentalise tout pour se mettre en avant et à des fins politiciennes : la Shoah, ses relations avec le Pape, les criminels qui agissent sur les enfants… C'est insupportable. On sort complètement du rôle du président. On ne peut pas s'en réjouir, qu'on aime ou non Nicolas Sarkozy. C'est très inquiétant."

John-Paul Lepers, journaliste : "Quand je vois la vidéo, je constate que Nicolas Sarkozy a répondu à une injure, une impolitesse. Mais la réaction du chef de l'Etat ne correspond pas à l'image que je me fais d'un président de la République. Avec cette volonté constante de briser les tabous, on arrive finalement à supprimer toute la part de sacré de la fonction présidentielle. Or, le président a des pouvoirs mais aussi des devoirs, dont celui de nous représenter et de nous grandir. Au salon de l'agriculture, il nous a réduits à la part la plus sombre de nous-mêmes. En tant que citoyen, l'angoisse monte en moi. Le chef de l'Etat ne nous montre pas la voie, et ce n'est pas la première fois. Je suis inquiet sur ses capacités à se maîtriser, alors même que l'un des rôles d'un président est d'être un guide à suivre."

Guy Birenbaum, éditeur, chroniqueur : "On ne peut pas, me semble-t-il, comparer les deux. L'épisode du salon de l'agriculture me rappelle l'attitude de Jacques Chirac. Quand quelqu'un refusait de lui serrer la main, ou lorsqu'on l'insultait, l'ancien président répondait : "Moi c'est Jacques Chirac. Enchanté". Cette réaction était bien plus cinglante que des insultes.
Nicolas Sarkozy ressemble de plus en plus à Tony Montana. On est dans "Scarface"… Je pense que ce "casse toi pauvre con" va lui coller à la peau, bien plus que le fameux "kärcher".
Je ne pense pas en outre que Nicolas Sarkozy viole le système constitutionnel. Ce n'est pas la première fois qu'un chef de l'Etat demande l'avis du président de la cour de cassation. Il ne contourne pas le Conseil constitutionnel, il demande un avis. Quoi qu'il arrive, il devra se conformer à la décision des Sages. Pour moi, cette polémique n'a pas d'intérêt. Le mélange du politique et du juridique n'a pas lieu d'être."

Najat Vallaud Belkacem, vice-présidente du Conseil régional Rhône-Alpes et porte-parole de Ségolène Royal : "Nicolas Sarkozy n’a pas dépassé les limites parce qu’il n’en a pas. Rappelez-vous son slogan de campagne, avec lui "tout devient possible!" La polémique est devenue son mode de gouvernance normale. Sur la forme comme sur le fond, ni retenue, ni dignité, ni hauteur. Pas très digne cette "conversation de salon" du Salon de l'Agriculture, mais bien moins grave que son ministre de l’Intérieur s’en prenant aux magistrats ou sa directrice de cabinet réhabilitant les sectes. Bien moins grave que l’instauration des peines planchers, la remise en cause de l’irresponsabilité pénale des malades mentaux, la rétention de sûreté ou encore les coups de boutoir donnés à la laïcité. Celui qui devait être le garant de l’Etat de droit et de la Constitution s’en fait le fossoyeur !"

Bruno Julliard, ex-président du syndicat étudiant l'Unef, candidat aux municipales sur la liste PS du XIIIe arrondissement de Paris : "Il a dépassé les limites, très clairement. Pourtant, sans avoir voté pour lui, j'avoue avoir été de ceux qui ont été séduits par son style direct et entreprenant. Mais là, c'est insupportable. Il a un comportement d'excité. C'est anxiogène et suspect. Il fait trembler les institutions. Ce qui est terrifiant c'est de se dire qu'on en a encore pour quatre ans ! C'est désagréable de se dire qu'on s'est fait avoir. Aujourd'hui, on est clairement inquiets et on a honte de celui qui est sensé nous représenter, nous Français, à l'étranger. Nicolas Sarkozy n'est tout simplement pas taillé pour le rôle."

Didier Peyrat, magistrat : "C'est sa façon d'être de dépasser les limites. Il le fait volontairement. Il cherche à passer en force. C'est la stratégie de bouleversement des équilibres. Mais je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que c'est lié à une psychologie personnelle défaillante. Non, c'est volontaire. Cette espèce de virilité, de langage vulgaire pour montrer ses muscles, cette façon d'insulter ses contradicteurs ne relève pas de la perte de contrôle. Il a envie de ça. D'être comme ça. Intimider, faire peur. Il ne cherche pas à convaincre mais à briser la société française pour la mettre au pas avec sa vision mondialiste de la société. Mai 2007, c'est fini, il a convaincu. Aujourd'hui, il force le passage. Et ceux qui se trouvent en travers de son chemin sont insultés, ridiculisés, brisés… Rien n'est positif actuellement. Avec lui, ça passe ou ça casse. Sarkozy, lui, a envie de casser. Outre les sondages, il y a encore un moyen efficace de lui dire stop : une bonne raclée à ceux qui le soutiennent dans toutes les villes de France aux prochaines élections municipales."



Régine Barthélémy, présidente du syndicat des avocats de France : "Sur le plan institutionnel, Nicolas Sarkozy a complètement dépassé les limites et c'est très grave. Le président de la Cour de cassation ne doit en aucun cas donner de suites à la demande de révision du président de la République ce serait contraire à toute logique institutionnelle. Il est déjà très grave que le Conseil constitutionnel ait validé une partie de la loi sur la rétention de sûreté alors heureusement que la rétroactivité n'est pas passée. Mais la Cour de cassation a décidé de ne pas revenir sur la décision du Conseil constitutionnel comme le voulait Sarkozy. Heureusement que tout le monde ne perd pas la tête ! Sur la plan personnel et comportemental, notamment au Salon de l'Agriculture, l'attitude de Nicolas Sarkozy ne plaide pas pour la bonne tenue du personnage et c'est inquiétant."



Caroline Fourest, essayiste et journaliste : "Le comportement de Nicolas Sarkozy ne serait pas si problématique si son action politique ne malmenait pas autant les institutions. Le fait de répondre sur le mode de l'insulte à un citoyen, son agressivité interventionniste envers la presse, son mépris pour la séparation des pouvoirs, son refus de séparer le politique et le religieux, tous ces symptômes vont dans le même sens. Celui d’un homme redoutablement doué pour être un chef de clan. Mais formidablement handicapé lorsqu’il s’agit d’incarner la République réconciliée."






David Abiker, journaliste et chroniqueur : "Au niveau de son comportement, c'est lui qui fixe ses propres limites. S'il les dépasse, il faut qu'il assume ensuite. Soit l'on affirme le fait que le président de la République doit respecter une certaine image et dans ce cas-là on reste dans la sacralisation du personnage. Soit on accepte un nouveau style avec tout le changement que cela entraîne au risque de voir certains débordements. Et dans ce cas-là, dépasse-t-il ou non les limites ? C'est tout le débat. Au niveau institutionnel, la rétroactivité des droits ne peut se faire. Donc il n'y a pas de débat. Car les règles s'appliquent aussi au président. Le bougisme n'a jamais fait bon ménage avec le droit, or ces dernières années, les institutions ont beaucoup bougé notamment sur des chapitres comme l'environnement ou pour s'adapter sur d'autres sujets dans l'air du temps et dans l'actualité. Mais il ne sert à rien de créer sans cesse de nouvelles lois si elles ne sont pas appliquées derrière. Donc au niveau institutionnel, je ferais plutôt confiance aux institutions. Sarkozy ne peut que s'y plier."



Propos recueillis par Valérie Auribault et Séverine de Smet

Publié : 29 févr. 2008, 10:10
par Pénombre
Kakita Inigin a écrit :
gay59 a écrit :jospin le regret!
Mr jospin est plus qu'intégre ,il est un véritable homme politique et méritait beaucoup mieux en reconnaissance de ces français beaufs qui préferent les mensonges et beaux discours et émissions qui font rever à la tf1 et qui les empechent de voir la réalité de leur pauvre vie .....La france sous Sarkozy est une plaisanterie et un mauvais roman à l'eau de rose, mais! une rose avec des épines à l'odeur de dictature Le français a ceci de particulier :il dit s'en foutre de la politique et des politiques...par contre il préfére engagé un opportuniste qui le fait réver avec des mensonges que de reconduire un etre integre et démocrate pour son pays...
On dirait du Pénombre ... :france:
Non, désolé :)

D'abord, je ne suis pas du genre à mettre en avant un homme politique

Ensuite, j'aurais un tas de choses à dire sur Jospin et aucune n'est aussi aimable que ce genre de commentaire laudateur ("un être intègre et démocrate") pitoyablement people

accorde moi au moins de ne pas faire dans le louange à la con de ce style ;)

Publié : 29 févr. 2008, 10:18
par Kakita Inigin
Je parlais de cete partie là :
La france sous Sarkozy est une plaisanterie et un mauvais roman à l'eau de rose, mais! une rose avec des épines à l'odeur de dictature Le français a ceci de particulier :il dit s'en foutre de la politique et des politiques...par contre il préfére engagé un opportuniste qui le fait réver avec des mensonges que de reconduire un etre integre et démocrate pour son pays...

Publié : 29 févr. 2008, 10:46
par Kõjiro
Je voulais commenter ces images mais Fontenelle le fait mieux que moi :

"Regarde Mes Deux Amis"
J'allume la télé, à 20 heures et des brouettes.

Et sur quoi je tombe, là, comme ça, en plein jité(1)?

Sur une scène particulièrement éprouvante.

Particulièrement.

Est-ce que qu'on m'a prévenu qu'elle risquait de heurter ma sensibilité?

Absolument pas.

Est-ce qu'on m'a conseillé d'éloigner les enfants du poste?

Non plus.

(Ca serait bien que le CSA fasse un peu son boulot, si tu veux mon avis.)

Qu'est-ce qu'on voit?

On voit Nicolas Sarkozy, chef de l'Etat français, en "visite en Afrique du Sud".

Où ça, en particulier?

Dans un township.

Qu'est-ce qu'on voit, dans ce township?

On voit Nicolas Sarkozy, chef de l'Etat français, qui se penche vers deux petits gamins.

Noirs, évidemment - je te rappelle que ça se passe dans un township.

Bon, il se penche vers ces deux gamins, et le voilà qui se relève, et c'est là que ça devient limite insoutenable, parce que là, je te jure que je n'invente rien, il se tourne vers son épouse ("Carla Sarkozy", précise le commentateur), et lui dit, en lui montrant les deux gosses: "Regarde mes deux amis"...

Hhhhh...

Hhhhhhhhhh...

Hhhhhhhhhhhhhhh...

Pourquoi je te raconte ça?

Pourquoi je te pourris ta soirée?

Parce que ce matin, le Réseau Education Sans Frontières (RESF) a signalé qu'un enfant congolais de 16 mois était - prends sur toi: "Incarcéré à la gendarmerie de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, avec sa maman placée en garde à vue cette nuit pour avoir refusé de quitter la cellule de la prison administrative pour enfants et adultes étrangers (CRA) de Rennes".

Seize mois, bordel de merde...

Tu crois que t'es au bout du cauchemar?

Mauvaise nouvelle, t'es qu'au début - parce que, pendant que le chef de l'Etat français se fait "deux amis" sud-africains: "Voilà 17 jours", précise le RESF, "que l'enfant" de 16 mois "est en prison, qu'il maigrit, qu'il est trimballé de cellule en commissariat, en gendarmerie et en tribunaux".

En voilà un qui, semble-t-il, n'est pas l'ami de Sarkozy.

Comme ils disent, au RESF: "C'est sans doute ce que le président de la République appelle sa politique de civilisation"...

(1) Sur France 2.

Publié : 29 févr. 2008, 10:55
par Pénombre
Kakita Inigin a écrit :Je parlais de cete partie là :
La france sous Sarkozy est une plaisanterie et un mauvais roman à l'eau de rose, mais! une rose avec des épines à l'odeur de dictature Le français a ceci de particulier :il dit s'en foutre de la politique et des politiques...par contre il préfére engagé un opportuniste qui le fait réver avec des mensonges que de reconduire un etre integre et démocrate pour son pays...
moi aussi, justement et en particulier de la dernière phrase :)

Publié : 29 févr. 2008, 12:02
par Kyorou
Les Belges sont connus pour leur grand sens de la diplomatie :
Le Soir a écrit :De Gucht refuse une décoration

vendredi 29 février 2008, 11:34

Le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht a refusé une décoration que voulait lui remettre François Bozizé, le président de la République centrafricaine.

Ce président, au pouvoir depuis 2003, est responsable, selon l’organisation humanitaire Human Rights Watch, de la mort de centaines de civils, écrit ce vendredi le quotidien De Morgen.

L’idée de décorer le chef de la diplomatie belge émanait aussi de l’ambassadeur belge en poste en République centrafricaine. M. De Gucht aurait dû recevoir « La cravate de commandeur de l’Ordre de la reconnaissance nationale », la plus haute distinction remise en République centrafricaine. Elle représenterait également un signe de reconnaissance du régime et un soutien implicite de Karel De Gucht.

Le refus de cette décoration par un ministre des Affaires étrangères, est considéré comme discourtois. S’il l’accepte, il donne l’impression de légitimer un régime qui pose question. M. De Gucht a préféré refuser cette décoration.
EDIT : pour info, c'est le même De Gucht qui a déclaré un truc du style : "Je me suis entretenu avec les politiciens africains.. enfin, avec ce qu'ils appellent ici "des politiciens"". Tout en subtilité.

Publié : 29 févr. 2008, 12:29
par Goju Kaze
Kakita Inigin a écrit :D'autre part je vais me permettre une petite note sur l'AN : le président actuel de lAn, pour sa première mesure, a étendu le délai de maintien des indemnités des députés non réélus de 6 mois (faut leur permettre de retrouver du travil les pauvres) à 60 mois.
Soit 5 ans d'indemnités, réélu ou pas.
De là à penser que la droite ne pense qu'à piocher dans la caisse (enfin ... voté à l'unanimité hein ... faut bien ça pour sauver mon parti préféré ...)
Euh, en fait non, c'est Debré avant de quitté son mandat (donc avant les dernières législatives) et ça a été voté à l'unanimité, donc bon, là c'est juste l'appat du gain des humains en général quoi.

:kaze:

Publié : 29 févr. 2008, 12:39
par Mirumoto Ohmi
J'ajoute que ce n'est pas soixante mois d'indemnités complètes. Ceci dit, ça ne fait que déplacer le problème.

Publié : 29 févr. 2008, 12:56
par Kakita Inigin
c'est Debré avant de quitté son mandat
Au temps pour moi (ça tombe bien, j'avais en mémoire que c'était debré mais il est plus président donc ça me posait un pb)