Publié : 21 mars 2007, 10:38
ne rien proposer d'intéressant, ça se discute
Avoir l'air convaincant quand on le propose, ça par contre...
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C'est ensemble que nous faisons avancer le jeu
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Et...La PAF accusée d'avoir la main lourde
Arrêté violemment à Lille, un étudiant guinéen porte plainte contre la police aux frontières.
Par Haydée SABERAN
QUOTIDIEN : mercredi 21 mars 2007
Lille de notre correspondante
Un jeune Guinéen, étudiant en physique-chimie, est emmené au poste parce qu'il n'a pas ses papiers sur lui. Il en ressort le lendemain porté par ses amis, marchant avec difficultés, des empreintes de chaussures au dos de son tee-shirt blanc et, sur le devant, des traînées de sang mêlées de salive. L'histoire qui suit est le récit du jeune homme et de ses amis, la police de l'air et des frontières (PAF) de Lille ayant refusé de parler à Libération.
Film. Jeudi, vers 19 heures, Issiaga Kaba et six autres amis, français et guinéens, raccompagnent une amie à la gare de Lille-Flandres, dans le centre-ville. Des policiers, contrôle d'identité. Deux personnes n'ont pas leurs papiers: une Française et Issiaga Kaba. L'étudiant, de petite taille, a sa carte Vitale et sa carte de crédit. Il raconte : «Ils m'ont dit: "Mettez vos mains comme ça, on va vous mettre les menottes."» J'ai crié : «Mais qu'est-ce que j'ai fait? Je n'ai pas commis de bêtise, les gens qui passent vont me voir !» Il propose qu'un ami aille chercher ses papiers. En vain. Il s'énerve : «Et si un étudiant français n'a pas ses papiers, vous le menottez?» La jeune Française n'est pas inquiétée. Lui est arrêté avec fermeté. «L'un m'a étranglé, les deux autres m'ont mis les bras en arrière. J'ai crié à un ami, dans ma langue, de prendre des photos.» Menottes dans le dos. Dans la voiture, coups de coude «dans le cou et sur le visage». L'ami filme avec son mobile, notamment la scène d'immobilisation par «étranglement». Selon lui, les policiers parlementent pour saisir le téléphone, puis laissent tomber. Arrivés à la PAF de Lille, les policiers tirent Issiaga Kaba hors de la voiture, il tombe. Ses amis alertent l'association des Guinéens du Nord, affiliée à la Coordination régionale de l'immigration (CRI). Le président de la CRI, Mohamed Bousnane, appelle la PAF, «qui assure que tout se passera bien». Vers 21 heures, Issiaga Kaba voit un médecin et une avocate. Mais la garde vue continue, «pour rébellion», indiquent les policiers aux amis venus porter les papiers du jeune homme. Les policiers auraient alors proposé la fin de la garde à vue en échange de la vidéo. Celui qui a filmé raconte : «Ils m'ont dit : "Tout le monde peut faire des erreurs. On ne voudrait pas trouver le film sur Internet."» J'ai répondu: «Vous pouvez le garder un an, vous n'aurez pas le film.»
«Avec des gants». En cellule, le garçon crie, pleure : «J'étais innocent. C'est la première fois que j'étais emprisonné. Je n'avais pas le moral de supporter, j'appelais ma mère. Ils m'ont dit : "Ferme ta gueule, tu pleures comme un enfant. Si tu n'arrêtes pas, tu auras une sanction." Cinq ou six sont venus, avec des gants. Ils m'ont pris les pieds, les bras, et ils m'ont frappé à coups de pieds. Je me suis effondré, j'ai arrêté de parler et je me suis endormi. Mais maintenant, il y a toujours la douleur. J'ai mal au dos, et à l'intérieur. J'y pense la nuit et je pleure.» Les traces de chaussures sont toujours visibles sur le T-shirt. A la sortie de la garde à vue, il voit un médecin, qui lui prescrit 10 jours d'arrêt.
Le directeur de zone de la PAF, Eric Bosquillon, a réagi dans la Voix du Nord de samedi : «Lors de sa garde à vue, un médecin l'a vu, et a observé une trace au niveau du cou, liée à une technique d'étranglement pour le maîtriser pendant son arrestation. Vers 1 heure, des agents sont intervenus pour le calmer, mais non physiquement.» Issiaga Kaba va déposer plainte avec constitution de partie civile aujourd'hui.
Note pour plus tard : acheter des masques à gaz et des gilets pare-balles pour aller chercher ma fille à l'école (bin oui y'a plusieurs enfants sans papiers dans son école et y'avait une bagnole de flics régulièrement devant il y a encore quelques semaines, et comme y'a aussi un comité de soutien...)Une arrestation musclee de sans-papiers tourne à l'émeute
L'arrestation d'un homme en situation irrégulière venu chercher ses deux petits-enfants dans une école de Belleville a tourné à l'émeute, mardi après-midi, la police ayant fait usage de matraques et répandu des gaz lacrymogènes.
Les forces de l'ordre auraient arrêté, avec violence, un homme en situation irrégulière, mardi 20 mars, causant une petite émeute à la sortie de l'école de la rue Rampal, dans le XIe arrondissement à Paris, dénonce le Réseau éducation sans frontières (RESF). Cette interpellation, très musclée, aurait provoqué la panique parmi les habitants du quartier venus chercher leurs enfants aux écoles Lassalle et Rampal.
Mardi, vers 16h30, alors que la police avait déjà arrêté un "fourgon plein" de sans-papiers à la sortie de ces écoles, elle a voulu interpeller un homme qui attendait ses deux petits-enfants, scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville, dans un café situé à l'angle des écoles, témoigne Brigitte Wieser, de RESF-Paris.
"Enormément de policiers"
Les policiers ont alors "assiégé" le café dans lequel le grand-père attendait. Les membres du Réseau et des habitants du quartier ont donc tenté de s'interposer, et se sont placés devant la voiture de police qui allait emmener ce sans-papiers. "Il y avait énormément de policiers", rapporte Brigitte Wieser. "Ils sont devenus fous furieux. Nous voulions faire de la résistance, nous ne recherchions pas l'affrontement". Mais les policiers ont tous sorti leurs matraques, et répandu des gaz lacrymogènes puissants. "J'ai pris un coup de matraque dans le dos. Si nous avions cherché l'affrontement, nous aurions tous fini à l'hôpital", souligne la militante parisienne.
"Entretenir la peur"
A cette heure de sortie des écoles, la rue était pleine de monde, d'enfants, de parents avec des poussettes, explique-t-elle. Les directeurs des écoles ont dû faire entrer les parents et les enfants dans les bâtiments pour les protéger des gaz et de la bousculade.
Une journaliste, qui était présente, a pu filmer la scène. Les policiers lui ont pris ses papiers. Ils lui ont rendu sa carte de presse, mais elle n'a pas récupéré sa carte d'identité. La police voulait aussi se saisir de sa caméra, mais elle est parvenue à s'en débarrasser. "Ils étaient très embêtés, ils ont longtemps cherché la caméra", commente Brigitte Wieser.
"La préfecture de Paris avait toujours garanti qu'il n'y aurait pas d'arrestation à la sortie des écoles", souligne-t-elle. "Nous avons demandé aujourd'hui au préfet de nous recevoir, pour lui demander de ne plus céder aux pressions du candidat Sarkozy, qui exige du chiffre de ses préfets".
"Il est monté d'un cran"
En même temps que cette "rafle", il y en a eu deux autres, aux métros Goncourt et Stalingrad, et plusieurs arrestations. "On est monté d'un cran dans les rafles", commente Brigitte Wieser.
Cette militante redoute que les parents en situation irrégulière ne scolarisent plus leurs enfants, par crainte d'être arrêtés en allant les chercher à l'école. "Hier soir, dans notre permanence du XIe arrondissement, il y avait beaucoup de monde. Les gens sont venus nous dire qu'ils avaient peur. Ces rafles servent à entretenir la peur", juge Brigitte Wieser.
C'est pas non plus aussi simple quand même.Kakita Inigin a écrit :Hum je ne lis plus Marianne depuis quelques temps mais ils osnt très forts pour pinter les contradictions interns (c'est uepart non négligeable de leur fonds de commerce). J'ajouterais que les positions de sarko pendant la campagne ont peu d'intérêt pour moidnc je les suis assez peu : ses lois en disent assez long sur la réalité.
Par contre il me semble que le positonnement de bayrou est complètement fabriqué. Bien sûr de base les discours du type "Il y en a asez des combats entre gauche et droite" me semblnt peu solides (ben si les gens ne sont pas d'acord sur tout, y compris leur perception du monde, c'est normal qu'ils s'opposent) et pour moi, quand on n'a pas d'idées, ben ...on n'a pas d'idées. Mais plus précisément, son positionnement après des décennies de droitisme assumé, et de participation à des gouvernements RPR (l'UDF c'est l'héritier des giscardiens de Démocratie et Indépendance) est essentiellement tactique "J'arriverai plus facilement à piquer des voix chez les strausskahniens que chez les chiraquiens", ce qui ne fonde pas encore une ligne politique ça.
Quand Sarkozy pique une colère contre la direction de France 3
Obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à "France Europe Express", le candidat UMP s'en est pris à la direction de la chaîne publique: "il faut la virer".
Selon Le Canard enchaîné paru mercredi 21 mars, le ministre de l'Intérieur et candidat UMP, Nicolas Sarkozy, a piqué une grosse colère, dimanche 18 mars, dans les locaux de France 3.
Invité de l'émission "France Europe Express", animée par Christine Ockrent, Nicolas Sarkozy est arrivé avec "une escouade de garde du corps, de conseillers et sa maquilleuse personnelle". Mais une fois dans la loge, le candidat a été invité à patienter, tous les sièges étant déjà occupés par les autres invités de l'émission.
Au bout d'un moment, le ministre a perdu patience, toujours selon l'hebdomadaire satirique: "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite". Puis, encore un peu plus tard: "Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font? Qui suis-je pour être traité ainsi ?".
Nicolas Sarkozy aurait alors fait mine de partir, déclenchant la panique parmi les journalistes, avant de "péter les plombs": "Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder."
Ouioui, le PCF!Moto Shikizu a écrit :il venait d'apprendre la defection de Ryumi qui fonde son propre parti... Faut le comprendre ca fout un coup au moral...
Il doit lui manquer des touches et certaines semblent se substituer à d'autres lorsque tu écris... en plus, ça a l'air vachement aléatoire.Kakita Inigin a écrit : Qu'est-ce qu'il a mon clavier ?![]()
C'est marrant ça, si Bayrou décide de ne plus soutenir la droite classique RPR/UMP, c'est que c'est lui qui a changé ou trahi ses anciens engagements. On pourrait peut-être aussi se poser la question de savoir si c'est pas cette droite classique qui a elle largement changé depuis 5 ans ? Je sais pas hein, mais entre le RPR des années 80 et l'UMP dirigée par Sarko, je vois une putain de différence.Mais plus précisément, son positionnement après des décennies de droitisme assumé, et de participation à des gouvernements RPR
Aucun pb j'en ris aussi.Ou rire de l'incapacité de l'extrême-gauche à s'unir pour faire front commun pour une bête et basique histoire d'ego (pas mal qd on se prétend à l'écoute du bas-peuple de tt sacrifier à son ambition personnelle).