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Publié : 20 mars 2007, 10:14
par Kakita Inigin
Merci pour ces précisions, Ohmi et Akio.

Publié : 20 mars 2007, 10:18
par Kõjiro
Mirumoto Ohmi a écrit :
Ide Akio a écrit :
Kakita Inigin a écrit :hum ... y'a une jurisprudence là-dessus. si nécessité absolue (de survie quoi) elle doit être relachée.

Parce que justement, la survie des gosses prime le droit à la propriété.
J'aime pas intervenir dans ce sujet, mais, là, quand même...

C'est un fait justificatif prévu par la loi qui autorise à ne pas appliquer de sanction en "cas de nécessité", c'est-à-dire que cet acte pouvait faire la différence entre la vie et la mort de la personne et de celles qu'elle a à sa charge.

Par exemple, voler du pain pour nourrir ses gosses, ça passe. Voler une PeSePe pour qu'ils fassent comme les autres à l'école, non.

Je ne pense pas me tromper (pas mon Code Pénal sur moi...) mais les autres juristes de la Voix me corrigeront s'il y a lieu, j'imagine. ;)
Oui en effet, et ton argument se tient; notez que c'est aussi l'argument avancé par la grande surface (vol estimé à 1200 ou 1300 francs de l'époque, nourriture haut de gamme, etc...)... Ceci dit, ça ne résoud pas entièrement le problème: manger du pain toute la journée ne garanti pas une santé débordante... Enfin, vous voyez ce que je veux dire: en bref "où place-t'on la barre?"
Bah comme fourchette haute on peut prendre les 5000 francs quotidiens des Chirac en frais de bouche du temps de la Mairie de Paris ;)

Publié : 20 mars 2007, 10:19
par Kakita Inigin
4000. Soyons précis.

Publié : 20 mars 2007, 10:46
par Kyorou
Il est gentil Besancenot, mais, perso, j'appellerais pas ça un risque mais bien une certitude...
PARIS (AFP) - Le candidat de la LCR à la présidentielle Olivier Besancenot, a souligné mardi "le risque de dispersion des voix pour les électeurs de la gauche radicale" et s'est présenté comme le candidat du "renouvellement et de l'indépendance".

Invité de France Inter, il a proposé aux électeurs de gauche de "choisir le renouvellement et l'indépendance". Il a fait valoir qu'il y avait "un nouveau type de salariat, rajeuni, plus diplômé, féminisé, plus coloré" et qu'"une nouvelle génération politique" est née lors de la mobilisation anti-CPE au printemps 2006.

Olivier Besancenot a ajouté "revendiquer son indépendance vis-à-vis de la direction du PS", "même si elle a un coût", par exemple la difficulté d'obtenir des parrainages.

Cinq candidats sur les douze en lice représentent la gauche radicale : la communiste Marie-George Buffet, deux trotskistes - Arlette Laguiller de Lutte ouvrière, Olivier Besancenot de la LCR - un maire rural Gérard Schivardi, soutenu par les trotskistes du Parti des travailleurs, et l'altermondialiste José Bové.

Publié : 20 mars 2007, 10:52
par Pénombre
les gars, je suis dans la problématique inverse de la plupart des français : j'ai trop de candidats pour lesquels voter ;)

(it's a joke, je sais très bien lequel aura mon bulletin mais je n'en trouve pas moins tout ça pitoyable)

Publié : 20 mars 2007, 10:56
par Kõjiro
Vous voulez voir de la real-politik mêlant lobbying avec quasi aveu de volonté de "corruption" et menace du pouvoir médiatico-financier :

http://www.dailymotion.com/search/zappi ... u-19-03-07

Zapping d'hier soir. Allez vers le milieu, une séquence avec Xavier Bertrand ministre de la santé à un colloque des industries agro-alimentaires.

On appréciera...

Verbatim du discours du président du "lobby" (Jean-René Buisson) adressé au ministre :
Je sais que ça vous titille le problème de la publicité pour enfants.

'tendez, c'est toujours difficle de convaincre des entreprises qu'on va financer des campagne, avec leurs impôts, qui vont, en quelques sorte dénigrer leurs produits. C'est quand même ça tout de même.

Laissez nous en paix. Si on a plus la publicité, euh, d'abord vous aurez des difficultés avec vos chaines préférées de télévision et ça vous posera d'autres problèmes, et ensuite nous on aura aussi des difficultés pour vendre nos produits. Donc laissez nous vivre un petit peu et en contrepartie on vous renverra la balle je vous l'assure.

Publié : 20 mars 2007, 10:57
par Kõjiro
Cinq candidats sur les douze en lice représentent la gauche radicale : la communiste Marie-George Buffet, deux trotskistes - Arlette Laguiller de Lutte ouvrière, Olivier Besancenot de la LCR - un maire rural Gérard Schivardi, soutenu par les trotskistes du Parti des travailleurs, et l'altermondialiste José Bové.
Si on ajoute les verts ça nous fait donc la moitié des candidats à la gauche du ps...

Publié : 20 mars 2007, 10:58
par Pénombre
rooooh...

on devrait donner une médaille à ce grand libéral pour son courage

il représente l'industrie laitière ? non parce que en ce moment, ils s'effraient des campagnes contre l'obésité

Publié : 20 mars 2007, 11:00
par Kõjiro
Pénombre a écrit :rooooh...

on devrait donner une médaille à ce grand libéral pour son courage

il représente l'industrie laitière ? non parce que en ce moment, ils s'effraient des campagnes contre l'obésité
Non il est président de la fédération regroupant l'ensemble de l'industrie alimentaire. Rien de moins...

Edit : en même temps c'est bien tout ça, entre medef qui nous explique que le contrat de travail doit être précaire parce que de toute manière la vie est précaire et ce monsieur qui nous dit qu'en gros la santé il s'en branle, que ce qui l'intéresse c'est de vendre ses produits, que si on le satisfait il ne sera pas avare et que si on fait chier les tv elle pourrait bien trouver un autre candidat on a au moins du concret sur comment nous sommes perçu par ces gens et sur qui dirige vraiment les choses.

Mais j'ai encore oublié mon chapeau en alu...

Publié : 20 mars 2007, 11:17
par Kakita Inigin
"Même si elle a un coût" par exemple l'absence de la gauche au second tour.

Ce type est l'allié objectif de la droite. Je m'explique (et je ferais rmarquer que je "tape" sur quelqu'un d'autre que Sarko :langue: ).

Sa candidature se base sur la théorie "Si l'extrême gauche fait 15% au premier tour, ça a un sens et c'est un message fort". A deux remarques près.
Faire de la politique, normalement c'est occuper le pouvoir pour appliquer ses idées, et se battre dan l'opinion pour que la majorité adopte les idées en question (moyen normal pour prendre le pouvoir). A partir du moment où il y a trois candidats sur la même ligne, on se contente de faire une candidature de témoignage, c'est-à-dire inutile.
Ensuite, le fonctionnement même du système fait que, d'une part, bien sûr, des candidatures dispersées n'ont aucune chance d'aboutir, et que d'autre part, les petits résultats à la présidentielles sont considérés comme nuls et non avenus.15%, ça n'a de sens que i c'est un unique candidat qui les fait et u'il accède au second tour et à la présidence. Sinon c'est un épiphénomène et, surtout, ça n'a acune incidence sur la poliique menée (même si ségolène passe ... elle n'appliquera pas la ligne du PC-LCR-Bové disons-le tout net).

Ca, c'était pour les objectif électoraux. Maintenant, sur la démarche.

Quand il nos explique que la dispersion est un risque, c'est oublier qu'ila sciement organisé la mort dun processus d'unification de la gauche "radicale" ou "du non", en se posant dès juillet comme candidat "de toute façon" de la LCR. Et que ce refus de participer au processus de désignation 'un candidat unique amené tout droit à a multiplicité des candidatures (j'ajouterais que l'analyse classique de cette démarche tait que si Besaancnot en avait été le candidat, Arlette se serait probablement ralliée à lui ... Arlette qui envisageait il fut un temps de laisser Olivier passer devant avec les voix de LO. nou ssistons onc à un échec de la politique de travail commun entre les deux principaux partis trtskistes). que peut alors être un appel à l'unité de la part de l'homme ui l'a ruinée si ce n'est une hypocrisie scandaleuse ?

Cette dispesion c'est Besancenot qui l'organise.

Plus généralement, le fait que les partis trotskistes se présentent à 3 sur un programme qui diffère d'une virgule du programme du PC (il disenbt plus ouent "révolution", et alors ?) alors qu'ils évoluent dans un système qui ne laisse aucune chance aux ptits candidats (sauf retounement consensualiste de dernière minute avec la complicité des méias, voir Bayrou), et que leur idéologie de base privilégie les partis de masse (ce en quoi ils ont parfaitment raison ... faut juste qu'ils l'appliquent), signifie bienlur abence totale de volonté de prise de pouvoir.
Un ami de LO me théorisait l'autre semaine que LO ne voulait pas prendre le pouvoir "puisque seule la révolution permettra de vaincre le capitalisme". Autrement dit les élections ne servent à rien mais nous nous présentons quand même.

Pourquoi ? Pour comprendre pourquoi il suffit de regarder le résultat. 15% de voix trotskistes, c'est 15% de voix en moins u retse de la gauch, et c'est hypthéquer gravement ses chancs de gagner (ou même d'être au second tour). L'objectif des trotsk est donc évidemment de faire chuter lagauche classique.
Que ségo ne change pas grand-chose, c'est possible. Très probable, même. Sauf que si ce n'est pas elle, ce ser Sarko. Et lui il changera des choses. En pire. Il suffit de rgarder comment il a commencé pour savoir comment il continuera.

L'objectif des partis trotskistes, c'est de faire gagner la droite. Et une fois la société destructurée par un libéralisme effrenée, les masses laborieuses se révolteron contre lurs conditions d'existence et feront la évolution. Cynisme imbécile.
Et tant pis pour les militants sincères de ces partis qui croient se battr pour la bonne cause.

Publié : 20 mars 2007, 11:20
par Kzo
Donc laissez nous vivre un petit peu et en contrepartie on vous renverra la balle je vous l'assure

Sympa! j'adorerais toujours ces petits arrangements à l'amiable.
(j'avais pas capté dans la citation que ct adressé au ministre cette petite phrase).

Publié : 20 mars 2007, 11:32
par Kyorou
Kakita Inigin a écrit :Et une fois la société destructurée par un libéralisme effrenée, les masses laborieuses se révolteron contre lurs conditions d'existence et feront la évolution.
D'inspiration directement Léniniste, d'ailleurs.

Donc, si je te suis, le raisonnement serait : "Pourquoi le prolétariat Européen ne fait pas la révolution ? Parce que les bourgeois ont acheté la paix sociale en augmentant les salaires et en créant une société de consommation.

Comment faire pour que ça change ? Contribuer à mettre au pouvoir un gars qui supprimera ces avancées sociales et fera que les prolos appauvris seront plus enclins à se révolter."

Donc, en gros, ils nous proposent un retour au 19ème Siècle, à l'époque bénie où les ouvriers auraient dû prendre les armes contre les méchants patrons. Super programme, les mecs.

Publié : 20 mars 2007, 11:32
par Pénombre
Le fait est que, et ça ne date pas d'hier, l'un des fondements de la stratégie trostkiste est que le système est pourri et qu'il faut le faire éclater. Dans leur logique, et je l'ai personnellement constaté par ailleurs dans des collectifs par exemple, plus le système est dûr, plus les gens sont susceptibles de se dresser contre lui.

Leur plus gros obstacle, de leur point de vue, n'a jamais été la droite, l'ennemi. Leur plus gros obstacle est toute l'aile de la gauche qui est suffisamment proche de la social-démocratie pour que ça favorise un (relatif) statu-quo tendance pro-capital.

Leur second obstacle, c'est le PCF dont l'érosion n'a pas eu l'impact qu'ils attendaient (un report massif de voix chez eux) et qu'ils ont toujours utilisé comme repoussoir (du genre qu'effectivement le PCF a tenté de prendre la première place dans la tentative de candidature commune mais qu'il est idiot de l'en accuser quand on annonce que de toute manière on ne souhaite pas une telle candidature...).

Le mythe, en tous cas s'en est un pour moi, de leur logique est que si la situation se dégrade radicalement, les gens seront forcés d'agir et que, miraculeusement, ils se dirigeront enfin spontanément vers les partis d'extrème gauche.

L'analyse me semble totalement fumée pour deux raisons :
- on sait qu'une part non négligeable du vote FN est justement un vote "ras le bol" et contestataire qui manifeste bien du dégout des gens mais pas vraiment de l'éveil de leur conscience politique ou révolutionnaire (au sens marxiste du terme, hein...).

- le sieur Bayrou représente pour de nombreux déçus du PS une "alternative" visant à ne pas voter à droite, à ne pas voter extrème gauche mais à emmerder le PS en même temps tout en pesant un certain pourcentage électoral. C'est lui, à mon sens, le troisième homme de ces élections, celui dont les médias avaient besoin et qu'ils entretiennent indépendamment de ses mérites personnels, comme ils firent sortir du bois Le Pen en 2002, trois semaines avant le premier tour.

Résultat : les raleurs ont leur candidat d'extrème droite habituel, les déçus du PS mais pas trop à gauche ont une alternative social-démocrate qui ne menace pas le système, ni les pouvoirs en place, et l'extrème gauche est en pleine implosion

peu probable qu'ils gagnent grand chose dans cette affaire... et les idées qu'ils sont censés défendre n'auront pas plus d'impact demain qu'aujourd'hui

mais à qui la faute ?

Publié : 20 mars 2007, 11:39
par Kõjiro
Certains "intellectuels" anarcho-gauchistes comme Soral qui ont rejoint le FN dernièrement font également le raisonnement de l'explosion... Si Le Pen passe forcément c'est tout le système qui s'écroule disent ils. Et donc on pourra repartir sur de bonnes bases. En gros parmi les candidats anti-systèmes le plus haut en terme d'intention de vote étant Le Pen c'est le bon cheval quand on veut tout exploser...

Publié : 20 mars 2007, 12:46
par Pénombre
ça va être sympa comme tout nos causettes dans les camps de rééducation par le travail des Vosges si jamais leur fantasme se concrétise... et le pire, c'est qu'on y retrouvera certains d'entres eux :)