Publié : 07 févr. 2008, 10:44
n'ayant pas acces a saintseya, tes paroles peuvent etre mal interpretees Ding On, j'enleve ton post par mesure de prudence. 

C'est ensemble que nous faisons avancer le jeu
https://www.voixrokugan.org/Forum/
C'est un peu l'impression que j'ai eu quand je lisais les commentaires sur Libé dont je me suis fait le rapporteur ....Ding On a écrit :Je reprends alors.
Sur certain forum, il se trouve que des gens estiment que les filles qui acceptent ce genre de choses ne sont pas des victimes mais s'adonnent à la facilité. Aucun mot pour le système qui engendre ces dérives ou les salauds qui en profitent : non, seules les filles sont fautives. Bientôt : les femmes violées, c'est leur choix !
Je vais vomir.
Oui en effet. Le problème étant que si tu rapportes ça à la mentalité "perso" ambiante, tu tombes dans une logique "elles sont individualistes donc elles ont une logique capitaliste donc elles font ça pour gagner quelque chose (ne serait-ce que le logement), puis elles se plaignent pour obtenir encore de l'argent (ou quoi que ce soit de plus)"...Ding On a écrit :Je reprends alors.
Sur certain forum, il se trouve que des gens estiment que les filles qui acceptent ce genre de choses ne sont pas des victimes mais s'adonnent à la facilité. Aucun mot pour le système qui engendre ces dérives ou les salauds qui en profitent : non, seules les filles sont fautives. Bientôt : les femmes violées, c'est leur choix !
Je vais vomir.
Mirumoto Ohmi a écrit :
Comme si on disait: "les mendiants, en fait ils mendient pour avoir de l'argent de poche, comme ça ils peuvent mettre leurs salaires de 60 000€ mensuels de côté"...
J'imagine que ce n'est qu'une question de temps avant que je tombe sur un post qui dira exactement ça...Mirumoto Ohmi a écrit :Comme si on disait: "les mendiants, en fait ils mendient pour avoir de l'argent de poche, comme ça ils peuvent mettre leurs salaires de 60 000€ mensuels de côté"...
Sources a écrit :La cour d'appel de Paris a donné raison mardi à trois participants de l'émission "L'île de la Tentation", produite par Glem, une filiale à 100% de TF1 sanctionnée pour avoir violé le code du travail, dans un arrêt qui pourrait porter un sérieux coup à la téléréalité. Le 30 novembre 2005, le conseil des prud'hommes de Paris avait déjà donné raison à ces personnes qui réclamaient un vrai contrat de travail pour leur participation à l'émission. Celle-ci propose à quatre couples "de soumettre leur amour à la tentation", durant quinze jours, sur une île paradisiaque. Les prud'hommes avaient alors jugé en effet que les participants avaient bien accompli "un travail", fût-ce dans un décor de rêve. Ils avaient donc décidé de requalifier en "contrat de travail à durée déterminée" les règlements dits "de participant" que la société de production Glem, filiale du groupe TF1, leur avait fait signer. Mardi, la 18e chambre sociale de la cour d'appel de Paris a confirmé en partie cette décision, allant jusqu'à condamner Glem pour "travail dissimulé". Selon la loi, "l'existence d'un contrat de travail ne dépend ni de la volonté des parties, ni de la dénomination de la convention, mais des conditions de fait dans laquelle est exercée l'activité de la personne concernée", rappelle la cour. Lors de l'audience du 4 décembre, Glem avait argué de ce que "le concept de l'émission (...) n'induit que le divertissement, exclusif de tout travail manuel, artistique ou intellectuel". En contrepartie, avait-elle poursuivi, les participants ne doivent qu'"accepter d'être filmés dans les moments ludiques, répondre aux interviews (...) et respecter les rituels de l'émission". Ils doivent "simplement rester eux-mêmes". Mardi, la cour d'appel a rétorqué ces arguments et considéré que "l'immixtion de caméras dans la vie privée, même consentie, ne relève pas d'un simple divertissement", et ce d'autant que l'émission requiert "la disponibilité permanente des participants", qui ne pouvaient ni quitter les lieux du tournage, ni téléphoner à leur famille. Pour la cour, "l'exécution d'un travail subordonné est donc caractérisée" dans les trois cas. Par conséquent, Glem aurait dû faire signer à ses "salariés" des CDD et respecter les dispositions du code du travail. Du même coup, la cour a condamné Glem à payer à chacun de ses anciens employés 8.176 euros au titre des heures supplémentaires, 817 euros au titre des congés payés, 500 euros de dommages et intérêts pour licenciement irrégulier, 1.500 euros pour rupture abusive de contrat et 16.000 euros d'indemnité pour travail dissimulé. Lors de l'audience, Glem avait supplié la cour de ne pas créer une telle jurisprudence, mettant en avant que les téléspectateurs n'aimeraient pas apprendre que les participants aux émissions de téléréalité sont en fait des salariés répondant à un scénario. En revanche, la cour d'appel n'a pas reconnu aux participants un statut d'artiste-interprète. "Le fait d'être filmé, même au cours de relations cadrées, n'implique pas une activité d'artiste-interprète", ont jugé les magistrats.
Les bénéfices de Total dépassent 12 milliards d'euros
Le groupe pétrolier Total a annoncé, mercredi 13 février, un résultat net ajusté (hors éléments exceptionnels) de 12,2 milliards d'euros – de loin le plus important des entreprises du CAC40, mais en baisse de 3 % par rapport aux 12,5 milliards atteints en 2006. Mais, contrairement à la plupart des compagnies internationales (ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, ConocoPhillips), la majordirigée depuis un an par Christophe de Margerie affiche une hausse de 1,5 % de sa production quotidienne (2,391 millions de barils équivalent pétrole) dans un environnement marqué par de nombreuses difficultés : incidents techniques, retards et dérive des coûts des projets, tensions politiques (Venezuela, Russie, Nigéria) et difficultés d'accès aux réserves.
Les dirigeants de Total expliquent ce recul du bénéfice net par la faiblesse du dollar par rapport à l'euro, les profits libellés en billets verts étant eux en progression de 6 % à 16,7 milliards de dollars (11,5 milliards d'euros). L'envolée du prix du baril fin 2007 – il a atteint 100 dollars le 3 janvier – a gonflé les profits des compagnies, même si les contrats de partage de production signés avec les pays producteurs prévoient que plus ce prix augmente moins les compagnies internationales en reçoivent.
En 2007, Total a dû ramener de 5 % à 4 % sa prévision de hausse de la production annuelle moyenne sur la période 2006-2010. Malgré un environnement économique et politique qui se dégrade, ses dirigeants restent confiants pour les années à venir en raison de la mise en production prochaine de plusieurs champs pétrolifères prometteurs. Et ce, malgré une baisse de 6 % l'an dernier des réserves prouvées, tombées à 10,4 milliards de barils (12 ans de production au rythme actuel).
Trop confiant ? Total a établi ces prévisions sur la base d'un baril à 60 dollars, alors que son prix oscille depuis quelques mois autour de 90 dollars. Atteindre ces 4 % suppose une forte augmentation en 2009-2010. Directeur général pour l'exploration-production, Yves-Louis Darricarrère assure que "Total dispose d'un des portefeuilles de projets les plus étoffés du marché sur la période 2006-2010". La production devrait encore afficher en 2008 "une croissance significative", même avec un baril à 80 dollars, souligne Total.
La publication des bénéfices des majors a relancé la polémique et les demandes d'une taxe exceptionnelle. A la publication des comptes de Shell, le syndicat britannique Unite a qualifié ces profits d'"obscènes". "Nous réalisons de gros profits, mais nous avons aussi d'énormes investissementsà engager", a répliqué le patron de la 2e major mondiale, Jeroen van der Veer.
ENVOLÉE DES COÛTS
Ces investissements – souvent équivalents au bénéfice annuel (16,1 milliards de dollars pour Total en 2007 en progression de 8 %) – ne se traduisent pourtant pas par une hausse de la production tant les contraintes sont fortes. Une partie de ces sommes est absorbée par l'envolée des coûts des projets, comme à Sakhaline (Russie) ou à Kashagan (Kazakhstan). ExxonMobil a augmenté ses investissements de 40 % en trois ans pour voir sa production reculer de 1 % en 2007.
Shell a perdu 4,5 % (à 3,3 millions de barils, en baisse constante depuis le pic de 2002) et s'attend encore à une légère baisse en 2008. BP a pompé 3 % de moins qu'en 2006 (3,8 millions de barils) et Chevron 1 % de moins. Les grandes compagnies tablent sur la mise en production de nouveaux gisementsen 2008-2009 : Total en Angola, Shell en Australie, BP dans le golfe du Mexique… Toutes s'intéressent à la Russie et à l'Asie centrale.
Et toutes utilisent également leurs considérables profits pour verser de généreux dividendes et racheter leurs propres actions : 35,6 milliards de dollars chez ExxonMobil, 13,4 milliards chez Shell. Total devrait verser un dividende de 2,07 euros par action.
Les résultats des majors reflètent aussi leurs nouvelles relations avec les Etats où elles produisent. Total, BP, Chevron et l'italien Eni ont accepté les conditions imposées par le président vénézuélien Hugo Chavez, qui laisse à la compagnie publique PDVSA 60 % des grands projets d'extraction d'huiles extra-lourdes de la région de l'Orénoque. ExxonMobil a refusé, tout comme ConocoPhillips, qui a ainsi subi une dépréciation d'actifs de 4,5 milliards de dollars en 2007. Depuis deux ans, Shell perd des dizaines, voire des centaines de milliers de barils par jour au Nigéria en raison d'attaques répétées de ses installations. Au point que la compagnie vient de se déclarer en situation de "force majeure" et suspendre la livraison de certains clients.
Les compagnies internationales n'ont accès qu'à 15 % des réserves d'or noir de la planète. Plus des trois-quarts sont détenus par les entreprises publiques des pays producteurs. SaudiAramco (Arabie saoudite) dispose d'environ 260 milliards de barils, ses homologues iranienne (NIOC) et irakienne (INOC) ou koweitienne (KPC) ont respectivement 13 %, 11 % et 10 % des réserves mondiales. Pour les reconstituer, les majors occidentales doivent explorer de nouveaux territoires au prix d'investissements de plus en plus lourds et risqués politiquement, financièrement et environnementalement : huiles extra-lourdes du Venezuela, sables bitumineux du Canada, pétrole des eaux profondes du golfe de Guinée et de l'Arctique, ces derniers étant devenus plus accessibles en raison de la fonte de la banquise.
Jean-Michel Bezat