Publié : 21 févr. 2007, 20:16
C'était "l'actualité politique et sociale" d'Hida Koan ! 

C'est ensemble que nous faisons avancer le jeu
https://www.voixrokugan.org/Forum/
Ding On a écrit : Ah bah tu as pas du lire le volet économique du programme de ces deux partis pour en sortir une belle comme ça...
Entreprises, soyez gentilles et on vous filera de la thune.UDF, régulation de la mondalisation a écrit :Trois outils sont à privilégier, par des incitations fiscales à déterminer, pour permettre une
réponse politique de régulation :
L’investissement socialement responsable
Le développement de la notation sociale et environnementale des entreprises
La négociation d’accords de responsabilité sociale des entreprises
Le développement durable devient une préoccupation politique partagée. Une de ses mises en
oeuvre passe par la responsabilité sociale des entreprises. Le financement des entreprises doit
intégrer cette préoccupation légitime.
Le capitalisme industriel a fait place au capitalisme financier qui ne connait pas de frontière et
recherche le dumping fiscal, social et environnemental
Dans ce mouvement général d’expansion financière, le rôle des investisseurs institutionnels a
été central. Leur poids s’est accru dans tous les pays.
La contrepartie de cette tendance est nommée « désintermédiation bancaire ». Les entreprises
se financent relativement moins par endettement bancaire que par un recours croissant aux
marchés financiers (émissions de titres : actions, obligations). Mais surtout, la montée en
force des investisseurs institutionnels a entraîné des changements significatifs dans la
structure de l’actionnariat des entreprises, synonyme en France d’un véritable changement de
modèle de capitalisme qualifié de « financier » ou « actionnarial ».
Tiens c'est marrant, tu as raison Ding On (Inigin qui lit le reste du projet de l'UMP) : l'UDF est pire que l'UMP (qui écrit, mais c'est horrible, j'en voterais presque pour Sarko, de trucs d'écolo-gauchiste fort intétessant).UMP, mondialisation a écrit :Face à cette réalité, nous affirmons trois principes d’action :
- premièrement, la mondialisation ne peut en aucune manière justifier que l’homme et l’environnement soient sacrifiés aux intérêts de l’économie et du commerce ;
- deuxièmement, la libéralisation des échanges doit se faire sur une base réciproque ;
- troisièmement, la France, et plus encore l’Europe qui est le bon cadre d’action en la matière, doivent apporter de la protection. Concrètement, cela veut dire ne pas laisser les familles, les salariés, les entreprises de taille modeste ou moyenne, seuls et exposés face à la mondialisation.
Hida Koan a écrit :GROSSE ERREUR
Tout à fait ...Koan, au nom de l'impératrice, a écrit :Il a un caractère de chien et n'est pas très à l'aise avec les longs discours
Les masques tombent!j'en voterais presque pour Sarko
C’est bien ce que je dis : se nourrir des erreurs et errements du passé pour mieux y trouver les solutions du futur. Il existe et existera toujours cette dualité droite/gauche (voir pour les gens aux idées arrêtées marxisme/libéralisme). C’est d’ailleurs de cette dichotomie que l’on peut trouver matière à changement et à amélioration de notre société. Si il n’y avait que des gens du centre, de gauche ou de droite où serait le débat, où serait la démocratie ? Nous aurions une société sclérosée et vouée à la disparition.au risque de passer pour "passéiste", je préfère croire qu'on peut s'appuyer sur l'héritage qu'on nous a laissé pour aller plus loin. Non, je ne crois pas que l'opposition libéralisme/marxisme soit un fait de nature intemporelle, éternelle et incontournable. Il se trouve que c'est une réalité qui n'est pas qu'historique mais bien actuelle. Ca n'est pas pour rien justement que les partis dits "modérés" (le PS, l'UDF et l'UMP) affichent à la fois des idées orientées tout en prétendant comprendre ce qui se passer de l'autre côté
de la table.
C’est exactement ce que je dis. L’opposition c’est bien car ça crée le mouvement nécessaire à la vie démocratique. Cependant ce n’est pas en disant « L’Autre c’est le Mal© » que le débat avancera.je souris en pensant à cette logique d'opposition qu'on me sors périodiquement comme une relique à remiser au placard. Il se trouve que notre société est composite parce que cette opposition n'en est pas seulement une mais que ses composantes sont complémentaires...
Sauf qu’à aucun moment, quelqu’un n’a eu le courage politique de le dire et de la faire. Si on peut donner à Bayrou quelque chose, c’est cela : faire tomber le masque de l’hypocrisie de l’existence d’un gouvernement « de Gauche » ou « de Droite »je trouve tristement réducteur de dire grosso modo "tout ça est fini, mettons un peu de ce qu'il y a de moins pire de chaque côté ensemble et allons de l'avant". D'abord, ça ne sert à rien de le dire, parce que c'est mécaniquement ce qui se produit toujours dans une logique d'opposition, quelle qu'elle soit. La seule autre alternative, c'est le fanatisme meurtrier et c'est pas vraiment la direction qu'a pris notre société ces dernières décennies en ce qui concerne le clivage gauche/droite. De fait, il y a interpénétration de ces deux orientations conflictuelles et leur déclinaison en multiples courant masqués par le débat médiatique réducteur et faussé.
Mais moi si ! Le seul soucis, c’est que je sais pertinemment que c’est une utopie (au sens littéral du terme) et que dans le monde actuel il n’est pas possible de le construire chez nous.je ne rève pas d'un eden socialo-communiste, si ça peut rassurer certains
Comme je l’ai dit plus haut, ce n’est pas le raisonnement que je tiens. Je ne crois pas à un eden socialo-libéral. J’espère une prise de conscience des citoyens pour dépasser leur clivage idéologique et amener nos hommes et femmes politiques à apporter les « bonnes » méthodes et idées pour faire avancer notre société au sein d’une Europe et du monde.mais je pense que réver d'un eden socialo-libéral, où la logique "d'opposition
" laisserait la place à une logique de bonne entente plus consensuelle n'est pas réaliste. Ce genre de choses ne se décrète pas, cela se construit. Et c'est avec nos différences, nos divergences, que nous préservons le potentiel de pouvoir construire quelque chose de commun qui soit réellement crédible. C'est un raisonnement typiquement anglo-saxon de jouer la carte du choix faussé entre "tous ensemble chacun dans son coin" et "tous ensemble mais seulement si on est tous pareils". C'est ce qui sous-tend leur société, pas la notre.
Moi je crois en la politique, je crois en l’intelligence de l’homme et en la possibilité que face au défis majeurs qui les attendent nos politiciens prennent les bonnes décisions.Je ne conchie pas des gens comme Bayrou ni les aspirations de tous ceux qui souhaitent un avenir plus serein, ou l'on aurait moins d'inquiétude et ou à chaque élection on aurait plus à se poser la question de savoir quel nom mettre dans l'enveloppe.
mais je n'y crois pas. Je ne crois pas à la pensée magique. Je ne crois pas à une "réconciliation" sociale et politique qui est décrétée, artificielle et surtout qui mise sur nos craintes de voir nos doutes passés perdurer à chaque échéance électorale.
je ne crois pas dans les hommes providentiels, qui n'apparaissent jamais autant crédibles que quand nous doutons, justement.
Je ne crois pas dans ces gens qui, même s'ils sont honnètes et sincères, ne batissent par leur programme sur ce dont nous avons besoin pour avoir un avenir avec des perspectives moins sombres mais sur ce que nous voulons entendre et qui arrivent simplement à nous le dire mieux que les autres.
Mon propos était de préciser qu’un forum internet n’est pas le lieu idéal pour un débat de fond (on se comprend peu et l’échange ne peut être qu’haché et donc moins compréhensible).
Pardon pardon. Ce sujet est précisément le lieu pour avoir ce genre de débats (de fond, en plus), et c'est même pour ça qu'il a été créé. Pour que les débats politiques ne débordent pas sur d'autres sujets.
La Russie de 1917 ne sortait pas vraiment du moyen age. Certes par rapport aux autres pays de l’époque elle était moins en avance mais elle possédait déjà certain des attributs d’une société « moderne ». L’un des échec de la révolution (selon certain) était le manque d’éducation des masses et sur le fait que la révolution s’est basée sur des paysans et non sur la classe ouvrière. Mais là n’est pas le débat effectivement.Le marxisme n'est pas en soi un système. C'est une analyse politique. Par ailleurs, si tu penses au système soviétique (qui en est un, effectivement), c'est une dégénerescence bureaucratique et ensuite sécuritaire appliquée à un pays qui sortait du moyen-âge.
Revenons au sujet.
Dire "allons tous de l'avant" c'est juste oublier quela société n'est pas stucturée sous forme d'une égalité parfaite. nous n'avons pas tous les mêmes intérêts. la queston que pose (ou plutôt, choisit de ne pas poser) Bayrou quand il dit "allons tous ensemble vers un but commun" c'est : ce but convient-il aux intérêts au plus grand nombre ou d'une
infime minorité ?
Quand Kyusuken dit :
Citation:
Le débat actuel de mon point de vue et quelle est la dose d'Etat (et donc de politique) faut-il pour compenser des dérives du marché.
,
il accepte déjà l'idée que le marché est souverain et qu'il faut combattre ses dérives. Ce que je dis moi, c'est que la société de marché contient en soi les inégalités que nous dénonçons tous les deux, parce que structurellement l'organisation du travail induit la création d'une classe dominante et d'une classe dominée (si on n'aime pas le terme "classe" on peut le emplace par autre chose ; je l'utilise parce que les membres de la classe dominée tendent à y rester - inégalité d'accès à l'éducation, manque e réseaux..., et que les parents riches font tout pour que leurs enfants le soient aussi - grandes écoles, héritage ... ce qui est compréhensible. Ils sont conscients de leurs intérêts - de classe.) et donc qu'il faut modifier le système en lui-même. Et en particulier, a minima, la façon dont a richesse est répartie (les revenus du capital dépassent depuis dix ans ceux du travail ... autrement dit, on gagne plus en dormant qu'en bossant !)
je suis évidemment contre les privatisations, mais en l'occurence ça c'est facile à expliquer : le gvt Jospin vendait au cours du marché et les gouvernements Balladur et Juppé le moins cher possible ... pour le plus grand profit de leurs amis - de classe, et de promotion à l'ENA - grands financiers. Petite remarque pour défendre Jopin, ce sera ma dernière.Citation:
Comment faire confiance à une gauche qui a plus privatisée que la droite et dérégulé l'économie ?
.Citation:
Ce qui signifie qu'un parti n'a pas le droit d'évoluer, justement à propos de son alliance historique avec un parti qui lui-même évolue ? Car qui peut nier que le RPR/UMP 1ère version n'a pas gd-chose à voir avec ce qu'en a fait Sarkozy ? Et bon, tu n'es peut-être pas au courant mais ça fait qques temps que l'UDF tourne le dos à l'UMP (notamment à propos du budget). Est-ce que le fait que les communistes aient fait partie du gouvernement Jospin et font reporter leurs voix sur le candidat socialiste veut dire que le PCF n'a pas sa spécifité et ses opinions propres ? Tu te contredis là
Un parti a le droit d'évoluer dns l'absolu, mais avec l'UDF c'est une vaste blague : ils ont la même logique économique que l'UMP. ils n'ont pas varié d'un iota sur leur ligne politique, c'est juste que Le Monde s'est aperçu que FB passait bien à la télé ...
Quant au PC :
1) en fait ce fut la croix et la bannière pour leur faire voter les lois socialistes
2) effectivement, le parti est beaucoup trop proche de la politique du PS. Heureusement qu'on est en cours de déHueification
3) je ne suis pas d'accord avec la politique d'alliance systématique avec le PS, fut-ce pour pouvoir influer sur la politique menée. réunir les communistes (trotskystes et non) devrait être plus urgent
Encore une fois, est-ce que le PS parle des coopératives ? malheureusement non. Mais ces entreprises existent grâce au capitalisme. Un capitalisme social certes mais du capitalisme quand même. Il est certain que le plus grand défi actuel reste de retrouver le bon ratio entre investissement, emploi et partages des bénéfices qui aujourd’hui se fait au détriment de la logique et ne voit que le gain à cours terme du capital. Un capitalisme responsable peut exister mais n’étant pas son « ordre naturel » il y a besoin d’un Etat fort pour y apporter les gardes-fou nécessaires.Par ailleurs, pour le côté "crispant", j'en suis désolé, je mets un temps à chauffer et à devenir pédagogue.
Enfin, blagues mises à part, ça ne change rien à l'affaire : ce sont deux partis qui acceptent le capiatlisme et le libéralisme comme l'alpha et l'omega de l'économie.
(Ce qui explique sans doute que tout le monde oublie l'économie sociale ... vous savez, ces entreprises, genre coopératives, qui ne rémunèrent pas le capital).
Désolé, mais je ne suis pas d'accord. Ca me fait penser à "la main invisible" de Smith, et ça ne tient pas. Je suppose que tu voulais dire quelque chose comme "l'intérêt général existe car il trouve sa source dans les besoins de chacun"? Ca sonne mieux dans ton message si tu le dis comme ça. Parce que l'intérêt de chacun, c'est que l'autre paye les dépenses qui en réalité profitent à tous.L’intérêt général, c’est la somme des intérêts particuliers.
Oui effectivement, c'est mieux exprimé ainsiMirumoto Ohmi a écrit :Désolé, mais je ne suis pas d'accord. Ca me fait penser à "la main invisible" de Smith, et ça ne tient pas. Je suppose que tu voulais dire quelque chose comme "l'intérêt général existe car il trouve sa source dans les besoins de chacun"? Ca sonne mieux dans ton message si tu le dis comme ça. Parce que l'intérêt de chacun, c'est que l'autre paye les dépenses qui en réalité profitent à tous.L’intérêt général, c’est la somme des intérêts particuliers.
Ohmi, qui se cherche des excuses pour bosser au fisc.
Question de : KJF ENNAIRAM
La presse papier prenant parti unilateralement pour Nicolas Sarkozy s´enferre ! Un peu d´intelligence et de mordant pourrait sauver ce média ! Est trop demander et surtout trop tard ?
Réponse : Il est vrai qu´il y a un très très fort soutien médiatique à Nicolas Sarkozy, surtout dans l´audiovisuel. Mais enfin, il y a des exceptions, et on ne peut pas reprocher au "Nouvel Observateur", par exemple, de ne pas critiquer Sarkozy. Et à nous encore moins. Je vais vous faire une confidence : un des problèmes de Sarkozy, ce ne sont pas tellement les idées qu´il défend, car il en change beaucoup, c´est le problème que d´une certaine manière, caracteriellement il est fou. Or cela, tous les gens qui le fréquentent, la plupart des journalistes et même des politiques le savent, mais c´est interdit de le dire. Pourquoi?
Suite :Kõjiro a écrit :Pour info je suis dans l'institut qui "fait" le SDRIF (lequel est quasi fini et passe au vote). Autant dire que ce type d'info m'énerve doublement...
On aurait pu intituler cet article : comment torpiller le rééquilibrage de l'Ile de France ou encore Petit cours sur la meilleure manière d'accroitre les inégalités socio-économique dans la première région de France...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 548,0.html
Le département des Hauts-de-Seine obtient carte blanche sur le quartier de la Défense
LE MONDE | 07.02.07 | 16h01 • Mis à jour le 07.02.07 | 16h04
Il est des textes législatifs qui bénéficient d'une inhabituelle célérité. Ainsi en est-il de la proposition de loi créant un établissement public de gestion du quartier de la Défense (Hauts-de-Seine). Déposée le 20 décembre 2006 au Sénat par Roger Karoutchi, sénateur (UMP) des Hauts-de-Seine, elle y a été adoptée le 18 janvier en première lecture. Et a pu être inscrite en urgence à l'Assemblée nationale pour y être votée, mardi 6 février, par les seuls députés de l'UMP. Un parcours fulgurant pour ce qui apparaît comme un cadeau offert au département des Hauts-de-Seine et à son président, Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, président du conseil d'administration de l'Etablissement pour l'aménagement de la Défense (EPAD) jusqu'en décembre 2006, ainsi qu'aux deux communes de Puteaux et de Courbevoie, dirigées par l'UMP.
Cette situation a été dénoncée par François Brottes (PS, Isère) comme "un scandale juridique et politique", tandis que Jacqueline Fraysse (PCF, Hauts-de-Seine), ancienne maire de Nanterre, parlait d' "arrangements entre amis". Le ministre de l'équipement et des transports, Dominique Perben a apporté le soutien du gouvernement au texte. Lequel, a-t-il expliqué, présente un "intérêt national". Dès lors, il aurait pu faire l'objet d'un projet de loi déposé par le gouvernement. Mais cela aurait nécessité de solliciter l'avis du Conseil d'Etat. C'est donc M. Karoutchi qui s'est chargé de déposer une proposition de loi. Certaines de ses dispositions contrevenaient à l'article 40 de la Constitution qui interdit aux parlementaires de formuler des propositions ayant pour conséquence d'aggraver la dépense publique. Supprimées en commission au Sénat, elles ont été réintroduites par voie d'amendements du gouvernement.
Avec ce texte, grâce au nouvel établissement public qui se substitue à l'EPAD, le département des Hauts-de-Seine prend le contrôle de la gestion du site, tandis que Puteaux et Courbevoie continuent de percevoir les recettes fiscales engendrées par la Défense sans avoir à en supporter les dépenses d'entretien. Le conseil régional d'Ile-de-France ainsi que la municipalité de Nanterre, pourtant concernés, sont exclus du dispositif.
Celui-ci établit pour la Défense un statut dérogatoire, dispensant l'établissement de gestion des procédures d'agrément pour les opérations de démolition-construction. Ce sont 300 000 mètres carrés de bureaux dans des tours neuves dont la construction est envisagée d'ici à 2013. Le "plan de renouveau pour la Défense" approuvé, le 21 décembre 2006, par le conseil d'administration de l'EPAD prévoit l'accueil de 40 000 emplois du tertiaire et la construction de 1 400 logements. Le texte adopté favorise ainsi la concentration de bureaux dans le quartier de la Défense. En offrant des conditions dérogatoires au seul département des Hauts-de-Seine, il contourne tous les objectifs de rééquilibrage du schéma directeur de la région d'Ile-de-France.
Patrick Roger
Logement : l'Ile-de-France au piquet
Les élus ont critiqué la région pour son manque de construction lors d'un débat à l'Assemblée.
Par Tonino SERAFINI
QUOTIDIEN : vendredi 23 février 2007
La question de la gouvernance de l'Ile-de-France a plané en filigrane sur les débats relatifs au projet de loi sur le droit au logement opposable adopté mercredi soir par l'Assemblée nationale. Si, à gauche, on a mis en doute la probabilité de «rendre effectif» ce droit au logement, en raison du manque de logements sociaux accessibles aux ménages les plus modestes, la situation critique de la région parisienne a été soulignée par plusieurs orateurs. Les loyers ont beau exploser, les prix de l'immobilier s'envoler du fait de la rareté de l'offre, aucune reprise de la construction ne se manifeste dans la région alors qu'elle est repartie partout ailleurs.
Calamiteux. «L'Ile-de-France construit autant de logements que la Bretagne», qui compte «quatre fois moins d'habitants», a souligné Jean-Pierre Abelin (UDF). Les régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Pays-de-la-Loire, Aquitaine, Bretagne ou Rhône-Alpes mettent en chantier chaque année neuf logements pour mille habitants. L'Ile-de-France à peine plus de trois. Mais ces chiffres calamiteux ne sont pas le fait du conseil régional, qui n'a ni compétence spécifique ni autorité dans le domaine du logement. Alors qu'en province les politiques de l'habitat sont mises en oeuvre par les communautés d'agglomération, en Ile-de-France les responsabilités sont éclatées entre l'Etat, la région, les départements et les communes. «Dans un système aussi complexe, chacun peut bloquer la machine», a pointé Gilles Carrez (UMP). Il y a «un problème de gouvernance», a surenchéri son collègue Michel Piron (UMP). Mais Jean-Yves Le Bouillonnec (PS) a rappelé que, sous Raffarin, lors de la loi relative aux responsabilités locales, les députés PS avaient souhaité «que soit reconnue [au conseil régional, ndlr] une compétence spécifique en matière de logement» en Ile-de-France. Pour qu'il y ait un pilote à bord de ce bassin d'habitat de 11,5 millions de personnes. «Mais rien de ce que nous demandions n'a été fait, car le département des Hauts-de-Seine [présidé par Nicolas Sarkozy, ndlr] s'oppose à toute mutualisation.»
Pretexte. Dernier exemple en date : une loi votée par la droite début février à l'initiative de Roger Karoutchi, sénateur UMP proche de Sarkozy. Sous prétexte de relancer le quartier d'affaires de la Défense, il a été créé un nouvel établissement public. Seuls les représentants des communes de Courbevoie et de Puteaux et du département des Hauts-de-Seine (tous UMP) y siègent. Et se partagent le gros du jackpot de la taxe professionnelle. La ville de Nanterre (PC) en est exclue alors que la Défense empiète de 90 hectares sur son territoire. «Décision scandaleuse», a murmuré François Brottes (PS). Sur les bancs communistes, Patrick Braouezec élu de Seine-Saint-Denis, département accueillant les populations les plus pauvres de la région, a dénoncé les «égoïsmes locaux» et pointé la nécessité que «l'Etat intervienne comme régulateur [...] si nous ne voulons pas que le droit au logement opposable demeure virtuel». La question de la gouvernance de la région parisienne reste entière. Mais, sur le sujet, on ne trouve rien dans le programme du candidat UMP à l'élection présidentielle.