Publié : 16 août 2005, 15:01
je trouve que la troisième édition redéfinit certaines régles générales de manière plus claire au niveau du système et ça c'est un point très positif pour moi
le fait que chaque clan ait maintenant son école de courtisan entre aussi en ligne de compte de manière positive
maintenant, j'ai un certain nombre de choses qui font qu'elle ne m'intéresse pas dans son ensemble et que j'en récupérerai des morceaux mais pas l'édition elle-même.
1 - les techniques d'école. On peut ou pas apprécier que les différences soient encore plus marquées entre bushi et non-bushi (ou courtisan et non-courtisan) dans leurs domaines respectifs. Moi je n'apprécie pas. Je trouve que justement ça nuit à ce qui m'intéressait à la base dans L5A : l'école est importante mais le personnage et ses interactions davantage. Quand on réduit d'autant les possibilités d'un personnage de jouer hors de l'archétype de son école, à mon sens, on va dans une direction qui ne me plait pas. Les styles des bushi eux-mêmes sont encore plus marqués que par le passé, même si fort heureusement on peut espérer que les techniques de ronin accessibles à tous, les kata, nouvelles voies et dojo aident un peu à éclater cette surenchère de stéréotypes qui ne m'amuse plus depuis longtemps quand elle est trop surenchère justement.
2 - les vieilles incohérences. Je ne parle pas de storyline mais de vieux trucs qu'on se tape depuis la première édition qui n'ont toujours pas été corrigés et qui font "bète copié-collé". Style les tours de guet du crabe (celle de l'ouest est à l'est et inversement sur la carte...). Ce genre de détails qui ont d'ailleurs été soulevés pendant longtemps un peu partout et qui ont suscité une indifférence marquée des auteurs pour toute réaction. Je trouve pas ça important mais ça ne fait pas "propre" ni sérieux. La mort de Kaagi entre là dedans entres autres.
3 - en matière de cohérence de règles. Je ne vais pas pinailler la dessus mais les possibilités de combotage règles générales/usage du Vide/avantages/cookies dus aux compétences haut niveau/techniques d'école/armes ou sorts forment un fouillis qui multiplie les excès potentiels à l'envi. C'est une occasion manquée : créer un cadre général plus cohérent que par le passé pour donner autant d'exceptions à ce cadre qui le rendent au final moins ergonomique et plus susceptibles de permettre tout et n'importe quoi. On me dira que rien n'oblige à accepter telles quelles toutes les règles proposées. Je répondrai : c'est bien mon intention justement de ne pas le faire et accessoirement, si c'est pour faire un truc qui apparait comme un catalogue de machins contradictoires alors que son architecture de base semblait pourtant partie pour améliorer les travers des éditions précédentes, alors autant le dire tel quel : c'est un fouillis de trucs mais pas un bouquin de règles.
4 - les cookies obtenus en maitrisant les compétences à des rangs élevés font gadget, sont parfois redondants, inutiles ou au contraire ponctuellement très importants.
au final, cette troisième édition épluchée en tous sens m'a donné l'impression suivante :
- elle était présentée comme nivellant certaines conneries des précédentes et d'une manière générale, c'est bien le cas
- elle modifie trop les règles d'écoles pour rectifier les aberrations antérieures tout en créant autant de nouvelles aberrations et en 'marquant" encore plus (trop à mon gout perso) l'archétype de chaque école par rapport aux autres.
- elle renforce le coté "archétype de frappeur/courtisan/mago" et le coté customisation optimisatrice que l'on trouvait déjà dans le D20 system. Il me semble que la volonté de se concilier les joueurs du D20 tout en laissant tomber officiellement le dit système transparait dans cette approche. A titre purement personnel, elle ne me plait pas. Je n'attaque ni le système, ni ceux qui l'apprécient. Je dis que la démarche de vouloir faire du D10 en "stratifiant les archétypes" de personnages ne me convient pas.
Désolé de le dire mais déjà que dans le background et la storyline quasiment tout ce qui m'attirait dans L5A a disparu, force m'est de constater dés que l'on sort des améliorations du cadre général de règles que l'ensemble du corpus qui m'est proposé en 3ème édition ne me "parle pas". Ce jeu a perdu pour moi ce qui faisait son attrait, même si des aberrations inommables étaient présentes tant en termes d'univers que de background ou de règles depuis les origines. Son "cachet" ne transparait plus que de manière épisodique dans un flavour text perdu parmi d'autres.
pour moi, on a avec cette troisième édition baclée en vitesse rajouté quelques trucs nécessaires et même intéressants mélangés avec beaucoup de n'importe quoi à un corpus vieux de plusieurs années qui comptait déjà pas mal de n'importe quoi.
un beau coup dans l'eau à mon sens : ils sont allés trop vite et ont voulu trop innover ce qui pour moi au final plombe totalement tout ce qu'ils ont changé en bien dans l'affaire. C'était déjà une usine à gaz, maintenant elle est deux fois plus grosse et lourde qu'avant alors que le nouveau cadre général de règles offrait de réelles possibilités de "streamliner" enfin les choses en modifiant et pas forcément en refondant en profondeur les écoles
dommage
le fait que chaque clan ait maintenant son école de courtisan entre aussi en ligne de compte de manière positive
maintenant, j'ai un certain nombre de choses qui font qu'elle ne m'intéresse pas dans son ensemble et que j'en récupérerai des morceaux mais pas l'édition elle-même.
1 - les techniques d'école. On peut ou pas apprécier que les différences soient encore plus marquées entre bushi et non-bushi (ou courtisan et non-courtisan) dans leurs domaines respectifs. Moi je n'apprécie pas. Je trouve que justement ça nuit à ce qui m'intéressait à la base dans L5A : l'école est importante mais le personnage et ses interactions davantage. Quand on réduit d'autant les possibilités d'un personnage de jouer hors de l'archétype de son école, à mon sens, on va dans une direction qui ne me plait pas. Les styles des bushi eux-mêmes sont encore plus marqués que par le passé, même si fort heureusement on peut espérer que les techniques de ronin accessibles à tous, les kata, nouvelles voies et dojo aident un peu à éclater cette surenchère de stéréotypes qui ne m'amuse plus depuis longtemps quand elle est trop surenchère justement.
2 - les vieilles incohérences. Je ne parle pas de storyline mais de vieux trucs qu'on se tape depuis la première édition qui n'ont toujours pas été corrigés et qui font "bète copié-collé". Style les tours de guet du crabe (celle de l'ouest est à l'est et inversement sur la carte...). Ce genre de détails qui ont d'ailleurs été soulevés pendant longtemps un peu partout et qui ont suscité une indifférence marquée des auteurs pour toute réaction. Je trouve pas ça important mais ça ne fait pas "propre" ni sérieux. La mort de Kaagi entre là dedans entres autres.
3 - en matière de cohérence de règles. Je ne vais pas pinailler la dessus mais les possibilités de combotage règles générales/usage du Vide/avantages/cookies dus aux compétences haut niveau/techniques d'école/armes ou sorts forment un fouillis qui multiplie les excès potentiels à l'envi. C'est une occasion manquée : créer un cadre général plus cohérent que par le passé pour donner autant d'exceptions à ce cadre qui le rendent au final moins ergonomique et plus susceptibles de permettre tout et n'importe quoi. On me dira que rien n'oblige à accepter telles quelles toutes les règles proposées. Je répondrai : c'est bien mon intention justement de ne pas le faire et accessoirement, si c'est pour faire un truc qui apparait comme un catalogue de machins contradictoires alors que son architecture de base semblait pourtant partie pour améliorer les travers des éditions précédentes, alors autant le dire tel quel : c'est un fouillis de trucs mais pas un bouquin de règles.
4 - les cookies obtenus en maitrisant les compétences à des rangs élevés font gadget, sont parfois redondants, inutiles ou au contraire ponctuellement très importants.
au final, cette troisième édition épluchée en tous sens m'a donné l'impression suivante :
- elle était présentée comme nivellant certaines conneries des précédentes et d'une manière générale, c'est bien le cas
- elle modifie trop les règles d'écoles pour rectifier les aberrations antérieures tout en créant autant de nouvelles aberrations et en 'marquant" encore plus (trop à mon gout perso) l'archétype de chaque école par rapport aux autres.
- elle renforce le coté "archétype de frappeur/courtisan/mago" et le coté customisation optimisatrice que l'on trouvait déjà dans le D20 system. Il me semble que la volonté de se concilier les joueurs du D20 tout en laissant tomber officiellement le dit système transparait dans cette approche. A titre purement personnel, elle ne me plait pas. Je n'attaque ni le système, ni ceux qui l'apprécient. Je dis que la démarche de vouloir faire du D10 en "stratifiant les archétypes" de personnages ne me convient pas.
Désolé de le dire mais déjà que dans le background et la storyline quasiment tout ce qui m'attirait dans L5A a disparu, force m'est de constater dés que l'on sort des améliorations du cadre général de règles que l'ensemble du corpus qui m'est proposé en 3ème édition ne me "parle pas". Ce jeu a perdu pour moi ce qui faisait son attrait, même si des aberrations inommables étaient présentes tant en termes d'univers que de background ou de règles depuis les origines. Son "cachet" ne transparait plus que de manière épisodique dans un flavour text perdu parmi d'autres.
pour moi, on a avec cette troisième édition baclée en vitesse rajouté quelques trucs nécessaires et même intéressants mélangés avec beaucoup de n'importe quoi à un corpus vieux de plusieurs années qui comptait déjà pas mal de n'importe quoi.
un beau coup dans l'eau à mon sens : ils sont allés trop vite et ont voulu trop innover ce qui pour moi au final plombe totalement tout ce qu'ils ont changé en bien dans l'affaire. C'était déjà une usine à gaz, maintenant elle est deux fois plus grosse et lourde qu'avant alors que le nouveau cadre général de règles offrait de réelles possibilités de "streamliner" enfin les choses en modifiant et pas forcément en refondant en profondeur les écoles
dommage