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Publié : 09 mai 2007, 19:00
par Kakita Inigin

Publié : 10 mai 2007, 12:58
par Seppun Okama
Goju Kaze a écrit :Chacun a droit à son Boulay ;)
:kaze:
Isabelle ?

Publié : 10 mai 2007, 14:36
par Shinjo Kyusuken
elle a les yeux bleu

Publié : 11 mai 2007, 08:45
par Kõjiro
Lien Nouvel Obs.
Une amende requise contre quatre discothèques

NOUVELOBS.COM | 11.05.2007 | 09:23

Une amende de 3.000 euros a été requise contre les physionomistes de quatre discothèques du quartier des Champs-Elysées, jugés pour discrimination à l'entrée, constatée lors d'un testing de SOS Racisme en 2005.

Une amende de 3.000 euros a été requise jeudi 10 mai contre les physionomistes de quatre discothèques du quartier des Champs-Elysées, jugés pour discrimination à l'entrée, ce qu'ils contestent formellement, à la suite d'une opération de testing de SOS Racisme en 2005.
Devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, les "testeurs" de SOS Racisme se souviennent très bien de la nuit du 9 au 10 juillet 2005 où des discothèques de toute la France ont fait l'objet d'un "testing", une opération reconnue comme preuve en justice depuis 2002 et inscrite dans la loi depuis 2006.
Le testing consiste à présenter à l'entrée des établissements de nuit des jeunes d'origine maghrébine ou africaine puis d'autres d'origine européenne, habillés de la même manière, afin de prouver une éventuelle sélection sur des critères raciaux.

Etre un habitué ou sur la liste

Cette nuit-là, Alioune Cissé s'est présenté avec Belaïd Djaoud à la porte du Queen où était organisée une soirée gay. "Tout le monde rentrait normalement. Quand on s'est présenté, le physionomiste s'est mis devant nous en disant 'Ca sera pas possible'", a expliqué le jeune noir.
Un quart d'heure plus tard, Cyril Blet est entré en compagnie d'un autre jeune homme blanc : "on ne nous a rien demandé, on nous a juste fait signe de passer".
Dans le même quartier huppé de la capitale, Tressy Ladji et Philippe Trésor ont été refoulés de trois établissements, le Man Ray, le Milliardaire et le Club 79.
"On était habillés comme les autres clients, comme si on allait en 'boîte' tous les soirs", a raconté la jeune femme noire. Les raisons invoquées : un accès réservé aux habitués, aux invités ou à ceux figurant sur une liste. Mais dans la foulée, les mêmes établissements ont admis "sans problème" un groupe de garçons et filles tous blancs.
"Quand on est au milieu de plein de monde désireux de faire la fête et qu'on ne peut pas en faire partie, on ressent de l'humiliation et même de la rage", a confié Philippe Trésor.

Tous contestent

Les physionomistes et portiers poursuivis n'ont pas gardé en mémoire cette soirée mais tous contestent la moindre consigne de discrimination. La seule sélection reconnue est celle qui exclut les personnes "sous l'emprise d'alcool" ou "mal habillées".
"On a une clientèle multinationale et on refuse beaucoup plus de gens qu'on n'en laisse entrer", a assuré Anthony Chodkowski, du Queen, qui a dit se baser sur son "feeling" pour laisser entrer.
Le critère essentiel, selon Alhamadou Dembele du Club 79, c'est "la tenue vestimentaire".
Seul dirigeant présent, Christian Billon, du Club 79, a réfuté toute discrimination même s'il reconnaît qu'"on n'est jamais parfait".

Affichage du jugement


Mais selon le ministère public, "la preuve du comportement discriminatoire est rapportée dans ce dossier".
Fustigeant les motifs "fallacieux" opposés par les prévenus, le parquet a donc requis 3.000 euros d'amende contre cinq des sept physionomistes poursuivis et demandé également l'affichage du jugement à la porte des quatre établissements, les premiers à faire l'objet de poursuite en région parisienne.
Bien que les discothèques soient poursuivies comme civilement responsables, le procureur a toutefois estimé qu'il n'y avait pas de preuve d'une volonté "systématique de discrimination" et qu'il n'y avait eu preuve "que ce jour-là".
Le jugement doit être rendu dans plusieurs semaines.
L'article du Monde.

Alors on saura que lorsqu'il est établi la preuve de la discrimination (le testing a été reconnu comme une méthode recevable de ce point de vue) d'un établissement on attaque non l'entreprise mais l'employé. Lequel est souvent lui aussi "coloré" et dont on sait qu'il doit se plier aux exigences de son employeur. On saura aussi que constater un délit sur un jour donné n'est pas la preuve de la volonté de commettre ce délit.

La tolérance zéro c'est pas pour tout le monde donc.

On ne s'étonnera donc pas de la communautarisation des loisirs.

Ceci n'est évidemment pas le plus grave, faudra t il rappeler que le BIT a établi que 80% des entreprises françaises font de la discrimination à l'embauche. Mais là aussi je suppose qu'on préfèrera donner une amende à la secrétaire du drh et considérer que le fait de discriminer une personne n'est pas la preuve de la volonté de discriminer.

Publié : 11 mai 2007, 08:49
par Kyorou
A quoi serviraient les fusibles, sinon ?

Publié : 11 mai 2007, 08:58
par Kzo
Normallement à éviter que ça pète ou que ça brule :mal:.

Publié : 11 mai 2007, 09:56
par Kakita Inigin
... ça risque de brûler, e sérieusement ... j'en reviens pas que ce soient les employés qui soient poursuivis. et leurs employeurs , ils sont pas responsables du travail fait pour eux peut-être ?!

Publié : 11 mai 2007, 10:19
par Doji Satori
De la même façon qu'un employeur n'est généralement pas responsable d'un accident de la route commis par l'un de ses salariés lors de son travail ...

Il y a des cas où des employeurs ont été jugés responsables quand il a été possible de prouver que le délai imposé entre le point A et le point B obligeait au salarié à commettre des excès de vitesse (ou pour les routiers à conduire au delà de la durée conventionnelle).

La preuve, toujours la preuve ...

Publié : 11 mai 2007, 10:27
par Pénombre
mais dans le cas de consignes verbales, la preuve...

Publié : 11 mai 2007, 10:45
par Kõjiro
Bin a priori le BBR (bleu blanc rouge) du fax adressé au cabinet de recrutement d'hôtesses par l'Oréal n'avait pas constitué une preuve puisque l'Oréal n'a pas été condamné...

La preuve dans ce cas c'est un papier où l'employeur écrit "je ne veux pas de noirs et d'arabes"...

Autant dire que ça ne se produira jamais alors qu'on sait (par testing) que plus de la moitié des boîtes de nuit de la région parisienne pratiquent la discrimination et que 80% des entreprises font de même...

Bref rien à attendre de la justice pour ce type de délits qui resteront donc impunis.

Publié : 11 mai 2007, 10:58
par Doji Satori
Ben oui, c'est con la preuve. On devrait pouvoir brûler les hérétiques sur simple dénonciation d'"honnêtes gens" tiens. Tellement mieux. :)

Plaisanterie à part, c'est là que l'on touche concrètement les limites du "légisme". Légiférer, c'est bien mais dans des domaines où la preuve est difficile ou impossible à apporter, c'est quasiment peanuts.
Ah ça, cela fait joli, regardez les belles mesures que l'on prend. On légifère, on prend des mesures ...

La loi ne fait pas changer les mentalités, jamais. Elle ne fait que de s'adapter aux mentalités, à l'évolution des moeurs et de la société.

Publié : 11 mai 2007, 11:01
par Kyorou
Doji Satori a écrit :La loi ne fait pas changer les mentalités, jamais. Elle ne fait que de s'adapter aux mentalités, à l'évolution des moeurs et de la société.
Ouaip, et la mentalité c'est "on veut pas d'immigrés dans les boîtes de nuit". Communautarisme rulez.

Publié : 11 mai 2007, 11:10
par Kzo
la majorité des gens qui ne sont pas blancs ne sont pas des immigrés, c'est un peu ça qui rentrent pas!

Publié : 11 mai 2007, 11:14
par Kyorou
Kzo a écrit :la majorité des gens qui ne sont pas blancs ne sont pas des immigrés, c'est un peu ça qui rentrent pas!
Oui, et le fait que pas de blancs en sont ne rentre pas non plus... Mais faut pas trop espérer, j'imagine.

Publié : 11 mai 2007, 11:28
par Doji Satori
Kyorou a écrit :
Doji Satori a écrit :La loi ne fait pas changer les mentalités, jamais. Elle ne fait que de s'adapter aux mentalités, à l'évolution des moeurs et de la société.
Ouaip, et la mentalité c'est "on veut pas d'immigrés dans les boîtes de nuit". Communautarisme rulez.
Et ?

Il faut voter une loi pour fermer les boites de nuit ?