Goju Kaze a écrit :La question que je pose est la suivante : Quelle différence y a t'il actuellement entre un vote blanc/nul et une abstention?
Très pragmatiquement, malgré tout les beaux discours et beaux sentiments - que je relaie - la différence est que l'abstention, au moins, elle est affichée, comptabilisée et on en parle. Le vote blanc, c'est comment faire pour qu'on oublie ton droit de vote. En somme, avec le système français actuel, une abstention a plus de sens et de poids qu'un vote blanc...
Tetsuo a écrit :La différence c'est que pour vous l'abstentionnisme n'est pas un acte politique.
Or il l'est pour moi et d'autre abstentionniste.
En parlant chiffre :
100 votants, dont
80 blancs, 11 pour A, 9 pour B.
Résultat de l'élection : A élus à 55% : A représente t'il la moitié du pays ?
Quel recourt?
Au moins si les 80 avaient boycoté l'élection (s'abtenir) ils pourraient râler, voire faire un recourt pour un corrum.
Par contre, là, je ne suis pas d'accord. Tu fais un vote blanc, il y a 80% de blancs, ça veut dire quelque chose de fort : plus des trois quarts des votants ont dit qu'ils ne se reconnaissaient en aucun candidat.
80% d'abstention, cela veut dire quoi? Qu'ils n'aimaient pas les candidats? Qu'ils sont anti-système? Qu'ils ont préféré prendre des vacances? Qu'ils étaient sûrs du résultat des élections? Autre?
Mais dans les deux cas, le système juridique actuel ne permet aucun recours. Il n'existe pas de quorum. Et de manière similaire, si 80% ont voté blanc, pourquoi ils ne pourraient pas râler et faire un recourt pour que le vote blanc soit comptabilisé et que s'il atteint un certain seuil, l'élection soit annulée?
Le problème, c'est qu'aux abstentionnistes, on leur répondra : si tu voulais autre chose, tu n'avais qu'à aller voter. A ceux qui votent blancs, il sera plus difficile de faire une leçon de civisme. Se déplacer jusqu'au bureau de vote, ça démontre une volonté. S'abstenir, ça peut être une volonté comme l'absence de volonté.
Et pour mettre une petite perspective historique... Le référendum de 2000 sur le quinquennat : Abstention = 69,81 %. Résultat historique. A peine 30% de personnnes ont votés. 16,09 % des bulletins sont blancs ou nuls parmis les suffrages exprimés. Le oui représentait que 18,55 % des inscrits (c'est-à-dire des personnes pouvant voter, donc vote exprimés + abstention). Il y a eu un recours? Non. Tout le monde s'en foutait. C'est ça qu'à donner l'analyse de l'abstention. Pas une contestation du système, un besoin de changement ou de quorum. Seulement un désintérêt pour la vie politique...
JBeuh, qui précise...