Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

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Shosuro Akae
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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Shosuro Akae » 12 nov. 2013, 13:56

Ha bin ce sera avec plaisir pour d'autres projets :)
Et de rien pour les indications. Tu peux imaginer quelques passerelles plus "fixes" sur certaines zones, mais ensuite j'imagine bien de simples planches ou échelles facilement déplaçables. Non mais aucun problème, pour les sceaux, c'est juste que je me suis imaginé les pauvres brigadiers faire les équilibristes avec des sceaux remplis à longueur de journée :france:
Autre dispositif que je vois bien c'est de stocker et vérifier régulièrement des zones d'entrepôts de ces sceaux d'eau sur différents endroits des toits du quartier (ces ton plan avec tous ces sceaux sur le toit qui m'y a fait penser). Avec l'accord des propriétaires et habitants. Du genre dans les zones sensible (près de hauts fourneaux, le long du parcours de la procession, etc.). On peut imaginer que du coup on ait des artisans spécialisés qui produisent en quantité nécessaire ces sceaux? des rondes régulières pour voir si les sceaux sont toujours en place? Des garnements qui piquent les sceaux pour les revendre à bas prix sous le manteau voir les revendent aux brigadiers :france: , bref un tas de petites anecdotes qui rythment la vie de tes Brigadiers des Arsenaux.
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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Daidoji Akiko » 12 nov. 2013, 14:28

Bien vu.
Démanteler un petit trafic de seaux peut faire une bonne péripétie. Je prends note.
D’ailleurs, on vient de m'annoncer que j'avais une table complète de joueurs inscrits à la conv de Douai pour tester le scénar. Y a plus qu'à, j'ai hâte de voir si l'ambiance va suivre.

Sur ce, merci Akae-sama
:jap:

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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Shosuro Akae » 12 nov. 2013, 14:28

Et Compte rendu obligatoire!!! :fete: :biere:
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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Daidoji Akiko » 12 nov. 2013, 17:28

Sans souci.

En fin de partie, je distribuerai à mes joueurs un modèle de lettre d'injures à l'attention des créateurs de SMM :langue:

Sur ce, je m'en vais chercher des musiques et des petites anecdotes pour rendre Sunda vivante et dépaysante.

:jap:

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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Kakita Inigin » 12 nov. 2013, 18:47

Tu connais Kenshin le vagabond (l'OAV) et les musiques qui vont avec ?
La scène de combat dans le quartier des auberges ?
C'est Living Sin, de taku Iwasaki et c'est un pur bonheur. D'ailleurs ...
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Daidoji Akiko
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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Daidoji Akiko » 13 nov. 2013, 00:26

OK, je vais écouter ça tout de suite ^^! Merci Inigin-sama :jap:
Je misais aussi sur la BO de Shôgun Total War 2 et de memories of a geisha.

Anecdotes et petits événements à Sunda :
• Cris et agitation non loin. Un groupe de brigadiers surgit au milieu d’une foule de badauds, hurle des ordres et parvient à éteindre un début d’incendie dans une chaumière.
• Une procession de bonzes encadrant une famille en direction d’un temple, tous en tenue de deuil. (pour les familles nobles, un enfant ou un moine tiendra dans un fouloir de soie un daisho). Des samurai peuvent accompagner la procession avec l’air grave (ils présentent presque tous des marques de blessures).
• Un vendeur/colporteur d’ « oreilles d’oni » véritables et autres colifichets harangue la foule.
• Un vendeur de nouilles ou bouchées vapeur arrive avec sa roulotte. A bord, deux jeunes enfants entretiennent le matériel, attisent le brasero, ou interpellent les passants.
• Un bonze à genoux à un coin de rue, joue une mélodie triste à la flûte, dédié aux « suivants d’Hida ».
• Quelques heimins, ouvriers dans un atelier ou une forge, gaillards, se chamaillent et s’insultent bruyamment tandis qu’ils remontent la rue.
• Le balai des eta avec leurs charrettes fourre-tout. Parfois plusieurs se bagarrent pour un débris ou autre.
• Des rabatteurs interpellent, souriant, ou abordent des passants pour les guider vers une boutique ou un atelier d’artisan, voire une auberge. Parfois ils proposent certains services sous le manteau (essentiellement des maisons de passe de la Sinueuse, voire quelques tripots). L’un d’eux pourrait chercher à voler au passage quelques choses à son interlocuteur.
• Des pêcheurs ramenant quelques affaires et quelques prisent à leur domicile. Ils se font souvent accostés et on leur propose de leur racheter leurs poissons, même parfois les plus douteux.
• Des pousse-pousse qui harcèlent les visiteurs. Parfois, ils déposent les voyageurs aux mauvais endroits, rançonnant parfois des clients non nobles (avec plus ou moins de conviction ou de sévérité.)
• Quelques gueules-cassées (essentiellement des anciens ashigaru) mendient devant le mur d’un temple. Tout autre mendiant venant s’y installer se verra chasser avec violence.
• Les porteurs d’eau sillonnent les ruelles. Parfois, on les arrête pour leur acheter un bol d’eau fraîche provenant des puits.
• L’inspection des étals par la Garde des Eaux, à proximité des quais. Interrogatoires, fouilles, menaces et parfois, petites faveurs…
• Un voleur à la tire (souvent jeune et misérable) est poursuivit par les employés d’un marchand et bouscule plusieurs passants.
• Une marchande de fruits et légumes flatte les passants et clients potentiels en proposant des dégustations, riant à tous et ventant le bienfait des Fortunes.
• Des anciens jouant au mah-jong, goita ou aux dés dans la rue, à même le sol. Parfois, ils se contentent de fumer ou de mâcher quelques plantes en dévisageant tout le monde et en jouant de commentaires acerbes (« C’ui-là y est tout p’tit, t’as vu ? » « Bah oui mais l’est drôlement laid… »)
• Des enfants jouant à la toupie sous le regard attentif d’un autre, plus âgé.
• Des paysannes en guenilles, attendant à proximité d’une maison ordinaire, accompagnées de quelques gamines en larmes. Bientôt, un employé autoritaire de la oka-san viendra les faire rentrer pour juger de la qualité de la « marchandise ».
• Un puissant samurai accompagné d’une dizaine de serviteurs et de quelques yojimbo fait quelques courses et passe par ici. Il est l’objet de toutes les attentions des commerçants du coin dont les employés interpellent les serviteurs. Tout autre client cesse d’être servi au profit de ce riche visiteur.
• Le faible écho des lamentations d’un jeune homme provient d’une ruelle proche, par-delà les bruits courants. Il s’agit d’un pauvre hère qui se fait passé à tabac par un homme à l’air sévère. Celui-ci est accompagné de 5 autres individus, à l’air peu recommandables, qui s’assurent de la qualité du message délivré par leur employeur. Et tout ceci dans l’indifférence générale des passants.
• Un groupe d’enfants jouent au cerf-volant en courant dans la rue.
• Une patrouille de la Garde grise vient à passer : ils sont des quartiers Nord et portent leur mempo. Il vaut mieux ne pas rester sur leur passage. Les guerriers invectivent tous ceux qui leur paraissent licencieux ou les dévisagent. Ils débarrassent les marchands à la sauvette, parfois à grands renforts de coups longues cannes en bambou, pour « remettre de l’ordre dans la ville ».
• Un attroupement se fait devant un jeune homme, victime d’une rixe ou ayant pris un coup après un vol, voire une dispute. Ses agresseurs ont été mis en fuite par la foule. (possibilité qu’un voleur se glisse parmi les « sauveteurs »). S’en suivent les cancans des femmes de la rue, la vantardise d’un ou deux ouvriers présents au moment des faits et forcément héroïques. Une jeune femme loue l’enseignement des moines de Bishamon qu’elle a suivi.
• Les employés d’un jitô (intendant) viennent vérifier les ventes et marchandises proposées dans une boutique. Plus tard y passera un ji-samurai du clan de la Licorne, visiblement mécontent. Le marchand le suppliera de lui accorder un délai supplémentaire…
• Des vendeurs à la sauvette qui se disputent souvent entre eux pour un emplacement, le regard d’une jolie fille qui passait par là, etc…
• Un long convoi se déverse dans la rue, en interdisant toute traversée rapide et aisée. Il faut jouer des épaules, éviter les bouses des buffles, qui peuvent toujours s’emballer. Les riverains prennent vite comme témoin les PJs de leur calvaire quotidien. La chaussée, en terre battue, s’abime alors très vite.
• Encore un mauvais coup de vent et des fumées noires envahissent la rue, limitant la visibilité très nettement (à prox des Arsenaux).
• Des réfugiés ou des paysans traversent le quartier, cherchant où dormir. Le visage dur, des locaux les chassent ou les accueillent non sans leur demander des compensations.
• Un jeune moine commence à s’immoler en protestation contre les nouvelles taxes décidées par le Conseil et qui touchent leur activité. La foule interviendra pour le sauver.
• Des eta fouillent la rue en quête de détritus qu’ils emportent au loin dans un cortège d’odeurs pestilentielles. Hormis l’odeur, personne n’affecte de remarquer leurs longues silhouettes rachitiques et couvertes d’immondices. Si l’un d’eux vient à toucher un ouvrier ou un paysan, il se fait engueuler, sinon frapper.
• Plusieurs marchands se réunissent devant une maison de thé. Chacun à son tour y pénètre en entonnant la devise de sa « za » (corporation) à haute voix. Manifestement, l’ambiance est festive à l’intérieur.
• Un groupe d’ouvriers rentrent de son service, manifestement ivres. Ils gênent considérablement la circulation ici, mais s’y frotter pourrait déclencher une bagarre.


:jap:
Dernière modification par Daidoji Akiko le 13 nov. 2013, 09:18, modifié 1 fois.

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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Kakita Inigin » 13 nov. 2013, 07:13

Aide de jeu pour le webzine ?
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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Daidoji Akiko » 13 nov. 2013, 09:17

En effet, ça peut être utile pour aider à improviser une scène, une animation, ou autre, durant un scénario dans SMM.
Je vais en rédiger d'autres, on pourra ainsi les intégrer au besoin dans un futur webzine, dans une table d'événements aléatoires.
50 options, ça paraît déjà pas mal.

:jap:

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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Isawa Yoshimitsu » 13 nov. 2013, 11:25

De manière générale (je précise que j'ai pas lu les détails), il me semblerait intéressant de mettre ce scénar en téléchargement sur le site une fois la convention passée :)

(si l'auteur est ok bien sur)

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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Daidoji Akiko » 13 nov. 2013, 12:08

En fait, Yoshimitsu, je comptais le diffuser lors d'un webzine. Si la direction shogunale est d'accord, bien sûr, et surtout si on l'estime assez intéressant pour ça.
Manifestement, ce sera pour 2014, si du moins on conserve le projet de dédier le webzine 18 à SMM. Pour ma part, ça me permettrait de me racheter d'une ancienne promesse faite à l'équipe du webzine, donc pas de souci.

:jap:

A ce sujet, si vous avez d'autres idées d'axe de développement pour un pareil projet de webzine, ce serait bien d'en discuter sur le sujet dédié et de mettre en commun nos idées.

:jap:

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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Daidoji Akiko » 17 nov. 2013, 22:20

Bon, le scénar a été joué ce samedi à la convention, comme prévu. J'en profite pour remercier la bienveillance des joueurs, puisque, si j'ai été très satisfait de leur enthousiasme, leurs réactions et interprétations, je reste pour ma part un peu sur ma faim concernant ce que j'ai écrit. :tetsubo:

D'une part, j'ai été tiraillé tout au long de l'histoire entre la volonté d'imposer un rythme soutenu aux Brigadiers, leur rendant la vie difficile, et la nécessité de détailler les péripéties (parfois facultatives) prévues, pour les rendre plus agréables qu'une succession de lancers de dés. Résultat, je pense avoir joué la partie trop vite (on l'a bouclé en un peu plus de 4 heures - ça, c'est plutôt bon pour une convention -) à mon goût, et n'avoir pas assez laissé la main à mes joueurs pour, lors les moments de temps libre des brigadiers, leur laisser l'opportunité de creuser diverses quêtes. Bref, c'était dirigiste et, si le métier de brigadier s'y prête et le cadre de la conv aussi, je souhaiterai pouvoir fournir des éléments nouveaux au scénar pour aménager assez d'espace aux joueurs afin qu'ils approfondissent les points qui les intéressent, eux et leurs personnages.

Après, je me dis que l'enquête est en réalité annexe sur l'expérience de faire vivre une cité, et surtout de rendre les honneurs à une caste heimin souvent peu mise en avant dans le jeu (certes, on sait pourquoi, mais...). Remarquez, les joueurs ne l'entendaient pas forcément ainsi. S'ils ont apprécié le tour d'horizon, l'enquête sur la mort tragique de leurs prédécesseurs de l'équipe de nuit est restée l'élément clé de leur motivation.

Le crescendo dans la reconnaissance des riverains envers les nouveaux brigadiers mériterait d'être soutenu par deux ou trois événements mineurs mais notables, qui soulignerait cette évolution. (exemple : l'intervention de riverains en faveur des brigadiers pendant la rixe orchestrée à l'atelier du "Fil de l'intant".)

La nécessité d'encadrer la bleusaille des PJs par un sergent s'est aussi imposée d'elle-même, au départ.

Le pense que je vais fournir quelques éléments supplémentaires sur la formation initiale des Voltigeurs avant le Festival de l'esprit du Saule.

Pareil concernant l'incendie des Arsenaux Kaiu. Tout y était trop évident et téléphoné. Il m'aurait fallu programmer quelques péripéties mineuses (ou non) supplémentaires pour octroyer à cette dernière intervention le caractère éreintant des "der des der".

Même remarque sur le final. J'ai improvisé assez d'éléments, sur la fin, pour donner un nouveau souffle à la suite de cette tranche de vie. Une bonne chose serait d'en fournir quelques pistes pour ceux qui souhaiteraient pouvoir achever la quête d'avenir meilleur des pré-tirés.

Encore un grand merci à tous les conseils, les aides et marques d'intérêt que vous avez bien voulu me laisser sur ce forum.

:jap:

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Re: Idée pour scénar "officiel" pour la convention de DOUAI

Message par Daidoji Akiko » 28 oct. 2015, 16:47

Chers Rokugani,

je reviens vers vous car je suis à nouveau en préparation d'un scénario pour la convention de JDR de Douai qui aura lieu les 7 et 8 novembre prochain ( plus d'infos sur http://www.lacageauxroles.fr/ ).

Et à nouveau, votre aide me serait précieuse.

Spoiler :
Voilà ce que j'ai déjà préparé.

Contexte

Les habitants de l'île de Kazashimo ont toujours été de farouches indépendants et, l'île ne présentant de prime abord que peu de ressources hormis sa forêt, le clan de la Mante n'a jamais cherché à y imposé sa férule de manière trop sensible. Les montagnards du massif du Kamikawa ont toujours été des gens robustes, grands pour les standards rokugani, et leur prédisposition pour les études mystiques plus que pour le commerce les ont éloignés des guerres d'influence des autres îles.
D'autant plus que, très tôt, une communauté de moines du temple des héros a pris sous son aile les habitants de l'île, ouvrant un fameux ryu dont les yamabushi étaient des plus respectés, et appréciés par les marins voisins, venus faire escales sur l'île, pour leur droiture et leur hospitalité.

Mais il y a 25 ans, tous les adultes ont disparu de l'île.
Seuls les enfants (de moins de 15 ans) ont été épargnés. Ojorai était le seul adulte a y avoir échappé. Il avait 16 ans au moment des faits et souffrait d'une mauvaise blessure à la cheville. Il était alité chez lui.
Il hérita de sa communauté qu'il essaya de guider, car, pendant près d'un an, les enfants restèrent livrés à eux-mêmes, à survivre sur les seules réserves laissées par leurs parents. Il leur fallait tout réapprendre. Seuls des moines vinrent se réinstaller sur place durant les premières années qui suivirent cet événement, chassant les pirates wako qui profitaient de l'île pour faire escale.

Ojorai devint rapidement un homme hors normes, dans tous les sens du terme. C'était un géant (plus de 2,30m), doté d'une force physique et spirituelle comme peu en connaissait. Lors de l'arrivée de nouveaux moines, une fois le désastre rendu public auprès des îles les plus proches, Ojorai suivit les apprentissages des deux ordres qui prirent place sur l'île : le temple des héros et le temple d'Osano-Wo. Il excella dans leurs ryu et acheva rapidement de s'imposer comme le leader des insulaires.
C'est lui qui négocia une alliance avec le père de Yoritomo. En échange du respect de l'autonomie de l'île, son principal lagon, bien abrité des vents et à l'écart des récifs qui pullulent au large, servirait de base avancée à la flotte de commerce du clan de la Mante. Les yamabushis locaux fourniraient un contingent annuel pour l'armée du clan et les arsenaux, autrefois financés par les Seppun et depuis tombés en désuétude, reproduirait à nouveaux. C'est ainsi que le village de Koutestsukan prospéra, jusqu'à devenir, en 15 ans, la ville portuaire actuelle. Sa population cosmopolite contraste avec celle du reste de l'île, cependant. En effet, la communauté originaire de l'île demeura attachée à ses montagnes et forêts, et resta principalement au Kamikawa, bien qu'une frange embrassa l'activité nouvelle du port de commerce et de ses arsenaux.

Seulement, voilà, récemment, Ojorai a été demandé par le chef du village d'Oketo. Celui-ci lui a fait part de ses craintes concernant les créatures des montagnes. Les Yokai seraient de retour et, qui mieux que celui que tous estiment être dans la main des Fortunes pour leur porter assistance ?
Avec ses compagnons, Ojorai a donc mis le cap sur les hauts sommets du Kamikawa, à la recherche des yokai. Il a bien constaté qu'une demeure du village d'Oketo avait été pillée et ravagée... sans doute par un Yadôkai, un esprit fourbe affectionnant l'apparence d'un modeste moine, car la porte n'avait pas été forcée et que de nombreux moines errent sur l'île... Ojorai grimpa encore dans la montagne, demandant à ses compagnons d'attendre au village qu'il rentre de sa reconnaissance...


Contexte général

La guerre des clans a débuté depuis un an, sous la bénédiction du frêle et malade Hantei Sotorii.

Tandis que les clans du Lion et de la Grue s'entretuent, une puissante armée de la famille Matsu est envoyée le long des côtes pour nuire à l'une des principales sources de revenu de son clan rival : le commerce. Les ports commencent à tomber et il est décidé d'envoyer un contingent sur l'île de Kazashimo pour y faire interdire le mouillage des navires du clan de la Grue qui pourraient y chercher refuge, et faire pression à l'avenir sur le clan de la Mante.

Une partie des PJs sont de cette délégation, qui voyage sur un dizaine de navires de kaizoku, des marins non alignés politiquement, à mi-chemin entre des contrebandiers et des passeurs.
Ikoma Nobunaga est l'un des officiers de cette délégation. Il commande aux éclaireurs et à l'avant-garde. Il a été adopté par la famille Ikoma à la suite de l'effacement du nom Akodo des registres officiels sur volonté de l'Empereur Hantei Sotorii.
Matsu Akane est une guerrière d'élite, vétéran des campagnes autour de Toshi Ranbo, pour laquelle le bushido et les commandements d'Akodo sont les derniers remparts utiles contre la folie des hommes, en ces temps de guerre. Elle est lasse des bains de sang et cherche une autre voie.
Matsu Takiji est un mystique, versé dans la science du corps et des énergies. C'est un médecin compétent bien que sa jeunesse le prive de la renommée de ses capacités.

L'autre faction des PJs est issue du cru.
Mirumoto Hansha est la femme du dignitaire du clan de la Mante qui administre le port de Koutetsukan et ses arsenaux pour le compte de Yoritomo. Elle est native de l'île, mais se rend souvent sur le continent dans le cadre de l'alliance tripartite. Son père est Ojorai, le leader de la communauté du Kamikawa.
Tangan est un marin kaizoku borgne, qui vit de contrebande. Il espère bien profiter de chaque situation en ces temps difficiles. C'est un survivant, mais pas dénué de scrupules.
Chikara est un moine formé au ryu du Silence Rugissant, au village de Matou. Cela fait deux ans qu'il escorte Dame Hansha sur ordre de son maître. Il est plus que ravi de revenir au pays.


Villes et sites principaux :

_ Koutestukan, le port et ville principale (10 000 âmes), abrite les arsenaux Seppun (aujourd'hui aux mains des Mantes) et le temple de la Fureur du Ciel (dédié à Osano-Wo).
_ Fengyüan, ville paysanne située au cœur de la principale plaine de l'île (5 000 âmes).
_ Oketo, un village (500 âmes), situé sur le haut plateau du Lac d'Iwo. Le plus haut de l'île.
_ Le monastère du Nom pour la Chose, perché dans les cimes des monts du Silence, le plus inaccessible des sites monastiques du temple des héros présents sur l'île.
_ Matou, un gros village (1 000 âmes) situé au bas des montagnes du Silence, proche des cascades des pleurs de la Dame (les insulaires les appellent aussi, les cascades de l'écume de Lune). Le ryu du Silence Rugissant s'y trouve.
_ Ranyu, port de pêche isolé, situé au Sud de l'île (1 000 âmes).


L'intrigue :

Dans le village d'Oketo, au cœur du Kamikawa (lemassif montagneux de l'île de Kazashimo), la survie est difficile, à la fin de cette saison des typhons. Les marchands remontent de moins en moins de vivres de la plaine ou du port, qui ne sont pas bon marché. De plus, Tôdô, la femme du bûcheron Moritsume, se languit de désespoir. Les temps sont difficiles, la nourriture est peu abondante, mais surtout, tout lui rappelle l'absence de sa fille, Mei. Le couple l'avait vendu pendant une période de famine, il y a 10 ans, auprès d'une maison de geisha du port de Koutestukan, pour pouvoir survivre.

Son mari, Moritsume, tente de lui faire passer son chagrin. il déterre ses économies, dissimulées dans la montagne, et tente de lui faire reprendre goût à la vie en lui en offrant les principaux plaisirs terrestres (nourriture, thé, vêtements).

Or, ce luxe soudain n'a pas échappé à certains jeunes du village, amis de Rei, la seconde fille du couple.
Ils remarquent aussi que la maison du bûcheron fait souvent l'objet de visites discrètes, la nuit tombée (Les jeunes du village imaginent que ce sont des yôkai, mais ce ne sont que le moine Honjô - qui a aidé le couple il y a 10 ans à simuler la mort de Mei et qui depuis vient souvent au chevet de Tôdô - et Matsu Chisekai - un jeune dignitaire Lion qui s'est épris de Rei un jour qu'il faisait escale sur l'île et en parcourait le marché. Depuis, il courtise la jeune femme pour se distraire des affres de la guerre des clans.) Les enfants rapportent leurs observations à leurs parents.

Un soir, le père de ceux-ci, Genjo, aidé de ses trois frères, débarque et séquestre les parents de Rei pour connaître le prix de leur accord avec des yokai, et aussi pour récupérer ce qu'ils ont de précieux et leur argent. Ils y parviennent, mais tuent par mégarde Tôdô, alors qu'elle tentait de fuir ses ravisseurs. Furieux, Moritsume doit être passé à tabac et ligoté, puis caché. Honjô, le moine ami du couple, arrive à ce moment et parvient à échapper aux frères de Genjo pour se perdre dans la forêt, de nuit. Les frères décident alors de saccager la maison, laissant le chapeau et le sceptre abandonnés par le moine sur les lieux.

Le lendemain, des villageois découvrent le massacre. Les superstitions vont alors bon train. Les villageois redoutent que les moines du temple du Nom pour la Chose aient été corrompus. Armés de ce qu'ils peuvent, ils montent au temple pour demander à être entendus suite au massacre survenu chez eux. Ils comptent aussi réclamer des compensations, et notamment de la nourriture.
La situation s'envenime quand ils découvrent le temple presque vide, si ce n'est de ses moines les plus âgés et malades. Ils les rudoient pour avoir des explications, mais l'arrogance des moines les perturbe. Ils pillent alors les quelques ressources présentes (sauf les offrandes à Onnotangu) et rentrent au village. La nuit, les craque-nuits se font entendre dans l'obscurité. Des guetteurs disparaissent. Certains prétendent avoir vu de sinistres silhouette sans visage...
Après trois jours, Jotaro, le chef du village, décide d'aller demander de l'aide. Il craint que des moines ne se vengent sur tout le village. Il envoie chercher Ojorai, le géant du Kamikawa, pour les protéger.

Celui-ci quitte Fengyüan et rejoint Oketo pour mener son enquête. Les villageois font mention des yokai qu'ils ont vu ou du moins qu'ils pensent avoir vu, grossissent les faits, se posent en victimes.
Ojorai décide d'aller seul au temple du Nom pour la Chose, laissant ses compagnons garder le village.
La situation reste tendue à Oketo.
Arrivée des PJs sur l'île.
:jap:

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