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[univers] senseï
Publié : 04 déc. 2006, 11:31
par Tetsuo

En tant que MJ j'ai mis un personnage joueur en charge d'un jeune samouraï (rang1) fils d'un membre important de son clan.
Ce personnage joueur est, pour moi, devenus le Maître du jeune samouaï. Et ils parcourent les routes ensembles, ayant un raport senseï-élève.
Récement j'ai jouer un personnage qui accompagner un personnage joueur ayant une enfant à ses cotés. Il présentait la jeune fille comme son élève.
D'ou mon intérogation : pour vous à quel age ou moment de la vie peut on considérer qu'il est normal de voir un élève avec son maître.
Pour ma part en tant que MJ c'est aprés le genpukku, et avant un age plus avancé. Généralement les enfants de bonne famille passent leurs genpukku assez tôt (12-14ans) et donc sont confier ensuite à un senseï de leur école pour progresser.
Bien sur un 'vieux' qui aurrait son genpukku entre 16 et 18 ans, risque de se retrouver en fonction sans bénéficier d'un maître.
L'autre vision est aussi bonne : dès qu'un enfant est capable de suivre son maître il l'accompagne. Et lorsque ce dernier sera satifait il lui fera passer le genpukku.
Reste la tolérance sociale, aprés tout un hôte important n'acceptera peut être pas un 'enfant' à sa table.
Alors ?
Re: [univers] senseï
Publié : 04 déc. 2006, 11:43
par Isawa Tsube
Tetsuo a écrit :D'ou mon intérogation : pour vous à quel age ou moment de la vie peut on considérer qu'il est normal de voir un élève avec son maître.
Cela va pas mal dépendre je pense de l'enseignement de ce sensei. Un sensei Dragon n'enseignera pas les mêmes choses qu'un sensei Grue.
En général, je dirai que cela pourrait trés bien représenter les deux dernières années avant son gempukku, qui pour l'occasion serait reculé d'autant.
Je m'explique. En temps de guerre, les gempukku sont passés plus tot pour pouvoir tenir fâce à l'ennemi, c'est à dire pour moi 12-14 ans. En temps de paix, l'apprentissage va être bien plus complet et élaborer donc repoussé au delà de 16 ans.
Si ce pélerinage se fait aprés le gempukku, la position du sensei est déjà moins confortable puisqu'il doit se plier aux règles de l'étiquette mais malgré tout faire passer son enseignement. Même si on peut facilement imaginer une forte amitié entre sensei-élève, le sensei se substituant facilement à un père absent.
Publié : 04 déc. 2006, 11:56
par Hida Ichi
En même temps, envoyer des gamins de 12-14 ans combattre me semble un peu ridicule surtout dans des combats à l'arme blanche où compte la taille et la force...
Bien qu'effectivement, mes lectures de bataille japonaise font état de fils de seigneurs importants qui ont été à ces batailles, mais ont ils réellement combattu ?
Publié : 04 déc. 2006, 12:33
par Tetsuo
Pourtant pour progresser dans les rang d'une école il faut retourner voir son senseï, a moins que le MJ accorde les techniques de rang dés la réputation suffisante.
Donc même un rang 4 devra avoir un senseï.
Ce qui m'embette c'est le statut d'enfant et justement de son implication dans l'étiquette.
Publié : 04 déc. 2006, 13:02
par Ashidaka Kenji
dans "usagi yojimbo" stan sakai fait rencontré son sensei à usagi, bien avant son gempukku (vers l'âge de 10 ans approximativement), et dès cette rencontre usagi suit son sensei partout.
mais on peut envisager que lors de réunions importantes chez un seigneur puissant, l'élève soit bien traité mais mis à l'écart des discussions cruciales, à moins que son sensei ne souhaite sa présence auquel cas je ne pense pas que le daimyo s'y opposerait, la relation élève-maître étant très importante chez les Rokugani.
Kenji

Publié : 04 déc. 2006, 13:19
par Isawa Tsube
Les conversations importantes, comme la politique, sont affaire d'adultes, cela ne concerne pas les enfants, même de haute lignée.
Ils sont tenus à l'écart de ses responsabilités.
Je vois bien le sensei chargé de justement l'éduquer à cette future responsabilité et prendre les décisions à la place de l'enfant, être sa "voix" aux oreilles des adultes. Même si il peut bien sûr y avoir concertation entre le sensei et l'élève.
Si l'enfant est de haute lignée, courtisan ou shugenja à en devenir, le sensei pourrait trés bien être son yojimbo désigné, qui l'accompagnera alors tout le long de sa carrière.
Publié : 04 déc. 2006, 13:30
par Kyorou
D'un autre côté, tous les samouraïs ne progressent pas jusqu'au rang 5.
On peut imaginer que beaucoup d'entre eux ne revoient plus leur sensei après leur gempukku.
Publié : 04 déc. 2006, 13:34
par Tetsuo
oui d'ou mon point de vue : avoir un senseï est un privilége donc tu passe ton genpukku puis si tu as de la chance ou des relations ont te trouve un maître.
Publié : 04 déc. 2006, 18:09
par KamiSeiTo
Il faut voir aussi quelle espérance de vie vous fixez dans votre Rokugan. Si on part du principe qu'on meurt de vieillesse vers 40 ans (sauf exceptions), ou qu'on part en Inkyô (ce qui est un peu pareil vas à vis de son kendô), et que les morts n'arrivent pas toujours que de vieillesse (qui a dit "même plutôt rarement? ^^ ) ; tout de suite ça relativise l'âge du gempuku, l'âge des bushi qu'on peut trouver sur un champ de bataille etc...
Publié : 04 déc. 2006, 20:30
par Bayushi Emji
Usagi a écrit :que les morts n'arrivent pas toujours que de vieillesse (qui a dit "même plutôt rarement? ^^ ) ;
Allons, allons, ce qui compte c'est de s'avoir entourer, avec un bon Yojimbo... n'est-ce pas Musume-san ?
Mais trève de private joke. Ce qui compte, c'est que le PJ de rang 1 soit fils d'une importante famille de son clan. Si tel est le cas, son sensei doit en avoir reçu la charge, et porte la responsabilité sur a) son éducation b) tout ce qui pourrait lui arriver. Or, porter la responsabilité d'un membre important de son clan justifie que le sensei passe beaucoup de temps avec son élève... autant avant qu'après le gempukku : dès que son élève va faire quelque chose, l'enseignement du sensei est mis à l'épreuve. On comprends que le maître veuille être sûr de son disciple avant de le lâcher dans la nature...
Publié : 06 déc. 2006, 11:36
par Hida Ichi
Tetsuo a écrit :oui d'ou mon point de vue : avoir un senseï est un privilége donc tu passe ton genpukku puis si tu as de la chance ou des relations ont te trouve un maître.
Pour moi, tu as un senseï avant ton Gempukku.
Que ce senseï soit ton père, un samourai expérimenté du patelin où tu habites ou le senseï d'un dojo plus ou moins connu où ta famille a pu t'envoyer.
Tu es confié à ce senseï, dès que tu quittes les jupes de ta mère, et c'est lui qui t'enseigne le rang 1 de ton école. Puis quand il te juge suffisamment mature, il accepte de te faire passer ton Gempukku qui peut une simple formalité, ou donner lieu à une fête familiale, ou se faire d'une manière très officielle, pendant un tournoi, comme celui du scénario de base.
Ce senseï est ensuite la personne que tu viens voir régulièrement pour lui montrer les progrès que tu as pu faire par toi même dans les arts que sont les tiens, et si il te juge suffisamment expérimenté, il te révèle les techniques avancées de ton école, pendant un temps d'apprentissage plus ou moins long.
Publié : 06 déc. 2006, 12:09
par Pénombre
ça m'incite à rappeler qu'il faut distinguer le sensei en tant qu'enseignant et le sensei en tant qu'enseignant dont c'est devenu le métier
si j'apprends l'escrime auprès de mon père parce que nous ne sommes pas des gens importants, ou que nous vivons de manière isolée, il me sert de sensei mais ça n'est pas forcément sa vocation à moins qu'il dirige un dojo
à l'inverse, si on me confie à un escrimeur de talent, il me tient lieu de sensei, même si lui non plus ne dirige pas un dojo
enfin, il y a le sensei au sens "professeur dans une institution"
le terme "sensei" désignant de toute manière "celui qui a beaucoup appris", ce qui inclut également les médecins, par exemple, je pense qu'il ne faut pas confondre au niveau sémantique
tout le monde durant son enfance et même une bonne part de sa vie adulte, dans une société qui mise beaucoup sur le respect des ainés et la perpétuation des traditions, suit l'enseignement dispensé par une autre personne
mais cette personne n'a pas forcément le statut d'un professeur reconnu comme tel par la société.
qu'est ce qui donne le statut social de sensei ? en simplifiant, on va dire que c'est l'institution. C'est à dire le dojo, qu'il soit fondé par un ronin dans un trou perdu ou qu'il ne s'agisse que d'une des douzes écoles des bushi de la famille Matsu dispensant sensiblement le même enseignement (= bushi Matsu).
après, c'est la manière dont l'institution perpétue sa réputation qui fait qu'on considère ou pas qu'il vaut mieux y aller que suivre un enseignement familial ou plus informel. Si l'institution délivre un certificat à ses élèves et que ce certificat est reconnu, tout va bien. Sinon, c'est aux élèves de faire la réputation de leur insignifiante école de la fourchette volante... et leur talent qui fera qu'on la considérera ou non
plus clairement : si toto le ronin dirige le seul dojo dans un rayon de 20 km, il est peu probable que tous les samurai du coin y envoient leurs enfants. La plupart préfèreront veiller à leur éducation martiale eux-mêmes. Ou confieront leurs gosses à leurs frères de clan plus aptes qu'eux dans les parages, ce qui peut ou pas à la longue permettre la création d'un dojo en bonne et due forme
donc, attention, si être l'élève d'un dojo reconnu, voire réputé, est une bonne chose, il n'est pas forcément déméritant d'avoir eu son père (homme honorable mais sans distinction particulière) pour maitre, plutôt que n'importe qui dont la réputation est... plus ambigue
surtout dans une culture ou l'apparence est cruciale
Publié : 06 déc. 2006, 13:38
par Tetsuo
Et le statut/rôle de l'élève ?
notament dans le cas d'un enfant.
Publié : 06 déc. 2006, 15:14
par Matsu Yumi
Je crois qu'on peut distinguer sensei (professeur, en tant qu'enseignant) et sempai ("ainé dans les études"), ce qui correspondrait au "papa m'a appris ca"...
Publié : 06 déc. 2006, 15:34
par Ashidaka Kenji
en outre il est possible qu'un même élève ait plusieurs sensei ( ou sempai

)
en effet, son premier maître peut très bien ne pas posséder lui-même toutes les techniques de son style et donc laisser la place à un maître plus expérimenté si son élève progresse très vite.
d'ailleurs, techniquement parlant, il me semble qu'un samurai ne peut enseigner que s'il possède la compétence "sensei" (étonnant, non?

) évidemment n'hésitez pas à me corriger si j'ai tort
Kenji
