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[Commentaires] Les Textes de Iuchi Mushu

Publié : 14 oct. 2004, 07:23
par Pénombre
A propos du texte "L'éloge du silence"

J'aurai une petite question sur une phrase bien précise
Kagenagai fut donc envoyé auprès de Shosuro Sanada pour la « remettre » dans de meilleures dispositions.
De la manière dont la dite phrase est insérée dans le texte, je la trouve un peu confuse. A la base, elle m'évoque deux possibilités :
- cet envoi correspond à ce qui est décrit plus haut dans le texte, il s'agit donc de la mission d'escorte et la phrase suggère une éventuelle prise de contact antérieure qui aurait eu des résultats peu probants.
- plus vraisemblablement, il s'agit d'un intermède entre ce qui précède et la suite du texte, mais aucune précision n'est donnée sur les résultats de ce périple

Soit j'ai mal compris, ce qui m'arrive souvent, soit il y a une confusion des moments qui est sans doute très claire pour toi mais qui m'a laissé sur le bas côté de la route

Kagenagai... mmm.... tiens donc...

une jeune fille de la famille Shosuro, qui ne dit mot et qui a les yeux noirs...

j'attends la suite :jap:

Publié : 14 oct. 2004, 07:48
par Iuchi Mushu
La phrase citée, Pénombre san est le prémice de l'entretien qui suit. La dame étant toujours silencieuse une semaine après son arrivée dans la demeure d'Akodo Yasatsuna, Kagenagai est envoyé par son Seigneur, peu patient de nature, pour tenter de savoir ce qui la met dans ces dispositions forts déplaisantes à son égard.

Est-ce une brimade ? Un caprice ? Une maladie ?

J'ai laissé volontairement des flous dans le périple car il y aura dans la suite, des "flashback" mais cela évidemment, tu ne peux pas le savoir, seul l'auteur le sait ;)

Voilà j'espère que c'est plus clair :jap:

Publié : 14 oct. 2004, 08:11
par Pénombre
tout à fait, j'ai trouvé la source de ma confusion

c'est dans la phrase que je cite que tu mentionnes le nom de la dame pour la première fois, et la tournure m'a induit à penser qu'en fait tu parlais d'un parent à elle et non d'elle même, ce qui m'amenait à l'interrogation précédente

quand on comprend que Shosuro Sanada est la jeune fille, tout est limpide mais la construction du texte m'a totalement induit en erreur

une petite indication préalable sur l'identité de la jeune fille ou un insert dans la phrase indiquant que c'est d'elle qu'on parle rendrait je pense les choses tout à fait compréhensibles pour des gens comme moi dont l'esprit est souvent loin d'être d'une clarté inexorable ;) :jap:

sinon, une autre interrogation sur la dernière phrase du texte
Tout le monde finit par s’habituer à sa présence même si son attitude étaient pour tous insondable, incompréhensible, tous sauf Yasatsuna
cela signifie que Yasatsuna est le seul à ne pas trouver son attitude insondable et incompréhensible ou qu'il est le seul à ne pas s'habituer à sa présence ?

la construction de la phrase implique la première alternative mais à moins que tu suggères un savoir détenu par Yasatsuna et dont le lecteur ne sait encore rien, on aurait tendance au vu du reste du texte à considérer qu'il ne cherche pas à la comprendre, ne la comprend pas et est simplement profondément agaçé par son attitude dans sa propre maison alors qu'elle est censée être son épouse

encore désolé, le désavantage Obtus m'a été offert en cadeau dans le package de création
[/quote]

Publié : 14 oct. 2004, 09:16
par Seppun Kurohito
Encore un texte tout en sensibilité, entouré d'un mystère qui donne envie de lire la suite (même si j'en ai vu un petit peu plus sur le forum de Kekkai-san ;)).
Encore et toujours un vrai plaisir à lire...
Pénombre a écrit : (...)on aurait tendance au vu du reste du texte à considérer qu'il ne cherche pas à la comprendre, ne la comprend pas et est simplement profondément agaçé par son attitude dans sa propre maison alors qu'elle est censée être son épouse
C'est comme ça que j'ai compris, pour ma part, l'attitude de Yasatsuna.

En espérant retrouver bientôt vos nombreux textes, Mushu-hime...
:jap:

Publié : 14 oct. 2004, 12:15
par Iuchi Mushu
Pénombre a écrit :une petite indication préalable sur l'identité de la jeune fille ou un insert dans la phrase indiquant que c'est d'elle qu'on parle rendrait je pense les choses tout à fait compréhensibles pour des gens comme moi dont l'esprit est souvent loin d'être d'une clarté inexorable ;) :jap:
Effectivement ça aurait été beaucoup plus clair, je vais repenser le début afin que ce soit moins déroutant pour le lecteur.
Pénombre a écrit :sinon, une autre interrogation sur la dernière phrase du texte.Tout le monde finit par s’habituer à sa présence même si son attitude étaient pour tous insondable, incompréhensible, tous sauf Yasatsuna.

.... on aurait tendance au vu du reste du texte à considérer qu'il ne cherche pas à la comprendre, ne la comprend pas et est simplement profondément agaçé par son attitude dans sa propre maison alors qu'elle est censée être son épouse
C'est tout à fait celà, son silence l'agace et il n'est pas patient non plus. Dans le cadre de ce mariage planifié et même si son épouse rempli tout ses devoirs et ne l'a en rien offensé bien au contraire, (elle ne sape pas son autorité, ne le défie pas ouvertement, elle montre une attitude exemplaire en public et il ne semble pas s'en plaindre en privé) son silence lui est peu supportable.

A noter aussi qu'ouvertement, il ne lui a jamais non plus posé la question donc ce climat d'incompéhension se durcit et se tend comme la corde d'un arc prête à se briser.

Merci pour vos commentaires et appréciations, ça fait toujours extrêmement plaisir :jap:

Publié : 14 oct. 2004, 14:38
par Pénombre
j'ai lu en partie le background de Tsume Kenichi et j'aimerai revenir sur un paragraphe en particulier
Je n’ai de la situation que mon instinct et ma lame qui viennent se conjuguer en un accord parfait pour me protéger la vie. La voix de Daidoji Watanabe a résonné mais je suis incapable d’en saisir la substance, j’entends le sifflement d’une flèche et face à mon adversaire inconnu, le choc de l’acier de nos lames s’abat au sol. Instinctivement, je tourne la tuska de mon sabre et la lame retournée, je remonte d’un coup sec. Ce mouvement m’a sauvé la vie, l’assaut est venu comme une tornade mais l’acier a aspiré la vie de mon agresseur au cœur de ses entrailles comme la poussière absorbe maintenant son sang. Tout tournoie autour de moi dans un silence que je suppose refléter l’incompréhension générale, tout le monde est silencieux, immobile, plus un mot, plus un souffle, j’ai l’impression que je vais m’éveiller de ce qui ne doit être qu’un horrible cauchemar, que moi Tsume Kenichi je vais me retourner et voir sous le soleil du printemps les pas de mon seigneur déambulant sur le tapis de pétales des fleurs de cerisiers qui bordent l’allée des jardins, son visage fin va me sourire quand accroché à son hakama un jeune enfant va lui tendre la main. Mais la brise me caresse le visage et lorsque je me retourne, il n’y a que les pétales jonchant le sol, voltigeant sous un vent capricieux et un chemin interminable qui s’étend vers les montagnes mais mon maître n’est pas sur ce chemin, il est dans mon cœur.
j'aime beaucoup ce paragraphe, surtout vers la fin à l'évocation du seigneur de Kenichi. C'est un des passages du texte les plus stimulants.

cependant, il y a deux petites choses à revoir :
j’entends le sifflement d’une flèche et face à mon adversaire inconnu, le choc de l’acier de nos lames s’abat au sol.
"le choc de l'acier de nos lames s'abat au sol" ? j'avoue que cette formulation me laisse perplexe
Ce mouvement m’a sauvé la vie, l’assaut est venu comme une tornade mais l’acier a aspiré la vie de mon agresseur au cœur de ses entrailles comme la poussière absorbe maintenant son sang. Tout tournoie autour de moi dans un silence que je suppose refléter l’incompréhension générale, tout le monde est silencieux, immobile, plus un mot, plus un souffle, j’ai l’impression que je vais m’éveiller de ce qui ne doit être qu’un horrible cauchemar, que moi Tsume Kenichi je vais me retourner et voir sous le soleil du printemps les pas de mon seigneur déambulant sur le tapis de pétales des fleurs de cerisiers qui bordent l’allée des jardins, son visage fin va me sourire quand accroché à son hakama un jeune enfant va lui tendre la main. Mais la brise me caresse le visage et lorsque je me retourne, il n’y a que les pétales jonchant le sol, voltigeant sous un vent capricieux et un chemin interminable qui s’étend vers les montagnes mais mon maître n’est pas sur ce chemin, il est dans mon cœur.
comme je disais, j'aime bcp ce passage mais la chute malheureusement est trop brutale par rapport au reste, à mon sens

Mais la brise me caresse le visage et lorsque je me retourne, il n’y a que les pétales jonchant le sol, voltigeant sous un vent capricieux et un chemin interminable qui s’étend vers les montagnes mais mon maître n’est pas sur ce chemin, il est dans mon cœur.
l'évocation des montagnes et du maitre, puis la dernière phrase arrivent beaucoup trop vite, on est emporté jusqu'à ce moment par l'évocation précédente et là, paf, on est brutalement balancé sur une autre ligne

ça passerait mieux si cela ouvrait vers un autre paragraphe à mon avis mais en chute, ça casse tout l'effet pourtant très fort du paragraphe et ça laisse sur une impression de maladresse un peu désarçonnante

en tous cas, c'est ainsi que je l'ai ressenti :)

Publié : 05 janv. 2005, 09:42
par Seppun Kurohito
L'histoire de l'éloge du silence tient vraiment en haleine.
J'ai hâte de voir comment tout cela va finir...

Publié : 06 janv. 2005, 14:54
par Iuchi Mushu
Le texte final est en conception mais je peux déjà te donner un indice avec ce simple adjectif : mal.

:snif:

Publié : 27 janv. 2005, 14:25
par Shosuro Akae
Je viens de lire Hananatsu(je crois que j'ai écorché le nom) et la première partie m'a beaucoup plu et inspirer (particulièrement jusqu'à la mort des deux ronin) et je pense que je vais faire une petite illustration d'une des scènes (si tu me le permet biensur)

Je n'ai pas encore eu le temps de tout lire (peu de temps à disposition), mais je tacherais petit à petit d'en faire le tour.

Publié : 29 janv. 2005, 10:18
par Pénombre
très chouette texte

un peu de relecture par contre, pour éviter quelques coquilles style
Sa surprise avait été grande quand il avait découvert qu’il n’était le premier

soit il l'était, soit il ne l'était pas mais ça ne peut pas être l'un et l'autre ;)

Publié : 29 janv. 2005, 12:08
par Iuchi Mushu
:jap: domô Pénombre san pour cette relecture, parfois il est tard et je manque de vigileance :zzz: .

Publié : 13 mai 2005, 12:14
par Hida Kekkai
trés joli texte ! :biere:

Publié : 13 mai 2005, 12:42
par Iuchi Mushu
Merci beaucoup, je retrouve avec le plaisir de l'écriture celui de votre lecture attentive et preste.

Domô Kekkai kun :jap:

Publié : 13 mai 2005, 19:47
par Otaku Sh?am
Tous ces textes sont sublimes. :jap:

Publié : 13 mai 2005, 21:32
par Hida Kekkai
j'ai adoré la fin de l'éloge du silence ! :biere: :x