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Re: Gestion de fief

Publié : 10 oct. 2012, 20:29
par Kitsuki Jitsuma
Kakita Inigin a écrit :Je n'en ai pas tellement, mais (outre quun expert de la question traine sur ce forum) sauf erreur la Chine est plutôt basée sur une administration de fonctionnaires. Un empereur, un peuple ; ensuite bien sur il y a des strates sociales mais pas légales .
On est d'accord mais personne n'a les grades de fonctionnaires ?

Re: Gestion de fief

Publié : 11 oct. 2012, 21:16
par Soshi Noami
C'était pas 8 grades comportant chacun 2 échelons ou quelque chose comme ça ?

Re: Gestion de fief

Publié : 11 oct. 2012, 21:45
par Kakita Inigin
Soshi Noami a écrit :C'était pas 8 grades comportant chacun 2 échelons ou quelque chose comme ça ?
Probablement, c'est très proche de la hiérarchie administrative japonaise sous Heian (et après de façon fictive).

Re: Gestion de fief

Publié : 12 oct. 2012, 11:16
par Shin Bayushi
Je voulais savoir un truc et l'empereur sa tune vient de qui ?
est ce les daimyos qui lui reversent une somme sur les gains de l'année?
Est ce que c'est juste les troupes du chancellier imperial qui récupèrent l'impo (aprés Iweko 1) ou les magistrats d'émeraude ?

Il y a une autre chose que je voudrais aborder la corruption et l'économie parallèle, pour certains zones c'est leur activité principale.

Qu'en est il de l'économie aussi classique. Si on fixe juste les revenus à la production et aussi aux produits transformés, on n'oublie tout ce qui est négoce et purement spéculatif. Mais vous me direz oui c'est trés chiant en effet ^^

En ce qui concerne les fermes, trés souvent se sont un groupement de familles qui produisent sur plusieurs hectares, trés souvent ayant des liens de parentés. Ainsi même si 4-5 personnes disposent d1 ha pour leur champ, trés souvent ils se retrouvent à 30-50 pour les periodes importantes agricoles, à côté de çà, il y a des periodes creuses, accés sur l'élevage, le travail de l'osier ou tout simplement récuperer des fruits.

A priori Un daimyo de province ( un clan a 4-5 provinces en général) récolte entre 8000 et 15000 kokus par an d'impot. Il faut dans ces impots compter tous les frais à payer de gestion qui sont l'entretient militaire, l'entretient des routes et autres frais, traités, justice etc etc etc....
Dans tout çà il faut payer les samurais qui défendent les heimins. un Samurai touche entre 1 et 5 kokus par an sans les primes et récompense du daimyo. Autant dire si on fait le compte du nombre de samurai au m² çà va déjà pomper correctement les caisses du daimyo de province.
La il faut savoir aussi combien d'homme il a à sa dipsosition et si les daimyos locaux n'ont pas déjà en charge une partie des frais de gestion de défense de leur zone.

Dans une architecture féodale classique je dirais que les seigneurs taxait autour des 40 à 50% leurs terres( seigneurs ou saigneurs d'ailleur ^^). Les seigneurs au dessus devait récupéré une même somme à peu prêt de 30 à 50%. La taxe imperiale devait être de 20% du reste.

Ce qui fait donc sur un paysan en gros 50% pour sa poche, 20% pour son daimyo direct,20% pour le daimyo de clan et 10% pour l'empire, de ce qu'il touche et qu'il produit.

L'autre jour j'ai vu les chiffres wikipédia de certains clan en samurai et çà m'a inquiété. 100000 samurai pour le clan du dragon par exemple. D'un point de vue comptable c'est strictement impossible. çà ferait au minimum 100000 kokus à fournir. Allez grosse modo on monte à 60000 kokus grand max pour le clan du dragon par exemple, Les 40000 ils font quoi, il font la manche ?Messieurs je suis ambidextre spécialiste du sabre moine tatoué, je crache aussi des flammes, vous auriez pas la pièce à la main ?
Bref, y a un truc qui cloche.

Il faudrait connaitre le cout des toutes les dépenses, infrastructures générales, connaitre le cout des dépenses militaire et surtout avoir une estimation de la population plus globale. 1 samurai pour combien d'habitants ? j'ai lu du 1 pour 50 et des fois on voit 1 pour 10 ?

A mon avis, un paysan produit pour deux personnes ( 2 kokus il lui en reste 1), un artisant porduira surement du 2 à 10 kokus de bénef par an,

A mon avis il faudrait déjà voir ce genre de chose, pour que la base soit bien solide et aprés qu'on chiffre comme les attributs et compétences les choses de 0 à 5

0 ne produit pas de ressource (0 koku )
1 ressource suffisante pour s'auto suffir (1-2 koku)
2 produit quelques bénéfices mais avec les aléas çà devient négligeable (3-5)
3 ressource de bonne qualité qui commence à rapporter (5-10)
4 ressource de niveau importante qui est extremement bénéfique (10-25)
5 ressource de qualité exceptionnelle qui palpe à donf ^^ (25-100)

Je suis partisan d'une feuille de fief ou de ville ou de province établit comme une feuille de perso classique.

Deux attributs offensifs Feu et Air, deux attributs défensifs Terre et Eau et le vide réprésente la gestion des aléas

Feu, armée (attaque) artisanat
Terre Armée ( défense ) ressources liés à la terre
Air commerce, ressource lié aux savoirs
Eau Mysticisme/diplomatie, ressource lié aux pelerinages et à la diplomatie
Vide : capacité à se dépasser d'une province.

Aprés il faudrait établir quelques compétences Une province doit représenter un niveau global de sa population. Pourquoi pas même mettre Art de la guerre et aussi Kenjutsu pour représenter son niveau d'armée moyen.

Tout cela n'est que quelques idées bien sur à creuser.

Re: Gestion de fief

Publié : 12 oct. 2012, 11:26
par Kakita Inigin
Je pense que le sujet démographie répond fortement à tes questions. par ailleurs la 3eme édition donne les effectifs de tous les clans (et la 4ème de même).

Et le Clan du Dragon a des mines d'or.

Re: Gestion de fief

Publié : 12 oct. 2012, 15:56
par Kitsuki Jitsuma
Euh je crois que tu sous estimes largement la production du riz.
1 koku = 150kg = 0.15t de riz pour faire simple.
Or la production à l'hectare (100m x 100m) tourne entre 1t (Afrique) et 6t (zone favorable avec tout l'engrais qui va bien)
Donc en prenant le pire des cas, 1t c'est 150 kokus, juste avec un carré de 100m sur 100m, je te laisse extrapoler la surface agraire de ton Rokugan mais n'oublie pas qu'il y a souvent deux récoltes...

Re: Gestion de fief

Publié : 12 oct. 2012, 16:13
par Kitsuki Jitsuma
Shin-san

Voici ce que j'avais écris à ce sujet quelques pages avant, le tout regroupé en un seul endroit :

Je pense à un système qui logiquement s’inspire des 5 éléments avec des attributs dessous pour décrire le fief.
Mon soucis c'est après, est ce que je mets des échelles comme l'honneur par exemple, fief avec rang 3 en pop. mais du ca veut dire qu'il faut créer une échelle cohérente. Et entre un village et Ryoko Owari en terme d'échelle c'est un peu le grand écart.
Ou alors je pars sur les chiffres réels direct genre population je mets juste : 1580 heimins.

Eau :
rendement
artisanats

Feu :
population
valeur de défense

Terre :
surface
matières premières

Air :
compétence
magie

Vide :
religion/progression dans l'ordre céleste


Voilà le mécanisme vers lequel je m'oriente.
surface x rendement = production théorique, sur la base de la production théorique on a l'impôt demandé par le supérieur et l'administration impériale. :akuro:

Ensuite y a un jet d'intendance :
(rang en Compétence des paysans) Garde (rang en respect de l'ordre céleste)

Les différents évènements ou installations viennent modifier la compétence ou le respect...
Résultat du jet : 10 =75% du théorique, 15 = 85%, 20 = 100%, 25 = 105%, 30 = 115% etc... tout n'est pas encore fixé mais c'est le principe.

monastère : +0G1 sur le jet
guerre : -1G1
apparition de créatures de l'outremonde : -0G1
inondation : -6
digue : +4 si inondation
etc... on peut en ajouter plein.

Il m'est venu une idée ce matin pour la gestion de l'artisanat dans un fief.
J'ai deux indicateurs, un rang en artisanat et un rang en matières premières.
Plus le rang en artisanat serait élevé et plus le fief pourrait recevoir des artisans évolués.

On aurait une échelle :
rg 0.5 : bucheron
rg 0.8 : taneur*
rg 1.0 : menuisier
rg 1.2 : mineur
rg 1.3 : potier
rg 1.5 : forgeron d'outil
rg 1.7 : tailleur de pierre
rg 1.8 : tisserand
rg 2.0 : charpentier
rg 2.3 : boucher-charcutier*
rg 2.5 : tailleur
rg 3.0 : forgeron d'arme
rg 4.0 : Joaillier
etc...

Il faut payer pour progresser dans les rangs et ensuite payer pour que l'artisan accessible viennent s'installer.

Ensuite entre en compte la donnée : matières premières.
Chaque artisan a besoin de matières premières. La aussi on a un rang en matières premières avec une liste de matières premières correspondant aux besoins artisanaux. Plus le rang est élevé et plus il y a de matières premières disponibles dans le fief. Si la matière première n'est pas disponible il faut faire appel à un marchand et c'est plus cher.

Ensuite il suffit de faire un jet de patronage par artisan, dont le résultat donne un revenu direct pour le fief.

--------------------
Si tu veux on peut travailler ensemble pour aboutir à la fiche de fief et à un mécanisme intéressant.

Re: Gestion de fief

Publié : 12 oct. 2012, 16:20
par Soshi Noami
Kitsuki Jitsuma a écrit :Euh je crois que tu sous estimes largement la production du riz.
1 koku = 150kg = 0.15t de riz pour faire simple.
Or la production à l'hectare (100m x 100m) tourne entre 1t (Afrique) et 6t (zone favorable avec tout l'engrais qui va bien)
Donc en prenant le pire des cas, 1t c'est 150 kokus, juste avec un carré de 100m sur 100m, je te laisse extrapoler la surface agraire de ton Rokugan mais n'oublie pas qu'il y a souvent deux récoltes...
Je te trouve un peu optimiste, 2 récoltes par an, c'est uniquement dans certains coins de Rokugan et dans le meilleur des cas.

Re: Gestion de fief

Publié : 12 oct. 2012, 17:15
par Shin Bayushi
Kitsuki kakita et soshi sama, on est assez proche en effet de ce que peut produire un champ en effet.

Disons une tonne de riz par an. 150Kg de riz par an représente 1 koku et l'argent nécessaire pour faire vivre une personne trés convenablement pendant une année.

1 tonne çà fait environ 6-7 *150kg de riz. disons donc 7 kokus par an en gros.

Disons qu'on produise un peu plus pour faire pour 5 personnes dans le champ 10 kokus ( 1500 kg de riz) on a ainsi une belle production ( bien ronde ^^) qui fait ainsi 5 kokus dans les poches du seigneur.

Si on fixe ainsi 1 ha représente 10 kokus et 5 vont chez les seigneurs çà me parrait assez logique.

J'aime bien le concept de modification sur un jet de récolte, genre 2 kokus par modification en plus sur la difficulté. ce qui représenterait au max 2-3t par production.

100 ha =100 * 100m * 100m = 1 km² On peut ainsi calculer plus facilement la superficie d'une province et sa production : 1km² = 500 Kokus d'impot (sans les modifications de récolte)
si on garde 20% des impots en local, 20% au daimyo superieur et 10% pour l'empire et qu'on fait la démarche en population;
çà me parait ainsi plus logique en terme de population: disons 500 paysans pour 1km². 20% de 1000 kokus = 200 kokus imposés pour le daimyo local donc. çà fait la même somme pour le daimyo au dessus et 100 pour l'empire et d'un point de vue démographique çà tient à peu prét la route.

500 paysans vont fournir en gros le service de 50 -100 hommes (rapport 1/10 ou 1/5), ce qui correspond bien pour une population de type rokugan. en gros une personne sur 10 travail pour les affaires de la province.
Pour le daimyo de clan il aura aussi le même rapport peut être même un peu moins vu le salaire de ces sujets. dison 1/10 donc 50 hommes pour 1 km²
Et pour l'empereur cela est surement encore plus cher donc disons moins de 10 hommes pour 1 km².

et donc c'est trés honnete. Plutôt bien représentatif d'une société médievale.


Mais pour revenir sur le système pourquoi ne pas faire un truc simple genre:

recolte de l'année : tu lances (compétence Rang de ferme+ rang de sol) G (rang de sol)
entreguillemet rang de sol correspond à la capacité de ta province à gérer son sol.

J'avais pensé à une époque à un système de combat pour unité un peu dans le même genre, mais tu faisais tout en opposition genre ( score de Kenjustu + agi) +1d10 contre (défense+ agi)+1d10 pour l'adversaire. avec le gagnant tu fais les dégats genre (différence + force + arme ) +1d10 contre (armure + constit) +1d10. Une unité à 10 pv et donc tu soustrais et bing elle est morte ou pas morte.
Enfin dans l'idée, çà me permet en gros de calculer les pertes pour les combats de masse. Une unité 10 hommes, un bataillon 100 une division 1000.

Enfin juste il faut me préciser les choses, j'ai joué à la première et la 2ème ed et me suis arrété à la deuxième ed, j'ai du faire 4-5 ans de campagne avec la deuxième. donc des fois je suis un peu à la rue ^^

jap

Re: Gestion de fief

Publié : 12 oct. 2012, 18:35
par Kakita Inigin
Le paragraphe qui commence par "500 paysans vont fournir le service de ..." est totalement incompréhensible.

Un heimin (paysan) travaille aux champs et rizières de 7 ans à sa mort (vers la quarantaine) ou peu s'en faut. En supposant une régularité des naissances et de la mortalité infantile cela correspond à 80% de la population paysanne. Avec un taux d'imposition de 50% cela veut dire que 40% des heimin (200 personnes) travaille à nourrir les samurai. Sur ce même km² il y a une vingtaine de samurai (ce qui d'ailleurs éloigne une quarantaine dheimin du travail agricole pour le service direct des samurai).

(calculs qui impliqueraient un empire d'au minimum 100 000 km²).

Re: Gestion de fief

Publié : 15 oct. 2012, 08:38
par Kitsuki Jitsuma
Vous êtes en surface agricole utile là, pas en taille normale.
Mais 100 000 km2 ca fait 500km sur 200km, c'est pas si gros sachant que la France a actuellement une SAU de 290 000km².

Re: Gestion de fief

Publié : 15 oct. 2012, 09:14
par Ding On
Pour les grades des fonctionnaires chinois, je ne peux que conseiller la lecture de Qin (plus spécifiquement Shaolin & Wudang, car période plus proche de celle dont s'inspire Rokugan).
En précisant bien que dans ce jeu, les auteurs ont fait le choix de présenter une administration simplifiée. La vraie hiérarchie chinoise est polymorphe, extrêmement complexe et dissemblable parfois d'une province à une autre (et peut changer d'un Empereur à l'autre, au gré des caprices). Dans un souci de confort ludique, nous avons donc choisi de présenter une version exploitable en jeu plutôt que de faire une encyclopédie qui n'aurait intéressé personne - à part Dôgen.

Mais en gros, en simplifiant à l'extrême et par ordre croissant, on a :
- District : administré par un magisrat (le Juge Ti en est un typique).
- Préfecture : administrée par un préfet.
- Province : administrée par un gouverneur (parfois deux : un civil et un militaire).
Après y a plein de petites mains, de fonctionnaires mineurs (scribes, archivistes, adjoints, comptables,etc.), de conseillers, de chefs de cabinet... L'administration chinoise est un enfer bureaucratique qui se prête bien à l'improvisation du MJ pour rendre fou ses joueurs (façon les Douze Travaux d'Astérix).

Ah tiens, les droits des textes de Wuxia m'étant revenus, je peux vous copier / coller ce que j'avais écrit dedans à ce propos. Attention bis, c'est simplifié dans une optique d'utilisation ludique ! (pour des informations parfaitement exactes, rien ne remplace un livre d'histoire)
1.2 La société chinoise

Les informations données dans ce chapitre sont essentiellement tirées de l’époque durant laquelle régna la dynastie Ming, mais elles sont globalement valables pour de nombreuses périodes de l’histoire de la Chine, allant de la dynastie Han à la fin de la dynastie Qing.

1.2.1 La famille

En tant qu’unité de base culturelle et administrative, ce n’est pas l’individu mais bel et bien la famille qui est reconnue. C’est elle qui possède les terres et propriétés et ses membres sont unis par le culte des mêmes ancêtres, vivant dans la même demeure.
Une famille traditionnelle se compose du père, de la mère, des fils et de leurs épouses tant que ceux-ci n’ont pas encore créé leur propre foyer, et des filles jusqu’à leur mariage (au cours duquel elles changent de famille en adoptant symboliquement les ancêtres de leur époux).
Le chef de famille incontestable est bien sûr le père, dont l’autorité morale fait loi. La mère vient ensuite, tant que ses fils ne sont pas adultes. Puis arrivent les enfants, qui doivent respect et obéissance à leurs parents comme l’exige la piété filiale définie par Confucius. Si le père a pour tâche de diriger la famille, son épouse se doit de tenir sa maison et de donner naissance à des garçons qui perpétueront la lignée.
Devant la loi, la famille est responsable collectivement. En théorie, chaque membre peut donc être puni pour les délits perpétrés par un seul des siens mais ce genre de cas reste rare et réservé en général aux crimes les plus graves comme la trahison. Par contre, il est fréquent que le prestige d’un seul membre de la famille rejaillisse sur toute la maisonnée.

1.2.2 Les Quatre Peuples

La classification de la population se fait par un système de castes, qui est tout sauf strict. En effet, bien que fortement hiérarchisée, la société chinoise est également des plus mobiles et changeantes, notamment grâce au système de concours de la fonction publique, à l’apprentissage ou à la mobilité de la population.

Les lettrés occupent la place la plus prestigieuse dans la société, qu’ils soient simples fonctionnaires, précepteurs, scribes, poètes ou romanciers.
Les paysans viennent ensuite. Producteurs du riz, ils sont ceux qui nourrissent tout l’Empire par leur travail.
Marchands et artisans, s’ils sont bien souvent beaucoup plus fortunés, sont moins bien considérés que les classes précédentes.
Les militaires forment aussi une classe à part, mal considérés et souvent méprisés et craints.
Hors de cette classification, existent les différents clergés, bouddhistes et taoïstes, qui bien que prétendant vivre hors du monde et de ses problèmes, jouissent d’une puissance politique non négligeable dont ils n’hésitent pas à user afin de faire avancer leur cause à la cour impériale et au sein des diverses provinces chinoises…
Enfin, en-dessous des Quatre Peuples se trouvent les parias de la société : vagabonds, mendiants, eunuques, prostituées, mais aussi artistes errants ou chevaliers du monde des arts martiaux.

Les lettrés :
Titulaires d’un diplôme, les lettrés jouissent d’un prestige considérable dans une société qui valorise tant la culture et le savoir.
Une partie des lettrés appartiennent à des familles de notables, fonctionnaires d’état ou propriétaires fonciers gérant de vastes terres. Ceux-ci sont fortunés et ont souvent l’oreille des autorités.
Mais en dessous de ces lettrés à la position élevée, il y a la majorité de ceux qui, issus d’une famille modeste ou titulaires d’un diplôme régional, forment une classe dite des « lettrés populaires », à la fois lettrés et membres du peuple. Ils sont précepteurs, écrivains publics, fonctionnaires locaux, etc. Bien que vivant à la façon des petites gens auprès de qui ils demeurent, ils bénéficient toujours de cette aura de noblesse que l’on associe à celui qui a reçu une instruction.

Les paysans :
Bien que venant juste en-dessous des lettrés dans la hiérarchie sociale, les paysans ont sans doute la vie la plus dure de tous les habitants de l’Empire.
Travaillant de l’aube au crépuscule, ils accomplissent un labeur physiquement éprouvant, ne prenant de repos qu’en hiver, la morte-saison agricole. Et encore en profitent-ils généralement pour se livrer à des activités annexes (petit artisanat, élevage, etc.) afin de mieux gagner leur vie, tant il est vrai que la culture de la terre est soumise à bien des aléas, climatiques notamment.
Bien que nombreux soient les paysans propriétaires de leurs champs, certains exercent la fonction de métayers sur des terres appartenant à de riches propriétaires.

Artisans et marchands :
Artisans et marchands, considérés comme ne créant rien mais profitant de la richesse produite par d’autres, ne jouissent pas d’un statut très élevé dans l’Empire, malgré leur richesse parfois colossale.
Il existe des artisans de toutes sortes mais les plus fréquents sont les artisans populaires, possédant atelier et parfois apprentis et qui réalisent divers travaux pour le compte de leurs clients. Une autre catégorie regroupe les artisans salariés, travaillant dans les grands ateliers et les industries de type fonderies, manufactures textiles, etc. Enfin, les plus riches des artisans possèdent ces industries et sont souvent sous contrat avec l’Etat pour la réalisation de vastes chantiers.
Les marchands, comme les artisans, sont de toutes sortes. Du petit commerçant de quartier au riche négociant en soie, il en existe de tout niveau social. Cependant, tous partagent un statut particulier : mal considérés, on envie cependant leur richesse, même quand celle-ci est des plus modestes. Leurs activités contrôlées de très près par l’Etat, les marchands règnent sur les marchés, ports et autres places commerçantes. On attend d’eux qu’ils soient honnêtes mais nombreux sont ceux qui profitent de leur position pour verser des pots-de-vin aux fonctionnaires, afin de s’attirer leur protection ou de leur faire fermer les yeux sur des activités légèrement illégales.

Les militaires :
Véritable caste au sens propre du terme, l’armée se situe à la position la plus basse de la hiérarchie sociale.
La charge de soldat est héréditaire et se transmet de père en fils : une famille enregistrée comme « famille militaire » doit fournir à l’Etat au moins un homme par génération afin de servir dans l’armée.
Méprisés par les lettrés, craints par le peuple, les soldats mènent une vie rude qui les amène parfois à déserter ou se mutiner ! Mal payés, ils voient bien souvent leur solde détournée par des officiers peu scrupuleux.
Désœuvrés en période de paix, leurs garnisons offrent peu de distraction. Visites au prostituées et jeux de hasard sont les seuls loisirs des soldats. Lorsqu’ils ne font pas la guerre cependant, il n’est pas rare que les soldats soient envoyés sur les grands chantiers, accomplir un travail d’ouvrier à la fois pénible et infamant.

1.3 L’administration

Les informations données dans ce chapitre sont essentiellement tirées de l’époque durant laquelle régna la dynastie Ming, mais elles sont globalement valables pour de nombreuses périodes de l’histoire de la Chine, allant de la dynastie Han à la fin de la dynastie Qing.

1.3.1 La cour impériale

L’Empereur :
L’Empereur est le souverain de la Chine. Il reçoit son mandat du Ciel et seule une conduite exemplaire et vertueuse lui assure de le garder.
Intermédiaire entre les Dieux et les hommes, il règne non seulement sur l’Empire mais également sur de nombreux états vassaux (comme les oasis de la Route de la Soie ou les petites principautés nomades sises aux frontières).
L’Empereur possède un rôle extrêmement protocolaire. Il préside à toutes sortes de rituels et cérémonies, reçoit les ambassadeurs des nations étrangères, étudie les Classiques, etc.
Politiquement, son rôle est mineur : le véritable chef du gouvernement est le Premier Ministre. Concrètement, l’Empereur possède un droit de veto sur toute décision prise par ses ministres, et il lui est demandé d’arbitrer les conflits entre hauts-fonctionnaires le cas échéant.

Le Conseil des Ministres :
Présidé par le Premier Ministre et composé de six ministres, le Conseil représente le véritable pouvoir décisionnel.
Les ministres sont de hauts-fonctionnaires issus pour la plupart de familles de notables. Les six ministères sont les suivants : Fonction publique, Finances, Rites, Guerre, Justice et Grands Travaux. On peut y ajouter le Censorat qui a à charge la surveillance de toute l’administration.
Dans l’ombre des ministères existent de nombreux cabinets, commissions et instances dans lesquels intriguent les innombrables fonctionnaires du palais impérial.

Les eunuques :
Les eunuques sont des hommes castrés, seuls serviteurs ayant le droit de vivre dans l’entourage immédiat de l’Empereur et de veilleur sur son gynécée – pour des raisons évidentes. Généralement issus du petit peuple, l’émasculation est bien souvent pour eux la seule façon de s’élever dans la société.
Au cours de leur longue histoire, les eunuques ont appris à profiter du pouvoir que leur octroie leur position privilégiée auprès du Fils du Ciel. Conseillers occultes, possédant un puissant réseau de relations au sein de la cour, l’influence dont ils jouissent est considérable et peu de hauts-fonctionnaires se risquent à les contrarier.
Bien des Empereurs ne furent que des souverains fantoches, exécutant les volontés de ces demi-hommes restés dans l’ombre, craints et haïs par le peuple en raison de leur monstruosité physique aussi bien que morale.

1.3.2 Les fonctionnaires

Les fonctionnaires sont sans aucun doute les habitants de l’Empire qui bénéficient du plus haut prestige. Servir l’Etat est considéré comme la plus noble des fonctions, celle à laquelle aspire tout un chacun, pour lui-même ou ses enfants.
Être fonctionnaire implique de suivre les préceptes confucéens de base (soumission à la hiérarchie, recherche du bien du peuple, impartialité, etc.) et de servir l’Empire de son mieux jusqu’à la retraite (généralement fixée à soixante ans).
Salarié par l’Etat, les fonctionnaires jouissent également de nombreux avantages : déductions fiscales, exemptions de corvée, clémence de la justice en cas de faute. Mais le plus grand privilège du fonctionnaire est son immense prestige social et le respect qu’il inspire aux gens du peuple.

Les concours :
On devient fonctionnaire en passant des concours, de différents niveaux selon le poste visé. Ces concours sont ouverts à tout le monde : chacun peut ainsi espérer devenir un serviteur de l’Etat et bien des familles modestes se saignent aux quatre veines afin de permettre à leurs enfants de recevoir l’instruction qui leur permettra de passer les concours.
Il existe plusieurs échelons de concours, du local au provincial, qui permettent de recruter des fonctionnaires de tout niveau afin de faire fonctionner au mieux la machine administrative. Les examens locaux permettent de sélectionner les candidats les plus prometteurs, qui reçoivent alors le titre de bachelier et l’autorisation de tenter les concours. L’examen provincial accorde le titre de licencié et celui qui le réussit peut enfin entrer au service de l’Etat ou continuer à étudier pour devenir docteur.
Le doctorat est le plus haut diplôme que peut espérer passer un lettré. Présidé par l’Empereur en personne, l’examen sanctionne les hommes les plus valeureux de l’Empire, qui peuvent dès lors aspirer aux plus hauts postes de la fonction publique.
Evidemment, les familles riches ou de lettrés ont plus de chance de voir leurs fils devenir fonctionnaires à leur tour que les familles de paysans. Le pistonnage est fréquent et un fils de ministre a sensiblement moins de mal à s’élever dans la hiérarchie que ses camarades moins bien nés… Toutefois, ce système fonctionne suffisamment bien, montrant à tous que chacun peut à force de travail et de volonté s’élever en devenant serviteur de l’Empire, pour ne pas être remis en cause.

1.3.3 Le découpage territorial

Fonctionnant de manière centralisée, l’Etat chinois possède une structure pyramidale dont le sommet est l’administration métropolitaine sise à la capitale.

Le District :
L’unité territoriale de base est le District. Constitué d’un chef-lieu et des terres alentours dans un rayon de quatre vingt kilomètres, il est dirigé par le Magistrat, un fonctionnaire cumulant les rôles de maire, juge et commissaire. Vivant à l’hôtel de ville, nommé Yamen, il règle les affaires courantes de la région, assisté de nombreux adjoints : organisation des cérémonies et festivals, application de la justice, règlement des conflits, tenue des comptes, etc.
Nommé en général pour trois ans, le Magistrat doit concilier les consignes de ses supérieurs avec les intérêts de ses administrés, notamment les plus riches et influents. La fonction de Magistrat est bien souvent la première marche vers de plus hautes responsabilités, et les plus compétents sont destinés à une grande carrière.

La Préfecture :
Regroupant plusieurs District sous sa juridiction, la Préfecture est tenue d’arbitrer les conflits de juridiction entre Magistrats et de gérer les affaires de sa compétence.
Le Préfet doit ménager ses différents Magistrats tout en s’assurant que l’harmonie règne dans sa région. Il est assisté pour cela par divers sous-préfets s’occupant de charges spécifiques (affaires agricoles, grands travaux, comptabilité, etc.).

La Province :
Régie par un Gouverneur chapeautant trois commissions (administrative, judiciaire et militaire) gérées par des intendants, la Province regroupe plusieurs Préfectures en son sein, dont elle doit coordonner les actions.
Il s’agit de l’unité territoriale la plus vaste, et le poste de Gouverneur possède un prestige en rapport avec ses nombreuses responsabilités.

Les impôts :
Les impôts sont multiples et généralement lourds à supporter pour le peuple. Servant à payer le fonctionnement de l’Etat et à entretenir le train de vie de l’Empereur, il peut être perçu de diverses manières.

La taxe foncière est l’impôt de base, prélevé en nature auprès des paysans après les récoltes. C’est l’impôt dont le montant est le plus élevé, celui qui permet à l’Etat de fonctionner, en payant ses fonctionnaires, entreprenant une politique de grands travaux, etc.
L’état possède également différents monopoles (sel, soie, thé) lui permettant de faire rentrer de substantielles sommes dans ses caisses.
Les taxes diverses permettent aux différents rouages de la société de fonctionner à des niveaux plus locaux : péages, frais d’entretien des Magistrats, taxe sur les échanges commerciaux, etc.
Enfin, il y a les corvées, tâches dont les membres du peuple doivent s’acquitter au service de l’Empire. On peut s’exempter de corvée en échange d’une somme, mais celle-ci étant plus élevée que le montant de la taxe foncière, peu de gens en ont les moyens.

La justice :
Lorsqu’un crime est commis, ce sont les autorités locales qui enquêtent alors afin de déterminer les coupables. Le procès a lieu dans le Yamen et est présidé par le Magistrat qui interroge témoins et suspects afin de démêler la vérité. Une fois celle-ci établie, le Magistrat décide de la peine à appliquer. Cependant, certains crimes sortent de la juridiction du District et ne peuvent être jugés que par des instances supérieures (comme la trahison ou le meurtre d’un fonctionnaire).
Il existe divers codes pénaux permettant aux Magistrats, juges préfectoraux ou commissaires de Province de fixer les peines des prévenus en fonction de la gravité du crime commis. Une abondante littérature juridique existe, sur laquelle peuvent s’appuyer les fonctionnaires chargés de rendre la justice, dans un souci d’équité sans faille.
Les châtiments réservés aux criminels sont nombreux et variés.
Pour les crimes de moindre importance, la bastonnade est fréquente, de même que l’emprisonnement pour de courtes durées, ou l’accomplissement de corvées diverses. Ceux qui en ont les moyens commuent ces peines en payant de lourdes amendes.
Des crimes plus lourds peuvent être punis par la mutilation ou la déportation en camp de travaux forcés, ainsi que le port de la cangue. Les criminels récidivistes peuvent également être marqués au fer rouge afin que chacun connaisse leur nature malhonnête.
Les plus lourdes peines, comme la mort ou l’exil, ne peuvent être prononcées que par l’Empereur en personne. Ces châtiments sont réservés à ceux qui ont trahi l’Etat ou se sont rebellés contre l’Empereur et son autorité.

Re: Gestion de fief

Publié : 15 oct. 2012, 10:45
par Kitsuki Jitsuma
Soshi Noami a écrit : Je te trouve un peu optimiste, 2 récoltes par an, c'est uniquement dans certains coins de Rokugan et dans le meilleur des cas.
C'est une question qu'on a pas encore vraiment évoquée.
je dirais que l'ensemble des terres grues, mantes, la face maritime crabe, les terres scorpionnes et lion en bord de fleuves peuvent avoir deux récoltes, surtout si on prends en compte un soutien des shugenjas pour cette tache.
Le territoire que je viens de citer représente à mes yeux plus de 50% de la production agricole.

Ca mériterait de réaliser des cartes agraires de l'Empire. :)

Re: Gestion de fief

Publié : 15 oct. 2012, 11:47
par Shin Bayushi
J'ai relu la gestion de fief qui avait été proposé par Kakita sama. Partons de ces valeurs se sera plus simple.

1) Les fiefs

Un fief se compose de familles heimin, de marchands (dont le nombre est exprimé en fonction de la population totale d'heimin, mais qui s'y ajoutent en réalité ; les artisans sont comptés dans cette catégorie), de samourai (qui sont entretenus par leur daimyo, ce que je représente par un salaire fixe, qui symbolise les dépenses qu'ils entraînent), et des eta (non pris en compte - intégrés aux heimin).
Notez que les marchands artisans peuvent être des samourai mais pour les recettes cela ne change rien (on peut taxer les marchands samourai par des taxes indirectes, sur les matières premières par exemple).

La hiérarchie est la suivante :
daimyo de fief de campagne (avantage à 4PP) Rang de Gloire : 4
daimyo de fief urbain (avantage à 6 PP) Rang de Gloire : 5
daimyo de province (avantage à 9 PP) Rang de Gloire : 6
Daimyo de Famille (avantage à 12 PP) Rang de glaoire : 7
Daimyo de Clan (avantage à 15 PP) Rang de gloire : 8.
Ces Avantages permettent de jouer l'héritier de l'un de ces puissants personnages, ou le daimyo lui-même ; je recommande la première option, qui est plus pratique pour jouer hors du fief. Dans ce cas la gloire du PJ est inférieure d'un rang à celle de son père de daimyo. Il est également possible de ne jouer que l'un des enfants "non-héritable" ou collatéraux du daimyo, auquel cas, le rang de Gloire est inférieur de deux rang, et le coût également.

Taille :
Fief de campagne : 2000 familles (1 famille = 4 heimin).
Fief urbain : 5000 familles.
Province : 1 fief urbain + 10 fiefs de campagne (les fiefs sont administrés par des daimyo).
N'hésitez pas à rajouter des villes si vous en avez besoin, en répartissant ces 5000 familles. L'idée est que dans une province un habitant sur cinq vit en ville, quelle que soit le nombre de villes. Il peut donc y avoir plusieurs fiefs urbains de plus petite taille, y compris de population inférieure à celle d'un fief rural. N'oublions pas que Rokugan a une économie essentiellement agricole.

Notez que cela revient à postuler l'existence d'environ 200 provinces (de 100 000 habitants heimin) sur tout l'Empire, chaque daimyo de Famille étant directement daimyo de province par ailleurs (celle de sa capitale) mais déléguant souvent la direction des villes à des daimyo secondaires. Au contraire les daimyo de province normaux sont souvent aussi daimyo de leur ville pincipale (ils n'ont pas une Famille à représenter six mois par an à la Cour du Clan).

Il n'y a pas de correspondance entre les provinces en tant que fiefs, qui relèvent de la hiérarchie féodale des Clans, et les provinces administratives (celles des cartes) , qui sont dirigées par des gouverneurs nommés par les daimyo;
Par exemple, Shosuro Hyobu (la Cité des Mensonges) est daimyo urbain de la ville de Ryoko Owari et gouverneur d'une vaste province qui s'étend autour.

J'ai remarqué qu'il y avait peut-être une incohérence entre le fait d'avoir 20 millions d'heimin et le ratio samourai/heimin présenté plus bas si on respecte les effectifs cités dans le ClanBook Dragon. Dans ce cas, c'est le chiffre résultant de de ce respect qui doit être pris en compte. Mes derniers calcules donnent de toute façon un nombre de heimin proche des 20 millions.

2) Notions d'économie

Production d'une famille : une famille d'heimin produit en moyenne 12 koku par an dont elle consomme (nourriture, vêture, entretien, épargne, replantage) la moitié, le reste partant en impôts pour le daimyo. Cette valeur de 12 est modifiée selon le lieu du fief, ces bonus/malus sont intégrés au niveau des revenus du seigneur.

Taxation = 50% de base. le daimyo peut faire varier ce chiffre.

Effet de la taxation sur la loyauté :
Loyauté = 150%-taxation
La loyauté représente le nombre d'homme qu'un daimyo peut lever sur son fief (1 homme par famille heimin, l'effectif total de l'armée étant limité en général au nombre de samourai).

Le seigneur reverse en général 25% de ses revenus à son propre daimyo, c'est-à-dire soit le daimyo de la province, soit le daimyo de Famille. Lequel etc. jusqu'à l'Empereur.
Notez que les Clans mineurs ne font pas la distinction entre daimyo de Famille / daimyo de Clan (et pour cause), de même que les Familles régnantes (le daimyo Doji ne va pas verser 25% de ses revenus au daimyo Grue ...), et que le Clan de la Tortue verse, bien sûr, directement ses impôts au Trône.

Les marchands représentent 5% de la population des heimin, sauf dans les Familles suivantes : Yasuki (40%), Daidoji (25%), Kakita (25%, à cause des artisans) et Ide (10%).

Les marchands ont un coefficient qui est de 1 pour tous sauf les 4 familles précitées : Yk (3), Dd (2), Kta (2), Ide (1,1).
Cela reflète non pas les compétences, mis le fait que les samourai de ces familles n'hésitent pas à faire du commerce et utilisent leurs réseaux relationnels pour ça, donc sont très rentables. cela tient aussi compte du fait qu'un samourai se sert dans la boutique d'un heimin sans payer, tandis qu'il ne peut pas faire ça chez un homme portant le daisho ... Bien sûr les échanges entre nobles se font sur le mode du cadeau, mais au final cela revient au même.


3) Revenus du daimyo

Revenu = (Production d'une famille) * (taxation) * (nombre de familles) * (coefficient des terres) + 20 * (nombre de marchands) * (coefficient des marchands)

Le coefficient des terres dépend de la Famille. On a les coefficients suivants :
Mirumoto : 0,9
autres Dragons : 0,7
Phénix : 0,9
Grue : 2
Lion : 1,6
Licorne : 1,9
Crabe : 1,4
Scorpion : 1,8.
Clan mineurs : indexer sur le Clan majeur le plus proche, Lion pour les Libellules.
4) Dépenses

Les dépenses d'un fief sont de quatre types.
a) impôts dûs au seigneur (25%)
b) Dépenses d'entretien, de fonctionnaires, etc : 25%
Il reste donc au daimyo 50% de ses revenus.
Il peut dépenser cet argent premièrement pour augmenter ses revenus (voir la section Etablissements), pour augmenter sa population (voir la section Investissements), pour lever une armée (voir le chapitre Armée) ou pour payer ses samourai.

Cela permet pour un daimyo de fief campagnard de conserver suffisamment d'argent pour 1) ses samourai et 2) lever une armée et 3) faire des économies. Voir plus bas.

Samourai

Le seigneur dépense 2 koku par an pour chaque samourai sur son fief. Par samourai j'entends : par personne. On considère qu'un homme a une femme et deux enfants, ce qui fait 4 samourai. Si vus trouvez que ce chiffe de 2 est un peu pingre, vous pouvez appliquer les chiffres des équipements de départ du livre de base, première édition.

En règle générale, le nombre de samourai dans un fief (hormis le daimyo) est fonction de sa taille et du Clan. Les chiffres qui suivent indiquent le nombre de familles de samourai par fief de campagne (pour rappel : 2000 familles de heimin). Multipliez ce nombre par 5 pour une ville et par 12,5 pour une province.

Lion : 250
Grue : 100
Crabe : 300
Phénix : 150
Licorne : 200
Scorpion : 200
Dragon : 300
Clans mineurs : 200

Cela signifie que les samourai ne représentent pas 10% de la population de l'Empire ... et cela permet d'appliquer, en termes de taille d'armée, les chiffres contenus dans le Clanbook Dragon sans se poser trop de questions de cohérence. Notez que dans mes parties, si le nombre de soldats doit être inférieur ou égal au nombre de samourai, les Crabes ont droit à un coefficient de 2, ce qui leur autorise de monter jusqu'à 1 millon d'hommes ... ils en ont besoin.

Etablissements

Les établisements ( maisons de jeu, moulins, forges ...) ont un coût de construction et fournissent des revenus fixes. Ils sont classés selon leur complexité.
Les chiffrres indiqués donnent le coût d econstruction, le temps nécessaire de construction avant qu'isl ne soient opérationnels, le revenu annuel qu'ils procurent.

Base : 500/1 mois/100
Qualité : 1000/1 an/300
Luxe : 2000/2 ans/700.

Armée

pour lever une armée un daimyo a besoin d'un dojo (durée de construction : 1 mois). Il peut y former des troupes de différent niveau.
Le coût du dojo est de 100 koku par niveau enseignable.

coût de la formation (initiale) : 1koku par homme.
entretien des troupes (salaires) : 1 koku par an et par niveau. par ailleurs la formation des troupes (pour la guerre) dure n semestres où n est leur niveau.
Coût de l'armement initial : 5 koku par homme et par niveau (les troupes d'élite ayant des armures plus lourdes). Notez qu'un samourai fournit son daisho.

Donc coût total par homme de niveau n : (5n +1) +n/an

les niveaux sont définis comme suit :
1 ashigaru non entraîné, levée paysanne
2 ashigaru entraîné, ou samourai novice (rg 1 de maîtrise)
3 samourai entraîné (rg 2)
4 vétéran (rg 3)
5 élite (de type légion impériale) (rg 4)
(6 : sensei : ne participent pas aux champs de bataille)
les ashigaru ne peuvent pas accéder aux niveaux 3 ... à moins d'être faits samourai.
A quoi sert le niveau ? Cette question trouvera sa réponse dans les règles de bataille ...

Investissements
Ou comment augmenter sa population ...

Pour chaque tranche de 10% du revenu investi en infrastructures, la population augmente à la fin de l'année de 5% (cela traduit le pouvoir d'appel du fief sur les errants et le fait qu'il est un bon gestionnaire donc que son seigneur augmente ses terres, par donation au détriment des voisins moins compétents.)

Pour engager des ronin : cela se traduit par le versement d'une somme pour leur armement selon leur niveau (5n) + dépenses normales (2 koku). Les ronin sont suposés avoir un daisho (sans quoi ce sont des heimin)

Créer des samourai : un daimyo peut décider de donner le rang de samourai à certains de ses vassaux, pour service rendus (à la guerre par exemple). Son propre suzerain peut bien sûr s'y opposer ... mais c'est très rare.
Dans ce cas, il doit leur fournir le daisho (de 30 koku pour des lames normales ... jusqu'à 3000), 3 kimono (3koku) et l'habitation (intégré dans les coûts de fonctionnement du fief), et le reste de l'équipement (10 koku, pour un ancien ashigaru expérimenté devenu samourai novice) si ce n'est pas déjà fait.
A multiplier par les épouses et enfants le cas échéant. Notons que l'achat du premier daisho du fils aîné d'un samourai incombe au daimyo (normalement, ce daisho sera transmis au fils cadet lorsque le père se retirera).

Fief en guerre

Lorsque le fief est en guerre, afin de tenir compte du fait que la plupart des soldats sont des ashigaru heimin, les revenus sont multipliés par un facteur (Nombredesheimin - Nombredessamourai)/(Nombredesheimin) soit 0.9 environ ( 0.95 pour les Grues etc)

J'espère que ça vous a plu, je fais les règles de batailles dès que je peux. Un grand merci à Bayushi Kyoko qui a inventé un système un peu similaire pour Seven Sea et qui me l'a fait lire. Ces vacances je détaille le nombre de provinces par familles ...
Je penses qu'il serait plus simple d'utiliser ces valeurs pour

Fief de campagne : 2000 familles (1 famille = 4 heimin). 8000 Heimin
Fief urbain : 5000 familles. 20 000 heimin
Province : 1 fief urbain + 10 fiefs de campagne (les fiefs sont administrés par des daimyo). 100 000 Heimin

On a en gros entre 5 et 6 provinces principales par clan ( en général administré par une famille de daimyo).

Aprés on compter les cités comme des fiefs à part entière, peuvent compter entre 25000 et 100000 hommes ( 5000 familles et 25000 familles)

Je penses qu'il va falloir qu'on regarde en détails les plans géographique des clans ^^, pour qu'on se penche sur le problème.

Re: Gestion de fief

Publié : 15 oct. 2012, 11:55
par Kakita Inigin
5 ou 6 provinces par Clan ? Ça fait 600 000 heimin pour un Clan majeur soit 30 000 samurai. Problème. Il vaudrait mieux dire 5 ou 6 provinces par Famille.