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Publié : 10 août 2009, 12:07
par Kakita Inigin
D'abord, le culte de SL et Kinto n'ont rien à voir. Kinto étudie les nagas.
Ensuite, à part dans la Nuit, il n'est nulle part fait mention de cultistes. Mais ma mémoire peut être défaillante bien sûr. Par contre, moi j'en ai rajouté, puisque j'ai introduit ma campagne actuelle avec les Fraternels Enfants du Soleil et l'Autre Lumière du Ciel et que les PJ sont justement chargés de faire le ménage dans les cultistes de ROT qui auraient pu infilter le clergé de dame Soleil. Moralité : ils sont tombés sur des cultistes pacifiques (=bisounours), c'est plus marrant.
edit : et il me semble bien en effet que le score de 20 est justifié dans le texte.
Publié : 10 août 2009, 12:16
par Pénombre
Il n'y a pas de pnj Ashalan dans la boite RO.
Le culte de Kinto n'a rien à voir avec celui de Seigneur Lune. Dans la boite, le culte de Seigneur Lune est laissé complètement en friche, et de fait, il n'est vraiment développé que dans "et la nuit résonnera de mille cris"
A l'époque de la boite, donc en 1E, la limite des anneaux était fixée à 9, et cela fut le cas en 2E édition également. Il était dit à l'époque qu'un type comme Kisada avec son 9 en Terre était quasiment unique, un par génération ou pas loin. Les Maitres des Eléments, ou même les Terreurs Elémentaires, n'ont jamais eu plus de 9 dans leur anneau de prédilection, et je doute qu'on puisse trouver plus balèze.
Le pnj qui possède 20 en Vide dans RO est un cas tout à fait exceptionnel en termes de règles. C'est une exception et en aucun cas un argument. D'ailleurs, on a jamais parlé de lui en dehors de la dite boite et ça fait partie des trucs complètement zappés par la suite. Probablement une lubie d'un des auteurs de l'époque et rien de plus.
Publié : 11 août 2009, 13:43
par Calandil
Le PNJ est un ancien Senpet (ou un truc du genre).
J'ai une question comme ça :
Comment faites vous entrer les personnages dans une maison de geisha ? J'ai une groupe un peu tatillon sur les mots quartier et plaisirs mis ensemble

Publié : 11 août 2009, 13:50
par Banshee
Calandil a écrit :Le PNJ est un ancien Senpet (ou un truc du genre).
J'ai une question comme ça :
Comment faites vous entrer les personnages dans une maison de geisha ? J'ai une groupe un peu tatillon sur les mots quartier et plaisirs mis ensemble

par la porte?
Publié : 11 août 2009, 13:56
par Kakita Inigin
- avec une coiffe panier
- avec un mandat d'investigation signé Doji Naritoki
Publié : 11 août 2009, 14:04
par Calandil
ça c'est de la réponse !
Non, plus sérieusement, j'arrive pas à leur faire le besoin de se poser et de faire tomber le masque de samouraï sans émotion. (on va dire qu'ils les montrent un peu chaque jours leur émotion...)
Publié : 11 août 2009, 14:12
par Pénombre
Ben tu leur dis simplement que dans les "quartiers réservés" on trouve des théatres ainsi que des salons ou les gens peuvent se distraire sans forcément que ça implique d'enlever tout ou partie de ses vètements
de fait, une soirée avec des geisha consiste en général à manger, boire, assister à quelques représentations de numéros musicaux ou de danse, voire des pantomimes réalisés par les jeunes dames, qui sont également là pour te servir à boire et faire la conversation.
et tu peux très bien te contenter de celà. Dans l'imaginaire samurai, il est agréable de temps en temps de pouvoir rire, se vanter, jouer à de petits jeux idiots le temps d'une soirée en écoutant de la musique jouée par de jolies femmes.
il peut aussi y avoir des spectacles avec des prestidigitateurs, des jongleurs, etc... surtout dans les établissements les plus côtés où le cadre est en plus assez enchanteur.
ils font quoi de leurs soirées sinon ? ils tournent en rond dans leur chambre ? ils font les kata ? ils lisent pour la 485.000ème fois Commandement ? ils vont s'en jeter un au comptoir en ayant rien à faire d'autre ?
parlons maintenant des connotations sexuelles de "plaisir" :
- il faut d'abord distinguer les prostituées, les vraies, des geisha. Si ce sont des prostituées que l'on cherche, on se rend généralement dans un établissement approprié à cette activité. Les plus basiques font ça à la chaine. En un peu plus luxueux, tu as les établissements où tu choisis la jeune fille qui t'intéresse. Elles sont rassemblées dans une pièce donnant sur la rue, derrière un croisillon de bois et chacune porte une fleur brodée sur sa manche de kimono. Donc, tu reluques, tu choisis, tu entres, tu te mets d'accord sur le prix et tu montes à l'étage pour passer à l'action. Quand l'établissement est un peu plus raffiné, les filles y mettent les formes : on te sert à boire, il peut y avoir une salle commune avec un ou deux spectacles pour les gens qui attendent que leur "fleur" se prépare ou qui veulent plusieurs distractions. Certains établissements font à la fois maison close et restaurant, aussi. En fait, tu payes pour avoir une chambre avec une ou plusieurs filles, à boire et à manger. Certaines de ces filles sont des apprenties geisha virées ou en cavale, donc, elles peuvent avoir un certain talent artistique (qui permet de cibler une clientèle un peu plus aisée qui réalise ainsi le fantasme de coucher avec une artiste dés la première rencontre).
- les véritables geisha ne couchent pas, elles dispensent des faveurs. C'est à dire qu'on doit les courtiser, évidemment. C'est tout à fait accepté dans le sens ou au niveau de la société, on ne courtise pas la belle pour faire des galipettes mais pour montrer qu'on est un homme chanceux car parmi les nombreux clients de la belle, c'est envers vous qu'elle témoigne d'un certain intéret. Quand une relation courtoise en arrive à la phase galipettes, la plupart des geisha - et toutes n'en arrivent pas là car bcp de samurai, qui sont mariés au demeurant et pas forcément malheureux dans le lit conjugal, cherchent bien plus une admiration féminine et quelques heures de distraction musicale en belle compagnie que de se trémousser sur le tatami - deviennent plus difficilement accessibles aux autres clients. On sait - et la renommée du chanceux s'en ressent - que la dame est l'égérie d'un homme précis. C'est à partir de ce moment là que peut éventuellement se poser la question du concubinage (tout à fait légal au demeurant). Si cette relation ne dure pas, la dame redevient "disponible" et certaines geisha acquièrent une grande réputation car on sait qu'elles ont eu pour admirateurs, voire pour amants, des personnalités réputées.
La geisha est censée incarner une sorte d'idéal abstrait de raffinement féminin et artistique. Et rien que cela. Une épouse peut être une musicienne accomplie, on attend avant tout d'elle qu'elle agisse comme épouse. Par assimilation, être reconnu comme admirateur d'une geisha montre que l'on est perçu par ces dames qui n'ont que raffinement et esthétique en tête comme un être également raffiné, ce qui est une qualité parmi les nombreuses que peut avoir un samurai.
Fondamentalement, si on peut se permettre le parallèle : beaucoup de gens de la bourgeoisie chez nous s'intéressent à certaines formes d'art et l'on considère dans leur milieu que le fait qu'ils en maitrisent en partie les subtilités fait d'eux des gens raffinés. Tout comme on considère que savoir apprécier le vin et avoir un palais éduqué est un signe de raffinement. Bon, ben à Rokugan, être apprécié d'artistes qui passent toute leur vie uniquement à faire de l'art et de la conversation (contrairement aux Courtisans et Artisans samurai qui sont aussi... samurai...), c'est une marque de raffinement. Un plus sur ton CV presque. Parce que ça montre que tu es parvenu à entrer dans le monde de l'éphémère par excellence : celui des nuits dans les quartiers réservés, des moments de beauté qui ne reviendront jamais. Et savoir capter l'éphémère et la beauté, ça fait énormément partie de la mystique samurai (et de ses racines zen), car le samurai ne doit jamais perdre de vue que chaque instant de sa vie peut être le dernier. Il peut devoir combattre, on peut lui ordonner de s'ouvrir le ventre, la malchance ou le destin peuvent frapper sans prévenir... chaque instant est unique.
Après, il y a une frontière étroite entre la dimension "esthétique" valorisée des soirées de détente et la débauche. Aller de temps en temps dans un établissement, avec des amis qui plus est, c'est faire preuve d'un certain raffinement. Surtout si l'établissement est bien réputé. Avoir une égérie que l'on rencontre occasionellement - et pas forcément sur l'oreiller - est symbole de prestige. Mais aller dans le quartier réservé chaque samedi soir et rentrer à l'aube avec l'haleine qui sent et les yeux cernés, ça craint un max.
Donc, un certain nombre de gens se rendent masqués dans les quartiers réservés, afin de garder la face. Généralement, même leurs amis qui peuvent être bien plus convenables qu'eux et acceptent parfois une sortie de ce genre se cachent aussi le visage, simplement pour que le principal intéressé ne perde pas la face (si on ne t'as pas reconnu toi mais eux oui, ben c'est pas trop difficile si on connait votre amitié de savoir que tu étais présent...).
Autre dimension prestigieuse : faire venir une geisha à domicile. Ca, ça coute beaucoup plus cher et on le fait généralement pour impressionner ses invités : la dame vient pour faire quelques morceaux de musique et ensuite elle reste là pour la conversation et embellir la soirée. C'est une marque de prestige que de pouvoir faire venir chez soi une femme réputée alors qu'il est déjà couteux - et pas forcément facile - d'obtenir un rendez-vous avec elle dans l'établissement où elle travaille.
Là encore, il se peut qu'après le départ des invités, la dame et l'hôte soit suffisamment "proches" pour qu'elle reste sur place. Et évidemment, comme il y a des prostituées qui font preuve d'un certain raffinement dans les bordels les plus classes, il y a aussi des prostituées capables d'agrémenter un repas convenable et qui coutent moins cher qu'une véritable geisha.
un certain nombre de signes indicateurs au niveau vestimentaire par exemple permettent généralement rapidement de savoir si la dame est une geisha ou une prostituée et sa renommée relative. Les gens un peu mondains savent donc facilement reconnaitre la dame pour ce qu'elle est du premier coup d'oeil et s'ils sont des gens du coin, ils peuvent même savoir que son nom est côté.
On se permet bien des choses dans le "monde du saule" mais il y a aussi des convenances et on évite de mélanger torchons et serviettes sans qu'ils soient reconnaissables...
plus clair comme ça ?
Publié : 11 août 2009, 20:10
par Calandil
Ouaip, j'avais lu une aide de jeu sur les geisha et, ajouté a cette description, ça clarifie pas mal. Par contre je m'en veux un peu de t'avoir fait écrire autant !
Enfin c'est pas perdu

Publié : 11 août 2009, 23:40
par Pénombre
Ecrire n'est pas un problème pour moi. C'est me lire qui peut en poser un

Publié : 11 août 2009, 23:48
par Calandil
Et pour repondre à ta question :
Oui, mes joueurs sont plutôt du genre a faire les cent pas en soirée. Le commandement ? On a même jamais parlé de ça : entrainement kenjutsu, entrainement ju jitsu et de temps en temps (ils commencent à en comprendre l'interet) les connaissances diverses et varié ainsi que les règles d'étiquette.
Bref, le quartier des plaisirs que ce soit pour n'importe quoi, connaissent pas. Parler ? "Y'a quoi que j'entend : test de percept ?" ou encore "Ils racontent quoi dans les petites salles privées à coté ?". Enfin bref, une compagnie juste pour la détente avec une geisha, un repas avec des amis ? Non, "useless". Enfin, je désespère pas, mais le Commandement il passera légèrement après.
Je vais tenter de leur faire ressentir tout ça (ou a défaut de faire passer ce que tu viens d'écrire à quelques uns histoire de les sensibiliser puis je remettrai une tite couche durant une partie)
Publié : 12 août 2009, 10:40
par Banshee
fait les inviter dans une maison de geisha par une personnalité.
si ils sont comme tu le décris, sa va vite mal ce passer.
constamment sur leurs gardes? ils n'ont pas confiance dans leur hôte?
ils écoutent dans les petites alcôves? c'est d'une goujaterie sans nom! a peine digne d'un scorpion!
a mon avis sa devrai les détendre pour la fois suivante!
Publié : 13 août 2009, 10:05
par Hida Kekkai
ou ré explique leur l'univers car ils ont pas compris ou change de jeu.
Publié : 13 août 2009, 10:14
par Kakita Inigin
On n'est pas forcé de sauter à une telle extrémité pour une péccadille ...
Publié : 13 août 2009, 10:32
par Calandil
Non, ça devrait le faire. C'est juste sur certains automatismes
que ça bloque (on joue bcp a cthulhu aussi : la paranoia est
avec nous).
Enfin, on commence la guerre de l'opium (ROT) dimanche
donc qui sait, s'ils ont des soirées à perdre...

Publié : 13 août 2009, 11:01
par Hida Kekkai
Kakita Inigin a écrit :On n'est pas forcé de sauter à une telle extrémité pour une péccadille ...
peccadille? en quoi ce serait une punition suite à une faute?
chacun est libre de ses gouts et si ses joueurs n'aiment pas ou ne se font pas à l'univers de L5A, autant jouer à autre chose et s'amuser.