Publié : 16 oct. 2008, 08:43
Etant donné qu'on est même pas fichu de savoir quel est l'origine exacte du peuple hébreu (d'un côté le mythe de l'invasion de Canaan par un peuple hébreu étranger aux origines nébuleuses, de l'autre les découvertes archéologiques qui donnent à penser qu'en fait, les hébreux étaient des canaanéens dissidents -pour des raisons tout aussi nébuleuses - qui ont ensuite émigré vers l'Egypte pour échapper à la famine), déjà, on a un problème sur la manière de délimiter exactement de qui on parle.
Après, la définition d'un peuple a évolué dans le temps et son acceptation moderne diverge de celles qui avaient cours notamment durant les siècles ou de fortes communautés juives vivaient juxtaposées au monde chrétien par exemple.
On sait historiquement en tous cas que dés le début du 20ème siècle et en particulier à la sortie de la 1ère guerre mondiale, il y a bien eu un fort lobbying sioniste, notamment auprès des anglais qui avaient acquis la haute main au moyen-orient, pour l'institution d'une nation d'Israél liée aux territoires de Canaan. Et que cette pression cherchait à se renforcer en disant "nous sommes nombreux, trop nombreux pour être ainsi lésés", et là, on touche effectivement à la notion de savoir c'est qui exactement ce "nous".
je sais pas si, comme l'affirme l'auteur cité dans l'article, il y a eu création in extenso d'une identité juive durant la fin du 19ème siècle mais je pense qu'en tous cas, durant l'entre deux-guerres, il y a bien eu un effort de cohésion autour d'un peuple qui - selon les sionistes - devait légitimement obtenir un état au moyen-orient.
On sait par ailleurs qu'après la Shoah, il y a eu aussi pas mal d'efforts pour trouver (inventer ? je ne saurais le dire) des descendants hébreux un peu partout en Afrique, en Europe et en Asie et qu'une bonne partie de l'immigration vers la Terre Promise depuis lors concerne des populations qui quelques générations plus tôt auraient certainement été complètement ignorées par leurs "frères juifs", voire niées par les plus conservateurs (et elles ne sont pas forcément très bien acceptées en Israél encore à l'heure actuelle d'ailleurs). De fait, certaines de ces populations ne pratiquaient même pas le judaisme avant qu'on les "redécouvre" ou pas forcément celui qui plaisait à ceux qui les ont incité à venir s'installer en Israél.
Je ne sais pas donc, à quand cela remonte, mais il m'apparait personnellement très clair qu'il y a bien de la part de certains une promotion à géométrie variable de définition de la notion de peuple hébreu et qu'elle est liée à des impératifs bien plus politiques qu'historiques.
rien de nouveau sous le soleil, mais de fait, si on exacerbe (et c'est encore le cas d'une partie des sionistes, y compris vis à vis du reste de la communauté israélite) certaines notions exclusives, il est clair que mécaniquement, on donne à des gens qui n'attendaient que cela des bâtons supplémentaires pour se faire battre.
Après, la définition d'un peuple a évolué dans le temps et son acceptation moderne diverge de celles qui avaient cours notamment durant les siècles ou de fortes communautés juives vivaient juxtaposées au monde chrétien par exemple.
On sait historiquement en tous cas que dés le début du 20ème siècle et en particulier à la sortie de la 1ère guerre mondiale, il y a bien eu un fort lobbying sioniste, notamment auprès des anglais qui avaient acquis la haute main au moyen-orient, pour l'institution d'une nation d'Israél liée aux territoires de Canaan. Et que cette pression cherchait à se renforcer en disant "nous sommes nombreux, trop nombreux pour être ainsi lésés", et là, on touche effectivement à la notion de savoir c'est qui exactement ce "nous".
je sais pas si, comme l'affirme l'auteur cité dans l'article, il y a eu création in extenso d'une identité juive durant la fin du 19ème siècle mais je pense qu'en tous cas, durant l'entre deux-guerres, il y a bien eu un effort de cohésion autour d'un peuple qui - selon les sionistes - devait légitimement obtenir un état au moyen-orient.
On sait par ailleurs qu'après la Shoah, il y a eu aussi pas mal d'efforts pour trouver (inventer ? je ne saurais le dire) des descendants hébreux un peu partout en Afrique, en Europe et en Asie et qu'une bonne partie de l'immigration vers la Terre Promise depuis lors concerne des populations qui quelques générations plus tôt auraient certainement été complètement ignorées par leurs "frères juifs", voire niées par les plus conservateurs (et elles ne sont pas forcément très bien acceptées en Israél encore à l'heure actuelle d'ailleurs). De fait, certaines de ces populations ne pratiquaient même pas le judaisme avant qu'on les "redécouvre" ou pas forcément celui qui plaisait à ceux qui les ont incité à venir s'installer en Israél.
Je ne sais pas donc, à quand cela remonte, mais il m'apparait personnellement très clair qu'il y a bien de la part de certains une promotion à géométrie variable de définition de la notion de peuple hébreu et qu'elle est liée à des impératifs bien plus politiques qu'historiques.
rien de nouveau sous le soleil, mais de fait, si on exacerbe (et c'est encore le cas d'une partie des sionistes, y compris vis à vis du reste de la communauté israélite) certaines notions exclusives, il est clair que mécaniquement, on donne à des gens qui n'attendaient que cela des bâtons supplémentaires pour se faire battre.