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Publié : 13 oct. 2008, 18:55
par Pénombre
Sais pas...

mais moi, j'aurais plutôt dit "tout le profit, mais pas pour tout le monde"

Publié : 13 oct. 2008, 19:55
par Kyorou
Pénombre a écrit :mais moi, j'aurais plutôt dit "tout le profit, mais pas pour tout le monde"
J'en suis même pas sûr. La négation de l'existence des classes sociales fait partie intégrante de leur idéologie et je ne pense pas que ce soit forcé. Ca va avec l'exagération systématique des difficultés qu'ils ont rencontrées pour en arriver là pour déboucher sur une position de "moi aussi, j'en ai bouffé et, si j'y suis arrivé, vous le pouvez aussi en faisant un effort alors cessez de vous plaindre et bougez-vous le cul".

Publié : 14 oct. 2008, 08:05
par Kõjiro
Kyorou a écrit :
Pénombre a écrit :mais moi, j'aurais plutôt dit "tout le profit, mais pas pour tout le monde"
J'en suis même pas sûr. La négation de l'existence des classes sociales fait partie intégrante de leur idéologie et je ne pense pas que ce soit forcé. Ca va avec l'exagération systématique des difficultés qu'ils ont rencontrées pour en arriver là pour déboucher sur une position de "moi aussi, j'en ai bouffé et, si j'y suis arrivé, vous le pouvez aussi en faisant un effort alors cessez de vous plaindre et bougez-vous le cul".
+1

Ce discours qui revient à nier ou au moins minimiser l'impact des déterminismes sociaux en mettant sur un quasi pied d'égalité "volontariste" tous les individus m'agace au plus haut point. Je ne compte plus le nombre de personnes qui m'ont tenu ce discours, totalement inconscient que leurs difficultés, pour réelles qu'elles soient, ne peuvent que difficilement être mises au même niveau que d'autres. Il y a quand même des univers de différence entre certaines trajectoires.

Publié : 14 oct. 2008, 08:25
par Ding On
Ah non mais attend hein ! Moi, petit blanc au nom bien français, j'ai aussi vécu dans une téci ! Je la connais la galère, j'ai eu ma part de difficulté aussi. C'est trop facile de se cacher derrière sa couleur ou sa religion. Alors dès qu'on les contrôle ou qu'on les arrête pour leurs faits délinquants, c'est forcément du racisme ! C'est bien commode, ça madame... En plus, ils roulent en BMW et portent des Nike à 500 € alors que moi, je dois travailler pour me payer tt ça. Et si j'ai un travail, c'est pasque j'ai bossé à l'école, et j'ai pas utilisé l'excuse de vivre en téci pour rien foutre et dealer du crack en violant des filles dans des caves !
Ah mais.

(tu parlais de ce genre de discours ? :mal: )

Publié : 14 oct. 2008, 08:31
par Kõjiro
Tu fréquente trop le forum Saint Seiya toi ;)

Publié : 14 oct. 2008, 08:50
par Ding On
Influence inconsciente sans doute (mais purée, c'est clair que ce discours, il est en boucle là-bas dès qu'on aborde le sujet).

Publié : 14 oct. 2008, 09:20
par Kõjiro
Je comprend. Cela dit, sans aller jusqu'à ce genre d'extrême, je l'ai entendu formulé de manière plus soft mais tout autant irréfléchie.

Mais ça va avec une tendance relativement ancienne qui vise à maintenir l'illusion du self made man comme parangon de la réussite. Je me suis fait tout seul, sans aide etc...

Mais on en avait parlé déjà il y a quelques temps. Et comme je suis une feignasse je fais un copié collé de ce que j'en disais à l'époque :
Je rajouterais un élément connexe à tout ça : le passage au karsher de toute la recherche sociologique en matière de déterminismes sociaux et culturels. Comme dit précédemment le mythe du self made man est devenu très prégnant. Et il s'appuie sur une remise en cause de la plupart des déterminismes sociaux qui sont balayés face au pouvoir de l'individu transcendant sa condition. "Quand on veut on peut"...

Ca c'est une chose.

Une autre, toujours dans la même veine, c'est que nombre de membres de nos "élites" sont tout sauf des self made man au sens propre justement. Toutefois ils veulent quand même se raccrocher à ce mythe. Alors il leur faut 1- minimiser les facteurs qui gênent la progression sociale (genre minimiser les effets des discriminations sociales, ethniques, sexuelle etc... par exemple) et 2- valoriser les déterminismes individuels (la gagne, la volonté, l'intuition etc...). C'est ainsi qu'on retrouve dans toutes les couches de la population avec des gens qui estiment que leur "réussite" (quelle qu'elle soit) il ne la doivent qu'à eux mêmes. Et dans le même mouvement ils estiment que ceux qui ne s'en sortent pas ce n'est pas du fait du poids des déterminismes sociaux mais bien de leur manque de volonté (ou au mieux d'un manque de chance c'est à dire un truc indéfini qui permet d'écarter tout analyse du problème). Ca devient grotesque quand on a, par exemple (bon ok pas choisi au hasard), un Sarkozy qui nous explique qu'il s'est fait tout seul, que ça n'a pas été facile etc... et qui va nous servir cette fable jusque dans les vestiaires de l'équipe de France de rugby.

Tout cela se sent aussi bien au travers du discours valorisant la réussite personnelle par les déterminismes individuels qu'au travers de celui "expliquant" la non réussite par le même biais et considérant que recourir aux déterminismes socio-culturels comme facteurs explicatifs potentiels (et même pas forcément majoritaires) c'est faire de l'"excusologie". Chercher des excuses.

Ces dernières années Bourdieu, par exemple, en a pris plein la tronche (Acrimed a fait plusieurs articles sur le sujet si je ne trompe pas).

Deux développement potentiels à tout cela qu'on peut prendre en exemple.

- La sécurité. En gros on oublie le contexte et on considère que chaque individu est totalement responsable de ses actes. Ca donne notamment tout le courant de pensée de la "tolérance zéro" façon Giulliani inspiré par des travaux type bell curve de Charles Murray qui nie les déterminisme sociaux et considère que ce sont les individus qui sont totalement responsable. Je pourrais développer plus mais je crois que certains ici connaissent. Le final étant la justification de substitution de politiques pénales renforcées aux politiques sociales pour pallier aux conséquences de la dérégulation économique. Ce n'est pas faute d'aides aux quartiers que les problèmes de délinquance se développent mais du fait de la violence inhérente (génétique ?) de ces individus. D'ailleurs regardez Mouloud qui vient du même contexte il a bien réussi lui alors pourquoi pas eux ?

- L'école. Une autre conséquence de cette élévation au dessus de tout du mérite personnel c'est la négation de l'importance des services publiques qui aident à la formation des individus. Notamment l'école. Si j'ai réussi ce n'est pas parce que les enseignants étaient bon (de toutes manières c'est bien connu le niveau régresse etc...) non c'est parce que MOI j'étais bon. Je ne dois surtout pas ma réussite à cette bande de cons qui ont essayé de m'inculquer quelque chose (à part madame machin mais c'était une exception). Le final là est de dévaloriser toutes formes de redistribution par les politiques publiques sous la forme d'enseignement public ou autre. Donc de justifier la baisse des prélèvements et la baisse des moyens accordés. Puisque ce ne sont pas eux qui m'ont permis d'être ce que je suis ce ne sont pas eux qui aideront les autres. J'ai pris l'école mais ça marche avec la plupart des services publics.
Sinon, Boutin a réussi à se dégotter un zoli résultat d'enquête qui montre que l'immense majorité des français sont d'accord avec son projet de loi visant à flinguer la loi SRU qui va passer en accéléré devant les assemblées.

http://www.20minutes.fr/article/262396/ ... renove.php

Et c'est mon ancienne boîte qui sort ce truc :sadangel:

(mais forcément pas moyen d'en savoir plus pour le moment)

Publié : 14 oct. 2008, 09:43
par Pénombre
Ding On a écrit :Influence inconsciente sans doute (mais purée, c'est clair que ce discours, il est en boucle là-bas dès qu'on aborde le sujet).
personne leur a dit que les gars marginalement crypto-fascistes, dans St Seya, c'est les méchants ?

Tu sais, ceux qui veulent tout casser pour rebatir un "monde meilleur" et ceux qui veulent trucider Athéna 17 fois par mois.

et personne leur a dit que les méchants, ils terminent leur parcours soit en devenant des gentils et en la fermant sur leurs idées ridicules, soit en se prenant des claques jusqu'à ce qu'ils disparaissent de la série ?

curieux, quand même... ;)

Publié : 14 oct. 2008, 09:44
par Kõjiro
Sinon, histoire de mettre en avant quelques notes positives de temps en temps, j'avais ce billet d'Eolas sous le pied depuis quelques jours :

La révolte des petits pois

Publié : 14 oct. 2008, 11:30
par Kakita Inigin

Publié : 14 oct. 2008, 17:46
par Kõjiro
Les syndicats du Figaro étaient en émoi à l’annonce de l’arrivée de Claire Chazal au Figaro Magazine. Mais la tempête semble s’être calmée. Des indiscrétions sur le montant de la pige de la présentatrice du JT de TF1 ont en effet poussé les syndicats à la modération. Pour sa chronique d’une page par semaine, l’amie d’Etienne Mougeotte, directeur des rédactions du Figaro, perçoit une rémunération de 3700 euros par mois. Pas mal quand même.
Source.

Et après on s'étonne que ces gens n'ait plus aucune notion des réalités. Pour pondre une page par semaine soit 4 par mois elle se fait plus de 3 smics... Presque un smic la page.

80% voire 90% des gens n'atteindront jamais ce niveau de rémunération mensuelle de toute leur vie. Pour un travail à temps plein. Elle si ça lui prend 1/2 journée de pondre son truc ça doit bien être l'immense max (m'est avis que des fois en à peine 1 heures c'est torché vu le niveau des chroniques qu'on leur demande souvent).

M'enfin, c'est pas encore les 10 000 euros de La Christine pour ses piges pour France 24...

Publié : 15 oct. 2008, 12:36
par Kõjiro
Une micro bonne nouvelle :

Hortefeux débouté
Première victoire pour la Cimade, association d'aide aux étrangers. Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale voulait réduire son pouvoir dans les centres de rétention. Raté.

CATHERINE COROLLER

Et toc pour Brice Hortefeux. Le ministre de l’Immigration voulait faire taire la Cimade (service oecuménique d’entraide) en la chassant des centres de rétention administrative (CRA) où elle est la seule association autorisée à entrer pour assister les étrangers en instance d’expulsion. Or, le tribunal administratif de Paris lui a infligé ce mardi matin un sacré camouflet.

Selon nos informations, les juges ont suspendu l’appel d’offres lancé par Hortefeux le 22 août, et qui modifiait les conditions d’intervention des associations dans les CRA. Lundi, Sandra Glay-Caille, avocate spécialisée en droit des marchés publics, a déposé au nom de plusieurs associations (1) un référé contre cet appel d’offres. «Il est plein d’irrégularités très techniques en droit des marchés publics», explique Serge Slama, maître de conférence en droit public.

Principale irrégularité: l’interdiction des groupements d’associations. Jusque-là, cette tâche d’assistance juridique des étrangers était confiée à un seul intervenant, la Cimade, sur l’ensemble du territoire. Afin de briser toute contestation, le ministère de l’Immigration a décidé que cette mission serait confiée à l’avenir à une multitude d’intervenants. D’où une division de la France en huit lots, et l’interdiction, pour deux associations, d’intervenir dans le même centre de rétention. Problème: «l’appel d’offres l’interdit, alors que la loi l’autorise», affirme Serge Slama.

Autre irrégularité: la contradiction entre le texte du décret «portant modification du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en matière de rétention administrative» et celui de l’appel d’offres consécutif. Le premier prévoit un accompagnement juridique des étrangers afin de leur permettre un accès effectif au droit, le second prévoit une simple permanence d’information.

Les associations plaignantes et leurs avocats étaient sûrs de leurs arguments. Mais ils ne s’attendaient pas à une réaction aussi rapide de la justice. La magistrate a rendu sa décision dès ce mardi matin. «L’ordonnance constate qu’il y a lieu à suspendre le marché en attendant le jugement au fond», explique Serge Slama. Ce jugement devrait intervenir d’ici une dizaine de jours après une audience publique. L’avocat des associations a bon espoir que la justice lui donne raison. «On est optimistes, on a des arguments très sérieux», explique-t-il. Lesquels ? Il ne veut pas en dire plus. «Si le ministère connaissait nos arguments, il pourrait publier un avis modificatif pour changer les conditions du marché.»

(1) : (Ligue des droits de l’homme, Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), Avocats pour la défense des droits des étrangers, Syndicat des avocats de France)
Et dans un autre registre je publie un mail que j'ai reçu aujourd'hui sur le projet de "délocalisation" + ou - partielle de l'INSEE :
Chers amis,

Le gouvernement s'est lancé par le biais de l'exercice RGPP dans un projet de refonte du service public. Je ne doute pas de la nécessité de réformer le service public, pour le rendre plus efficace. Pour les armées, l'exercice RGPP a conduit à préconiser des redéploiements. Dans ce cadre, l'est de la France semble devoir être gravement touché. Conscient de l'impact potentiel de ces redéploiements sur l'économie locale, le gouvernement a annoncé des mesures d'accompagnement.

Parmi ces mesures figure le transfert d'emplois d'administration centrale. A ce titre, le système statistique public, qui comprend l'Insee et les services statistiques ministériels, est invité à créer à Metz un "pôle de statistiques nationales", selon les termes du secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire. Jean-Philippe Cotis, DG de l'Insee, et Jean-Pierre Duport, vice-président du Conseil national de l'information statistique (Cnis), se sont vus confier la mission de réfléchir à la constitution d'un pôle statistique sur Metz. Ils doivent remettre leur rapport pour fin novembre. La lettre de mission ne précise pas à ce stade le nombre d'emplois de statisticiens devant être délocalisés. Les projets initiaux du gouvernement envisageaient la délocalisation de l'ensemble du système statistique public, puis de 1000 emplois. C'est un secret de polichinelle que JP Cotis, face à ces projets initiaux, a mis sa démission dans la balance, pour qu'aucun chiffre ne lui soit imposé a priori dans le cadre de sa mission. Rappelons que JP Cotis est a priori peu suspect d’hostilité au gouvernement actuel, et qu'il a été nommé directeur général de l'Insee il y a à peine un an.

Je vous écris pour vous faire part de ma profonde inquiétude face à ces projets. On aurait tort de voir dans les lignes qui suivent la réaction parisianiste d'un cadre de la Fonction publique installé dans une situation trop confortable : lorrain d'origine, l'auteur de ces lignes aime profondément sa région, son histoire et ses traditions. Sous-directeur au service statistique ministériel du ministère de l'écologie, il souhaite que les choses bougent, que notre production statistique réponde à un coût raisonnable et le mieux possible aux besoins pour la conduite des politiques publiques, et que la charge de réponse que nous faisons peser sur les enquêtés (en particulier lorsqu'il s'agit d'entreprises) soit aussi réduite que possible (nous venons précisément d'engager des projets substantiels en ce sens). Enfin il a relativement peu de contraintes familiales et n'est pas propriétaire de son logement : il n'est donc pas celui qu'un déménagement gênerait le plus.

Face à ce projet, il convient de se poser deux questions : tout d'abord, quel peut être son impact sur le fonctionnement du système statistique public, sur sa capacité à assurer ses missions ? Ensuite, s'agit-il d'une mesure efficace d'aménagement du territoire ?

S'agissant de l'impact d'une délocalisation sur le fonctionnement du système statistique public, les services concernés auront un mal fou à recruter, alors que le marché du travail parisien (des statisticiens) va se trouver encombré. Il est clair que les agents concernés chercheront à échapper à la délocalisation (par exemple pour des raisons familiales, ou encore parce qu'ils sont propriétaires de leur logement), et la majorité d'entre eux y parviendront sans doute, en faisant usage de diverses passerelles (la LOLF a d'ailleurs pour effet de faciliter la mobilité entre administrations). Ainsi lorsque le Cereq a déménagé à Marseille il y a quinze ans, seuls 20 % des agents parisiens ont suivi. L'office de statistique a déménagé récemment de Londres à Newport, et seuls 5 % des agents londoniens ont bougé. Au final, pour assurer les missions dans les services délocalisés, il faudra recruter en nombre des contractuels et des vacataires, alors-même que les anciens titulaires n'auront pas disparu des effectifs de la FP : en ces temps de difficultés budgétaires, c'est une politique particulièrement dispendieuse. Un comble ! Le renouvellement substantiel des effectifs des services délocalisés va se traduire par une perte importante de capital humain, qui va compromettre la production des statistiques courantes (et ne parlons pas des investissements informatiques à réaliser pour rénover des applications vieillissantes, ni a fortiori de projets nouveaux). A titre d'illustration, il résulte aujourd'hui de la délocalisation à Newport de l'ONS britannique une perte de compétence déplorée explicitement par l'autorité statistique européenne Eurostat, et récemment la Banque d'Angleterre a annoncé publiquement qu'elle ne croyait pas au calcul du taux de croissance de 2008 calculé par l'ONS. On peut noter du reste que ni l'exercice RGPP, ni les divers audits du système statistique public conduit ces dernières années (évaluation régulières par les pairs de la statistique européenne, audits FMI et OCDE, audit de l'Inspection générale des Finances en 2005), n'avaient conduit à préconiser un déménagement. Il n'est peut-être pas inutile de signaler que ces audits ont au contraire mis en évidence la qualité du système statistique français, en comparaison de la plupart de ses
homologues des autres pays développés. Cette délocalisation ne correspond à aucune logique d'organisation des services, il ne s'agit que de boucher les trous laissés béants part le départ des garnisons, ce qui peut laisser à penser aux personnels de l'Insee et des services statistiques ministériels qu'ils ne jouissent pas en haut lieu d'une très haute considération. On pourrait avancer l'idée que les statistiques ne sont pas vraiment importantes pour la conduite des politiques publiques, mais tenir ce discours équivaudrait à considérer que l'on peut se passer d'instruments de navigation pour piloter un bateau ou un avion... Personnellement, je préfère voler dans un avion disposant d'un altimètre, surtout en zone de turbulences...

Deuxième question : s'agit-il d'une mesure efficace d'aménagement du territoire ? La mesure rappelle le train de délocalisations qui avaient été décidées en 1993-1994 par le gouvernement Cresson. Le Conseil d'Analyse Economique a consacré en 2001 un rapport à l'aménagement du territoire. Ce rapport était composé de trois sous-rapports (de Jean-Louis Guigou, ancien directeur à la Datar, de Louis-André Gérard-Varet et Michel Mougeot, universitaires, et de
Alain Lipietz), de commentaires de Jean-Michel Charpin (alors Commissaire au Plan) et de Joel Maurice (universitaire), et de diverses annexes et compléments. Ce rapport n'évoque à aucun moment, de manière explicite ou implicite, la délocalisation d'emplois d'administration centrale comme étant une modalité possible de
l'aménagement du territoire ; cette omission est en elle-même éloquente, moins d'une dizaine d'années après les délocalisations initiées par le gouvernement Cresson. Le rapport évoque la localisation d'emplois publics correspondant à des services de proximité au titre de l'égalité des chances. S'agissant de la localisation des emplois en général, Joel Maurice, dans son commentaire, résume : "Tous les trois [sous-rapports] considèrent que l'aménagement du territoire ne doit plus consister,
comme il le faisait naguère, à intervenir de façon quasi-tutélaire dans la répartition des emplois sur le territoire national". Que la délocalisation d'emplois publics puisse contribuer à maintenir dans les régions réceptrices (aux dépends toutefois des régions de départ) des emplois de services, personne ne le conteste, mais compte tenu des coûts d'une telle délocalisation au niveau de la collectivité nationale prise dans son ensemble (cf. supra.), cet argent serait sans doute dépensé de
manière plus efficace (en termes d'emplois créés) s'il était donné directement aux collectivités territoriales concernées (on peut aussi imaginer d'autres modalités d'aide, mon propos a pour seul objectif d'illustrer le caractère absurde d'une mesure de délocalisation).

N'hésitez pas à relayer ce message, je suis convaincu que par la réflexion collective nous pouvons trouver des solutions plus pertinentes aux problèmes lorrains (ainsi qu'à ceux des autres régions touchées par les restructurations militaires) tout en ménageant la pérennité du système statistique public. Merci par avance pour votre concours,

Alain Jacquot

www.sauvonslastatistiquepublique.org

Publié : 15 oct. 2008, 18:45
par Soshi Yabu
Un article me pose question. Il pose de même question à celle qui l'a mise sur son blog (il n'est pas d'elle) et je dois avouer que je n'aurai rien contre deux trois avis sur la question.

En gros, un prof de la fac de Tel Aviv prétend que la notion de "peuple" juif n'est tiré que de la bible, pris comme un livre d'Histoire, quand il n'est qu'un livre d'histoires.
Je vous laisse parcourir l'article, mais comme être israélien n'évite pas d'être anti-sémite, je m'interroge.

Suivez le lien:

http://www.chroniques-d-une-citoyenne-o ... horComment

Publié : 16 oct. 2008, 04:59
par Shosuro Uso
edit: erreur de sujet

Pas mal de vérités, notamment sur le grand nombre de convertis lors de la Diaspora, mais une façon de réarranger différemment ces vérités (selon les mots de l'auteur) qui peut être prise avec des pincettes.
Au passage, l'exil des hébreux après la destruction du Temple, ce n'était pas un coup des Babyloniens, plutôt?

Publié : 16 oct. 2008, 07:25
par Kakita Inigin
La destruction du temple c'est les romains. Sous Titus (révoltés une fois de trop = Temple rasé. Pour l'exemple)