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Publié : 31 oct. 2007, 11:34
par Mirumoto Ohmi
C'est déjà mieux mais c'est pas encore ça...

"vous vouliez juste garantir la sécurité à vos enfants, leurs enfants ne pourront juste pas le voir".

ou

"vous vouliez juste assurer la prospérité de votre pays, celui-ci le fait juste en niant les droits les plus élémentaires de l'être humain".

J'insiste sur le fait que vous devez partir d'une bonne intention: "vous avez juste voulu bien faire, vous avez juste fait la connerie du siècle". Le commentaire ne doit pas tirer sa source d'une interprétation politique, mais seulement d'une observation d'un fait établi.

Publié : 31 oct. 2007, 12:40
par Kyorou
"Vous vouliez avoir l'opportunité de travailler plus pour gagner plus ; vous serez contraints de travailler plus en gagnant moins" ?

Publié : 31 oct. 2007, 12:48
par Mirumoto Ohmi
T'as oublié le "juste":

"Vous vouliez juste gagner plus, vous travaillerez juste davantage" ou quelque chose du genre... :prof:

Publié : 31 oct. 2007, 14:03
par JBeuh
Kakita Inigin a écrit :On a juste voulu protéger nos frontières. Pasqua nous a juste comparé à Pétain.
Etrangement, c'est cette partie qui me fait le plus tilter... Et pas tant la comparaison à Pétain que la personne à l'origine de cette critique...

Pour moi, ça vaut plus qu'un long discours...

JBeuh, que ça avait surpris lorsqu'il l'avait lu...

Publié : 31 oct. 2007, 14:30
par Mirumoto Ohmi
C'est vrai que c'est fort...

Publié : 31 oct. 2007, 14:40
par JBeuh
Sinon, parce que localement, on en parle...
Le Monde - Agitation persistante dans une dizaine d'universités contre la loi sur l'autonomie a écrit :Bien que très minoritaire à ce jour, l'agitation se développe dans une partie du monde étudiant contre la "loi Pécresse" sur l'autonomie des universités, adoptée en août. Prônant la "convergence des luttes" avec les salariés, les militants et sympathisants de différents mouvements d'extrême gauche – SUD-étudiants, JCR, FSE (Fédération syndicale étudiante) CNT (anarcho-syndicaliste) – ainsi que des "inorganisés" cherchent à propager le mot d'ordre d'"abrogation" de cette loi.


Parallèlement, l'UNEF – qui n'avait pas mené bataille contre le principe de la loi – appelle les étudiants à se "mobiliser", mais surtout dans la perspective de la journée d'action des syndicats de la fonction publique le 20 novembre. L'organisation réclame en priorité des mesures sociales en faveur des étudiants ainsi qu'une amélioration des conditions d'études en licence.

BARRAGES FILTRANTS

La journée du mardi 30 octobre a marqué le franchissement d'un cap. Dans une dizaine de sites universitaires, principalement de lettres et de sciences humaines, où des réunions s'étaient déjà tenues ces dernières semaines, de nouvelles assemblées générales ont eu lieu. Elles ont réuni plusieurs centaines de participants à la faculté parisienne de Tolbiac, à Toulouse-Le Mirail, Caen, Aix-en-Provence, Rouen, Reims et Nanterre.

Aux cris de "Medef, la fac ne sera pas ton fief" ou "Du fric pour nos facs", des cortèges ont réuni de 200 à 300 personnes à Caen (Calvados), à Rouen (Seine-Maritime), Toulouse (Haute-Garonne) et Paris. Les grévistes ont mis en place des barrages filtrants aux entrées des universités à Rouen, Nanterre et Aix-en-Provence, où la faculté de lettres et sciences humaines a été fermée jusqu'à la fin de la semaine sur décision du président de l'université. A Paris, sur le site de Tolbiac, les grévistes ont bloqué l'entrée. Une "coordination" réunie les 27 et 28 octobre à Toulouse avait lancé un appel à "l'abrogation inconditionnelle et immédiate" de la loi LRU (liberté et responsabilité des universités), décrite comme un instrument de "démantèlement de l'enseignement supérieur" et de gestion des universités "comme des entreprises, sur des bases de rentabilité".

Principal syndicat étudiant, l'UNEF ne met pas en avant, au niveau national, les mots d'ordre de retrait ou d'abrogation de la loi, mais ses militants ne rejettent pas ces termes dans les assemblées générales. Faisant état d'une "grogne qui monte", l'UNEF a appelé mardi les étudiants à "amplifier leur mobilisation" et à faire du 20novembre la "journée du service public". La majorité des universités de province étant en vacances, la prochaine étape de cette amorce de mouvement étudiant est prévue à partir du lundi 5novembre. Interrogés sur le caractère minoritaire de leur action, des grévistes de Tolbiac répondaient mardi : "Sur le CPE, on avait démarré à 150."

Luc Cédelle
JBeuh, rouennais...

Publié : 31 oct. 2007, 14:42
par Shosuro Uso
Effectivement, vous ne risquez pas de voir beaucoup de manifs à Bordeaux, c'est les Facances. Pas très malin comme choix de date.

Uso, content d'avoir de la place dans le tram.

Publié : 31 oct. 2007, 17:27
par Kõjiro

Publié : 31 oct. 2007, 18:08
par Kakita Inigin
Principal syndicat étudiant, l'UNEF ne met pas en avant, au niveau national, les mots d'ordre de retrait ou d'abrogation de la loi, mais ses militants ne rejettent pas ces termes dans les assemblées générales.
Plus précisément, la direction de la Tendance Majorité Nationale refuse de mettre en avant les mots d'odre portés par la tendance pour une Unef Unitaire et Démocratique (TUUD), mais ne les contredit pas sinon ces pourris se font lyncher, et les militants de la TUUD les proposent ouvertement en AG parce qu'ils y sont seuls (à bosser. Y'a aussi les bureaucrates habituels de la majo pour récupérer les caméras).

Publié : 31 oct. 2007, 18:46
par axl_2baz
Les histoires sont repugnantes, mais pas plus que les commentaires laissés par des lecteurs ...

Publié : 31 oct. 2007, 18:50
par Kõjiro
axl_2baz a écrit :
Les histoires sont repugnantes, mais pas plus que les commentaires laissés par des lecteurs ...
Je suis d'accord...

A chaque fois je me dis qu'il ne vaut mieux pas allez jeter un coup d'oeil aux réactions des gens à ce type d'article mais souvent je ne résiste pas et je vais voir...

Publié : 01 nov. 2007, 10:28
par Kakita Inigin
un type que je ne veux pas qualifier a écrit :il m'est arrivé
une histoire analogue, pas plus tard qu'il y a un mois! Un soir, vers 20h je recois un coup de telephone m'indiquant que j'avais ete tiré au sort et que j'etais l'heureux gagnant d'un service a café a aller retirer dans le Conforama de mon secteur.

Naivement j'y suis allé, et effectivement il y avait bien un service a café, mais bon.... en plus je suis reparti avec un canapé en cuir dont je n'avais pas besoin et qui m'a couté bonbon!

Est ce que pour autant j'en ai fait tout un fromage, alerté la LDH, la Presse? Non!! Bon dans la vie, je dis qu'il faut savoir etre "sport" par moments!
parce que je serais vulgaire. "sport" contre une violaton de ses droits ?

... la France est un pays de c... c'est affreux je vais réécouter Hexagone tiens.

Publié : 01 nov. 2007, 14:58
par Shosuro Uso
Kakita Inigin a écrit : ... la France est un pays de c... c'est affreux je vais réécouter Hexagone tiens.
Soit ce type est un as de l'humour grinçant tendance désespéré et tellement poussé que même moi je le trouve de mauvais goût (et c'est pas rien croyez-moi)...
soit c'est Ludwig Von 88, "Tuez-les-tous" que ça me donne envie d'écouter.

Publié : 01 nov. 2007, 22:12
par Kõjiro
Fontenelle toujours et en forme !

Rama Yade Et "L'Afrique De Papa": FDGC.
A l'Assemblée nationale, cet après-midi, le "socialiste" Jean-Louis Bianco apostrophe le gouvernement.

Pour le sommer de renoncer à sa "maîtrise de l'immigration"?

Nenni.

(Les "socialistes", eux aussi, veulent maîtriser l'immigration.)

Pour le conjurer de renoncer à sa "réforme des retraites"?

Nenni.

(Les "socialistes", eux aussi, veulent réformer les retraites.)

Pour exiger que cesse la moquerie du "mini-traité"?

Nenni.

(Les "socialistes", eux aussi, veulent venger l'affront que leur ont fait les Françai(se)s qui ont répondu NON à l'Europe libérale de monsieur Estaing.)

Jean-Louis Bianco, cet après-midi, veut seulement savoir, et il n'est pas le seul, pourquoi le gouvernement n'a rien fait pour empêcher les gens de "L'Arche de Zoé" de monter l'opération, d'apparence il est vrai assez merdeuse, qui leur vaut d'être aujourd'hui incarcérés au Tchad.

Et là, Rama Yade, posément, lui demande: "Fallait-il envoyer nos militaires à l'aéroport?"

Rama Yade (se) répond (à elle-même): "Non, monsieur Bianco".

Rama Yade conclut - et c'est à ce moment précis qu'elle bascule, de toute sa hauteur, dans la dimension, typiquement sarkozyque, du FDGC (foutage de gueule caractérisé): "L'Afrique de papa, c'est terminé".

Genre, des soldats français qui interviendraient au Tchad?

Sur un aéroport?

Non mais tu rigoles, Jean-Louis Bianco - ou si c'est que t'as la nostalgie des colonies?

C'est terminé l'Afrique de papa - c'est Rama Yade qui le dit, elle est "secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères", elle doit quand même être un peu au courant de ce genre de trucs.

Moi, n'est-ce pas: je veux bien tout ce qu'on veut.

Je veux bien qu'on me prenne pour un benêt de compétition.

Je veux bien qu'une fidèle féale du gars qui au mois de juillet a sermonné à Dakar "l'homme africain" vienne aujourd'hui me soutenir que "l'Afrique de papa, c'est terminé".

Mais si je vais me promener sur le site (moyennement funky par ailleurs) de l'ambassade de France au Tchad: www.ambafrance-td.org.

Si, une fois connecté, je clique sur: "Eléments français au Tchad".

(www.ambafrance-td.org/article.php3?id_article=345.)

Qu'est-ce que je lis, ébahi?

Je lis que "les éléments français au Tchad (EFT) sont présents sans interruption sur le territoire" tchadien "depuis le 10 février 1986, date du déclenchement de l’opération Epervier".

Je lis que "les éléments français au Tchad ont principalement pour vocation d'assurer la sécurité des ressortissants français, d'apporter un soutien à l’armée nationale tchadienne en contribuant à l’instruction et en apportant une aide matérielle aux différentes armées, de venir en aide à la population civile, sans se substituer aux administrations ou organisations gouvernementales compétentes en apportant notamment une aide médicale gratuite à tous ceux qui en expriment le besoin, de participer au soutien des opérations humanitaires".

Je lis que "les éléments français au Tchad sont directement subordonnés à l’Etat-major des armées", et que, "sur place, le commandement est assuré par un officier supérieur de l’armée de l’air".

Je lis que "1000 femmes et hommes sont présents en permanence sur le territoire de la République du Tchad, pour des séjours variant de un à six mois, (...) détachés des armées de terre et de l’air, de la gendarmerie nationale et des services communs (services de santé et des essences)".

Je lis qu'ils disposent, notamment, de véhicules de l’avant blindés, de chars, d'hélicoptères de combat, de chasseurs, et qu'ils sont "implantés sur trois sites" : Abéché, Faya Largeau, N’Djaména.

Je lis en somme que nous avons au Tchad un appareil militaire de quelque importance.

(Cependant qu'à ma connaissance, le Tchad n'a pas déployé chez nous le dixième de cet impressionnant dispositif.)

Fallait-il envoyer nos militaires, demande posément Rama Yade?

Foutre non: ils sont déjà sur place.

Comme au bon vieux temps!

L'Afrique de papa, telle que Rama Yade la définit elle-même?

Ce n'est donc pas terminé du tout.

Et je trouve ça gênant qu'une secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères fasse comme si elle ne le savait pas.
Et sinon, juste pour rire :

Hauteur De Vues.

Image

:roll: :roll:

Publié : 02 nov. 2007, 09:33
par Kzo
Rama Yade dans toute sa splendeur pour changer.

Par contre dans toutes ses interventions et prises de positions, j'ai toujours pas fait le lien entre elle et les droits de l'homme.
C'est un peu comme Rachida Dati et la Justice, elle a découvert ça sur le tas quand elle a été nommé, il faudra juste quelques siecles pour qu'elle comprenne le concept.