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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 14 oct. 2009, 15:38
par Tetsuo
J'ai commencé à lire ce site...
http://www.syti.net/Topics.html
je ne sais pas encore trop quoi en penser, une rapide recherche sur l'auteur via google n'apporte pas grand chose.
bien qu'un lien soit fait avec Bernard Werber sur ce site : http://antifioniste.over-blog.com/article-33618165.html (il ne me fait pas bonne impression ce site).

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 14 oct. 2009, 15:49
par Kõjiro
Les deux sites n'ont pas l'air très intéressants...

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 14 oct. 2009, 15:56
par Tetsuo
Le premier synthétise pas mal d'idées du grand complot.
Il y a quelques articles et remarques claires qui peuvent aider dans un débat moins paranoïaque : exemple
Le futur porte-monnaie électronique

Le porte-monnaie électronique, actuellement en phase de test, est appelé à remplacer totalement l'argent liquide. Sous forme de carte à puce, ce porte-monnaie mémorisera également des données sur notre identité. Outre le fait d'être un nouveau mouchard électronique de nos déplacements et nos achats, le porte monnaie électronique combiné avec la disparition de l'argent liquide rendra les individus totalement dépendants des moyens de paiement électroniques.

Dès lors, une future dictature mondiale n'aura qu'à "débrancher" un individu gênant dans les systèmes informatiques, et celui-ci n'aura plus la possibilité d'acheter de quoi se nourrir ou se déplacer.

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 14 oct. 2009, 17:04
par Toshi
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/inde ... rique=1274

Je vais regarder ça tout à l'heure ... mais j'aime bien le "débat" :

-"il est pas compétent !"

-"sisi ... il est éligible ... "

:cut:

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 14 oct. 2009, 17:44
par Kõjiro
Bah dans le genre suffit de voir la réponse du secrétariat à l'aménagement lorsque le cas Jeannot a été évoqué dans l'Hémicycle. Atterrant. Mais le pire c'est que certains y croient vraiment à ce qu'ils disent... Quand je dis que certaines idéologies nous ont bien bouffé le cerveau (collectivement).

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 14 oct. 2009, 19:31
par Kõjiro
L'argent public livré aux patrons.
Révélations : Sarkozy le présentait comme "l’arme anticrise" : le Fonds stratégique d’investissement remplit en toute opacité les caisses d’entreprises qui continuent de licencier.

Chauny (Aisne), envoyé spécial

Á l’entrée de l’usine, ils ont suspendu leurs bleus de travail, ces vieilles loques trop lourdes à porter désormais. Sur les murs extérieurs, ils ont peinturluré des « boum ! », aligné les zéros qu’ils espèrent déjà arracher en guise d’indemnités, étalé leurs slogans vengeurs, entre obscurs présages et menaces claires. Les derniers ouvriers sont là, dans la bise, détrempés. Leur taule est à l’arrêt, déjà condamnée, pas encore crevée. Le fond de l’air est humide, et terriblement vide surtout : depuis des décennies et des décennies ‚â 1922 exactement , Chauny, leur petite bourgade de l’Aisne, vit au rythme de ses usines de câbles passées de la Compagnie générale d’électricité à Thomson, puis Alcatel, puis Nexans. Tous ces noms qui les relient aux fleurons industriels du pays, la fierté de cette ville picarde, son système nerveux aussi : ces usines-là ont fait travailler des milliers de gens, nourri des générations d’habitants. Cette coulée de cuivre continue, première en Europe et deuxième mondiale, on peut dire que ses effluves ont longtemps embaumé le coin. Mais, depuis l’annonce, il y a quinze jours, de la fermeture de la coulée et de la tréfilerie Nexans (220 licenciements à Chauny, sur 387 suppressions d’emplois au total en France), la ville tout entière ne sent plus rien. Comme tétanisée sous ce manteau de larmes qui vient à la fois la couver et l’étouffer. Ce cataclysme social, encore en germe, ne devait pas arriver. C’était impossible. Á en croire les promesses présidentielles, les gars de Chauny, c’est le sourire qu’ils auraient dû avoir aux lèvres : début juillet, la multinationale française Nexans (22 400 salariés dans le monde, dont 3 000 en France, une marge opérationnelle à 8,9 % et 195 millions d’euros de profits en 2008) a bénéficié d’un investissement de 60 millions d’euros de la part d’un actionnaire pas tout à fait comme les autres, le Fonds stratégique d’investissement (FSI) tant vanté par Nicolas Sarkozy comme sa véritable « arme anticrise » censée défendre le travail et les usines en France.

Et, à peine trois mois plus tard, voilà qu’avec les largesses de ce fonds à capitaux exclusivement publics, le groupe programme le saccage de l’emploi, en supprimant 14 % de ses effectifs sur le territoire de son berceau historique, qui demeure aussi son principal marché !

« Cet argent ne peut pas servir pour investir dans des unités déficitaires », ont osé arguer, devant les salariés, les dirigeants de Nexans. Sur place, le vacarme du scandale commence à parasiter la complainte des licenciements. David Quillet, délégué syndical central CGT, soupire : « Franchement ? Je sais que le FSI est rentré dans le capital du groupe, mais c’est tout ! » Á Fumay (Ardennes), sur un autre site de Nexans où 53 licenciements viennent d’être annoncés, Eugenio Pirronitto, délégué CGT et membre du comité de groupe européen, réclame, par courrier recommandé, une entrevue avec Gilles Michel, le directeur général du FSI. « Ce fonds devait servir à consolider les positions des fleurons industriels et à préserver les emplois en France, se souvient-il. Il ne peut en aucun cas être utilisé pour restructurer ou délocaliser. Or, dans le cas de Nexans, il y a manifestement un petit doute… »

Á Paris, au Conseil d’orientation stratégique, censé être, selon Nicolas Sarkozy, le « gardien de la cohérence et des équilibres de l’action du fonds », les syndicats sont pour le moins fumasses. « Nous n’avions aucune information sur les conséquences sociales du projet ! s’insurge l’un de leurs représentants. N’ayant aucun pouvoir réel dans la gouvernance du FSI, nous ne disposons que de l’information qu’ils veulent bien nous donner. Manifestement, le patron de Nexans se sert du FSI pour améliorer ses fonds propres, mais après, c’est vraiment : “Circulez, y a rien à voir !” »

Dans toute sa communication financière, le groupe, plutôt florissant, avoue ne viser qu’un objectif : « Faire de Nexans, un groupe plus rentable. » Sur le terrain, cela signifie par exemple que, depuis des années, la direction de l’usine organise la sous-activité de son site industriel à Chauny. « Le groupe a trois coulées continues de cuivre en Europe et celle de Chauny est à la fois la plus performante et la plus productive, pointe David Quillet. Chez nous, toutes les installations sont doublées, c’est unique au monde ! Mais la direction de Nexans s’en fiche, ils ont décidé qu’on était en surcapacité et que, de toute façon, cette activité ne produisait plus assez de valeur ajoutée. »

Au FSI, où travaillent un petit commando d’as de la finance débauchés dans les banques d’affaires et les fonds d’investissement traditionnels, on s’excuse de ne pas s’immiscer du tout dans la stratégie industrielle de Nexans. « Moi, je ne sais pas quand le plan social a été préparé, avance le porte-parole du FSI. Nous n’avons pas à décider de la stratégie de l’entreprise, ni de sa gestion. Si on arrivait en disant à l’entreprise qu’on veut jouer un rôle important, elle n’accepterait pas que l’on entre dans son capital. Nous pouvons discuter par exemple du reclassement des salariés, mais c’est l’entreprise qui garde la main. »

Pour Jean-Luc Lanouilh, conseiller général PCF de Chauny et vice-président de l’assemblée départementale, cette légèreté est inacceptable : « Le groupe Nexans est en excellente santé financière, il distribue des dividendes de plus en plus conséquents. On ne voit vraiment pas au nom de quoi le FSI se désintéresserait des conséquences des choix industriels des groupes dans lesquels il investit ! » Opacité complète pour les ouvriers et leurs représentants, transparence totale pour les patrons et leurs actionnaires, privés… ou publics ! En avril, Nexans promet d’« accentuer très fortement ses actions de restructurations » et, en juillet dernier, au moment de l’entrée officielle du FSI dans le capital de la multinationale, Frédéric Vincent, son PDG, se félicite bruyamment : « Le FSI connaît les enjeux auxquels un groupe industriel global comme le nôtre doit faire face. » Détail piquant, à la limite du conflit d’intérêts : le FSI connaît d’autant mieux la stratégie de Nexans qu’un des membres du comité exécutif du fonds, Jérôme Gallot, président de CDC Entreprises, filiale de capital-investissement de la Caisse des dépôts, siège au conseil d’administration du leader mondial du câble depuis 2007.

Alors que Nexans a provisionné des dizaines de millions d’euros pour la restructuration envisagée et qu’il vient de distribuer près de 56 millions d’euros à ses actionnaires, à quoi servent donc les 60 millions d’euros du FSI ? Á Chauny comme à Fumay, ou sur les autres sites de Nexans en France, les ouvriers en sont de plus en plus convaincus, le FSI est un fonds d’investissement comme les autres. Ni plus ni moins rapace que les autres. Un fonds qui ne crache même pas sur les « licenciements boursiers » de ceux qui l’ont abondé par leurs impôts…

Thomas Lemahieu
J'aime particulièrement le 56 millions de dividendes distribués aux actionnaires et 60 millions d'investissement public. Et puis j'aime bien l'idée des ouvriers finançant la restructuration qui va les mettre au chômage longue durée avec leurs impôts... C'est très nouvelle France tout ça.

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 15 oct. 2009, 08:36
par Kõjiro
Toujours en matière d'argent public :

L'Elysée passe aux aveux dans l'affaire des sondages
La commission des Finances présidée par Didier Migaud auditionnait mardi 13 octobre Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, sur le projet de budget de l'Elysée pour 2010. L'occasion de tenter d'obtenir enfin quelques réponses précises suite au rapport de la Cour des comptes publié en juillet dernier sur ce qu'il est convenu d'appeler « l'affaire des sondages de l'Elysée ».

Pour mémoire, dans le chapitre intitulé « le cas particulier des études » de son rapport sur la gestion de l'Elysée, la Cour des comptes révélait :

* que l'Élysée a passé en juin 2007 une convention avec un cabinet d'études pour un coût de près de 1,5 million d'euros, montant « exorbitant au regard des règles de l'exécution de la dépense publique », et ce sans respecter les règles des marchés publics ;
* que ce cabinet -le cabinet Publifact de Patrick Buisson- a facturé à l'Elysée, pour 392 288 euros, des sondages Opinion Way, dont les résultats étaient publiés par Le Figaro et LCI, la Cour des comptes soulignant que « la comparaison des résultats publiés dans la presse et de ceux remis à la présidence ne faisait pas apparaître de différence » ;
* qu'à propos de près de quinze autres études (dont les prestataires ne sont pas précisés), payées par l'Elysée, « le document remis à la Présidence était identique à celui publié par des organes de presse ».

J'avais eu l'occasion au mois de juillet de dénoncer un système de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage (Opinion Way) et certains médias (Le Figaro et LCI). Alors que l'Elysée essayait d'étouffer l'affaire, le groupe socialiste avait déposé une demande de création d'une commission d'enquête parlementaire « sur les études commandées et financées par la présidence de la république ».

L'audition du directeur de cabinet du président de la République par la commission des Finances a largement confirmé tous les soupçons d'irrégularités que nous avions formulés.
Le contrat de Monsieur Buisson comportait une « anomalie »

Le compte-rendu de cette audition sera prochainement en ligne sur le site de l'Assemblée nationale. L'essentiel du propos de Monsieur Frémont, en réponse aux questions posées par mon collègue Jean Launay et moi-même, a consisté à expliquer aux parlementaires que les pratiques dénoncées par la Cour des Comptes n'ont plus cours. « Tout cela appartient au passé, ce système n'existe plus », a-t-il dit, soulignant ainsi de facto qu'il y avait bien jusqu'en juillet 2009 un système, mis en place depuis 2007.

A la manière d'un gamin pris en faute qui veut vite ranger sa chambre, l'Elysée nous annonce donc qu'une grande opération de nettoyage et de remise en ordre des contrats de conseil et de sondages est menée tambour battant à l'Elysée depuis le mois de juillet, c'est-à-dire depuis les révélations de la Cour des comptes et la polémique qui s'en est suivie. La situation serait désormais « simple ». Depuis juillet 2009, nous dit monsieur Frémont :

* monsieur Buisson a un contrat de conseil pour 10 000 euros mensuels ;
* monsieur Giacometti à un contrat pour 43 500 euros mensuels ;
* une procédure d'appel d'offre a été lancée concernant les sondages, sondages qui ne porteront désormais que sur la seule image du président de la République, contrairement au passé où ce périmètre restreint n'était pas défini. Il s'agit à présent « de ne pas faire doublon avec le travail du SIG » comme c'était le cas auparavant…

« Monsieur Buisson n'a plus les sondages depuis le mois de juillet », ajoute monsieur Frémont. Jusqu'en mars 2009, le contrat de monsieur Buisson comportait une « anomalie », dixit le directeur de cabinet, qui a poliment démenti au passage les déclarations de monsieur Buisson dans L'Express du 13 septembre selon lesquelles « la convention passée avec [sa] société n'était pas soumise au code des marchés publics à l'époque où celle-ci a été signée ». On dirait bien un lâchage en rase campagne…

Monsieur Frémont a aussi accepté de transmettre très prochainement à la commission des Finances la fameuse liste détaillée des 15 études, payées par l'Elysée et publiées dans des médias, sur laquelle la Cour des comptes attirait l'attention.
1 120 000 euros de sondages pour 2009

Mais hélas, la remise en ordre a tout de même des limites. Les députés ont ainsi été informés que l'Elysée dépensera en 2009 pour 300 000 euros de sondages Ipsos et pour 820 000 euros de sondages Opinion Way… Soit, pour 2009, plus du double de la somme payée par l'Elysée via Publifact pour les sondages Opinion Way en 2008. Cherchez l'erreur !

Quant au système de connivence mis en lumière par la Cour des comptes entre l'Elysée, Opinion Way et les médias « partenaires » de la présidence de la République, les arguments avancés pour réponse aux questions des députés ne sont tout simplement pas crédibles. Examinons-les :

* Le choix de l'institut de sondage d'abord. Pourquoi ce choix d'Opinion Way « sans appel d'offre » comme le rappelle monsieur Frémont ? Parce que, selon lui, la technique de sondage par internet d'Opinion Way permettrait à l'Elysée d'avoir accès à des « verbatims » que les autres techniques de sondages ne permettraient pas d'obtenir… Pourtant tous les instituts peuvent fournir des verbatims à partir de questions ouvertes, sans parler des études qualitatives commandées par l'Elysée dont c'est notamment la vocation et dont on se demande bien à quoi elles servent…
* L'effectivité de la prestation payée par l'Elysée pour 392 288 euros ensuite. Monsieur Frémont, contrairement à Claude Guéant qui lui avait affirmé que l'Elysée avait payé des sondages également payés par certains médias (on se souvient de l'explication édifiante du secrétaire général de l'Elysée prétendant « si un journal achète le même (sondage), on n'y peut rien ! »), a expliqué que cette somme correspondait à l'achat de tris détaillés et croisés du Politoscope (nom de l'enquête « omnibus » d'Opinion Way) tandis que les médias eux n'avaient « qu'une petite partie du travail ». Rappelons que la Cour des comptes n'a eu connaissance d'aucun document qui aurait été différent de ceux publiés dans les médias accréditant cette explication fumeuse. J'ajoute que si cette théorie était avérée, cela signifie qu'Opinion Way serait le seul institut à facturer les tris plus chers que les questions. Enfin et surtout l'Elysée est un financeur principal du Politoscope, puisque la dépense élyséenne pour cet omnibus est quatre à cinq fois supérieure à la somme payée par le Figaro et LCI, ce qui revient à ce que ces médias soient sponsorisés par l'Elysée.
* La double-facturation ou fausse-facturation enfin. Le site Marianne2.fr avait révélé que sur les 392 288 euros dépensés par l'Elysée pour le Politoscope seuls 190 000 atterrissaient dans les poches d'Opinion Way. Autrement dit Patrick Buisson était payé deux fois pour le même travail, une fois avec le contrat de conseil de 10000 euros mensuels et une autre fois en quelque sorte « sur le dos » d'Opinion Way en ponctionnant 52% des 392 288 euros dépensés par l'Elysée. Et le véritable scoop de l'audition de ce mardi, c'est que le directeur de cabinet du président de la République a ouvertement justifié cette forme de rémunération de Monsieur Buisson devant la Commission des Finances comme « un travail de rédaction des questions et d'analyse ».

Mais si l'Elysée n'achetait à Opinion Way que des tris croisés, pourquoi donc monsieur Buisson était-il payé pour rédiger les questions… ? !
Bel et bien une affaire des sondages de l'Elysée

Depuis la publication du rapport de la Cour des comptes, plus l'Elysée tente de s'expliquer et de se justifier, plus c'est l'enlisement. L'audition du directeur de cabinet du président de la République en commission des Finances aujourd'hui, malgré les apparences, n'a pas échappé à la règle : chaque réponse apportée a confirmé non seulement les irrégularités que nous dénonçons depuis le mois de juillet, mais, pire qu'un système de connivence, le soupçon d'une vraie manipulation.

Jusqu'ici, on s'inquiétait du fait que les sondages Opinion Way payés par l'Elysée étaient publiés par Le Figaro et sur LCI pour influencer le débat politique. Aujourd'hui, on nous dit ouvertement que les questions étaient écrites par Monsieur Buisson. Plus on creuse, plus il y a bel et bien une affaire des sondages de l'Elysée. Voilà qui doit inciter les socialistes à aller jusqu'au bout de leur démarche pour obtenir la création d'une commission d'enquête.
Aucune pudeur...

Toutes les explications sont foireuses, aucune ne tient la route. Les montants indiqués pour le type de prestation dont il est question n'ont aucun sens.

Nous payons TF1, LCI ou le Figaro pour qu'ils nous mentent. Formidable non. On enrichit aussi au passage un ancien facho pour un travail qu'il ne fait pas.

On a tous les ingrédients d'un véritable scandale d'état là...

J'imagine pas aux usa ou dans quasiment n'importe quel pays du nord (Italie exceptée) ce qui se passerait si on apprenait que le chef d'état paye des instituts de sondage pour qu'ils montent de faux sondages qui sont de vraies campagnes de pub et qu'ils les "filent" aux journaux des copains en rémunérant des intermédiaires issu de l'extrême droite. Le tout en violation évidente des lois sur les marché publics et avec des surfacturations manifestes etc...

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 15 oct. 2009, 09:17
par Tetsuo
Nos dirigeant ont eu raison et ils ont bien géré la grande crise économique, en effet les bourses et grandes institution bancaire vont mieux, voire beaucoup mieux http://www.lemonde.fr/archives/article/ ... 631_0.html

Maintenant ce serait bien qu'ils gèrent de façon aussi brillante la crise sociale qui est due aux pratiques économique libérales.

Au passage je vous invite à regarder le reportage sur les http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Yes_Men qui passe sur Arte.
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-mon ... 03882.html

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 15 oct. 2009, 13:13
par Kõjiro
Si vous avez un peu de temps (et quelques sac à vomi à proximité) je vous invite à aller lire ce billet d'Eolas : Assez français pour se faire tirer dessus : l’affaire Guissé.

Il y est question d'un jeune militaire français, né français, à qui la république a affirmé à deux reprises qu'il était bien français, et auquel, aujourd'hui, on conteste le droit d'être français. Rigolez, je sais pas si certains d'entre vous ont la malchance d'avoir des parents étrangers ou d'être né à l'étranger, prenez garde ça peut vous arriver. Avoir un carte d'identité, des papiers français, officiels, ne fait plus de vous des français de manière certaine. C'est bô.

Accessoirement on admirera le talent de Besson à tordre le droit pour expliquer à quel point tout cela est normal. Et de proposer au jeune homme d'accepter de plus être français pour en refaire la demande. Demande qui sera examinée avec attention et bienveillance. Ca vous met en confiance hein. Guissé ce type ?

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 17 oct. 2009, 10:04
par Kõjiro
Aller faut bien en rire : http://onsefechier-anatic6.blogspot.com ... me-la.html
Le chien de Nicolas Sarkozy nommé à la tête de la S.P.A

Une nouvelle tempête médiatique s'abat sur le clan Sarkozy suite à l'annonce de la probable nomination à la tête de la Société Protectrice des Animaux de Galouzeau, le chien du président. Après la polémique Jean Sarkozy, l'opposition n'a pas manqué de railler cette nouvelle preuve de "népotisme". Ce qui fait dire à Arnaud Montebourg : «Il n’y a plus aucune limite, on peut tout se permettre, il n’y a plus de principes ni de règles. Ca n’a aucun sens, c’est la destruction de l’esprit de la République».

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Galouzeau, un chien à l'image de son maître

Il faut dire que le profil de Galouzeau détonne dans le petit monde de la politique. Teckel à poil ras de 4 ans, il est adopté par Nicolas Sarkozy après son triomphe du congrès de Versailles lors duquel il prend la tête de l'UMP. Malicieusement prénommé Galouzeau par son maître ("Couché Galouzeau!" déclenche l'hilarité des proches du président), il développe très jeune un instinct politique fort en mordant des militants chiraquiens. Alors qu'il venait de commencer une formation de chien policier (il a redoublé sa première année), son arrivée surprise à la tête de la S.P.A constitue un tournant dans sa carrière.

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Jean Sarkozy s'est dit choqué par la polémique

L'UMP s'est bien sûr précipité pour défendre l'animal domestique des Sarkozy et répondre au procès en incompétence et en favoritisme qui lui est fait. Frédéric Lefebvre est ainsi monté au créneau : «Le procès d’intention qui est fait aujourd’hui à Nicolas...à Galouzeau Sarkozy est détestable. Ce débat sur sa soi disant inexpérience est tronqué, biaisé par une gauche haineuse. Je vous rappelle qu'il faut multiplier par 7 l'âge des chiens pour avoir une équivalence. Ce qui lui fait 28 ans et non 4. Je suis fier que mon pays fasse confiance aux jeunes.» Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret et ami du Président, est pour sa part enthousiaste : «Moi qui ai connu Nicolas Sarkozy à 22 ans, il avait déjà beaucoup de talent. Et je peux vous dire que Galouzeau Sarkozy, à 28 ans, a peut-être encore plus de talent que n’en avait son maître à son âge. Il est affectueux, ramène la balle, surveille parfaitement la maison, tend la patte. N'est il pas prêt à devenir député de la majorité?» Xavier Bertrand quant à lui a qualifié de "ridicule" les accusations de népotisme : "Galouzeau Sarkozy ne doit sa promotion qu'à ses seuls talents. Quoi de plus légitime que d'être un chien pour prendre la tête de la S.P.A? Depuis la mort de Mabrouk, personne n'a plus de compétences que Galouzeau. Le gouvernement aurait aussi pu choisir un enfant de l'assistance. Jean-Luc Lahaye, vous auriez préféré?". Effectivement. Dominique Paillé a lui estimé que la politique était un « domaine dans lequel on reconnaît les talents indépendamment des règles habituelles que sont les diplômes. Et puis pour l'avoir un peu fréquenté, Galouzeau a un flair terrible! ». Brice Hortefeux a tenu à donner de hauteur au débat et sortir de ces querelles politiciennes : "L'important c'est que la race de Galouzeau soit pure. Et croyez-moi, ce n'est pas un batard. Ce n'est pas comme les rotweillers de banlieue qui font régner la terreur. Les rotweillers, quand y'en a un ça va, c'est quand y'en a plusieurs que ça pose des problèmes".

http://2.bp.blogspot.com/_QqNmNQ-sQdk/S ... /meute.jpg
La meute UMP attendant un lâcher de pauvres.

Malgré cette levée de boucliers de la majorité, la polémique a enflammé la presse du monde entier. Et une question taraude l'ensemble des commentateurs. Après Jean Sarkozy à L'EPAD, Galouzeau à la S.P.A, où s'arrêtera le clan Sarkozy? Doit on s'attendre à voir Carla Bruni-Sarkozy atterrir à la direction de l'Association des Sourds et Malentendants?

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 17 oct. 2009, 12:48
par Kõjiro
Quelques détails sur cette question de l'EPAD toujours et surtout de sa fusion avec l'EPASA (très intéressant) :

Ce que cache la nomination de Jean Sarkozy à La Défense.
Son installation à la tête de l'Epad se déroule sur fond de simulacre d'élection, de fusion contrariée et de finances délabrées.

51% des sympathisants de droite estiment que la probable arrivée de Jean Sarkozy à la présidence du conseil d'administration de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense) constitue « plutôt une mauvaise chose », selon un sondage CSA pour Le Parisien. Pourquoi le « clan du 92 », toujours emmené par Nicolas Sarkozy, prend-il un tel risque à cinq mois des élections régionales ? Les dessous d'une nomination qui agite l'un des plus grands quartiers d'affaires d'Europe.

Une nomination et non une élection

Peut-on parler de nomination ? Selon les textes, non. Le décret qui régit l'Epad est limpide : « Le président est élu pour la durée de son mandat d'administrateur. » Et d'ailleurs la quasi totalité de la majorité UMP, qui a fait bloc -face caméras au moins- derrière Jean Sarkozy, n'a pas manqué de le rappeler, François Fillon en tête, mardi sur RTL :

« Ce président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il est élu. J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n'est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c'est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. »

D'une part, comme nous l'avions écrit, le Premier ministre se trompe car le président de l'Epad peut être élu parmi les 18 administrateurs. D'autre part, en regardant ledit décret de plus près, on s'aperçoit qu'il est usurpé de parler d'élection au sujet de Jean Sarkozy vu les électeurs en question.

Il a d'abord été désigné pour devenir administrateur par les membres du groupe UMP-Nouveau Centre-Associés du conseil général des Hauts-de-Seine, dont le président de groupe est… lui-même. Autant dire que cela a commencé par une formalité.
Huit fonctionnaires « estimés plus dociles »

Le 4 décembre, lors du conseil d'administration de l'Epad qui devra élire le prochain président de l'établissement public, Jean Sarkozy n'aura qu'à réunir sur son nom « la majorité absolue des membres présents » pour être élu, soit au moins 10 administrateurs si les 18 sont présents. Là encore c'est gagné d'avance : neuf représentent les ministères compétents et sont nommés par le gouvernement, et deux -lui-même et Patrick Devedjian- représentent le conseil général des Hauts-de-Seine.

Et pour ne laisser vraiment aucune place au hasard, entre février 2008 et septembre 2009, huit de ces neufs fonctionnaires ont été, à l'instigation de l'Elysée, « remplacés par d'autres, estimés plus dociles », selon Le Canard enchaîné de cette semaine.

Sans compter que c'est loin d'être la seule intervention du chef de l'Etat pour cette « élection ». « Un projet de décret levant la limite des 65 ans pour présider à l'aménagement de La Défense a été retoqué à l'Elysée », a affirmé l'AFP. Matignon avait pourtant donné son feu vert, mais cela aurait permis à Patrick Devedjian de pouvoir conserver la présidence de l'Epad, et il n'en était évidemment plus question dès lors que les ambitions du fils Sarkozy étaient connues.

Quant à la nécessaire place vacante de représentant du conseil général des Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'Epad, cela a été réglé plus vite encore. Hervé Marseille a été très opportunément nommé au Conseil économique et social. On a décidément connu élection plus naturelle.

Un projet de fusion contrarié

Si avec cette nomination, donc, Nicolas Sarkozy espérait créer un écran de fumée sur les problèmes à La Défense, c'est raté. Pire, en s'intéressant plus précisément à l'actualité de l'Epad, on découvre que son avenir n'est pas rose. A vouloir une nouvelle fois imposer ses volontés au pas de charge, le président de la République prend le risque d'aller dans le mur.

Deuxième quartier d'affaires en Europe, le chef de l'Etat entend quintupler sa superficie. Au cœur de l'été, deux projets de décret ont vu le jour. Ils organisent la fusion de l'Epad (160 hectares sur les communes de Puteaux et Courbevoie) et de l'Epasa (Etablissement public d'aménagement Seine-Arche, 320 hectares sur la commune de Nanterre), ainsi que l'ajout de 300 hectares sur les communes de Nanterre et de La Garenne-Colombes. S'il voit le jour, le nouvel ensemble de 770 hectares devrait être baptisé Epadsa (Etablissement public d'aménagement de La Défense Seine-Arche).

Les quatre municipalités concernées, le conseil général des Hauts-de-Seine et le conseil régional d'Ile-de-France ont jusqu'au 4 novembre pour rendre un avis. Et les choses sont très mal engagées. La région a déjà dit non et Nanterre s'apprête à faire de même. Contacté par Rue89, le maire communiste Patrick Jarry ne prend pas de gants pour exprimer le fond de sa pensée :

« Si le président de la République, qui est à la manœuvre, a choisi de présenter son fils avec une telle précipitation, il faut se demander pourquoi, car il a pris un vrai risque politique, y compris à l'international.

S'il l'a fait, c'est qu'à côté de cette candidature, il y a ces deux décrets qui ont pour but de permettre à l'hypothétique Epadsa de prendre le contrôle de tout l'ouest parisien, et surtout de Nanterre qui verrait son pouvoir s'échapper sur 46% de son territoire ! Ce projet n'est motivé que par des raisons économiques, alors que nous prônons un développement raisonnable, plus conciliant avec l'humain et l'habitat. »

Pour s'opposer -au moins symboliquement- à cette stratégie, Patrick Jarry s'est aussi porté candidat à la présidence de l'Epad, ne voyant pas en quoi il serait « moins légitime que Jean Sarkozy », d'autant que 70% de l'Epadsa seraient sur sa commune.
« Arrêtons de nous imposer n'importe quoi »

Qu'une région socialiste ou une mairie communiste se prononce contre ces projets de décret gouvernemental peut sembler logique. Là où l'affaire se complique, c'est que le conseil municipal de Courbevoie, dirigé par le député-maire UMP Jacques Kossowski, a également voté non, et à l'unanimité, même s'il est davantage opposé aux projets de décret eux-mêmes qu'au principe de la fusion :

« Ce n'est pas parce que je suis UMP qu'il faut dire oui à tout, surtout si ce n'est bon ni pour ma ville ni pour la démocratie. Ces décrets ont été élaborés trop rapidement. On ne m'a pas consulté, c'est moi qui ai consulté. J'ai posé des questions et personne ne m'a répondu.

On est une ville quand même, on représente quelque chose ! On a été élu par des administrés ! Arrêtons de nous imposer n'importe quoi, ou alors qu'on le dise clairement et que l'on ne fasse pas semblant de nous demander notre avis. »

Puteaux (UMP) ne s'est pas encore prononcée mais penche de la même manière vers un vote contre. La Garenne-Colombes (UMP) ainsi que le conseil général des Hauts-de-Seine (UMP) devraient en revanche rendre un avis favorable. Reste que ces avis ne sont que consultatifs, comme celui que devra rendre ensuite le Conseil d'Etat.

Au cas où le gouvernement déciderait de passer outre les avis négatifs et de signer les décrets, Nanterre a déjà préparé la riposte : plaider l'inconstitutionnalité. Comme l'a rappelé une jurisprudence du Conseil constitutionnel en 2007, les articles 34 et 72 de la Constitution disposent que c'est la loi qui organise la libre administration des collectivités territoriales. Or, il s'agit en l'espèce, non d'une loi, mais de décrets.

Des finances délabrées

Si cette fusion ne se réalisait pas, le revers pourrait être très douloureux pour l'Epad. L'établissement public de La Défense présente de « sérieuses difficultés financières », selon les termes du député-maire de Courbevoie. Les capacités d'autofinancement s'amenuisent et le plan financier 2009-2016 prévoit un solde fonctionnel déficitaire de 164,2 millions d'euros à l'horizon 2017.

« La fusion est faite en partie pour éponger le trou de l'Epad », décrypte Pierre Mansat, l'Epasa étant, elle, bénéficiaire. L'adjoint communiste au maire de Paris et administrateur de l'Epad explique également que « la particularité du 4 décembre, c'est que ce n'est pas que la désignation du président du conseil administration de l'Epad, c'est aussi le jour d'examen du plan financier »…

Les finances apparaissent au cœur de la nomination de Jean Sarkozy. S'il atteint son but, la machine à cash que constitue l'Epad reviendra dans le giron du « clan du 92 ». Fini le temps où Patrick Devedjian annonçait vouloir « nettoyer les écuries d'Augias », retour de la lignée des Charles Ceccaldi-Raynaud, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy et consorts.
« Nous sommes face à des comptes en infraction »

Président de la commission des Finances au Sénat, Jean Arthuis, interrogé par Rue89, ne dit pas autre chose et semble craindre le pire avec l'arrivée aux commandes de l'Epad du fils du président de la République :

« Ce qui était fait avant 2007 n'avait aucun sens. Il y avait manifestement une espèce d'inertie pour cultiver l'opacité, chaque commune finançant des opérations locales à partir de l'Epad. Nous avons fait une visite le 22 septembre dernier sur le site, avec le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, qui nous a rassuré. Depuis deux ans, M. Devedjian a fait preuve de volonté et de clarification des comptes.

Le gouvernement a énoncé des principes de bonne gouvernance. Je souhaite maintenant que l'Etat soit garant du respect de ces principes. Je ne veux pas entrer dans le débat de sa légitimité, mais disons qu'un président du conseil d'administration de l'Epad est une personne qui est en charge de responsabilités éminentes.

Il s'agit de définir la stratégie de l'établissement et de la mettre en oeuvre avec le directeur général, d'arrêter les comptes et de les soumettre au conseil d'administration. Et puis, il faut une personnalité ayant suffisamment de caractère pour renvoyer chacun à ses responsabilités. Les élus de Puteaux et de Courbevoie sont assis sur un tas d'or… »

En 2007, devant la commission des Finances au Sénat, le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, Christian Descheemaeker, n'hésitait pas à affirmer : « Les comptes ne sont pas sincères et fidèles. » Et le sénateur centriste Jean Arthuis ajoutait même : « Nous sommes face à des comptes en infraction. »

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 19 oct. 2009, 14:11
par Kõjiro
Avant de balancer l'idée de ne faire voter que les élus de l'EPAD (et pas les fonctionnaires des ministères) pour élire le fils à papa, l'UMP avait compté ses billes.

4 élus UMP / 4 élus de gauche. Restait le représentant de la CCIP. Bon déjà "représentant des entreprises", en général, ça laisse une idée de ce qui va se passer. Mais de toutes manières le monsieur a brisé le suspens (en même temps un ex-élu de Neuilly du temps de Sarko maire, ça laissait un suspens digne d'un téléfilm M6) :

Epad : un administrateur clé marque sa préférence pour Jean Sarkozy
Le représentant de la CCIP, Claude Leroi, dont le vote sera déterminant dans l'élection du président de l'Epad, a estimé que Jean Sarkozy était un "garçon de qualité, sympathique, et qu'[il] connaît bien"

Le représentant de la chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP), Claude Leroi, dont la voix sera déterminante dans l'élection du président de l'Etablissement public que La Défense (Epad), a marqué lundi 19 octobre sa préférence pour Jean Sarkozy, un "garçon de qualité, sympathique".
Si la solution présentée par le socialiste Gaëtan Gorce selon laquelle les représentants de l'Etat s'abstiendraient de voter le 4 décembre pour l'élection du président de l'Epad était retenue, cette élection dépendrait de neuf personnes, quatre de droite, quatre de gauche et le représentant de la CCIP.

Jean Sarkozy et ses "relations"

Interrogé par Europe 1, Claude Leroi, qui est en outre président de la CCIP Hauts-de-Seine, a expliqué que "le parti de la chambre de commerce n'est pas de droite ou de gauche, c'est le parti des entreprises", ajoutant: "ce qui m'intéresse c'est le développement de la Défense".
"Si le nouveau président du conseil d'administration [de l'Epad] est un garçon brillant qui a des idées et des relations, cela n'en sera que mieux", a-t-il poursuivi.
Questionné sur Jean Sarkozy, il a répondu : "c'est un garçon de qualité, sympathique que je connais bien".
Claude Leroi a été conseiller municipal de Neuilly, notamment durant les mandats de Nicolas Sarkozy à la tête de cette ville.
Sinon, petite piqûre de rappel concernant Douillette : un "amendement Douillet" qui chatouille la gauche (ça date de 2002).
Une polémique chasse l’autre. Si le gouvernement a su pour l’instant déminer le terrain en refusant d’inclure toute amnistie des délits politico-financiers dans le texte proposé, une disposition nouvelle a suscité l’émoi des députés socialistes. S'appuyant sur un article du Canard Enchaîné intitulé " L’amendement Douillet ", ils se sont demandés pourquoi le gouvernement a décidé d’étendre la traditionnelle amnistie post-présidentielle aux "personnes qui se sont distinguées de manière exceptionnelle dans le domaine sportif". Cette disposition concerne normalement les anciens combattants, résistants, ou personnes s'étant illustrées dans les domaines humanitaire, culturel, scientifique ou économique.

Mais selon le Canard Enchaîné, "l'Elysée a directement inspiré" cette disposition pour qu'elle bénéficie à l'ancien judoka, un proche de la famille Chirac. David Douillet a en effet été mis en examen, en mai 2000, dans la faillite de l'agence de voyages Travelstore pour complicité et recel de banqueroute par détournement d'actif. Il est soupçonné d'avoir précipité cette faillite en récupérant sa mise de fonds (21% du capital) avant le dépôt de bilan.

Bernard Roman (PS) a demandé hier au garde des Sceaux Dominique Perben, d'apporter "un démenti formel" et d'assurer que l'Assemblée ne "s'apprêtait pas à voter une mesure aménagée pour un homme". Il s'agirait sinon, selon lui, d'une "dérive" à des "fins indignes de la représentation nationale". "Je suis à l'Assemblée nationale, pas au café du commerce", a répondu M. Perben.

Douillet " la conscience complètement tranquille"

Invité mercredi de RTL, David Douillet a estimé qu'il n'avait "pas besoin d'amnistie", qualifiant d'"affabulation journalistique" l’article du Canard Enchaîné "Je n'ai absolument rien à me reprocher, j'ai ma conscience complètement tranquille, je suis honnête", a-t-il insisté.

L'affaire est actuellement toujours à l'instruction et elle est en panne, puisque le juge d'instruction Patrick Desmure doit prochainement quitter son poste. David Douillet est allé soutenir des candidats UMP aux dernières élections législatives, dont son avocat dans le dossier Travelstore, Francis Szpiner.
Une version + longue : http://www.liberation.fr/economie/01012 ... etend-etre

Edit : Quand je pense à tout le foin qu'on nous avait fait autour de ce truc...

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 22 oct. 2009, 14:14
par Kõjiro
Moment détente : pour ceux qui voulaient savoir comment différencier la droite de la gauche (on parle pas de mains là), un très bon résumé pas du tout orienté...

http://www.informationisbeautiful.net/l ... world.html

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 25 oct. 2009, 19:08
par Kõjiro
Fadela Amara conseille à Jean Sarkozy de saisir la Halde

Quand j'ai lu le titre, je me suis dit, tiens Amara se fout de la gueule de Jeannot. Et bin non elle est sérieuse...
"Il nous a inventé une nouvelle discrimination, c'est la discrimination au patronyme", lance la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville. Qui reconnait aussi que son nom "lui facilite certainement les choses".

La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, Fadela Amara, a manifesté son soutien à Jean Sarkozy, samedi 24 octobre sur France-5 : elle conseille au fils du président de la République de saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) en raison d'une "discrimination au patronyme".
"Moi, j'aurais été sa conseillère, je vous le dis très franchement, je lui aurais conseillé de saisir la Halde", a lancé Fadela Amara, lors de l'émission "Revu et corrigé" de Paul Amar. "Parce qu'il nous a inventé une nouvelle discrimination, c'est la discrimination au patronyme. En fait, on lui fait payer son nom, c'est ça la réalité", a poursuivi Fadela Amara, dont le sens de la formule se montre digne des meilleurs conseillers en communication. Et de poursuivre : "C'est parce qu'il s'appelle Jean Sarkozy qu'on lui a fait payer."
Malheureusement pour Fadela Amara, elle dit aussitôt exactement le contraire : "Peut-être que le fait qu'il s'appelle Sarkozy, effectivement, cela lui facilite certainement les choses."
Pour reprendre les mots d'une autre grande pointure intellectuelle de l'UMP, c'est là qu'on voit les limites d'un casting à la Fogiel...

Ils sont fort à l'UMP, là j'allais presque me lancer à rédiger un message pour expliquer que parler de discrimination envers Jean Sarkozy est ahurissant, et ce d'autant plus de la part de quelqu'un qui prétend refonder la politique de la ville pour lutter contre l'exclusion sociale et les inégalités. Mais il s'en trouvera pour dire qu'elle a raison en plus... Comme il y en a 20% (selon sondages) qui jugeaient la nominélection de Jeannot à la tête de l'EPAD légitime et l'approuvaient (20% c'est pas rien, y'a pas mal partis qui rêverait de susciter 20% d'adhésion, y'a quand même un noyau dur de décérébrés assez massif en France).

Quelle époque formidable.

Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Publié : 25 oct. 2009, 20:37
par Kzo
:lol: Dès que je vois son nom je pense à Christophe Alévèque : "Avant elle était présidente du mouvement Ni pute Ni soumise, et bah elle est rentrée au gouvernement, elle a fondé un nouveau mouvement : Ni pute ...."