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Publié : 05 sept. 2008, 07:40
par Moto Shikizu
Kõjiro a écrit :Comment que c'est trop surprenant ! :sarcastic:

Complémentaires santé : vers une hausse des tarifs

Demain Bachelot nous expliquera qu'il suffit d'arrêter d'être malade...
ce qu'ils veulent c'est la fin des mutuelles et le passage aux assurances. On sait ce que sera la suite logique avec les assurances : "ah mais non monsieur vous n'etiez pas couvert parce que ... et vous avez omis de dire que vous aviez eu un rhume l'an dernier donc cela invalide votre couverture pour un AVC, parce que ce peut etre une consequence du rhume que vous n'avez pas bien soigne..." etc...

Publié : 08 sept. 2008, 08:37
par Pénombre
Petit retour en arrière : début juillet, on avait eu quelques échanges sur les guérilleros colombiens, après la libération d'une certaine Ingrid B. Et on avait notamment parlé ici des exactions des milices "anti-guerilla" soutenues par le pouvoir.

dernier développement en date : un des potes au président Uribe est dans le collimateur :
Un général, protégé d’Uribe, finit par tomber pour ses crimes
De notre correspondant à Bogotá MICHEL TAILLE
QUOTIDIEN : lundi 8 septembre 2008
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Quand les agents sont venus l’arrêter, jeudi après-midi, le général en retraite Rito Alejo Del Rio terminait un déjeuner paisible dans un club militaire de Bogotá. Sa tranquillité venait de prendre fin : le gradé, protégé du président Alvaro Uribe, va devoir répondre d’accusations de complicité avec des escadrons paramilitaires antiguérilla. Ce n’est pas la première fois que le général est inquiété pour des crimes, remontant notamment aux années 1995 et 1997.

Dès cette époque, les témoignages abondent sur la connivence de ses troupes avec les milices, responsables de la disparition d’au moins 15 000 civils dans tout le pays. Au nom de la lutte contre une guérilla sanguinaire, escadrons et troupes régulières patrouillent alors ensemble pour persécuter militants de gauche et simples paysans dans la région sous sa responsabilité : l’Urabá, dans le nord-ouest du pays. «Je n’ai pas d’information sur la présence de paramilitaires dans ma juridiction», se défend alors invariablement Del Rio, depuis le siège de la XVIIe brigade.

«Pacificateur». Tortures, brûlures, yeux arrachés, décapitations… Les exactions sont pourtant répertoriées par plusieurs ONG et élus locaux avec listes de victimes à l’appui. Mais leur voix ne pèse pas lourd à l’époque. Les grands propriétaires et multinationales de la banane, Chiquita en tête, financent les paramilitaires de l’Urabá. Le gouverneur du département, un certain Alvaro Uribe - l’actuel chef de l’Etat - défend le «Pacificateur» Del Rio contre les accusations de ces «guérilleros». Le second du général, le colonel Alfonso Velasquez, est même limogé après avoir dénoncé auprès de sa hiérarchie les «omissions» de son supérieur. Les mains libres, Del Rio lance avec les escadrons de la mort l’opération Genesis, en 1997. Elle permettra l’installation de vastes étendues de monoculture de palme africaine, sur les terres des milliers de paysans tués ou expulsés. «Nous avons été chassés par les paramilitaires et les soldats de la XVIIe brigade», témoigne José Antonio Correa, un cultivateur dont le frère a été éviscéré par les miliciens.

Une première enquête, en 2001, avait abouti à une courte incarcération du général. Mais le procureur général Luis Camilo Osorio, promu depuis ambassadeur au Mexique par Uribe, avait renvoyé les enquêteurs et enterré le dossier. Il a fallu attendre la démobilisation des 15 000 combattants paramilitaires, négociée avec le pouvoir, pour rouvrir l’enquête. Obligés par la loi à des confessions complètes, les chefs des milices accusent en effet Del Rio d’avoir fait du recours à leurs soudards une «politique d’Etat». «Où se trouve le Pacificateur qui nous donnait des indications pour faire le sale boulot, qui nous ouvrait les portes de ses garnisons ?» s’est emporté en juin l’ancien commandant Ever Veloza.

Ces déclarations, et d’autres témoignages longtemps ignorés, ont permis la nouvelle arrestation du haut gradé. Un des cas à charge les plus documentés serait l’assassinat d’un dirigeant paysan, pendant l’opération Genesis. Mais de sordides magouilles, moins sanglantes, pourraient aussi être retenues contre lui. Une des enquêtes enterrées évoquait par exemple un trafic de biens militaires. Par ailleurs, les «affaires» des milices, qui tiraient au moins la moitié de leurs revenus du trafic de cocaïne, ont pu lui profiter. Quand les Etats-Unis décident de suspendre son visa, en 1999, c’est pour collaboration avec les escadrons mais également d’«autres délits» non précisés - le général aurait du mal à justifier certains biens acquis à l’étranger.

Publiquement. Avec Del Rio, c’est un nouveau proche du président qui tombe. Adulé par l’électorat pour ses victoires militaires contre la guérilla, Alvaro Uribe, mois après mois, perd des alliés accusés d’avoir travaillé avec les escadrons de la mort. Son ancien chef des services secrets et une cinquantaine de parlementaires de sa coalition font aujourd’hui l’objet d’une enquête.

Le cas Del Rio pourrait être plus délicat encore. Alvaro Uribe, qui se vantait de réunir les officiers de sa juridiction dès les aurores lorsqu’il était gouverneur, pouvait difficilement ignorer les agissements de Del Rio. En 1999, quand le gradé est limogé sous la pression américaine, il le défend publiquement. Une fois président, en août 2002, il le nomme même conseiller des services de renseignements. Le scandale remontera-t-il jusqu’au chef d’Etat ? Le procureur de la Cour pénale international, Luis Moreno Ocampo, en visite en Colombie le mois dernier, a insisté pour que tous les «responsables civils» des massacres soient punis.
A vue de nez, d'après une ONG colombienne accréditée par l'ONU, on comptait de 2002 à 2006 (j'ai pas de chiffres plus récents...) jusqu'à 20.000 homicides par an en Colombie. 85% d'entres eux sont imputés directement aux guérilleros et aux milices anti-guerilla. A hauteur d'environ 3000 tués/an par les mouvements de guerilla et 14.000 par les milices.

Officiellement, ces 14.000 tués annuels ne sont bien évidemment que des terroristes des FARC ou de l'ELN.

Le souci étant que les FARC n'ont jamais compté plus de 15.000 membres au milieu des années 90 et plafonneraient actuellement à la moitié. Quant à l'autre grosse guerilla, l'ELN, elle n'en compterait même pas autant selon les estimations les plus larges. (Pour rappel : les FARC se sont tournés vers le kidnapping, l'ELN vers le trafic de drogue. Donc, les deux sont bien évidemment la cause plus ou moins directe d'un certain nombre de morts par procuration, en particulier l'ELN. De fait, les cartels de Bogota travaillent aussi, surtout dans le nord du pays, avec l'ex-AUC - la principale milice anti-guerilla en cours de dissolution depuis 2003 - qui est aussi impliquée dans la drogue à l'échelle internationale...)

Ils sont pas sortis d'affaire en Colombie, mais si les paramilitaires commencent à passer à la caisse alors que les FARC désertent en masse, il reste à savoir si moins de morts = plus de négociations ou si Uribe tentera de rebondir une fois de plus et camoufler derrière la lutte contre le dernier carré de la guerilla les opérations de mise en coupe réglée des campagnes et de déplacements massifs des populations pour faire plaisir à ses potes

Publié : 08 sept. 2008, 11:26
par Hida Koan
Je suppose que le lien a déja été mis mais bon dans le doute: http://nonaedvige.ras.eu.org/

Publié : 08 sept. 2008, 11:42
par Kakita Inigin
Bayrou en dit le plus grnd mal ... ila raison.
C'est même pas du fichge des activités pol/synd/relig/sex estc de déliquants, c'est du fichage des responsables pol/synd:etc ... bref du fascisme à l'état pur.

Publié : 22 sept. 2008, 09:29
par Kõjiro
Il y a quelques temps je parlais de ça :
Kõjiro a écrit :Ensuite : La Cimade ne sera plus la seule association à intervenir en centre de rétention.

Extraits :
Lors de la présentation du rapport Mazeaud le 11 juillet, le ministre de l'immigration Brice Hortefeux déplorait la "situation de monopole" occupée par l'association oecuménique d'entraide dans les centres de rétention administrative (CRA). Et déclarait : "Le moment est venu d'introduire davantage de diversité." Depuis plusieurs mois, le ministre se disait agacé par les propos "toujours critiques", selon lui, de l'association.
Donc :
Pour le ministère, l'objectif est de pouvoir passer un marché en répartissant les CRA en plusieurs lots. "Ce qui n'interdit pas qu'une association en ait plusieurs, ou que deux associations fassent une offre commune", soutient un conseiller du ministre. Reste cependant à savoir si, dans son appel d'offres, le ministère maintiendra une mission d'ensemble assurée en concertation par plusieurs associations, ou s'il éclatera la mission en répartissant les centres entre les associations.
or :
Mais la Cimade est prête à partager la mission dès lors que celle-ci n'est pas dénaturée. Selon elle, il est essentiel que la mission reste nationale et soit assurée par un groupement d'associations travaillant en partenariat. "Emietter le soutien des personnes en rétention par une mise en concurrence des associations interdirait toute vision d'ensemble du processus d'éloignement des étrangers. Et ce faisant, affaiblirait, voire rendrait à terme impossible, la fonction d'expertise et de témoignage", s'inquiète Laurent Giovannoni.
Est-il besoin d'en rajouter ? Espérons que les associations tiendront le choc et maintiendront une unité sur ce sujet. Reste que même si elles sont associées, suivant les modalités de cette associations et compte tenu des difficultés inhérentes à toute mission assurée par plusieurs acteurs "la fonction d'expertise et de témoignage" risque, de toutes manières, d'être rendue plus difficile.

Après, pour ne citer qu'un exemple, les suppression de subventions d'état à l'OIP (qui s'occupe des prisons) on attaque de nouveau ces "droits-de-l'hommistes" qui gênent tant en... informant.
Donc ça se poursuit et se précise tranquillement comme on pouvait s'y attendre avec notre gouvernement adoré :

Hortefeux veut limiter les droits des étrangers en rétention


Extraits :
Le ministre de l’immigration a publié un appel d’offre qui confine les associations autorisées dans les centres dans le rôle de simple fournisseurs de documents et qui limite leur droit d’expression publique. La Cimade considère que de telles contraintes, posées dans un appel d’offre publié le 22 août dernier, limiteraient grandement l’accès au droit des personnes retenues dans ces centres, en attente de leur expulsion. Une réunion de la dernière chance est prévue au ministère, ce lundi après midi.
Tout est en place pour que la Cimade refuse ces conditions et soit remplacée par des structures plus dociles.
La Cimade y voit une interdiction de fait de « la fonction fondamentale de témoignage » dans les CRA. En effet, chaque année cette association dresse, dans un rapport, l’état des lieux des conditions d’accueil dans les CRA. Réaction de Jérôme Martinez :

« C’est un recul plus de vingt ans en arrière. Ce ne serait vraiment pas dans l’intérêt des pouvoirs publics d’interdire ce regard extérieur. Tout le monde pourrait alors dire que les CRA sont des zones de non droit, puisqu’il serait impossible de savoir ce qu’il s’y passe. De plus, la transparence permet de limiter les excès des policiers. »

Interviewé sur France Inter par Nicolas Demorand, dans l’émission Le 7/10 du 8 septembre 2008, à la question : « les associations n’auront plus le droit de faire des rapports du type de celui de la Cimade ? » , Brice Hortefeux a répondu : « ça, on le verra dans l’attribution ».
Dernier point de désaccord : l’appel d’offres prévoit une répartition des vingt-deux CRA en huit lots. D’après la Cimade, qui était d’accord pour envisager une collaboration entre deux ou trois associations de défense des droits des personnes, « ce démantèlement va conduire à une perte de vision générale de la situation dans les centres de rétention ».

Publié : 22 sept. 2008, 09:40
par Kakita Inigin
« les associations n’auront plus le droit de faire des rapports du type de celui de la Cimade ? » , Brice Hortefeux a répondu : « ça, on le verra dans l’attribution ».
:fou: :cut: ce foutage de gueule ... on le verra évidemment dès l'appel d'offre ...

Publié : 22 sept. 2008, 09:55
par Kõjiro
Tiens au Japon aussi ils ont élu un gros con :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/ar ... id=1097909
Impulsif et gouailleur, Taro Aso, ancré à droite, en reprend les leitmotivs telle que l'homogénéité de la nation japonaise, "pays d'une seule race et d'une seule langue".
Sinon, il faut voir la suite sur les "petits arrangements avec l'histoire" colonisatrice du Japon qui ne sont pas sans rappeler ceux de notre président à nous qu'on aime.

Publié : 22 sept. 2008, 10:06
par Kakita Inigin
Par ailleurs, depuis 2003, l'hymne national est de nouveau chanté dans les écoles, et les enseignants qui refusent de le chanter sont sanctionnés.
Pour rappel, l'hymne japonais, c'est :
"Kimi ga yo wa
Chiyo ni,
Yachiyo ni
Sazare ishi no,
Iwao to narite,
Koke no musu made.

Puisse ton règne
Durer mille ans,
Pour 8 000 générations,
Jusqu'à ce que les pierres
Ne deviennent roches,
Recouvertes de mousse"

Publié : 22 sept. 2008, 13:16
par Kakita Sojiro
On peut reparler de la Marseillaise et son "sang impur" hein aussi... Ou de l'Allemagne "par dessus tous"...
Les textes des hymnes, je trouve pas ca plus choquant que cela.

(En revanche, l'hymne Sud'Af est très bien ^^)

Publié : 22 sept. 2008, 13:34
par Kõjiro
Pour le sang impur, je peux me tromper mais il me semble qu'ils parlent de leur propre sang c'est à dire celui "impur" de roturiers par opposition à celui "pur" des nobles qui se sont exilé et menacent la jeune république française. Ca change le sens du coup.

Edit : en gros, je verserais mon sang (c'est pour ça qu'il abreuve leurs sillons - il rempli le sillon que forment les armées en marche) pour défendre mes idéaux révolutionnaires contre ces nobles qui me considèrent comme inférieur.

Publié : 22 sept. 2008, 17:05
par Kyorou
Kõjiro a écrit :Pour le sang impur, je peux me tromper mais il me semble qu'ils parlent de leur propre sang c'est à dire celui "impur" de roturiers par opposition à celui "pur" des nobles qui se sont exilé et menacent la jeune république française. Ca change le sens du coup.
Kõjiro, pour le coup, tu me remontes le moral, là :)

Publié : 22 sept. 2008, 19:18
par Kakita Inigin
Kyorou a écrit :
Kõjiro a écrit :Pour le sang impur, je peux me tromper mais il me semble qu'ils parlent de leur propre sang c'est à dire celui "impur" de roturiers par opposition à celui "pur" des nobles qui se sont exilé et menacent la jeune république française. Ca change le sens du coup.
Kõjiro, pour le coup, tu me remontes le moral, là :)
Moi ça ne me posait pas de problème. le sang des nobles/traîtres/bourgeois (rayez la mention inutile) est impur, la preuve : il est bleu. :fou:

:roll:

Publié : 22 sept. 2008, 21:07
par Kyorou
Kakita Inigin a écrit :le sang des nobles/traîtres/bourgeois (rayez la mention inutile) est impur, la preuve : il est bleu
Mmmmh... t'es de quel Clan, déjà ? :mal:

Publié : 22 sept. 2008, 21:44
par Kakita Inigin
Aucun rapport.
Et quand je suis MJ, mon clan préféré c'est le scorpion. le rouge, quoi. :mal:

Publié : 23 sept. 2008, 13:18
par Kõjiro
L'élection de Kosciusko-Morizet pourrait être annulée.
La commissaire du gouvernement s'est prononcée pour l'annulation des municipales à Longjumeau (Essonne) dont la maire est la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, estimant que la candidature du candidat DVG pouvait être considérée comme fictive et de nature à altérer la sincérité du scrutin.

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) pourrait voir son élection annulée à la tête de Longjumeau (Essone), la commissaire du gouvernement s'étant prononcée, mardi 23 septembre, devant le tribunal administratif de Versailles pour l'annulation des élections municipales dans cette ville.
La commissaire du gouvernement justifie sa décision par la candidature de l'ex-maire de la ville Philippe Schmit (DVG), nommé en janvier inspecteur général de l'équipement, dont elle estime qu'elle peut être considérée comme fictive et de nature à altérer la sincérité du scrutin.

Des éléments à charge

Devancé de 39 voix par la liste de Nathalie Kosciusko-Morizet lors des élections, le candidat socialiste Jean-Claude Marquez, qui est à l'origine du recours en annulation, a souligné dans son recours que la nomination de l'ancien maire comme inspecteur général de l'équipement était intervenue "sur proposition du ministère de l'Ecologie", où Nathalie Kosciusko-Morizet occupe le poste de secrétaire d'Etat.
La commissaire du gouvernement a, de plus, souligné que Philippe Schmit, qui fut maire socialiste de la ville de 1989 à 2001, s'était depuis la fin de son mandat éloigné de la vie municipale. Il ne s'était réinscrit sur les listes électorales que quelques mois avant les élections, le 30 décembre 2007.
Autre élément à charge, un tract anonyme aurait été diffusé, selon la commissaire du gouvernement, quelques jours avant le 2e tour. Y étaient évoqués des démêlés judiciaires du frère du candidat PS dans une affaire de moeurs.

Décision en délibéré

"J'espère que le tribunal suivra les conclusions du commissaire du gouvernement", a déclaré le socialiste Jean-Claude Marquez, qualifiant ces conclusions de "très sévères", tandis que Nathalie Kosciusko-Morizet n'était pas présente à l'audience. Les habitants de Longjumau ont "droit à une nouvelle élection", a-t-il ajouté.
La liste de Nathalie Kosciusko-Morizet l'avait emporté le 16 mars dernier avec 47,27% des suffrages (3.816 voix), contre 46,79% (3.777 voix) pour Jean-Claude Marquez. Philippe Schmit n'avait, lui, obtenu que 5,95%, avec 480 voix.
Le tribunal a mis sa décision en délibéré. Aucune date n'a pour le moment été fixée.
Calomnie, corruption, décidément elles sont belles les sarko-girls.