Publié : 30 oct. 2007, 10:49
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Le SNJ-CGT s'étonne de la Une de Matin Plus sur Biya.
Boutin fait interdire le Dal : la SNJ-CGT dénonce un "acte de censure".
Elle avait déjà fait le coup à Augustin Legrand (des Enfants de Don Quichotte) en refusant de débattre avec lui préférant lui proposer d'entrer dans son ministère. C'est là qu'on comprend un peu mieux encore le principe de l'"ouverture". Combo laisse + muselière en fait...
Et puis, de manière annexe, saluons l'arrivée au gouvernement d'un mombre très représentatif de celui-ci :
Une plainte déposée au pénal contre Bernard Laporte.
Le SNJ-CGT s'étonne de la Une de Matin Plus sur Biya.
Boutin fait interdire le Dal : la SNJ-CGT dénonce un "acte de censure".
Interview de Paul Amar et de Florence Aubenas.NOUVELOBS.COM | 29.10.2007 | 19:36
Le syndicat de journalistes s'insurge contre les pressions exercées par la ministre du Logement pour que le président du Dal ne soit pas invité à l'émission de Paul Amar, "Revu et Corrigé", diffusée sur France 5.
Le syndicat de journalistes SNJ-CGT a qualifié d'"acte de censure", les pressions exercées par l'entourage de la ministre du Logement, Christine Boutin, visant à empêcher le président de Droit au Logement (Dal) de participer à une émission télévisée.
C'est la journaliste du Nouvel Observateur, Florence Aubenas, qui avait révélé cette affaire sur le plateau de l'émission "Revu et Corrigé" de Paul Amar diffusé, samedi 27 octobre, sur France 5.
L'incident en direct
La journaliste avait affirmé en pleine émission que la ministre du logement, Christine Boutin a "fait comprendre" à la production qu'elle ne voulait pas voir Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal (Droit au Logement) dans l'affaire des mal-logés de la rue de la Banque (IIe), sur le plateau de l'émission, ne souhaitant pas débattre avec lui.
Apprenant avant l'émission, que Christine Boutin avait refusé de débattre avec le porte-parole du Dal, Florence Aubenas a décidé d'en parler en direct, ce qui a provoqué la gêne de Paul Amar et de Christine Boutin.
Le présentateur avait alors confirmé qu'en effet, il était prévu que Jean-Baptiste Eyraud soit présent pour le débat, mais on aurait "fait comprendre à Pascal Petit (rédacteur en chef de l'émission)" que Christine Boutin ne voulait pas débattre avec lui. Paul Amar a alors expliqué qu'il préférait faire l'émission et parler des mal-logés en respectant l'esprit de l'émission même sans la présence du porte-parole du Dal plutôt que de ne pas du tout évoquer le sujet. "Quand quelqu'un ne veut pas débattre, on en tient compte" a-t-il déclaré pendant l'émission.
Christine Boutin avait, de son côté dénoncé la situation, la qualifiant de "traquenard" et a nié les accusations portées contre elle, expliquant avoir rencontré Jean-Baptiste Eyraud et n'avoir aucun problème avec lui.
Paul Amar avait conclut l'émission en expliquant que le rédacteur en chef de l'émission lui aurait déclaré dans son oreillette que le directeur de cabinet aurait dit que Christine Boutin ne voulait pas de débat à la télévision.
Démenti du ministère
Interrogé par l'AFP, Paul Amar a expliqué, lundi que le rédacteur en chef avait appelé l'attaché de presse de Christine Boutin dans le cadre de la préparation de l'émission et qu'il avait répondu que la ministre ne "viendra pas s'il y a Jean-Baptiste Eyraud" sur le plateau.
L'entourage de la ministre a démenti cette information. "C'est faux. On (France 5, NDLR), nous a présenté la semaine dernière une émission de décryptage avec d'autres journalistes dont Florence Aubenas", où Jean-Baptiste Eyraud ne figurait pas, a-t-on affirmé.
"L'attitude de Mme Boutin nous a mis devant le fait accompli et on était devant un choix cornélien: soit on ne faisait pas de ce sujet car il n'y avait pas de débat possible sans elle, soit on le faisait mais sans M. Eyraud", a ajouté Paul Amar à l'AFP.
"M. Eyraud a quand même eu la parole dans un reportage, et sur le plateau Mme Boutin avait plusieurs contradicteurs dont Florence Aubenas", a-t-il souligné.
Le SNJ-CGT a dénoncé de son côté un "acte de censure" de la part de la chaîne publique.
Jean Baptiste Eyraud a affirmé pour sa part avoir été "contacté la veille de l'émission par un représentant de France 5 qui m'a dit que Mme Boutin avait demandé que je ne sois pas là".
(Avec AFP)
Elle avait déjà fait le coup à Augustin Legrand (des Enfants de Don Quichotte) en refusant de débattre avec lui préférant lui proposer d'entrer dans son ministère. C'est là qu'on comprend un peu mieux encore le principe de l'"ouverture". Combo laisse + muselière en fait...
Et puis, de manière annexe, saluons l'arrivée au gouvernement d'un mombre très représentatif de celui-ci :
Une plainte déposée au pénal contre Bernard Laporte.
NOUVELOBS.COM | 30.10.2007 | 09:43
Le secrétaire d'Etat aux Sports aurait monnayé ses relations avec Nicolas Sarkozy contre des parts dans un casino du bassin d'Arcachon.
Une plainte pénale pour "tentative d'extorsion de capital", visant le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte, a été déposée au parquet de Paris, révèle Libération dans son édition du mardi 30 octobre. Selon le journal, c'est la première fois que l'ancien entraîneur de l'équipe de France de rugby est visé directement par une procédure judiciaire, même s'il fait l'objet, lui-même ou son entourage, d'enquêtes sur des activités commerciales ou fiscales irrégulières.
La plainte a été lancée le casino de Gujan-Mestras (Gironde), gérée par Frédérique Ruggieri. L'établissement est en concurrence avec les groupes Partouche et Barrière et serait, affirme Libé, "en butte à l’ostracisme du ministère de l’Intérieur", qui privilégierait les deux grands groupes. Selon le casino de Gujan, Bernard Laporte aurait fait jouer ses relations avec Nicolas Sarkozy contre des parts dans l'établissement.
"Donne-moi 10%"
Libération rappelle que Bernard Laporte, dans une édition de L'Equipe d'octobre, expliquait : "C’est elle (Frédérique Ruggieri) qui m’avait demandé de lui organiser un rendez-vous avec Nicolas Sarkozy. En déconnant, j’ai répondu : Donne-moi 10 % et je te l’aurai, le rendez-vous". Pour Me Francis Terquem, avocat du casino, "il est assez inopérant que M. Laporte ait tenu ces propos 'pour rire' ou 'en déconnant'. Les faits relèvent d’une tentative d’extorsion de capital".
Cette plainte du casino est la troisième. Une première plainte a été retirée en 2005, "après un coup de fil du chef adjoint du cabinet de Sarkozy, contre la promesse d’un examen serein de (la) demande d’ouverture (du casino, ndlr), acquise dans la foulée", indique Libération. Une deuxième plainte avait été lancée en mars 2007 après que le casino s'était vu refuser des machines à sous supplémentaires.
Irrégularités fiscales
La semaine dernière, L'Equipe magazine affirmait qu'au terme de près d'un an d'enquête visant Bernard Laporte et d'une quinzaine de perquisitions, la Direction nationale d'enquêtes fiscales, qui dépend de la direction générale des impôts, a mis au jour une série d'irrégularités dont les plus graves pourraient être transmises à la justice.
Bernard Laporte avait pour sa part assuré avoir "la conscience tranquille", ajoutant : "il n'y a pas d'enquête. Il y a juste une société qui est contrôlée comme cela arrive tout le temps".