Pénombre a écrit :
à ce niveau là, la troisième édition de L5A par exemple n'a fait que creuser encore un écart qui à mon gout suffisait amplement et à par contre (toujours selon moi) dramatiquement renforcé la puissance des bushi en cumulant des techniques souvent bourrines avec la série des effets "vous ajoutez X fois l'anneau bidule à votre ND/vos jets d'attaque/vos jets de dégats". Pour rien à mon sens.
Bizarre, j'ai eu l'impression radicalement inverse. Le système de 3eme édition permet et pousse à des actions plus inventives, tout en rendant les choses moin faciles. Le nouveau système d'initiative permet un équilibre plus grand dans les combats, y compris par rapport à la 2eme edition et le joueur est incité à prendre plus de risque sur ses jets d'attaque (bref, faire des augmentations) pour des bénéfices adaptés à chaque adversaire.
Le système d'annonce en ordre inverse s'il était simulationniste, obligeait le joueur à sortir de son personnage pour rentrer en configuration de combat. À présent le combat est plus narratif, plus vivant et plus mouvementé, moins abstraits. Je n'ai pas perçu d'augmentation globale de la puissance des PJ (en fait au contraire, les différenciels entre écoles sont le plus souvent gommé, si l'on excepte les Kakita et les Mirumoto qui sont enfin comme ils doivent être, c'est à dire équivalents mais plus forts que tous les auters, à l'exception bienvenue des ronin duellistes), mais une accentuation stylisée des différents styles de combats. Cela dit un samurai sans techniques de bushi qui monterait uniquement ses anneaux et ses compétences de bushi comme un fou, aurait largement sa chance face à un bushi ayant des techniques mais qui aurait réparti ses XP sur autre chose (entre autre grace aux Mastery abilities). Du coup il y a vraiment la possibilité de donner une philosophie d'évolution du personnage.
Surtout, le système reste aussi létal qu'avant et les combats sont résolus beaucoup plus rapidement (déjà qu'avant c'était considéré comme rapide)...
après, on peut toujours tomber sur un joueur qui se la poutre souvent aux dés... ben c'est pas la troisième édition qui changera grand chose au fait qu'il soit un cocu (mon seul regret accessoirement n'est pas à ce niveau là mais tient au fait que s'il est cocu à ce point là, je regrette de pas connaitre sa copine...)
On diffère dans notre expérience, parce que pour moi, le coup de chance serait plutôt généralement dans l'autre sens (faut que je surveille ma copine d'ailleurs, si j'en crois mes joueurs).
Pour moi, L5R incite à faire jouer des samurai de haut rangs (plus impliqués dans les affaires de l'empire, plus libres de leurs mouvements, et dont les actions - positives, épiques ou tragiques - ont un impact plus dramatique). Par conséquent je vois plutôt ces règles comme un moyen d'empêcher que les PJ rang 5 se fasse désosser par un anonyme et que le MJ soit obligé de tricher sur son jet pour ne pas dégoûter le joueur... Personnellement, j'ai horreur de tricher sur un jet de dé quand je masterise (même s'il m'est arrivé de le faire dans mes jeunes années pour le bien d'un scénario) mais il marrive d'en atténuer les conséquences. L5R est le premier jeu que je masterise à long terme sans avoir jamais truqué un jet de dé pour le bien d'une partie (que ce soit au bénéfice des PNJ arce que c'était trop facile ou des PJ parce que je ne trouvait pas de sens à leur mort à ce moment là du scénario). Ces derniers temps, avec l'évolution naturelle des PJ, et après plus de trois ans de jeu intensif, je voyais bien que mes joueurs de L5R se baladaient un poil trop dans les combats. Le passage à la 3eme édition a remis tout ça à niveau, et si les joueurs peuvent se sentir en confiance, ils ont vite vu aussi que le facteur risque avait augmenté (et dans la dernière partie on parle de PJ rang 5 ayant affronté des PNJ rang 2...) mais seulement s'ils font des erreurs (psychologiques ou tactiques), ou qu'il se la "jouent" un peu trop.
Les bonus à l'attaque n'ont de sens que par rapport aux avantages donné dans les nouvelles règles (bien meilleure) par la défense et par les bonus à l'armure. Or, un bushi rang 1 peut avoir une grosse défense (c'est d'ailleurs sa meilleure chance de survie face à un rang 5) ce qui lui permet peut-être de résister quelques rounds face à un adversaire nettement meilleur, mais PAS d'avoir une chance de le toucher ce qui est tout à fait logique...
Cette évolution est logique. Avant, les jets d'attaque étaient trop faciles (1ere édition) ou trop durs (2eme edition), ce qui limitait non seulement les possibilités tactiques en combat (en gros celui qui avait l'initiative gagnait ou bien il fallait taper comme un sourd jusqu'à ce que ça passe par pur chance), mais aussi les possibilités de caractérisation des Pj à travers leur style de combat (ce qui a cependant toujours été un point fort de L5R par rapport aux autres jeux). L5R 3eme édition représente un perfectionnement de la philosophie de base du jeu sur ce point, non une rupture ou une exagération...
Je comprends qu'on soit conservateur : j'ai détesté de nombreux changements de la deuxième édition, même si certaines évolutions étaient bienvenues. J'ai donc joué comme beaucoup avec un mix des deux. Mais la troisième édition n'a rien à voir. Il me semblerait maladroit de la mélanger avec les autres éditions tant elle est cohérente. Il faut juste abandonner quelques mauvais réflexes acquis avec les autres éditions et l'aborder avec un esprit ouvert. Les règles de combat étant tout à fait différente, il est normal que les bonus le soient...
Dans la 3eme édition, c'est cependant au MJ de bien doser et d'exiger que l'évolution des PJ en combat corresponde à l'évolution générale de leur comportement... Dans la nouvelle édition l'écart entre un perso rang 3 et un rang 5 peut être énorme ou nulle, selon la situation, l'environnement, leur style d'école etc. Les bonus ne semblent éxagérés que si l'on y applique l'échelle de valeur obsolète des édition précédentes. Une chose est sure, en tout cas : le système de troisième édition est incomparablement plus fort pour faire ressentir l'excitation du combat et ce, quel que soit le rang des personnages.
En lisant le texte j'ai tiqué sur le prénom du Yoshioka (le gamin de 12 ans "pretexte" de l'"embuscade-duel" des Yoshioka contre Musashi après les duels contre Seijurô et Denshichiro), et du coup j'ai été vérifier : c'est Yoshioka Matashichirô en fait.
Pardon mais les deux noms sont possibles. cf. ici (ou les deux noms sont bien utilisés) :
http://www.newsfinder.org/more.php?id=383_0_1_0_M
ou encore ici (ou seul Hanshichiro apparaît) :
http://pages.globetrotter.net/samourai/miyamoto.html
et ici :
http://essay.studyarea.com/cgi-bin/news ... tml&fm=off
Je ne suis pas assez calé pour savoir si c'est une question de transcription, parce qu'il y a désaccord entre les sources ou que l'un des deux noms est une erreur fréquente, mais le fait est que selon les auteurs (ou peut-être les traductions) l'on peut lire Matashichiro ou Hanshichiro. Si c'est une erreur, elle vient des sources que j'ai pu lire, pas de ma mémoire (qui cette fois n'était pas en cause)...