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Publié : 23 déc. 2004, 18:06
par Irazetsu
Hey, les grues fourbes et retord, ça le fait grave aussi !
Et matsuura sama nous a prouvé lors de la partie de l'AG que les Otomos fourbes et retord c'était méchand cool aussi.

Publié : 23 déc. 2004, 19:25
par Matsu Yumi
Le mieux; le lion avec honneur apparent qui nous cache son petit 0.5 en vrai... a qui je pense ??? A.K ? nooooooooooon. Mais plus sérieusement, un samourai du lion bien pourri, c'est vraiment excellent !

Publié : 28 déc. 2004, 11:39
par Kõjiro
Ca me paraissait aller avec le sujet...
Pénombre dans un autre topic a écrit :j'utilise assez peu les scénario officiels à L5a, principalement parce que l'un de mes joueurs m'en a fait jouer la plupart quand il était mj et que les autres joueurs les connaissent tous, voire les ont maitrisé avant qu'on joue ensemble

et je ne "construit" rien du tout en fait

voilà comment je procède, ça vaut ce que ça vaut mais au moins, ça peut aider à se dire "ben moi, je ne ferais pas comme lui" :)

- d'abord, je me donne une, deux ou trois trames de fond, qui normalement selon comment les choses se passent doivent soit se succéder, soit diverger au point que les joueurs s'orientent d'eux-mêmes vers une campagne plus courte mais dans laquelle ils ont davantage "la main", même s'ils ne s'en sont jamais rendu compte ;)

- ensuite, je prépare ma première séance en me demandant "qu'est ce que je vais pouvoir faire pour les amener à oeuvrer ensemble ?"

- et accessoirement, avant même cette séance, je cogite sur "qu'est ce que je vais pouvoir faire pour qu'ils restent ensemble". Même si le comment est particulièrement éculé (style magistrats impériaux...), il faut que les joueurs en arrivent à ce que leurs personnages trouvent normal de prendre cette direction là plutôt qu'une autre.

- ensuite, je planche sur les pnj, ceux de ma première séance et ceux des backgrounds des joueurs. Je crée en deux lignes des dizaines de pnjs, certains que les joueurs ne croisent qu'une fois et d'autres avec lesquels ils tissent des liens. Je tente d'éclairer davantage ceux avec lesquels je souhaiterai des liens plus étroits (même s'ils sont hostiles) que les simples figurants mais je m'attends d'avance à ce que la majorité d'entres eux disparaissent de la mémoire des joueurs dés qu'ils ne sont plus en scène. Ce qui n'est pas gràve puisque je peux changer leur nom, leur apparence, voir en cours de campagne quels types de pnjs semblent le plus accrocher les pjs et je les recycle :)

au final, la plupart de mes séances à L5a sont très peu construites contrairement à des trucs style '"infiltration d'un batiment et sabotage en douceur" comme on peut en faire à shadowrun, starwars ou autre (des jeux que je maitrise aussi d'ailleurs). Le système de règle offre l'avantage qu'une fois qu'on connait les Avantages et les techniques d'écoles, ainsi que les sorts les plus répandus, on peut improviser rapidement si nécessaire selon les rencontres faites par les joueurs, on a pas besoin de lire à chaque fois les vingt-cinq lignes de la feuille du monstre comme en D20 ;)

je marche beaucoup par improvisation : 10% de mes séances relèvent de ma trame de fond ou de la présentation des lieux et du background général. 15 % dans les rencontre avec des pnjs nouveaux ou déjà connus

et le reste, c'est ce que font les joueurs avec ça, comment ils me relancent et comment je relance à mon tour

si je veux absolument caser un élément, personnage, évènement, objet important, je m'arrange pour ça mais j'essaye de faire en sorte que ça ne semble pas trop "forcé"

voilà, pour résumer et aller à l'essentiel, faire original ou surprenant n'est pas si important que ça, même les vieux trucs bien connus des joueurs et des mjs marchent toujours, si on sait les présenter au bon moment et de la bonne manière

si tu prends la peine de lire des relations de campagne, par exemple la mienne (:) ) dans l'Empire d'Emeraude et de Jade telle qu'elle est vécue par le personnage d'un de mes joueurs, tu verras qu'il ne se passe pas grand chose de vraiment original ou surprenant dans la manière dont les situations sont amenées. Mais ce sont les interactions pnjs/pjs et pjs entres eux qui leur donnent, au moins à nos yeux autour de la table, une certaine richesse et une certaine consistance

pour l'aspect surnaturel, penser de temps en temps à réutiliser :
- les présages (offrandes qui disparaissent d'un autel sous les yeux du pj, rêves étranges voire prémonitoires, frissons, mauvaises impressions qui se révèlent fondées a posteriori mais pas forcément aisées à comprendre sur le moment)
- les kami (le ruisseau qui s'assèche brusquement, l'arbre en plein hiver qui se met à bourgeonner, les murmures de l'herbe dans une langue étrange)
- les ancêtres (surtout avec un personnage Possédé par exemple) qui visitent les rêves, laissent percevoir de manière fugivite à une seule personne leur visage, un objet leur ayant appartenu, le son de leur voix...)

en fait, faire en sorte que le monde soit constamment surnaturel pour les pjs et pas seulement des manifestations oni-sort-monstre-souillure-fortune en balade

Publié : 28 déc. 2004, 12:24
par Pénombre
argh

je fais double emploi maintenant :)

Publié : 28 déc. 2004, 13:30
par Kõjiro
C'est la rançon du succès que de se voir ainsi plagié à tout va ;)

Publié : 28 déc. 2004, 14:15
par Kocho
Je me sens assez proche de la façon de faire de pénombre, sauf sur deux points :
• Pour L5R (à la différence de mes autres expériences de MJ), je ne joue quasiment que des scénarios du commerce, que j'adapte pour mes joueurs et que je ne me sans pas obligé de suivre à la lettre si mes joueurs bifurquent. Néanmoins je trouve en général que les scénarios publiés pour L5R sont d'excellentes bases de travail et demandent relativement peu d'adaptation (si je les compare aux scénarios d'autres jeu que j'ai pratiqué ou lu et qui me semblaient injouables tels quels et où je finissais par juste prendre un ou deux nom un plan de lieu et une description pour broder dessus… à L5r les scénarios publiés présentent des situations intéressantes).
• Pour préparer une partie, je réfléchis toujours à son thème central, ou à l'émotion particulière que je veux produire. De cette façon, je peux improviser sur les réactions des joueurs sans enlever au scénario son épine dorsale. J'ai personnellement horreur de jouer une partie qui ne s'avère en fin de compte être constitué que d'une succession d'évènements sans autre liens entre eux qu'arbitraires. Le fait de se concentrer sur la partie émotionnelle et thématique (sans être forcément capable de tout à fait formuler cette dernière) permet d'éviter cela.

Publié : 28 déc. 2004, 15:17
par Pénombre
• Pour L5R (à la différence de mes autres expériences de MJ), je ne joue quasiment que des scénarios du commerce, que j'adapte pour mes joueurs et que je ne me sans pas obligé de suivre à la lettre si mes joueurs bifurquent. Néanmoins je trouve en général que les scénarios publiés pour L5R sont d'excellentes bases de travail et demandent relativement peu d'adaptation (si je les compare aux scénarios d'autres jeu que j'ai pratiqué ou lu et qui me semblaient injouables tels quels et où je finissais par juste prendre un ou deux nom un plan de lieu et une description pour broder dessus… à L5r les scénarios publiés présentent des situations intéressantes).
ah, je me suis mal exprimé. Je n'ai jamais dit que je ne me servais pas des scénarii officiels (on est bien d'accord, ce sont des mines d'idées) mais que je ne les faisais pas jouer vu que les trois bipèdes autour de la table les connaissent tous en plus, en tant que mj et joueurs souvent. Disons que je trouve L5a bien plus en rapport avec mes affinités pour improviser que shadowrun par exemple ou là par contre je m'appuie sensiblement plus sur les trucs officiels. A L5a, les scénarii sont surtout pour moi un moyen de susciter mon inspiration alors que dans d'autres jeux, je m'en sers davantage en tant que scénarii bien qu'il soit fréquent que cela n'ait guère de rapport avec le truc imprimé au final :)


Pour préparer une partie, je réfléchis toujours à son thème central, ou à l'émotion particulière que je veux produire. De cette façon, je peux improviser sur les réactions des joueurs sans enlever au scénario son épine dorsale. J'ai personnellement horreur de jouer une partie qui ne s'avère en fin de compte être constitué que d'une succession d'évènements sans autre liens entre eux qu'arbitraires. Le fait de se concentrer sur la partie émotionnelle et thématique (sans être forcément capable de tout à fait formuler cette dernière) permet d'éviter cela.
j'ai rarement procédé comme ça mais je crois que je vais refaire quelques expériences dans ce sens :jap:[/quote]

Publié : 28 déc. 2004, 15:46
par Kocho
ah, je me suis mal exprimé. Je n'ai jamais dit que je ne me servais pas des scénarii officiels (on est bien d'accord, ce sont des mines d'idées) mais que je ne les faisais pas jouer vu que les trois bipèdes autour de la table les connaissent tous en plus, en tant que mj et joueurs souvent.
Je comprends, ça, mais pour ma part, j'ai la chance (enfin je trouve que c'en est une) d'avoir autour de la table trois joueurs n'ayant aucune connaissance de L5r en dehors des informations que je leur ai fournies : ils ne connaissent ni la storyline ni les suppléments, même si évidemment je leur ai fourni des éléments pour comprendre et saisir le monde dans lequel ils évoluent dès le premier scénario (la chrono, et les diverses présentation en téléchargement, plus des photocopies "censurées" extraites des différents supplément)… L5R n'est pas un jeu d'exploration.
Disons que je trouve L5a bien plus en rapport avec mes affinités pour improviser que shadowrun par exemple ou là par contre je m'appuie sensiblement plus sur les trucs officiels. A L5a, les scénarii sont surtout pour moi un moyen de susciter mon inspiration alors que dans d'autres jeux, je m'en sers davantage en tant que scénarii bien qu'il soit fréquent que cela n'ait guère de rapport avec le truc imprimé au final :)
Je n'ai jamais joué à Shadowrun, mais je fait du Cthulhu (enfin du années 20 parce que je n'aime pas le bestiaire Lovecraftiens). Et c'est un peu le contraire dans mon cas. La campagne que je masterise depuis 12 ans à l'AdC est très lointainement inspirée des scénarios et campagnes de l'AdC, je me sers surtout des lieux décrits etc. En revanche à L5R, j'ai décidé de suivre au plus près la storyline, de m'appuyer sur les suppléments et de trouver tous les moyens possibles d'y impliquer les PJ directement à travers les scénarios existants. La difficulté de cette option est surtout de ne pas les diriger dans leurs choix et de partir du principe que je dois retomber sur mes pieds sans jamais trop les contraindre...

Publié : 28 déc. 2004, 16:38
par Pénombre
La difficulté de cette option est surtout de ne pas les diriger dans leurs choix et de partir du principe que je dois retomber sur mes pieds sans jamais trop les contraindre...
tout à fait d'accord avec ça