Doji Satori a écrit :Cetelem ne perçoit pas 21 (exonération de charges) et paie 327 de cotisations sociales (chiffres fantaisistes mais c'est un ordre d'idée du poids des allégements par rapport aux recouvrements Urssaf), Cetelem paie 306 à l'Urssaf.
Cela, je comprends, mais où tu n'arrives pas à me comprendre, c'est sur 2 choses :
1/ les aides de l'état ne sont pas que des exonérations de charge
2/ Cétélem, sachant qu'elle paiera 21 de moins (elle ne le découvre pas en fin de bilan) sait qu'elle pourra redistribuer ces 21 (qu'elle aurait dû payer) vers ce qu'elle veut.
Et donc de reprendre que dans les aides ;
Cétélem a besoin de se restructurer (investissement, infrastructure, embauche de personnels ...) ; bref elle tombe sur une des ses restructurations sur une aide possible de l'Etat qu'elle demande et qu'elle obtient.
Donc si on suppose que sa restructuration coûte 300 (et elle l'investirait car elle en a besoin) et qu'elle sait qu'elle touchera 50 de l'état ... Bah elle sait qu'il y a 50 qu'elle pourra mettre ailleurs.
C'est comme à notre échelle en tant que particulier ; tu bénéficies d'un prêt zéro % pour une partie de ton bien immobilier (ou d'une autre aide de l'état) ; c'est ça en moins sur ton crédit immobilier ; tu le répercutes soit en achetant un bien plus cher, soit en mettant de côté pour travaux, soit sur un budget loisir ... Mais sans le prêt zéro tu n'aurais pas pu répercuter cela sur un des trois postes cités.
Donc les entreprises budgetent les aides de l'Etat et savent ainsi l'économie qu'elles font sur leur trésorerie générale et le répercutent ...
Et oui, nos impôts financent (en partie) les avantages des entreprises, qui, pourtant, ne concernent QUE ceux de la dite entreprise.
Mais encore une fois, j'y vois rien de choquant. Ce qui me choque, c'est qu'on stigmatise les régimes spéciaux qui sont des avantages d'entreprise d'une frange de la population alors qu'on pourrait stigmatiser d'autres choses. J'ai pris le PEE, mais je pourrai prendre les CE ou autres ...
Je dis juste qu'à vouloir enlever l'avantage de l'autre qu'on n'a pas, on finit avec une société où personne n'en a.