Publié : 19 oct. 2007, 10:01
Pas faux !Kõjiro a écrit :Je ne sais pas si on peut simplifier ça comme ça non plus.Doji Satori a écrit :La remise en cause des droits à retraite est à mon avis différente puisque si ces régimes ne sont pas remis en cause, il faudra bien les financer avec d'autres ressources que celles des entreprises de ces salariés.
Si la caisse de retraite de la SNCF arrive à financer ses retraites avec ses cotisations, tant mieux pour les salariés de la SNCF.


Actuellement, la SNCF est devenue une entreprise comme une autre en intégrant toute la gestion des infrastructures structurellement déficitaire et massivement subventionnée dans la société VFF.Kõjiro a écrit :Parce que la SNCF n'est pas une entreprise comme une autre justement. Et plus encore parce qu'elle l'était encore moins auparavant et que par conséquent les contrats signés par les actuels employés de cette société reposait sur un système de choix de contraintes / avantages qui aujourd'hui est remis en cause.
Pour moi, la SNCF a aujourd'hui vocation à équilibrer ses comptes et donc à l'avenir prendre en compte l'ensemble des coûts dans son budget de fonctionnement. Et un système de retraite spécifique est à mon sens un coût à prendre en compte comme n'importe quel avantage social est pris en compte au niveau de chaque entreprise.
Pour l'antérieur, je suis tout à fait d'accord avec toi que la remise en cause des avantages antérieurs est injuste pour les salariés présents.
La position du gouvernement est d'autant plus injuste qu'elle n'a pas adoptée la même attitude sur le dossier relativement similaire des instituteurs / professeurs des écoles.
Les nouveaux professeurs des écoles ont eu une retraite à 60 ans avec une revalorisation salariale par rapport aux instituteurs mais les instituteurs continuent en parallèle à partir à 55 tout en pouvant passer professeur des écoles en fin de carrière ... ce qui a permis de faire passer la pilule relativement en douceur. Bon, après je ne connais pas le coût / gain de cette mesure pour la collectivité.
Il m'apparaitrait normal que les coûts de ces engagements antérieurs soient à ce même titre pris pour tout ou partie en charge par la collectivité (tout est question pour moi de chiffrage de coût, de choix etc ...).
Les contraintes particulières sont de moins en moins réelles (ne serait-ce que par les normes européennes) et si effectivement elles tendent à disparaître totalement, on pourra les traiter de mon point de vue comme n'importe quelle entreprise.Kõjiro a écrit :Je veux dire : il me semble que l'on impose des contraintes particulières à la SNCF ou à la RATP qu'on peut simplifier en appelant ça du "service public". Ce qui fait qu'on ne peut pas non plus la traiter comme n'importe quelle entreprise.
Je ne comprends pas trop ce que tu veux dire. Peux-tu reformuler STP ?Kõjiro a écrit :Ensuite, le système de compensation entre caisses a été mis en place à un moment parce que l'état acceptait l'idée qu'il "fallait" des déséquilibres à certains endroits (parce qu'on avait moins d'activité donc on baissait les effectifs dans cette entreprises tandis qu'on les augmentait dans une autre).
Ce n'est pas vraiment cela. Je suis favorable à une fusion des régimes et des statuts plutôt qu'à une augmentation des particularismes qui accentue le phénomène de "société à plusieurs vitesses".Kõjiro a écrit :En te lisant j'ai un peu l'impression aussi d'un "mélange" (mais je me trompe peut être) : j'ai l'impression qu'en renvoyant la balle à la sncf seule c'est un peu comme si tu disais qu'au sein du régime général les entreprises devraient se débrouiller pour équilibrer leurs propres comptes à chacune sur les question de cotisation / versement de pensions.
En gros à chaque entreprise de se débrouiller pour son plan de retraite en fonction de la vie propre à l'entreprise.
Maintenant, on aura toujours du mal en France avec nos acquis sociaux et leurs privilèges.
D'une façon générale, quand il existe un régime spécifique il est financé par les entreprises du secteur. Par exemple, la caisse de congès payés du bâtiment est financée par les entreprises du bâtiment et je pense que tout le monde trouve cela normal.
Des fortes inégalités de régimes de retraite existent au sein des entreprises privées mais parce qu'elles ont des taux de cotisation supérieurs. Là aussi, c'est le même choix du salarié à l'embauche. Je vous propose un salaire net moindre mais notre entreprise surcotise à la retraite.
Pour moi, si les salariés de la SNCF veulent conserver le droit de partir plus tôt à la retraite cela doit être un coût chiffré et provisionné par la SNCF et pas payé par la collectivité ... rien d'autre que quelque chose qui s'applique à l'ensemble des entreprises du secteur marchand finalement ...