Publié : 17 oct. 2007, 19:26
Plusieurs choses :
- d'abord, on ne le dira jamais assez, les salaires du privé ont subi des pressions considérables ces vingt dernières années. En comparaison, et contrairement à une fiction commode, ceux du public n'ont pas augmenté mais ont subi moins de pressions, essentiellement gràce aux actions syndicales les plus massives. Comme ça, vous vous souviendrez peut-être la prochaine fois à quoi ça sert les syndicats
- j'aimerais qu'un jour on m'explique comment on peut légitimement se plaindre de ce que les autres arrivent à préserver pour eux alors qu'on perd de son côté et que l'un n'est pas du tout lié à l'autre. Parce que si le millième de ce que le privé à récupéré en pressions salariales sur ses employés était reversé aux mecs de la SNCF, ben ils rouleraient pas en train mais en rolls... les vampires sont-ils vraiment là ou on les cherche ?
- j'aimerais qu'un jour dans mon entourage certaines personnes qui se plaignent d'être mal payées ou exploitées après avoir accompli le difficile parcours du combattant des entretiens d'embauche à rebonds (et je te convoque, reconvoque, tiens je te fais venir une troisième fois aussi...) m'expliquent exactement pourquoi ils n'ont jamais tenté des concours de la fonction publique. Quelque chose me dit que c'est pas parce qu'ils avaient les boules à l'idée de rejoindre la horde de profiteurs que nous sommes... mais en quoi est ce que moi je devrais être responsable de leurs choix de vie à eux au fait ?
- j'aimerai assez que la prochaine fois qu'on parle de ce que les gens perdent on se rappelle qu'ils gagnaient bien mieux avant, y compris il y a 50 ans ou dans un pays en ruines dont la génération montante avait été sérieusement amochée par une guerre mondiale, on s'est débrouillé pour créer un système de retraites ET des tas de régimes spéciaux alors que les perspectives économiques étaient très différentes de la perpétuelle course aux bénéfices qu'on engrange chaque année... il y a 50 ans, on pouvait batir des perspectives d'avenir dans un pays en ruines et maintenant qu'on fait la culbute financière on ne peut pas ? à qui profite le crime ? aux gars de la SNCF ces vilains profiteurs ?
Soit dit en passant, je suis sur 40 ans (et 42 bientôt, vu mon âge) de cotisations en perspectives. Ca me dérange pas du tout de perdre une journée de salaire en me mettant en grève pour soutenir les gars de la SNCF, même si :
- ça ne me rendra pas mes annuités
- rien ne me prouve qu'ils en feraient autant
Pourquoi ? parce que de toute manière, on trouvera bien un moyen de me soutirer mon pognon à coups de CSG, CRDS, forfait consultation et autres trucs du genre qui sont censés être utiles mais dont on n'arrive toujours pas à me prouver que ça va là ou ça devrait... alors quitte à perdre du pognon (et dans mon boulot, ça veut dire que je rattraperai tout moi même question taff de la journée, parce que personne ne le fera à ma place), ben autant essayer de faire en sorte que ça préserve les avantages d'autres salariés.
Pourquoi au fait ? Parce que de tels avantages, ce sont des perspectives à atteindre ou des bases de négociation quand on ne les a pas. Et un socle sur lequel s'appuyer pour revendiquer auprès de ceux qui profitent chaque année un peu plus que celle d'avant de toutes les richesses que nous (oui, moi aussi) produisons.
Quand plus personne n'a d'avantage, alors à part bouffer le voisin, on a quoi comme perspectives à atteindre ?
curieusement, tout le monde est prèt à remettre en cause les avantages des gars de la SNCF mais personne ou presque ne parle de comment les bénefs sont redistribués là ou il bosse...
alors, il y a donc avantage et avantage ?
- d'abord, on ne le dira jamais assez, les salaires du privé ont subi des pressions considérables ces vingt dernières années. En comparaison, et contrairement à une fiction commode, ceux du public n'ont pas augmenté mais ont subi moins de pressions, essentiellement gràce aux actions syndicales les plus massives. Comme ça, vous vous souviendrez peut-être la prochaine fois à quoi ça sert les syndicats

- j'aimerais qu'un jour on m'explique comment on peut légitimement se plaindre de ce que les autres arrivent à préserver pour eux alors qu'on perd de son côté et que l'un n'est pas du tout lié à l'autre. Parce que si le millième de ce que le privé à récupéré en pressions salariales sur ses employés était reversé aux mecs de la SNCF, ben ils rouleraient pas en train mais en rolls... les vampires sont-ils vraiment là ou on les cherche ?
- j'aimerais qu'un jour dans mon entourage certaines personnes qui se plaignent d'être mal payées ou exploitées après avoir accompli le difficile parcours du combattant des entretiens d'embauche à rebonds (et je te convoque, reconvoque, tiens je te fais venir une troisième fois aussi...) m'expliquent exactement pourquoi ils n'ont jamais tenté des concours de la fonction publique. Quelque chose me dit que c'est pas parce qu'ils avaient les boules à l'idée de rejoindre la horde de profiteurs que nous sommes... mais en quoi est ce que moi je devrais être responsable de leurs choix de vie à eux au fait ?
- j'aimerai assez que la prochaine fois qu'on parle de ce que les gens perdent on se rappelle qu'ils gagnaient bien mieux avant, y compris il y a 50 ans ou dans un pays en ruines dont la génération montante avait été sérieusement amochée par une guerre mondiale, on s'est débrouillé pour créer un système de retraites ET des tas de régimes spéciaux alors que les perspectives économiques étaient très différentes de la perpétuelle course aux bénéfices qu'on engrange chaque année... il y a 50 ans, on pouvait batir des perspectives d'avenir dans un pays en ruines et maintenant qu'on fait la culbute financière on ne peut pas ? à qui profite le crime ? aux gars de la SNCF ces vilains profiteurs ?
Soit dit en passant, je suis sur 40 ans (et 42 bientôt, vu mon âge) de cotisations en perspectives. Ca me dérange pas du tout de perdre une journée de salaire en me mettant en grève pour soutenir les gars de la SNCF, même si :
- ça ne me rendra pas mes annuités
- rien ne me prouve qu'ils en feraient autant
Pourquoi ? parce que de toute manière, on trouvera bien un moyen de me soutirer mon pognon à coups de CSG, CRDS, forfait consultation et autres trucs du genre qui sont censés être utiles mais dont on n'arrive toujours pas à me prouver que ça va là ou ça devrait... alors quitte à perdre du pognon (et dans mon boulot, ça veut dire que je rattraperai tout moi même question taff de la journée, parce que personne ne le fera à ma place), ben autant essayer de faire en sorte que ça préserve les avantages d'autres salariés.
Pourquoi au fait ? Parce que de tels avantages, ce sont des perspectives à atteindre ou des bases de négociation quand on ne les a pas. Et un socle sur lequel s'appuyer pour revendiquer auprès de ceux qui profitent chaque année un peu plus que celle d'avant de toutes les richesses que nous (oui, moi aussi) produisons.
Quand plus personne n'a d'avantage, alors à part bouffer le voisin, on a quoi comme perspectives à atteindre ?
curieusement, tout le monde est prèt à remettre en cause les avantages des gars de la SNCF mais personne ou presque ne parle de comment les bénefs sont redistribués là ou il bosse...
alors, il y a donc avantage et avantage ?