En effet, il ne faut pas confondre
taiko 太鼓 (tambour) et
taikô (avec un ^) 太閤 qui est le titre donné au père du
kanpaku 関白: conseiller en chef de l'Empereur.
Comme l'a dit Matsu Yumi,
taikô désigne le plus souvent Toyotomi Hideyoshi (qui n'a jamais été
shôgun !). Le livre intitulé Taikôki (Chroniques du Taikô) est en fait l'histoire de Toyotomi Hideyoshi.
J'avais déjà écrit un post sur les
différents shôgun
Je vous le remet là :
Jusqu'à ce que MINAMOTO no Yoritomo soit nommé
sei-i-taishôgun en 1192 (après son coup d'état en 1185),
shôgun était un titre extraordinaire (comme les sessions) de général d'un détachement de l'armée impériale que l'empereur donnait à titre provisoire au chef du détachement en question, envoyé dans le but de "pacifier" une région.
Shôgun = Général
Taishôgun = Grand général (ou Généralissime !)
Seitô-taishôgun 征東大将軍 = Grand général pacificateur de l'Est
Sei-i-shôgun 征夷将軍 = Général pacificateur des barbares (de l'Est)
Sei-i-taishôgun 征夷大将軍 = Grand général pacificateur des barbares (de l'Est)
Chintô-shôgun 鎮東将軍 = Général pacificateur de l'Est
Tôkaidô-shôgun 東海道将軍 = Général de la route côtiere de l'Est
et d'autres encore...
En fait, tous ces titres ronflants de
shôgun avaient tous plus ou moins la même signification.
Ce n'est que depuis 1192 que le terme
shôgun ( l'abréviation de
sei-i-taishôgun) désigne forcément le dirigeant d'un gouvernement de
bushi.
Ces fameux "barbares de l'Est", appelés aussi Ezo 蝦夷, Emishi 蝦夷, ou Tôi 東夷 étaient en fait des habitants du Nord de l'île de Honshû, et de l'île de Hokkaidô, de langue et de coutumes différentes, qui n'étaient pas soumis à la cour impériale. Ce n'était pas que les Ainu, mais aussi des Japonais qui vivaient alors de chasse et de pêche). Il y avait d'autres "peuplades primitives" ailleur au Japon : les Kumaso 熊襲, les Hayato/Hayabito 隼人, les Tsuchigumo 土蜘蛛, les Kuzu/Kuzuhito 国樔人...
Kitsuki Hitotsu a écrit :C'est qu'avant dans certains dialectes (akaguma pourra surement nous éclairer là dessus), le japonnais possédait des kwa et des gwa, mais petit à petit ils ont fusionné avec les traditionnels ka et ga. Donc pas d'erreur de traduction, juste une évolution du langage.
C'est en fait l'orthographe en japonais classique (en vigueur jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale !):
ex. :
くわんのん Kwannon = かんのん Kannon (déesse de la bonté)
くわいだん kwaidan = かいだん kaidan (histoire de fantômes)
えうくわい eukwai = ようかい yôkai (esprit, créature, etc..)
すさのを Susa-no-wo = すさのお Susa-no-o (frère de Amaterasu)
をとこ wotoko = おとこ otoko (homme "mâle")
ゐのしし winoshishi = いのしし inoshishi (sanglier)
ゑまき wemaki = えまき emaki (rouleau illustré)
おほさか Ohosaka = おおさか Ôsaka (Ôsaka, quoi...

)
etc...
Par contre, les anciennes graphies :
"Yedo" (
Edo)
"Yebisu" (
Ebisu)
"Yezo" (
Ezo)
"Yen" (qui est restée encore aujourd'hui, mais qui en japonais se dit
en)
ne viennent pas d'une ancienne orthographe japonaise. Il se trouve juste qu'à la fin de la période d'Edo, え se prononçait plus "yé" que "é". Et donc, les Occidentaux qui étaient venus à cette époque ont transcrit え "ye".