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Publié : 02 déc. 2005, 21:05
par Okuma
And with that I think I'm done with the weapons. For the sacred weapon of the Ox, it's the Ox blade and it cost 2 CP.
Gihei : 1 CP for Dragonfly characters.
This is a ceremonial bo used by monks and shugenja. You roll an additionnal die for meditation ceremony and theology rituals.
I have found none that could justify for the Sparrow (too poor to have such sacred weapons outside of the ancestral blade of the sparrow and the armor of Sun Tao), the Bat (too young, even if I wanted to give them a chakram), the Monkey (too young too, even if the armor of the Monkey clan exist in the card game.), the Tortoise (I was only able to think to tantos...), the firefly (too little information) and the Oriole (no idea about them).
Publié : 03 déc. 2005, 01:21
par Doji Satori
Okuma a écrit :Sinon, ca ne sert a rien de faire des reproches sur les noms ou quoique ce soit. On ne joue pas a bushido.
En l'espèce, je ne vois pas le rapport avec Bushido mais avec le Japonais et d'une façon plus large avec la définition d'un mot.
3 cas de figure :
- Soit la personne n'a pas connaissance de ce qu'est un "tachi" et n'en a rien a faire, il n'utilise cette arme telle qu'elle est décrite que comme une arme parmi dautres dans le jeu. Donc, autant l'appeler scramasax ou to-machin.
- Soit la personne s'intéresse aux sabres ou au Japon ou sait vaguement que le tachi est une sorte de sabre, il fera de ta définition la définition du tachi et tu l'auras induit en erreur.
- Soit la personne sait à peu près ce qu'est un tachi et par conséquence que ta définition est fausse.
Il peut effectivement la fermer parce qu'il pense que chacun se doit d'être responsable de ses propos, parce qu'il en a un peu marre d'intervenir trop fréquemment des propos qu'il estime erroné (parce qu'il dispose d'informations qu'il estime fiable) au risque de passer pour le chieur de service.
Ou il peut se risquer à l'ouvrir parce que quelque part ça le chatouille que des personnes dans l'éventualité 2 soit dans l'erreur. C'était mon cas, maintenant, le tachi est loin d'être une question importante (faut reconnaître que pour chipoter sur le tachi il faut vraiment être un chieur

).
Aussi le titre du topic et son écriture en Anglais m'ont fait croire que c'était un texte d'AEG mis en forme. Je te prie de m'excuser de cette erreur.
Publié : 03 déc. 2005, 20:11
par Okuma
Surtout que le Tachi decrit dans Rokugan a disparut avec l'apparition du Katana, et donc personne ne s'en sert ...
Publié : 04 déc. 2005, 19:15
par Ariman
Le tachi n'a pas également disparu au japon ? Son usage était principalement en cavalerie et a été suplanté par le katana plus pratique en général mais pas forcement bcp plus meurtrier ?
Publié : 05 déc. 2005, 03:30
par Akaguma
Je crois que j'ai déjà mis ça sur un post il y a une quinzaine de jours dans "traductions et orthographes japonaises", mais ça à l'air de s'imposer ici pour mettre tout le monde d'accord:
Tachi signifie à la fois une épée droite ET un sabre courbe... la seule différence c'est les kanji avec lesquels on l'écrit.
Quand on l'écrit 大刀 , il désigne les épées droites à un ou deux tranchants !
Le kantô tachi 環頭大刀 "tachi à pommeau circulaire" (du 3ème au 9ème siècle), ou le kokushitsu no tachi 黒漆の大刀 "tachi au fourreau lacqué de noir" (8ème au 9ème siècle siècle), étaient les épées utilisées par les guerriers, et les aristocrates.
Le kasadachi 飾大刀 "tachi décoratif" ( 9ème au 11ème siècle, et même plus tard ! ) a aussi été utilisé par les guerriers, mais surtout comme arme de parade, surtout par la noblesse impériale.
Quand on l'écrit 太刀 (notez le petit trait entre les "jambes" du premier caractère !), ça désigne un sabre courbe !
Les premiers tachi (太刀) sont apparus au 8ème siècle chez les bushi "peu civilisés" (selon les standards de la capitale impériale) de la plaine du Kantô. Ce n'est que vers le 9ème siècle qu'il sera adopté par tous les samurai, même ceux de la capitale ! Le tachi restera longtemps l'arme de prédilection des samurai en armure, plus facile à dégainer à cheval, et pour porter des coups de taille. Même après que l'uchigatana 打刀 (le katana standard) se soit imposé, le tachi a encore longtemps été utilisé principalement en armure.
En réalité, le tachi et les uchigatana ont la même sorte de lame, et il pouvait arriver sans problème qu'un samurai décide, pour l'occasion, de changer le fourreau et l'habillage de la lame de son katana (qui s'enlève facilement pour faciliter son entretien), pour y mettre un fourreau et un habillage de tachi. C'est pourquoi, habituellement, je donne les mêmes caractéristiques au tachi (courbe !) et au katana.
Publié : 05 déc. 2005, 21:38
par Doji Satori
Pour compléter les considérations linguistiques et historiques de Akaguma (toujours aussi instructives et claires !), quelques extraits du livre de Gregory Irvine - Le sabre japonais - Editions DésIris déjà cités pour partie :
" Les sabres fabriqués au cours de la période Nara (646-794) sont connus sous le nom de chokutô. Bien que droites et à tranchant unique comme le tachi kanto, leurs lames présentent une nouvelle forme : une arête longitudinale (shinogi) sur une face de la lame près du tranchant, l'autre face restant plate. Ce type de lame est appelé katakiri-ha zukuri. Le shinogi renforce la structure, réduisant le risque de casse lors des combats. "
page 13.
" Le sabre japonais tel que nous le connaissons aujourd'hui, avec sa courbure élégante et prononcée, a été créé vers le milieu de la période Heian, afin de répondre aux besoins d'une classe militaire de plus en plus influente. Sa forme traduisait les changements dans l'art de la guerre au Japon. La cavalerie représentait désormais l'unité militaire prépondérante et les anciens chokutô droits étaient particulièrement mal adaptés au combat à cheval. En revanche, le sabre incurvé était une arme bien plus efficace lorsqu'il était manié par un cavalier : en effet, la courbure de la lame ajoutait une force considérable à la frappe. "
page 20.
" Le sabre tachi est porté à gauche, suspendu à la ceinture, tranchant vers le bas et poignée vers l'avant. La signature sur le nakago (i.e. poignée non polie de la lame, soie) de la lame est inscrite de telle manière qu'elle se trouve toujours sur le côté extérieur du sabre, lorsque celui-ci est porté par le guerrier. Ce trait caractéristique joue un rôle important pour identifier l'évolution, la fonction et les différents styles de port des sabres à partir de cette période de l'histoire du Japon. Lorsque le sabre est porté par le guerrier, la face externe du nakago est appelée omote et la face interne ura. Le guerrier en armure peut être équipé, en plus de son tachi, d'une lame plus courte, nommée koshigatana, signifiant " sabre de taille ". Il s'agit d'une arme courte sans garde (tsuba), où la poignée et le fourreau se rejoignent pour former le style de monture aikuchi (" bouche réunie ").
" La période Muromachi (1333-1600) fut le théâtre d'un changement presque total dans l'art de la guerre : la cavalerie et les combats de corps à corps furent peu à peu remplacés par l'infanterie et les régiments de soldats à pied.
Cette évolution entraîna l'utilisation d'une forme différente de sabre long, auparavant employé par les classes inférieures de soldat à pied. Il s'agissait de l'uchigatana, un style de sabre utilisé depuis la période Kamakura. La plupart de ces uchigatana, destinés aux simples soldats, n'étaient pas de très bonne qualité. Aucun spécimen formellement identifiable n'est parvenu jusqu'à notre époque. Cependant, au cours de la période Muromachi, des samuraï de haut rang commencèrent à utiliser ces lames en complément de leur tachi et des exemplaires beaucoup plus raffinés furent alors fabriqués.
Les uchigatana sont forgés en deux tailles différentes : ceux mesurant plus de soixante centimètres sont appelés katana et les autres ne dépassant pas soixante centimètres sont appelés wakizashi, " sabre compagnon ". Le katana est porté dans une large ceinture, tranchant vers le haut. Il est maintenu en place par une dragonne ou cordon (sageo), passée dans une bélière du fourreau appelé kurikata (en forme de chataigne). Le bas du fourreau comporte une saillie en forme de crochet , kaeri-tsuno, " pommeau de retour ", qui empêche le fourreau de sortir de la ceinture quand le sabre est dégainé. Pour le soldat à pied, le katana a l'avantage, par rapport au tachi, de pouvoir, dans un seul et même mouvement, être dégainé rapidement afin de frapper l'ennemi. Plus court et donc plus léger, le katana peut être utilisé plus facilement d'une seule main. Il offre un atout incontestable dans ces féroces guerres d'infanterie au corps à corps, typiques de la période Muromachi, où la vitesse de dégainage du sabre était l'essence même de ces batailles. La courbure de la lame facilite également la coupe et le dégainage. Elle est plus prononcée au niveau de la partie supérieure de la lame, avec un point de courbure qui s'est éloigné de la poignée. Ce type de courbure est appelé saki-zori. Il est également utile pour les samuraï à cheval, le tachi nécessitant deux actions distinctes, dégainer puis couper. "
page 47-48
" Comme pour les autres types de sabre, les forgerons ont perpétué la tradition de signer la lame des katana sur l'omote, le côté le plus en vue. Généralement, l'emplacement de la signature constitue une indication de la façon dont la lame était porté, en style tachi ou katana ; malheureusement, il existe de nombreuses exceptions à cette règle. Selon la coutume établie de longue date, il est d'usage de modifier le sabre afin de l'adapter à ses préférences ou aux techniques de combat de l'époque. Un sabre peut ainsi être raccourci pour l'ajuster à la taille, à la force du guerrier ou simplement pour satisfaire ses goûts personnels. Après l'étape de raccourcissement, la lame est appelée suriage. Comme le sabre est toujours coupé au niveau du nakago, la signature authentique peut fort bien être éliminée. L'histoire japonaise abonde en exemple d'anciens tachi raccourcis et remontés en style katana ou inversement, au cours des périodes ultérieures. "
page 48.
L'appellation katana ou tachi est avant tout une question de monture (fourreau & habillage) de la lame même si la monture katana impose une taille limite (fonction de la longueur du bras du guerrier) pour pouvoir effectuer un " dégainer - frapper ".
Comme pour Akaguma, chez moi les caractéristiques du tachi et du katana sont identiques.
J'ai songé à un moment de limiter le Iaïjutsu au katana et de donner un bonus au tachi à cheval ou plus de résistance mais bon ... je joue plutôt sur les qualités. Un tachi recevra plutôt un bonus au dommage, un katana un bonus au touché.
Du coup, pour moi les Licorne sont essentiellement équipés de Tachi, les Kakita de katana. C'est avant tout une question de style ...