Le ton de Dogen est une insulte permanente, donc je répond sur le même ton.
Vu que, comme me le fît remarquer Inigin une fois, je suis tout le temps virulent, alors oui si on qualifie la virulence d'insulte, mon ton est perpétuellement insolent.
Ah, donc les Ishiken, le Maître du Vide, tout ça tout ça, qui existe dans le jeu depuis sa création, c'est une vision de l'esprit? Ou le Nameless One?
Les Ishiken sont des shugenja qui utilisent le Vide, mais à l'origine il n'était pas question de kami du Vide. Je ne pense pas que cela contredit pas le fait d'obtenir des effets semblable à ceux de la magie. Par ce que les kiho ressemblent aussi à la magie élémentaire parfois, et ils n'utilisent pas les kami pour autant.
Bishamon, pas Bishamon-ten, décidément tu as du mal à faire la différence entre le jeu en lui-même et certaines de ses sources d'inspiration... Le Bouddhisme, ça n'existe pas dans Rokugan.
Et si j'écris Bishamon-sama tu la ramène aussi ? Ici, "-ten" est un suffixe honorifique pour une divinité.
Effectivement, ou avais-je la tête, seul TOI maîtrise l'univers de Rokugan et ses sources d'inspiration, et en aucun cas le staff créatif qui travaille dessus depuis des années...
D'accord, il faut un exemple : l'Illumination vu par L5R officiel. C'est lié au Vide, c'est un état d'équilibre entre les éléments, c'est un état temporaire mais pouvant être permanent. Tout cela est juste. Maintenant, le type qui décide "d'abandonner l'illumination" après l'avoir atteinte pour aller faire un truc, ça l'est nettement moins.
Si le gars qui avait écrit ça était mieux renseigné, il saurait (par exemple) que l'on considère qu'il y a des degrés dans le Satori, depuis l'éveil du bouddha vivant (Bosatsu) ou de l'ascète pourvus de "Siddhi" (Hôriki, soit les "kiho") jusqu'au Parfait Satori, aka le "zazen du bouddha". Entre ces étapes, on considère aussi qu'il y a une ligne de non-retour, où
quoiqu'il arrive il est impossible de cesser d'être un être éveillé.
Je pense qu'on peut apparaitre plus arrogant, mais ça doit demander des années de pratiques là. Là c'est du niveau olympique là, minimum le podium...
Merci. Comme l'aurait dit Way of the Scorpion de John Wick, si Fabius Bile ne l'avait pas fait avant : "l’infamie est préférable à la médiocrité."
Tu as une quelconque idée de comment s'est décidé le jour des tonnerres ou pas? J'ai l'impression que tu méconnais complètement l'histoire du jeu...
Oui, j'en ais une idée quelconque. Et je sais aussi que les premiers Sept Tonnerres sont sensés avoir étés plus forts que ceux de l'ère du Vide.
Les kansen sont des kamis élémentaires de tous les éléments, corrompu par le pouvoir de Jigoku. Donc, il y a des kansens de feu. Et je pensent que Tsuke, en tant que maître du feu, inféodé à Fu Leng et Jigoku, après avoir ouvert plusieurs parchemins noirs, devait pouvoir y faire appel sans trop de problème... Je ne parle pas de maho (dans le sens mgie du sang, même si il a pu en usé) mais bien d'invocations des esprits élémentaires faisant appels aux kansens et non aux kamis.
Certes, mais selon Rich Wulf, les kami continuent indiféremment d'obéir à un shugenja souillé par Jigoku. Or, puisque kyuden Isawa et le reste des terres Phénix ne s'est pas transformé en un nouvel Outremonde, je suis forcé d'en conclure qu'il a varié ses munitions. Mais j'ai peut être loupé un passage canon qui parle de sites abondamment souillé là-bas ?
Euh, c'est dans Rokugan ou dans Dogen-Rokugan là, parce que dans Rokugan, Tengoku a été actif hein.
Tu veux dire qu'outre Togashi, Shiba et les Oracles qui faisaient... ce qu'ils font d'habitude depuis mille ans, il y avait autre chose en plus ? Soit, je suis tout ouie... ?
Ensuite, son esprit s'est perdu entre les royaumes suite au pardon de Tadaka (rien à voir avec Tengoku donc),
Attends... Je vérifie que je ne me sois pas expliqué en Chinois... Vérification faite, c'est bien en français. Ca avait bien à voir avec son karma (dois-je définir cette notion ?

) ?
Et c'est décrit ou dans Rokugan ça? A moins que ce ne soit dans Dogen-Rokugan...
Non, être de peu de culture, c'est écrit sur l'une (La ?) des reliques les plus sacrées de l'Histoire de Chine, ainsi qu'entre les lignes de : "Eh les gars, si on fondait un empire dédié à nôtre mère, histoire que les humains y soient civilisés comme nous autres de Tengoku ?"
Ou alors ils y ont songé, mais ils n'avaient pas envie d'inclure ça dans leur JEU, parce que le but n'était pas de produire une thèse sur le Japon mais bien de créer un jeu d'ambiance asiatisante? Parce que c'est plus simple comme ça aussi. Des pistes hein.
Pardon, j'ai pensé l'espace d'un instant qu'un auteur-créateur songerait à enrichir le background de son univers. Devrais-je faire seppuku ?
Tout comme Rokugan est un univers asiatisant fantasmé, fait pour être ludique, et non pas un calque historique, Rokugan n'est pas ailleurs pas lié à une époque particulière.
Rectification. Fait pour rapporter de l'argent en répondant à des besoins. Si les auteurs du jeu et leur entreprise décident d'un panel de besoins pour lesquels leur création va répondre, ils ne décident pas de tous les paramètres. Exemple : le créateur de Lara Croft avait en tête d'en faire une amazone mais pas une "sex symbol"... Il s'est raté là-dessus, comme le savent les innombrables fanboys de la miss. C'est un fait (puisque tu semble aimer les faits, Kaze-san ^^).
Par ailleurs, je ne pense pas que qui que se soit me contredira si je dis que la première chose qui a attiré les joueurs de L5R vers ce jeu, c'est la possibilité d'incarner un samouraï, dans un jeu de samouraï. Donc, un stéréotype, une icône de la culture japonaise (puisqu'ils ne connaissaient pas encore Rokugan).
Non, ce qu'ils ont fait EST cohérent dans LEUR univers. Que tu ne retrouves pas le Japon dans Rokugan est normal vu que c'est une source d'inspiration. Qu'il n'ai pas eu envie que les joueurs ait eu besoin de faire une étude approfondies des mœurs japonaises pour pouvoir jouer à leur jeu de samurai.
D'accord, bah on va prendre un truc au hasard. Doji Domotai en plein champ de bataille vêtu d'un simple kimono. J'ai dis que c'était contre l'étiquette, j'ai sous-entendu que c'était dangereux et imprudent (cette... charmante dame... est morte dans un attentat terroriste, non ?). Maintenant, dis moi (ou renvois moi à un lien) qui me permettrais de connaître les règles de l'étiquette rokuganaise. Non, par-ce que, on parle beaucoup de l'étiquette et de la façon dont ces règles sont
suivies strictement par les hautes sphères de la Grue, mais il faudrait aussi connaître les dites règles.
Pour ma part, voici un aperçu de ce que je sais de l'étiquette rokuganaise, comparée au Japon.
_ Voie du Joueur (2eme ed), page 31 : les Coiffures.
>Description du
Chon Mage (dont le nom n'est pas cité... détail inutile ?

), puis revu de stéréotypes sur les clans. Précision sur les femmes qui tendent à laisser pousser leurs cheveux très longs (parfois jusqu'au sol), et à les couper parfois, notamment pendant les deuils.
>Au Japon, les coupes varient selon les époques. Dans l'antiquité, les hommes attachaient souvent leurs cheveux sur les côtés du crâne. Sous Heian, les lois somptuaires codifiaient les coiffures selon la caste d'appartenance (ce qui resta plus ou moins vrai jusqu'à l'époque moderne... et je dis bien "moderne" sous Meiji par exemple, tous les nobles avaient cheveux courts et une moustache

). A l'époque de la guerre de Genpei et pendant Sengoku Jidai, les samouraïs laissaient déjà leurs cheveux détachés en portant un casque et mettaient un ruban (en fer ou en tissu) sur leurs fronts, et en tenue civil faisaient un chignon dont la forme pouvait varier. A l'époque Edo, les samouraïs ne portaient pas tous le chonmage. Certains ne se rasaient pas les mèches avant, d'autres avaient des queues de cheval ou des catogans. Les femmes de bonne famille portaient un chignon. Mais auparavent, à l'époque Sengoku, les femmes de la caste buke imitaient encore celles des Kuge en portant une queue de cheval basse, touchant le sol, et dont des mèches encadraient les cotés du visage et se déployaient sur les épaules et dans le dos en imitant un éventail "ôgi".
_ Voie du Joueur (2eme ed), page 33 : le Bushidô (la Voie du Guerrier, les Pratiques Militaires), jusqu'à la page 36, ne parle que des moeurses des samouraïs, et insiste avec un esprit très conservateur sur certains détails, pas toujours suivis à la lettre historiquement, comme la souillure rituelle liée aux cadavres, ou l'étiquette des présents. Ce qui n'est pas dit par contre, c'est que historiquement, le top trois des présents les plus prestigieux dans la caste buke de l'époque Edo c'est :
1) Tachi, de préférence pour la parade / cérémonie et donc richement décoré mais avec une lame fonctionnelle
2) Katana
3) Wakizashi
_ Voie du Joueur (2eme ed), page 41 à 44 : les Civilités samouraïs et détails dans l'étiquette.
Ne parle que des moeurses samouraïs, notamment des suffixes et des possibilités pour l'insulte. Toutefois, manque de détails et extrapolations ponctuelles. Le préfixe "O-" par exemple n'est pas une distinction ajoutée par un seigneur au prénom d'un samouraï, mais un honorifique utilisé notamment pour certaines circonstances typiques du japonais, souvent pour accentuer le respect dans l'usage d'un nom propre... le même "O-" devient "Go-" quand dit le mot est prononcé en On'yomi ; il est dit que se tromper dans l'usage de "O" et "Go" produit un effet comique au Japon. Alors d'où vient ce "O-" ? On l'ajoute, tout simplement, devant le kanji unique (ou le premier à défaut) du prénom d'une fille de bonne famille, tout comme on ajoutais parfois "-ko" (la voie du Scorpion précise que c'est un geste d'affection de la part des pères à leurs filles). Exemple : "Kyoko" est composé de deux kanji, "kyô" et "ko", donc : Okyô. Autre exemple officiel, utilisé par Shinjo Yasamura (?) lors du texte sur ses fiançailles : O-Ushi--> Ushi-chan ("ko" n'étant pas forcément un usage obligatoire et pouvant ^tre complémentaire avec "-chan").
Autre chose qui n'est pas dite, c'est que les seigneurs ne parlent pas aux subalternes en utilisant "-san", mais parlent alors sans suffixe, parfois même en utilisant des pronoms personnels jugés grossiers ou rudoyant (Kisama & Onushi notamment, bien qu'ils étaient à l'origine honorifiques...). En fait, les Daimyô n'utilisent pas "-san" quand ils sont formels et suivent l'étiquette de leur rang. S'ils s'adressent à quelqu'un du même rang qu'eux, ils utiliseront "-dono" en combinaison avec l'Azana de l'intéressé. Et c'est pareil pour tout samouraï suivant l'étiquette. Mais évidemment, si l'auteur ne cite même pas la différence dans les pronoms personnels en japonais, pourtant ô combien enrichissante, le joueur n'a aucun moyen de le savoir. Pourtant, à l'époque Edo, typiquement, les samouraïs disaient "sesha" (l'humble moi), ponctuaient leurs phrases en "-degozaru" et s'adressaient à autrui en disant "Onushi" (que l'on peut traduire par "maître" ou "roitelet"), "Anata" ou "Sonata" quand ils voulaient être polis : ça s'appelle le "samouraï kotoba".
Dans le jdr, sans surcharger l'esprit du joueur, l'auteur pourrait simplement préciser : vouvoiement pour les supérieurs, tutoiement "à la romaine" pour les égaux, tutoiement rude pour les inférieurs. Parle de lui-même en disant "l'humble moi" quand il veut être conventionnel ou polis. Ca prendrait dix lignes au grand maximum. Et on peut dire autant des suffixes, qui sont relativement précis pour les femmes (ils citent "-hime" & "-gozen"), mais n'incluent pas la nuance des rangs. Ainsi, envers l'Empereur et l'Impératrice on dira protocolairement "-heika" (Sa Majesté) et pour un prince ou princesse impérial on dirait "-denka" (Son Altesse).
- la Voie du Joueur, Page 47 : la Vie et la Mort. On fait difficilement moins sur le thème des moeurses samouraïs, aux yeux de toute personne connaissant le nom de Yamamoto Jocho ou de Hagakure.
Etc.
en présentant les choses comme ton interprétation de l'univers et en ne tentant pas de te poser en maître du canon...
J'ai certes extrapolé sur le canon, mais je ne me souviens pas avoir prétendu que c'était autre chose que mes conclusions, ni de m'être opposé à celles des auteurs officiels (ni à leurs divagations).
Dogen peut parfaitement modifier Rokugan comme il l'entend, et corriger ce qu'il perçoit comme des incohérences (ça reste du domaine de la perception),
Merci de le dire que je le fais parfaitement.
Sinon, c'est aussi du domaine de l'Intuition, puisque touchant à l'empathie. Cf. description des traits...
