Page 10 sur 52
Publié : 16 mars 2009, 08:45
par Toshi
vu le premier épisode de LIE TO ME :
Synopsis
Le Dr Cal Lightman est un scientifique spécialisé dans la détection du mensonge. Qui que vous soyez, il sait si vous dites ou non la vérité... Véritable détecteur de mensonges fait homme, il sait décrypter sur un visage, dans une attitude ou au son d'une voix, la fausseté et le secret. Cette extraordinaire aptitude l'aide tout particulièrement dans les enquêtes criminelles qu'il résout au sein de son agence de détectives privés. Mais, dans sa vie privée, c'est une toute autre histoire...
très prometteur (petit doute sur le fait que ça puisse tenir une saison entière car y a un gros risque d'essoufflement) mais bon en tout cas le premier épisode donne envie de voir la suite !
Publié : 16 mars 2009, 10:57
par Kõjiro
J'ai vu quelques films ces derniers temps :
-
Twilight. C'est pas trop mal en fait. Ma première réaction c'est de dire que c'est un film pour midinette. Il faut avouer que le trip je t'aime mais éloigne toi de moi, je te colle et je viens te voir toutes les trois minutes pour te dire que je ne dois pas te voir bien que j'en ai vraiment trop super envie que même que c'est inexorable comme si le destin de l'univers entier en dépendait mais que je ne peux pas parce que je t'aime trop pour avoir envie de t'aimer gnagnagna. Au bout d'un moment ça gave grave quand même. Et pourtant je ne suis pas hermétique, au contraire même, aux bluettes. Je comprend que des dizaines d'adolescentes en attente du prince charmant (et en chaleur) aient craqué cela dit... Mais ce coté un peu lourdingue n'est pas la seule caractéristique du film : il y a aussi une ambiance très plaisante qui se dégage de l'image et des chuchotements de certains dialogues, une torpeur, une lenteur (à laquelle participe du coup la forme de l'histoire d'amour et c'est ce qui rend le truc supportable) qui collent bien à une certaine mélancolie du vampire. Donc au final j'ai globalement bien aimé ce film pour son atmosphère.
Accessoirement il m'a fait réaliser à quelle point ma fille est... une fille... (oui je sais cette critique est un brin misogyne...)
-
Le jour où la Terre s'arrêta. Le traitement de ce film est d'un tel classicisme formel qu'on reste largement sur sa faim. C'est du film catastrophe avec tous les clichés et les étapes habituels ou presque du genre (comme les crétins qui vont s'acharner en vain plutôt que d'écouter le héros scientifique qui lui a compris le truc et donc vont mettre en péril les gens par leur bêtise). Mais cela dit c'est assez jubilatoire quand même parce que le thème est amusant avec la mise en perspective d'une humanité ramenée à l'état d'espèce parasite d'un écosystème à préserver. En plus c'est honnêtement réalisé avec de zoli sfx et Keanu est absolument parfait pour ce rôle donc j'ai bien aimé aussi.
-
La dernière légion. Alors là, ze bonne surprise ! Très très sympa alors que la ba m'avait fait vachement peur à l'époque. Le coté pseudo-historico-fantastique est très bien géré et assumé, c'est vivant, bien foutu, pas mal interprété, ni bisounours, ni glauque, avec de belles scènes d'action et une Aishwarya Rai absolument magnifique

Au début je pensais que c'était juste une histoire avec quelques bouts d'épopée arthurienne dedans, l'épée, merlin etc... mais sans savoir trop vers où ils allaient, c'est quand j'ai entendu le nom de la gamine amoureuse de Romulus que je me suis dit qu'ils allaient finalement peut être retomber sur leurs pattes de ce point de vue. Et du coup ça fourni une excellente conclusion à l'histoire du film.
-
Beowulf. Idem, très bon film. Là pour le coup c'est l'inverse, j'attendais un très bon film et les premières minutes m'ont un peu déconcerté, notamment du point de vue graphique. J'ai mis un peu de temps à m'habituer mais au final c'était tout à fait pertinent comme choix. Et en plus c'était plutôt bien foutu. Pour l'histoire en elle même c'est pareil j'ai pas forcément accroché de suite mais au bout de quelques scènes on entre dans le coté légende héroïque et ça commence à fonctionner. Puis vient le moment on écorne sévèrement l'image du héro pour revenir dans le monde des hommes et là l'histoire devient carrément excellente jusqu'à la fin. Très bon film au final. Ca m'a donné envie de chopper le texte / le poème / la chanson (?) d'origine pour voir sur quelle matière le réalisateur et le scénariste ont travaillé.
Publié : 16 mars 2009, 11:11
par Pénombre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beowulf
C'était un poème épique et il a apparemment pas mal occupé les linguistes et les historiens
tu as les principaux points du texte d'origine évoqués et des liens vers des versions en ligne in english
sur un plan purement scénaristique, je pense qu'on a pas mal brodé autour du texte d'origine qui, comme pas mal de récits médiévaux est assez direct et compte peu d'éléments purement dramatiques. Il ne s'agissait pas tant de retenir longtemps l'attention du public à coups de péripéties diverses que de faire dans le descriptif et le dialogue autour d'un ou d'une poignée de temps forts.
Attends toi à beaucoup de paroles courtoises, dans le contexte, des vantardises, des flatteries, de la description et un combat épique qui dure le temps de deux paragraphes

Publié : 16 mars 2009, 11:12
par Mugen
Kõjiro a écrit :En plus c'est honnêtement réalisé avec de zoli sfx (..).
A ce sujet, les images que j'ai vu, avec l'espèce de boule noire (le vaisseau des ET ?) m'avaient fait espérer un recyclage d'effets spéciaux pour le film d'Akira, qui aurait été lui abandonné.
- Beowulf. (...)
Pour ma part j'ai trouvé des ressemblances avec ce film-là :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_g ... 48244.html
Notamment pour tout ce qui a trait à l'ambiance du village danois.
Bon, après la version animée est plus fantastique...
Publié : 16 mars 2009, 11:24
par Kõjiro
Merci pour les références

Publié : 16 mars 2009, 12:22
par Ding On
Welcome :
Voilà un film qui aura fait parler de lui, et pas forcément pour de bonnes raisons. La polémique finit en effet toujours par nuire au propos d'une oeuvre, car le buzz prend alors le pas sur le réel contenu et pose des oeillères au public (qui verra dès lors non pas ce qu'on lui montre mais bien ce qu'il veut voir - dans un sens ou dans l'autre).
Or Welcome mérite mieux que cela. Il doit être vu comme un film et non une charge politique - ce n'est pas que l'un exclut l'autre, mais dans ce cas en fait, l'un renforce l'autre. Déjà on peut dire que ça fait plaisir de voir le cinéma français attrapper à bras le corps des situations sociales existantes pour en extraire une oeuvre de fiction forte et couillue. Les Anglais ont une longue tradition de cinéma sociale dont nous pourrions nous inspirer. Si Welcome pouvait être un premier pas dans cette direction, j'en serai heureux.
Mais venons-en au film lui-même.Welcome nous narre l'histoire de la rencontre entre un jeune Kurde en situation irrégulière souhaitant passer en Angleterre pour retrouver sa petite amie et un professeur de natation divorcé en pleine déprime. C'est donc avant tout une histoire d'amitié ; simple, forte et belle. C'est là la force du film : le message politique ne prend jamais le pas sur les personnages et le scénario, il en découle naturellement. C'est à travers le prisme de l'histoire de ces deux protagonistes que l'on voit, toujours en filigrane ou en arrière-plan, le sort qui est celui des sans-papiers à Calais. Autant dire que ce parti-pris désamorce totalement les accusations d'angélisme portées contre ce film. Car il faut bien avouer que tous les faits choquants sur la façon de traiter les immigrés clandestins sont très pudiquement montrés : c'est dans un coin du cadre, à travers un dialogue avec la Police, par une anecdote, etc. Jamais de full frontal brutality destinée à choquer gratuitement. Encore une fois, le malaise face à ces pratiques nait avant tout de l'identification au jeune Kurde.
Techniquement le film est également impeccable. La réalisation est extrêmement bien pensée : cadrant au plus près les personnages, elle joue de tous les éléments du plan pour recréer une sensation de claustrophobie, d'enfermement. Petites ruelles, travées d'un port de transit, lignes de la piscine, couloir étroit d'un appartement, jusqu'à une salle de tribunal surpeuplé dans laquelle un juge travaille à la chaîne. En découle un sentiment de malaise profond, presque physique, à l'image de ce que peuvent ressentir les clandestins obligés de porter un sac sur la tête pour déjouer le contrôle au CO2 lorsqu'ils squattent un camion. La mise en scène exploite parfaitement l'anti-cinégénie de Calais en hiver pour distiller un désespoir palpable.
Les acteurs sont excellents également. Lindon prouve qu'il est toujours un des acteurs les plus intéressants du cinéma français et qu'il ose prendre des risques pour des projets casse-gueule (après Pour Elle notamment). Le jeune Kurde parvient, sans jeu larmoyant, à faire passer tout l'espoir et le désespoir de son personnage - prêt à traverser la Manche à la nage en plein hiver pour un avenir meilleur. Même sa petite amie à peine entrevue est sublime de retenue et de pudeur. Le point fort du film à ce niveau étant de parvenir à nous émouvoir sans sortir les violons et le pathos surlignant, juste en nous présentant une situation tragique mais devenue tellement banale.
Je n'irai pas jusqu'à dire que Welcome est une expérience plaisante. Au contraire, on est étreint dès le début par une mosaïque de sentiments qui ne nous lâcheront pas jusqu'à la fin et même après (tristesse, dégoût, révolte, colère, etc.).
Et on a réellement mal en voyant ce que notre pays est en train de (re)devenir à cause d'une politique absurde et inefficace, qui nie l'humain au profit du chiffre. C'est pourquoi j'ai envie de dire qu'aller voir Welcome serait un acte citoyen, un signal fort à envoyer ; même si j'ai conscience d'aller à l'encontre de ce que je professe dans le premier paragraphe de cette critique...
Publié : 16 mars 2009, 13:08
par axl_2baz
Pourquoi, quand je lis un critique de Ding-on d'un film que je compte pas aller voir, je suis quand meme pris d'une enorme envie d'y aller ?
Publié : 16 mars 2009, 13:22
par Kõjiro
Merci pour cette belle critique Ding On.
J'espère trouver le temps d'aller le voir.
Et apparemment il a bien démarré le film. En général je ne m'intéresse pas vraiment au box office mais là... Cf ton dernier paragraphe y compris la "contradiction" avec laquelle je suis d'accord.
Publié : 18 mars 2009, 20:42
par Kõjiro
J'allume la tv. Je tombe sur le grand journal. Vin Diesel est l'invité. Et pile au moment où j'allume, l'un des chroniqueurs demande si la suite de Riddick va enfin arriver (on sentait le fan). Et Vin d'expliquer que le scénar' est en cours d'écriture et que c'est pour dnas pas longtemps.

Publié : 19 mars 2009, 08:43
par Ben
Kõjiro a écrit :J'allume la tv. Je tombe sur le grand journal. Vin Diesel est l'invité. Et pile au moment où j'allume, l'un des chroniqueurs demande si la suite de Riddick va enfin arriver (on sentait le fan). Et Vin d'expliquer que le scénar' est en cours d'écriture et que c'est pour dnas pas longtemps.

Je crois avoir fait dans mon slip kangoorou
Publié : 19 mars 2009, 08:56
par Kõjiro
Quel mauvais goût !

Publié : 26 mars 2009, 10:48
par Ding On
Je reviens des Trois Royaumes.
Bon... on sent les coupes à la hache rouillée. Toute la première partie, présentant les enjeux et les personnages, est passée en accéléré ; presque à la trappe. Du coup, on a du mal à être impliqué dans le film. La seconde partie a apparemment subi peu de coupes, le rythme est déjà moins chaotique.
En gros, difficile de se prononcer sur ce qui n'est finalement qu'une grosse bande-annonce. Bon évidemment, on a droit aux scènes de bataille les plus grandioses jamais vu au cinéma, des monuments épiques et tjs parfaitement compréhensibles illustrant à merveille l'Art de la Guerre (utilisation du climat, de la guerre bactériologique et psychologique, etc.). C'est déjà pas mal mais on sent réellement le film mutilé derrière ce montage cut.
J'attend mes DVD HK intégraux avec une gde impatience.
Par contre, ça donne foutrement envie de jouer à Qin vu que les héros font rien qu'à imiter les persos du jeu !
Publié : 26 mars 2009, 10:50
par Kõjiro
Tiens j'ai lu cette critique du fameux Bayon de Libé (il s'occupe généralement des séries B et ses critiques sont souvent imbitables tellement il utilise des tournures de phrases alambiquées mais là j'ai bien aimé) :
http://www.liberation.fr/cinema/0101557 ... 3-royaumes
Les 3 Royaumes est un chant de bataille. Il gagne la première (bataille) contre les Seigneurs de la guerre, anecdote du genre (avec Jacky Chan et Jet Li), sortie en catimini il y a un mois comme pour ne pas se frotter au colosse du jour. Les 3 Royaumes, qui se déroule une quinzaine de siècles avant, dans une antiquité de fantaisie chinoise, traite de la tripartition de l’empire sous le règne du fameux Han Xiandi (qui ?…).
L’intéressé, jeune sang bleu à paillettes flottantes asservi à son vizir mégalomane Cao Cao, envoie ce dernier en expédition punitive contre Shu (royaume second régi par Liu Bei, oncle du suzerain) et Wu, tiers royaume de Sun Qan rallié au Shu contre l’omnipotence impériale. Puissance dont la flotte de 2 000 vaisseaux de combat blindés, appuyée par une armée de 800 000 soldats lancés à la curée des rebelles, renvoie les déploiements militaires virtuels phénomènaux du «Seigneur des Hobbits» au rayon Playmobil. Bientôt, l’évocation fracassante se recentre sur l’amitié du fringant conseiller de Liu Bei et du jeune roi Sun Qan, et le thème du conflit autour de l’affrontement titanesque entre la horde suréquipée du pouvoir central et les deux monarchies insoumises du Sud-Ouest.
Brossée à larges pans, en fresque panoramique shakespearienne, les 3 Royaumes serait quelque chose comme nos Bouvines et Roncevaux, Poitiers et Austerlitz ensemble, filmés en rêve. De la stratégie comme art de la composition.
D’une mise en scène péplum enfonçant à peu près tout ce qu’on a croisé en la matière, de Ranà Ryan, d’Alexandre Nevski à Ben Hur ou Mongol, entre autres cléopâtrades (à l’exception des seuls Chevaliers teutoniques inconnus peut-être), la bataille ici livrée, littéralement interminable, infilmable, inextricable, bataille des Falaises rouges essentiellement, focalisant en point d’orgue les massacres annexes, serait un Art de la guerre (Clausewitz) revu nô et corrigé opéra de Pékin à la Kurosawa dans la tradition chambara. Cela ne rigole pas ni ne lésine sur la réalisation, la figuration, les masses, le détail qui tue. Partout, sabres donc, gonfalons en flammes, assauts, chocs de caparaçons, estocs, cuirasses froissées, lances et fouets, heaumes de fer d’hommes d’airain, lanciers, aérostats, arcs et carreaux, expressionnisme martial, tortues disciplinaires à la romaine, catapultes, armada et pyrotechnies antiques - notamment de bombes incendiaires royales préfigurant de mille ans dévastateurs nos techniques génocidaires occidentales arriérées… Pour couronner l’épopée en courtoisie, l’amour est aussi au rendez-vous ; à la virile, entre les deux beaux génies guerriers amis ; et plus galamment entre le ministre emballé, la belle rêveuse lascive estampée et son époux d’amant. La vraie figure à «3» chiffrée du titre de noblesse.
Publié : 26 mars 2009, 10:59
par Ding On
Je lis la première ligne, déjà une énorme faute (les Seigneurs de la Guerre, c'est bien avec Jet Li mais point de Jackie Chan dedans ; et c'est en plus un excellent film).
Après bon, le mépris affiché pour le Seigneur des Anneaux et les tournures de phrase qui font "je me moque, j'aime bien mais ça fait un peu film du 1/3 monde qd même" c'est un peu le pompon. Après, on y mêle le Nô et le chambarra (ben quoi ? c'est des arts de niakwés non ? ah bon, Chine et Japon c'est pas le même pays ?), et on touche le fond de la critique.
Qd je pense que des mecs comme ça sont payés pour écrire de telles conneries, alors que des gens un peu plus cultivés éviteraient de telles erreurs et amalgames...
Publié : 26 mars 2009, 11:09
par Kzo
Plus le mépris sur les seigneurs de la guerre "anecdote du genre"..., cinématographiquement je ne le considère pas comme une anecdote, au contraire c'est un film qui m'a bien surpris sur plusieurs plans mais bon.
Arf faut être inscrit pour laisser un commentaire, la flemme.