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Publié : 29 août 2007, 16:32
par Hida Ichi
Goju Kaze a écrit :
Hida Ichi a écrit :les Polonais sont très bien accueillis en Irlande, au Royaume-Uni...
C'est d'ailleurs pour ça que le Royaume-Uni veut mettre des "quotas" sur l'arrivée des Poloanis, et aussi que l'Irlande souffre en ce moment énormement de l'arrivée massive de Polonais...

:kaze:
430 000 polonais ont demandé des permis de travail au RU du 1er mai 2004 au 30 juin 2007, sans compter les étudiants et les professions libérales (self-employed, je ne sais comment le traduire)

Pour une population de 40M de polonais, cela veut dire qu'un polonais sur 100 a travaillé au RU pendant cette période.

Maintenant que le RU décide de restreindre les arrivés, il est parfaitement en droit de le faire, car cela beaucoup, 430 000 polonais pour un pays de 60M en si peu de temps.

Alors ne compare pas une volonté de limiter quelque chose qui est devenu "excessif" avec une vague française xénophobe visant à repousser des problèmes internes sur un bouc-émissaire étranger.

Pour l'Irlande, après vérification, c'est 65 000 immigrants polonais pour 4.3 M d'Irlandais. Pareillement, c'est excessif.

Et c'est d'ailleurs devenu un problème économique en Pologne qu'autant d'émigration de jeunes diplômés/qualifiés...

Publié : 29 août 2007, 16:37
par Kõjiro
Puisuq'on en est sur les bouc émissaires étrangers, allez jeter un coup d'oeil aux questions posées à Moyon (de RESF) sur le forum du nouvel obs.

http://forums.nouvelobs.com/politique/5 ... Moyon.html

Publié : 29 août 2007, 17:00
par Goju Kaze
Hida Ichi a écrit :Maintenant que le RU décide de restreindre les arrivés, il est parfaitement en droit de le faire, car cela beaucoup, 430 000 polonais pour un pays de 60M en si peu de temps.

Pour l'Irlande, après vérification, c'est 65 000 immigrants polonais pour 4.3 M d'Irlandais. Pareillement, c'est excessif.

Et c'est d'ailleurs devenu un problème économique en Pologne qu'autant d'émigration de jeunes diplômés/qualifiés...
Tu disais le RU et l'Iralnde accueille les Polonais. Ma réponse est de dire c'est faut, ils ont un problème aussi, et il est, du dire d'un pote qui vis en Iralnde en ce moment, et après lecture d'un article sur le RU, suffisament important pour causer de gros soucis.

Bref, dire qu'ils sont accueilli, c'est un méchant raccourci pour dire ils sont là et on a rien pu faire contre. Je peux t'assurer que l'afflux de polonais au RU n'a pas renforcé un quelconque sentiment pro européen là-bas...

:kaze:

Publié : 29 août 2007, 17:03
par JBeuh
Hida Ichi a écrit :Il ne faut pas généralisé le comportement xénophobe des Français à tous nos voisins, les Polonais sont très bien accueillis en Irlande, au Royaume-Uni...
Et si on regarde encore plus au nord, les fénno-scandinaves n'ont pas eu peur des polonais. Non, ils craignaient davantage les lettons, lituaniens et estoniens. De plus, ils ont vu leur entrée comme une atteinte à leur modèle social et les politiques de protection (en une heure de bateau, tu peux faire le plein d'alcool et de tabac pour la moitié du prix de celui finlandais ; le travail au noir est une frayeur ; la directive Bolkenstein a provoqué une levée de bouclier aussi chez eux et leur lobbying pour la faire disparaître a été plus efficace que celui français semblerait-il ; j'en passe et des meilleurs). Et la Suède est moins soumise au racisme que le reste de l'Europe. D'ailleurs, le simple fait d'évoquer le rejet d'une ethnie/citoyenneté/couleur de peau/etc. est un tabou.

Peut-être que la cause de cette peur, même en France, n'était pas tant raciste que pour des raisons de modèle social? Peut-être que les pays qui y ont vu une chance ont un droit du travail qui ne protège quasiment pas, sans question de retraite et d'autres éléments du genre?
Et sans vouloir insister, les anglais voient les polonais comme des animaux : ça fait du travail pour pas cher, mais on ne leur parle pas, on les fout dans un coin et à la première occasion, dès qu'on a plus besoin d'eux, on les vire. Je trouve cela presque plus méprisant et raciste encore. (Idée non fondée sur la peur mais sur la supériorité/infériorité des "races")

Bon, il y a aussi une logique purement malthusienne du travail en France qui n'aide rien (la quantité de travail est une valeur fixe. Plus y'a de monde, plus il faut le diviser. Les anglais ont plutôt une logique que le travail crée le travail. Et cela est bien lié à la culture du pays et non aux idéaux politiques).

Pour l'indépendance d'une banque centrale, c'était le présupposé nécessaire d'une politique économique digne de ce nom. La tradition européenne (hors Allemagne) était au contraire sa soumission à des fins politiques (dévaluation & co). Son indépendance était donc un plus.
Sauf que... la BCE est carrément devenu fermée et ne se focalise plus que sur les marchés financiers. Ceci est une erreur. La Fed américaine, bien qu'indépendante en théorie, l'est bien moins que la BCE sans que cela ne pose aucun problème, y compris aux libéraux. Le secrétaire d'Etat au Trésor américain est en constante discussion avec la Fed pour permettre d'harmoniser la politique monétaire sur celle budgétaire. En Europe, à force d'appliquer les théories de l'école de Chicago (que les américains prennent bien garde de ne pas du tout mettre en oeuvre), la logique est d'aligner la politique budgétaire sur celle monétaire. En gros, les gouvernements doivent suivre la BCE. Or il s'avère que la BCE suit la Fed. Et la Fed suit le gouvernement américain. Lequel est dépendant de la Chine. Laquelle est dépendante des Etats-Unis... Bref...
C'est une question très compliquée. Mais il est génant de voir que la BCE, malgré la possession de tous les moyens économiques et institutionnels recommandés et imaginés par les économistes libéraux, a un bilan relativement négatif et que tous les commentateurs économiques ne se lassent pas de démontrer que la Fed dirige réellement l'économie européenne (la BCE n'assistant qu'en soutien).
Et pour l'Allemagne, sa stratégie économique est, depuis le SME, de rejeter ses déficits sur la France grâce au Mark fort, puis l'Euro fort. En effet, l'intérêt d'une monnaie forte ou d'une monnaie faible correspond à des logiques politiques différentes et une structure économique différente. Ils sont sur les industries, nous sur le tertiaire.

Le problème est que nous avons 27 politiques budgétaires, 1 politique monétaire, et que cette politique monétaire est celle traditionnelle de l'Allemagne (de fait).

JBeuh, vite fait...

Publié : 29 août 2007, 17:25
par Ding On
vague française xénophobe
Et un poncif bien chaud pour la 1, un !

Publié : 29 août 2007, 17:33
par Hida Ichi
JBeuh a écrit :Et sans vouloir insister, les anglais voient les polonais comme des animaux : ça fait du travail pour pas cher, mais on ne leur parle pas, on les fout dans un coin et à la première occasion, dès qu'on a plus besoin d'eux, on les vire. Je trouve cela presque plus méprisant et raciste encore. (Idée non fondée sur la peur mais sur la supériorité/infériorité des "races")
Je peux te dire que connaissant plusieurs polonais habitant le RU depuis des années, et après avoir séjourné en Pologne pendant mes vacances cette année, je peux dire que tu te trompes lourdement.

Et ce ne sont pas des plombiers, mais un financier à la City, un pharmacien et une jeune femme qui travaille dans une université (elle y était étudiante avant d'obtenir un poste, mais je ne sais pas de quoi). Je connais d'autres exemples de personnes, de qualification plus modeste, ayant travaillé dans le bâtiment par exemple...

Publié : 29 août 2007, 17:33
par Kyorou
Ding On a écrit :Et un poncif bien chaud pour la 1, un !
Ou un pléonasme, c'est selon :evil:

Publié : 29 août 2007, 18:16
par JBeuh
Hida Ichi a écrit :Je peux te dire que connaissant plusieurs polonais habitant le RU depuis des années, et après avoir séjourné en Pologne pendant mes vacances cette année, je peux dire que tu te trompes lourdement.

Et ce ne sont pas des plombiers, mais un financier à la City, un pharmacien et une jeune femme qui travaille dans une université (elle y était étudiante avant d'obtenir un poste, mais je ne sais pas de quoi). Je connais d'autres exemples de personnes, de qualification plus modeste, ayant travaillé dans le bâtiment par exemple...
Pour connaître du monde au Royaume-Uni et mon frère qui y a passé six mois d'études et de petits travails, je peux te dire que je ne me trompe pas.

Je peux d'ailleurs te dire que la frayeur du "plombier polonais" et tout le reste concernait uniquement les travailleurs non qualifiés ou peu qualifiés. Il s'agit des emplois déjà les plus frappés par la mondialisation, et la crainte venait du fait que même ceux qui exigent une présence locale risquaient d'être détruit.
Au Royaume-Uni, ils en abusent, de ces emplois à faible qualification et avec mépris. Pour ceux qui sont à plus grandes qualifications, le problème ne se pose pas et se posait déjà pas. Je pense que tu devrais comparer le nombre de polonais émigrant ayant une forte qualification au total. Puis après regarder celui français pour le Royaume-Uni. Enfin, je peux me tromper, mais 430 000 polonais pour le Royaume-Uni plus 65 000 en Irlande, sans compter d'autres pays ayant attirés... Sur 38 millions, certes, ça ne fait pas tant que ça... Mais tu crois réellement que tous sont dans la même situation que tes connaissances et amis?
En France, Sarkozy dit exactement la même chose : l'émigration choisie. Plus de travailleurs pas qualifiés. Seulement des cerveaux.

Va dans les restaurants. Toute l'arrière boutique s'est peuplée de polonais ces derniers temps. Ils sont traités comme des chiens.

L'habituelle séparation entre l'élite et le bas peuple...

JBeuh, qui trouve que là, c'est un peu fort de café...

Publié : 29 août 2007, 18:55
par Pénombre
Je lisais dans le Géo du mois dernier qu'en Irlande, ils ont resseré depuis 2005 les critères d'immigration et ils accordent la priorité aux irlandais et en second temps au européens pour les emplois peu qualifiés. Les non-européens doivent déclarer 30.000 euro de salaire annuel net pour obtenir un visa de travail

ça, c'est de l'immigration choisie à bloc mais on en parle peu parce que depuis qq années l'Irlande fait un peu figure d'eldorado économique dans la zone euro et que ce genre de mesures n'a pas d'impact visible sur les émigrès européens à première vue

Publié : 30 août 2007, 09:58
par Hida Ichi
Goju Kaze a écrit :Tu disais le RU et l'Iralnde accueille les Polonais. Ma réponse est de dire c'est faut, ils ont un problème aussi, et il est, du dire d'un pote qui vis en Iralnde en ce moment, et après lecture d'un article sur le RU, suffisament important pour causer de gros soucis.

Bref, dire qu'ils sont accueilli, c'est un méchant raccourci pour dire ils sont là et on a rien pu faire contre. Je peux t'assurer que l'afflux de polonais au RU n'a pas renforcé un quelconque sentiment pro européen là-bas...
Le sentiment pro-européen des Britanniques, il n'existe pas. Je suis désolé de décevoir tes espérances.

Les Britanniques n'ont jamais été les moteurs de la construction européenne, et ils ne le seront jamais.

Et je pense que les Polonais qui viennent travailler au RU ou en Irlande, ils ne s'intéressent pas du tout au sentiment europhile des Britanniques. Ils fuient la misère de leur pays, ils veulent travailler pendant quelques mois ou quelques années pour gagner de l'argent (beaucoup d'argent pour les standards polonais) et acquérir de la bonne expérience professionnelle monnayable auprès d'une entreprise étrangère ayant investi en Pologne.

Je pense avoir des références et des informations de première main sur ce sujet, puisque je suis à moitié polonais, que je parle cette langue couramment, que j'y ai de la famille, et que depuis sa retraite l'année dernière, ma mère y passe une grande partie de son temps.

D'ailleurs, je lui ai posé hier la question au téléphone (merci l'abonnement Club-Internet et les communications internationales gratuites), et elle m'a expliqué que les Britanniques veulent diversifier la provenance de leur main d'oeuvre, ne pas avoir que des Polonais, mais aussi des Roumains et des Bulgares. Bref, tous ces "envahisseurs" chers aux europhobes français...
JBeuh a écrit :Pour connaître du monde au Royaume-Uni et mon frère qui y a passé six mois d'études et de petits travails, je peux te dire que je ne me trompe pas.

Je peux d'ailleurs te dire que la frayeur du "plombier polonais" et tout le reste concernait uniquement les travailleurs non qualifiés ou peu qualifiés. Il s'agit des emplois déjà les plus frappés par la mondialisation, et la crainte venait du fait que même ceux qui exigent une présence locale risquaient d'être détruit.
Au Royaume-Uni, ils en abusent, de ces emplois à faible qualification et avec mépris. Pour ceux qui sont à plus grandes qualifications, le problème ne se pose pas et se posait déjà pas. Je pense que tu devrais comparer le nombre de polonais émigrant ayant une forte qualification au total. Puis après regarder celui français pour le Royaume-Uni. Enfin, je peux me tromper, mais 430 000 polonais pour le Royaume-Uni plus 65 000 en Irlande, sans compter d'autres pays ayant attirés... Sur 38 millions, certes, ça ne fait pas tant que ça... Mais tu crois réellement que tous sont dans la même situation que tes connaissances et amis?
En France, Sarkozy dit exactement la même chose : l'émigration choisie. Plus de travailleurs pas qualifiés. Seulement des cerveaux.

Va dans les restaurants. Toute l'arrière boutique s'est peuplée de polonais ces derniers temps. Ils sont traités comme des chiens.

L'habituelle séparation entre l'élite et le bas peuple...
La SPP (Société Protectrice des Polonais) n'a pas détectée de mauvais traitement infligés aux plombiers et consorts. Et alors que des scandales ont éclaté sur le mauvais traitement d'employés saisonniers polonais en Italie (rôle de la mafia) ou en Espagne, rien sur le RU ou l'Irlande. Et je t'avoue lire régulièrement des journaux polonais pour ne pas perdre cette langue faute de pouvoir la pratiquer dans mon entourage quotidien.

Le travailleur immigré n'a jamais été "bien" traité, nul part et jamais... Même dans les grands pays d'immigration comme les USA, les nouveaux immigrés trouvaient toujours du travail dans les secteurs les plus déplaisants : construction, abbatoirs et étaient soumis au racisme des autochtones, arrivés souvent à peine depuis une génération ou deux avant eux.

Le propre d'un travail immigré est de venir faire le travail qu'un "autochtone" ne veut pas faire. Il n'y a pas de concurrence sur le marché de l'emploi.

En France, on a peur du plombier polonais, mais essaye de trouver un bon plombier en plein week-end qui ne te facture pas son intervention au tarif horaire de Maître Collard... D'ailleurs, où retrouves-tu les principaux employeurs d'étrangers récemment arrivés en France : dans les sociétés de nettoyage, dans les sociétés de sécurité, dans les gardes d'enfants et les soins à domicile des personnes âgés, ainsi que bien sûr le bâtiment et les travaux publics... Bref des secteurs aux conditions négatives sous tous les rapports....

On ne leur donne pas d'emplois aux 35h hebdomadaire avec 20 jours de RTT et 5 semaines de congés par an. Ce genre d'emplois dorés n'existe que pour une catégorie limitée de population.

D'ailleurs dans notre génération, même avec les meilleurs diplômes, qui n'a pas connu, chômage, intérim et autres petits boulots...

Et ne pense pas que je gravite dans un monde supérieur, pour payer mes études, j'ai travaillé dans des entreprises de sécurité et mes collègues étaient des diplômés d'universités du Mali, du Sénégal et de Côte d'Ivoire qui venus en France ne trouvaient pas de travail dans leur domaine et pour vivre prenaient les emplois qu'on leur proposait. Mais le truc, c'est qu'ils préfèrent faire un boulot dévalorisant, et vivre dans de mauvaises conditions en France que de crever de faim / de maladie / de la guerre civile dans leur pays d'origine.

C'est pourquoi, tous les jours, des centaines de personnes risquent leur vie pour venir vivre et travailler dans un pays où ils seront mieux que chez eux.

Bref, il faut toujours mieux avoir un placard au paradis qu'une suite en enfer.

Publié : 30 août 2007, 10:15
par Kõjiro
J'ai pas l'impression que vous disiez des choses si différentes que cela en fait, Ichi et JBeuh...

(par contre faites attention aux risques de dérives du je connais le sujet mieux que toi parce que ceci ou parce que cela... mais bon je ne crois pas qu'on risque grand chose avec vous deux).

Publié : 30 août 2007, 11:50
par Kakita Inigin
Oui ils sont mignons. Vous savez les gens, vous pouvez connaître autrtant de gens que vous voulez, ce ne sont que des cas particuliers, des exemples, pas des arguments ... :langue:

Publié : 30 août 2007, 21:50
par Ding On
Le propre d'un travail immigré est de venir faire le travail qu'un "autochtone" ne veut pas faire. Il n'y a pas de concurrence sur le marché de l'emploi.
Parles-en donc aux infirmières.

Publié : 31 août 2007, 09:44
par Hida Ichi
Ding On a écrit :Parles-en donc aux infirmières.
Je crois qu'on manque d'infirmières en France... Statut non reconnu, salaires insuffisants, mauvaises conditions de travail, travail stressant, agressions au quotidien dans les hôpitaux...

Donc on fait appel à de la main d'oeuvre étrangère.

Publié : 31 août 2007, 10:16
par Kyorou
Inigin va être content...
Sources a écrit :La Confédération européenne des syndicats (CES) a appelé jeudi la Banque centrale européenne (BCE) à "défendre la croissance et les emplois" et à envisager une baisse de ses taux directeurs en septembre pour faire face à la crise financière découlant du "subprime". "La CES appelle la BCE à tenir pleinement compte des turbulences actuelles qui agitent le monde et les marchés financiers européens lorsqu'elle décidera de la politique monétaire" lors de sa prochaine réunion le 6 septembre, souligne-t-elle dans un communiqué. "La BCE doit rétablir la confiance en indiquant qu'elle est prête à défendre la croissance et les emplois et en diminuant les taux d'intérêt si nécessaire", ajoute-t-elle. "Outre ces mesures immédiates, la CES appelle tous les décideurs économiques à repenser et à adapter le modèle mondial et européen de prise de décision économique et financière", avance par ailleurs la Confédération. "Le modèle de politique actuel se base sur un rôle limité du secteur public, tout en externalisant la gestion de l'économie réelle aux banques centrales et aux marchés financiers", poursuit la CES. Or "si le secteur public ne recommence pas à jouer son rôle d'acteur économique et de régulateur, le +capitalisme casino+ continuera d'agir de la sorte", estime-t-elle. Plusieurs voix -notamment celle du gouvernement français et d'économistes influents- se sont élevées récemment pour demander à la BCE de renoncer à une hausse de ses taux directeurs à la rentrée. Au début du mois d'août, la banque avait laissé entendre qu'elle pourrait augmenter son principal taux directeur en septembre d'un quart de point pour le porter à 4,25%. Mais Lundi, le président Jean-Claude Trichet a déclaré qu'un relèvement des taux dans la zone euro en septembre n'était pas chose acquise après les bourrasques qui soufflent sur les marchés financiers en raison de la crise des "subprime" aux Etats-Unis.