[MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

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Hida Koan
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[MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

Message par Hida Koan » 20 août 2014, 10:37

Première chose : étant un concours aoûtien tout de même, il est possible qu'il soit prolongé jusque mi-septembre... cependant, sait-on jamais si vous êtes tous rentrés de vacances, je mets déjà 15 jours... au cas où l'on se retrouve avec plein de participations ;)

Attention celui là il est un peu complexe, alors lisez bien ce qui suit ! On va y arriver pas de panique :france:

1- Pourquoi ? Alors ce concours a de voixien qu'il a été inspiré par la rencontre annuelle 2014 (soit les "vacances voixiennes" ;) ) et par la très bonne partie/murder de notre bien aimé président Matsu Roro :bow:

2- Rapide BG ! Dans ce scénario qui se déroulent à l'automne 1123 (alors que la guerre entre le clan de la Grue et le clan du Lion fait rage et que les Lions viennent de perdre le contrôle de Shiro no Yojin), tous les clans sont invités à Kyuden Seppun... officieusement pour tenter d'établir la paix entre les deux ennemis séculaires, mais officiellement pour briller auprès des Miya présents...
En effet, Miya Yumin, adorable jeune fille de 10/12 ans doit "choisir" dans quel clan elle ira suivre ses classes (et donc quelle école elle aura adulte... de quel clan sera-t-elle la plus proche?). Tout ça se déroule sous l'oeil de la mère, veuve depuis récemment, Miya Kazuko.

3- Orga participation : Le but est donc de présenter un cadeau à la gentille Yumin, car vous venez d'arriver au shiro (et oui cette fois-ci on fait les cadeaux avant ;) ). En terme de "logique ou pas", disons qu'on sen fiche un peu. Chaque délégation peut présenter plusieurs cadeaux, ce n'est rien, et dans n'importe quel ordre (on ne s'embête pas avec l'ordre des posts et "est-ce que j'attends ou pas" ni "oui mais mon clan a déjà proposé un truc" OK?)

4- Forme : Maintenant, comme nous sommes tous des rokugani bien élevés, la gamine va refuser comme il faut, et la présentation du cadeau compte autant que le cadeau (ou presque ^^)... Du coup, il va y avoir plusieurs passes dans les échanges. Je vous demande tout de même de respecter la forme qui suit. Je répondrais à la place de Yumin (je demanderais peut-être conseil à des gens etc. etc. mais en tous cas je m'occuperais d'éditer vos posts pour ajouter les réponses de la gamine et vous pouvez vous-même éditer vos posts pour les réponses... à la fin le but c'est d'avoir une participation complète dans un post - et aussi que le thread reste lisible).

5- Méthodo : Ce que je demande juste : on met comme d'habitude sa participation dans une quote avec son nom. On rédige tout jusqu'à la présentation du cadeau (a). Yumin répondra et je ferais un post pour vous le dire (histoire que vous voyiez un nouveau message) (b) . Vous répondrez en insistant (c) et ferez un post pour le dire... etc.
Vous êtes libre de décrire aussi RP que vous le voulez ! (dans les limites du raisonnable hein ;) pas 50 pages par cadeau)
Participant a écrit :Description du perso qui amène le cadeau : moment RP "machin s'avance il est comme ci comme ça" etc.
Description du cadeau : descrip visuelle du cadeau
Présentation du cadeau à Yumin : (a) ON ATTEND QUE "JE" REPONDE
Premier Refus de Yumin : (b)
Premier "Insistance" : (c) ON ATTEND QUE "JE" REPONDE
Deuxième refus de Yumin : (d)
Deuxième "insistance" : (e) ON ATTEND QUE "JE" REPONDE
Yumin accepte (f)
Bon alors je vais être honnête, je suis sensée écrire un truc RP mais j'ai pas le temps:
- arrivée chateau
- Introduction dans la première cour, temps clément
- toutes les délégations sont là
- Le palais est somptueux
- Les deux femmes Miya sont sur une estrade, la fille légèrement en avant de la mère
- le hérault local fait une déclaration super protocole de la mort
- c'est super génial "youhouuuuu!!!!"

C'est l'heure des cadeaux à Yumin. Go! ^^

Voilà ! :langue:
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Hida Koan
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 02/09 20h)

Message par Hida Koan » 20 août 2014, 11:24

Quelques images déjà, venant des deviantart de Julian Faylona, Gambargin et Yellowmice. (chipotez pas sur à quoi ça ressemble j'm'en fous :p)

Kyuden Seppun :



Miya Kazuko, la mère :


Miya Yumin, la fille :
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Calandil
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 02/09 20h)

Message par Calandil » 20 août 2014, 12:54

Calandil a écrit :Description du perso qui amène le cadeau :
Les douze derniers jours de trajet l’avaient éreinté. La route impériale était bonne mais l’âge… Il était arrivé au matin, avec la délégation du clan du Lion. Son statut de magistrat d’Emeraude avait joué. Ses alliances anciennes et son réseau de connaissances aussi. Voila près de dix ans qu’il aurait du se retirer, mais c’était seulement la troisième fois que ses pas le menaient à Kyuden Seppun.

Se remémorant ses jours de gloire depuis longtemps passés, le vieux Akodo Hiromune prit une grande inspiration. Son esprit oubliait parfois « des choses » aussi se récita t’il une dernière fois le discours longuement préparé.

Description du cadeau :
Le vieux Lion vérifia une dernière fois le présent : dans le coffret sombre, laqué et parcouru de fines lignes d’or représentant les plaines infinies du clan du Lion, la vieille flûte en bois Isawa de son grand père, un instrument au son si particulier. Il se rémora Akodo Tanomori et sa pensée, l’espace d’un instant, vagabonda loin du moment présent. La flûte, autrefois magnifique, n’en restait pas moins belle. Le temps avait prélevé sa part, lui retirant la vigoureuse beauté du bois neuf mais laissant à l’instrument le charme serein de l’outil d’un maître…

Présentation du cadeau à Yumin :
Il réajusta son kimono, replaça sa haute coiffe de fonctionnaire impérial sur le sommet de son crâne chauve et s'avança d'un pas plein de la dignité inhérente aux personnes de son âge.

« Cet humble présent fut l’instrument d’un bushi. Sa musique résonna autrefois à Shiro no Yojin quand mon ancêtre, Akodo Tanomori y protégeait la paix. Puisse t’il témoigner auprès de vous d’une période plus calme où des samouraïs-poètes arpentaient les plaines infinies du clan du Lion et défendaient la concorde du Fils du Ciel. »

*S’incline et tends le présent tête baissée*

Premier Refus de Yumin :
Un serviteur de la suite de la jeune Miya vint ôter délicatement la boîte des mains du vieil homme. Il vint s'agenouiller aux pieds de la princesse impériale, tenant le joli présent au dessus de sa tête, afin que la jeune fille puisse le toucher. Elle regarda sa mère avec discrétion, celle-ci lui fit un imperceptible signe de tête. De ses petites mains blanches Yumin ouvrit la boîte et son regard un instant se fit intéressé et interrogateur.

« Hiromune-sempai, mes faibles dons naturels pour la musique ne pourront faire honneur à ce cadeau. Je ne joue pour le moment que du shamisen et du biwa. Je crains que mes piètres talents n'arrivent à exprimer tout le calme et l'harmonie nécessaires en ces temps troublés. Je ne peux vous l'enlever. »

Premier "Insistance" :
« O-hime, quand mon aieul m'a remis cet instrument, j'avais votre âge alors, il m'a aussi confié les parole de son vieux sensei : « La paix se gagne par la lame mais se garde par la plume. L'harmonie, elle, ne se gagne jamais. Elle n'existe que dans le silence entre deux notes de musique. » A chaque fausse note, vous vous rapprocherez un peu des espoirs qu'avait mon grand-père en jouant de cette flûte. Il n'a fut pas toujours le musicien de talent dont je me souviens, c'est vrai, mais cette flûte fit de lui un bon samouraï, aussi versé dans l'art de la guerre que dans celui de la paix, comme nous l'enseigne l'école Akodo.»

Deuxième refus de Yumin :
Yumin tiqua un peu à la mention des fausses notes mais se reprit bien vite.

« Vous êtes également un bon samurai Hiromune-sempai, mais je ne pourrais en plus de vous délester de ce somptueux instrument vous ôter le souvenir encore si vivace que vous avez de feu votre grand-père. Quelle Miya serais-je si je bafouais l'amour en plus de la paix. »

Deuxième "insistance" :

Hiromune devina le trouble de la princesse à la mention de la fausse note. Une entorse a l'étiquette. Qui d'autre oserait ? Et pourtant, n'est-ce pas le meilleur moyen de retenir l'attention d'une enfant ? Le clan le lui avait fait comprendre. Un vieux samouraï incapable de gagner une fillette au clan n'était plus d'aucune utilité au clan. Il DEVAIT retenir son attention. Ou il devrait se retirer. Le vieil Akodo décida de continuer selon son plan. Eriger les bushi Akodo en parangon de justice et d'honneurs, en protecteur de l'Empire. Faire de l'école Akodo une forteresse inaccessible entre le samouraï parfait et le commun. Puis laisser l'égo de la princesse faire le reste...

« Six générations vous séparent de mon révéré aieul, et pourtant, dans votre voix, dans votre regard, je retrouve la force, la compassion et la sagesse des bushi Akodo. Vous avez raison, o-hime, cette flûte porte le souvenir vivace d'un temps trop souvent oublié. D'un temps ou l'Empire était en paix sous la protection de l'Empereur et de sa Main Droite. Cette flûte est faite pour un guerrier, elle est faite pour un poète, elle est faite pour quelqu'un qui souhaite être le messager des valeurs du bushido et protéger son prochain. Je vois de la force en vous, vous feriez une Lionne d'exception. Que cet humble présent vous rappelle l'héritage d'Akodo-okami : Yu, Rei, Meiyo, Makoto, Chugo, Gi mais aussi Jin la compassion dont votre ancêtre fut le parangon.»

Certains prendront ombrages de ces paroles, arguant que le bushido n'est pas l'apanage du Lion, arguant que la force, la compassion et la sagesse n'est pas présente au sein seul de l'école Akodo. Certains essaieront sans doute de mettre en exergue les défaites et les manquements du Lion. * Hiromune sourit * Mais aucun ne pourra constester qu'Akodo-okami est à la fois à l'origine du bushido et de l'école Akodo. Akodo est honneur. Akodo est force. Et seul la force, appliquée avec parcimonie, conduit à une paix durable ainsi qu'il est écrit dans Le Commandement.

Yumin accepte
Yumin sourit gentillement au vieil homme. "Je saurai me rappeler les préceptes d'Akodo et si je devais y faillir cette flûte me les rappelerai. Grand merci Hiromune-sempai"

Miya Yasuko prit alors la parole "Puissent les Fortunes nous remémorer à tous les valeurs d'Akodo... Et de tous les Kami fondateurs" dit elle en embrassant d'un geste gracile du bras l'ensemble des samurai assemblés.
Modifié en dernier par Calandil le 20 août 2014, 16:23, modifié 7 fois.
Akodo Hiromune, magistrat d'Emeraude

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wismerhills
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 02/09 20h)

Message par wismerhills » 20 août 2014, 16:43

Wismerhills a écrit : Description du perso qui amène le cadeau :
Bayushi Sasoriro était à présent un samurai à l'âge avancé. Son oeil gauche avait été perdu dans sa jeunesse alors qu'il servait son jeune seigneur, mort depuis quelques décennies. Son masque, représentant le visage d’un Tengu , semblait avoir subit les affres du temps et de diverses batailles, même s’il semblait impeccablement entretenu.
Bayushi Sasoriro sert à présent son nouveau seigneur en tant que Karo, et gère une partie des terres de ce dernier au mieux de ces capacités. Envoyé par son seigneur, ce dernier espère que la finesse de son Karo lui permettra de rallier la jeune fille au clan que tant haïssent. Son kimono, orné du Mon de la famille et de son Mon personnel, un roseau pliant sous le vent, est rehaussé de fils d’or et d’argent. A sa ceinture, le vieux samurai porte un magnifique daisho de facture Kai ornant le Mon personnel du conseiller. A coté des armes indiquant son statut, un magnifique éventail en bois ciselé. Dans ses mains se trouve ce qui semble être un petit coffret, emballé dans un papier de soie peint, représentant ce qui semble être Kyuden Bayushi.

Le bushi s’approcha alors en direction de la jeune fille, s’inclinant au point de toucher le sol de son front. Attendant l’accord de la mère de l’enfant, Bayushi-sama attendit avant de relever le torse. Il présenta alors le cadeau , le regard sur la boite, et la boite tendu en direction de la jeune fille.

Description du cadeau :
Miya-hime, mon seigneur , Bayushi Zeito m’envoie afin de vous offrir cet humble présent. Je ne sais pas si je dois moi-même vous décrire l’objet que vous découvrirez sous ce simple papier de soie, ou si je me dois de laisser à vos yeux découvrir ce qui est renfermé à l’intérieur.
Comprenez Miya-hime que je ne veux en aucun cas vous influencer en vous faisant la description d’un objet qui peut être ne vous plairait pas ; même si je pense que le choix qui a été fait devrait parfaitement vous convenir …


Présentation du cadeau à Yumin : A écrire conjointement donc ;) je fais le début je te laisse continuer
La jeune fille parut un instant décontenancée mais très intriguée également par les paroles du Bayushi. Elle tendit ses petites mains, avant même de saluer le vieil homme. Le serviteur de toute à l'heure se précipita alors pour saisir le petit présent si joliment emballé, alors que Miya Yasuko se raclait discrètement la gorge. Yumin cessa de se tortiller aussitôt, reposa ses mains sur ses cuisses et attendit. "Merci beaucoup Sasoriro-sempai, je vais m'en charger" dit-elle, responsable, comme une adulte qu'elle n'était pas.
La jeune fille passa de longues minutes à défaire le papier de soie coloré. Tous attendaient, certains même commencèrent à trouver le temps long. Mais on ne déballait pas un cadeau comme ça en quelques secondes... Il ne fallait surtout pas abîmer l'emballage, ce que la petite réussit à la perfection.
Mais l'enfant malgré son âge pu se rendre compte de la complexité avec laquelle le papier avait été plié. Peut être était-ce que le clan du scorpion voulais tester l'enfant, et ainsi lui montrer que la façon dont les choses sont présentés sont aussi importantes que ce qu'elles renferment. C'est ainsi qu'une fois le fin papier de soie délicatement déplié, l'enfant découvrit une boite en bois d'ébène, finement travaillé, semblable à une toile tissée , laissant les rayons du soleil percer à travers elle, afin de voir l'objet qu'elle renfermait. Un magnifique masque , agrémenté de perles et autres joyaux ...
Image

La jeune Yumin arrondit sa petite bouche et son visage se dressa bien vite vers le Bayushi.

La réaction de l'enfant était des plus attendu pour le vétéran qu'était Sasoriro-sama. En effet, même si le présent pouvait être à lui seul une oeuvre d'art, le port du masque en dehors du clan du scorpion n'était jamais réellement bien vu, à moins que , comme les descendants de Bayushi, il y ait quelque chose à cacher ...

Miya-hime, dit alors le vieil homme agenouillé

Je vous offre en présent le masque de ma mère; un membre imminent de la famille Shosuro. Elle s'est vu offrir ce dernier lors de son gempuku par sa mère, qui l'avait elle aussi reçu de sa mère, et ce depuis des générations. Il est dis dans la famille que Shosuro l'avait elle même offerte à une amie proche avant son départ pour l'Outremonde.
Je sais que pour vous cela ne représente certainement que peu de chose, et que cet objet peu vous sembler aussi futile qu'un énième peigne; mais pour notre clan, notre masque est une extension de notre corps et de notre esprit; tout comme le sabre est le prolongement du bras du Bushi.
J'espère donc que vous voudrez bien accepter ce modeste gage de notre affection pour vous Miya-hime


Le samurai, toujours à genou, recula alors d'un bon mètre, avant de s'incliner à nouveau, attendant la réponse de l'enfant.

Premier Refus de Yumin :
La jeune fille regarda le masque, résolument féminin. "Je vous remercie Sasoriro-sempai, mais je ne suis encore qu'une enfant, je crois n'être pas en mesure d'arborer ce masque sans faire offense au souvenir de votre mère. Les Miya n'avancent que rarement masqués et je n'aimerais pas que le ridicule rejaillisse sur vous."

Premier "Insistance" : (c)
Sasoriro, sous son masque, ne pu s'empêcher de sourire. Aux paroles de la jeune fille , il redressa la tête et dit alors , d'un ton doux et chaleureux.
Offenser la mémoire de ma mère ?
Belle enfant , ma mère était une femme attirante, et pourtant sa beauté n'arrivait pas à la hauteur de la votre ... Les Miya n'avancent pas masqués, je vous l'accorde Miya-hime. Je ne pense pas que le ridicule ne rejaillisse sur ma personne, et si tel devait être le cas, je pense que le manque de culture de certaines personnes et l'incapacité à reconnaitre la beauté là où elle se cache entrainera bien plus de ridicule ...
Quoi qu'il en soit Miya-hime, sachez que ce masque vous ira à ravir si par hasard vous choisissiez de suivre l'humble enseignement des courtisans Bayushi ...
Veuillez donc accepter ce simple présent que je vous apporte au nom de ma famille ...

Bayushi Sasoriro s'inclina alors à nouveau, et attendit que la jeune fille reprenne la parole

Deuxième refus de Yumin :
Yumin regarda sa mère, ne sachant pas trop comment refuser avec un argument différent... Sa mère lui fit des yeux un peu plus ronds qu'à l'accoutumée, l'enjoignant à répondre rapidement. L'enfant réfléchit un instant, puis comme à la mention des fausses notes de l'Akodo, tiqua légèrement. "Est-ce à dire que ce masque ne m'irait à ravir que si je suivais votre école Sasoriro-sempai?" Elle sourit espièglement. "Je ne peux donc l'accepter... Imaginez-donc que les Fortunes me réservent un autre destin?"

Deuxième "insistance" :
Malgré son appartenance à un dojo de Bushi, Sasoriro semblait rompu à l'exercice de la cour, et ne sembla guère décontenancé par les paroles de l'enfant. Il se redressa alors, toujours à genou, le dos bien droit, la tête relevé , il jeta d'abord un coup d'oeil rapide à la mère de Miya Yumine-hime, avant de regarder l'enfant pour la première fois.

Je ne vous demande pas de suivre l'enseignement qui fut le mien Miya-hime. Je ne suis qu'un simple Bushi du dojo Bayushi. Si vous nous faisiez la joie de nous rejoindre vous seriez acceptée auprès du dojo de courtisan. Mais là n'est pas la question. Je sais juste que très peu de personne n'appartenant pas au clan du scorpion aime à porter un masque. Je sais que quoi qu'il arrive, ce masque vous ira à ravir, mais de là à savoir si les fortunes vous réservent un autre destin ?

Le ton du scorpion était interrogateur ainsi que le regard qu'il portait à l'enfant. Il laissa planer un léger silence de manière à laisser Miya-gozen imaginer la suite des paroles de Baysuhi Sasoriro. Un grand sourire était à présent perceptible, son masque se soulevant avec les joues du samurai. Tout cela était fait exprès, et Miya-gozen l'avait deviné. Elle attendit alors la réponse alors que sa fille commença à tourner la tête afin de voir la réaction de sa mère. A cet instant précis, Bayushi-sama reprit alors la parole, et Miya-hime stoppa son geste afin de regarder le scorpion

Benten vous a offert votre beauté, et il parait qu'elle aime à protégé le clan du scorpion ... ne serait il point aller à l'encontre de la fortune de l'amour romantique que de refuser notre présent ?
Non je sais que la jeune fille que vous êtes n'entend pas cela ainsi... Mais je serai très chagriné de voir que l'objet auquel je tiens le plus au monde ne semble pas plaire à l'enfant de bonne famille que vous êtes.
Veuillez accepter ce don de mon clan, Miya-hime, et vous apprendrez à apprécier cet objet ... Vous verrez que vous vous surprendrez à le porter un de ses jours.


A cet instant, Bayushi Sasoriro s'inclina à nouveau, front contre terre , attendant la réponse de l'enfant.

Yumin accepte
"Alors seulement pour Benten et votre mère j'accepte votre cadeau avec joie" déclara doucement la jeune fille. Miya Kazuko ajouta "La famille Miya remercie le clan du Scorpion et tous les autres pour leurs présents."
Here Come a New Challenger
Modifié en dernier par wismerhills le 21 août 2014, 21:09, modifié 5 fois.
Alors, c'est pendant la seconde guerre mondiale ...

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Mirumoto Hijiko
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 02/09 20h)

Message par Mirumoto Hijiko » 21 août 2014, 23:12

Joli sujet, je me lance :)
Mirumoto Hijiko a écrit :Description du perso qui amène le cadeau :
Confortablement installé dans l’antichambre, Shosuro Ugawa patientait calmement en attendant que son tour vienne. Avec ses simples robes de shugenja, il détonnait quelque peu face aux riches accoutrements de ses « pairs ». Ce terme le fit sourire car il n’aurait pas pu être plus éloigné des autres invités. Outre l’apparence vestimentaire, ses buts différaient car il ne s’intéressait pas à l’issue de la guerre. Non, il était là pour accéder aux Quatre Temples et au précieux savoir qu’ils renfermaient.
Le chambellan appela son nom et Ugawa se leva. Il réajusta son chapeau Kanmuri et rejeta ses longs cheveux noirs en arrière. Deux mèches retombèrent en avant pour encadrer un fin visage. Ce dernier était coupé à la verticale par une ligne de pigments d’ocre rouge. Un curieux masque pour un curieux Scorpion, qui s’avança jusqu’à l’estrade sans quitter son sourire narquois.

Description du cadeau :
Les bras d’Ugawa entourait un objet cylindrique sur lequel il avait disposé une étole de soie cramoisie – les traditions ont la vie dure. Sous cette étoffe se dissimulait le cadeau de Miya Yumin. C’était une cage toute simple, faites de brins d’osier tissés, il est vrai, avec art mais qui ne pouvait cacher la modestie de son confectionneur. La petite porte avait été peinte en vert et rehaussée d’un fil de coton jaune provenant des chutes d’un kasuri.

Présentation du cadeau à Yumin :
Shosuro Ugawa s’agenouilla à une distance respectable devant Yumin. Il posa son paquet sur le côté et s’inclina très bas, son front touchant presque le sol.

« Miya Yume-hime, Miya Kazuko-dono, je me nomme Shosuro Ugawa de la province de Kakushikoto. J’ai parcouru bien des lieux avant de me retrouver en si illustre compagnie et c’est pourquoi je me dois de répondre à l’honneur qu’il m’est fait aujourd’hui. Permettez-moi de vous présenter ce modeste présent. »

Le shugenja se redressa et tira d’un geste élégamment étudié le morceau de tissu rouge. Il commença son apologie tout en pivotant la cage de sorte à ce que la porte se retrouve face à Yume.

« Cet objet me fut offert par un heimin nécessiteux pour une bouchée de riz. A dire vrai, il m’en couta trois onigiri. Mais je n’avais que ça en poche et le pauvre hère souffrait véritablement de la faim. Pourtant, même en cette période de disette, ce paysan s’en tint à sa dignité et refusa que je m’en aille sans avoir accepté son présent en retour. Je fus contraint et honoré d’accepter, et je partis en le bénissant, lui et ce qu’il restait de sa famille. »

Ugawa marqua une pause pour observer son auditoire, puis baissa la tête comme pour s’excuser de ce qu’il allait dire.

« J’ignore ce qui est le plus triste dans cette parabole : qu’elle constitue un ennui mortel à la plupart des nobles à qui je l’ai conté, ou qu’elle se soit passée à quelques lieux d’ici. Je vous prie donc d’accepter mon cadeau et de ne pas préjuger des choses ou des hommes. Il vous revient désormais de découvrir les secrets qu’il renferme. »

Premier Refus de Yumin :
Yumin eut un "oh!" de surprise, de déception ou de dégoût, nul ne le sut vraiment... La présentation de ce cadeau était bien trop étrange pour elle, soit c'était ennuyeux, soit les heimins des terres Seppun étaient des nécessiteux... Elle s'éventa un peu plus de son petit éventail qui aurait pu facilement payer le train de vie d'une famille nombreuse de heimin pendant un an, tourna un oeil vers sa mère, qui la rassura un peu d'une petite moue malgré tout fort jolie et répondit d'un ton plus froid qu'à l'accoutumée. "Je ne peux accepter un tel objet Ugawa-sama. Les secrets qu'il renferme sont certainement trop..." elle chercha ses mots quelques secondes "abscons pour moi."

Premier "Insistance" :

« Je vois »
fit le Shosuro. « Il vous faut peut-être quelque chose de plus… spectaculaire. »

Il fit mine de ranger son cadeau et replaça l’étole sur la cage. Ce faisant, ses lèvres remuèrent à la manière d’un ventriloque. Puis, il tourna son visage vers Yumi-hime.

« Dans ce cas, acceptez que je lève le voile sur cette abscondité. »

Il tira le drap d’un coup sec pour révéler sa surprise. La cage était désormais occupée par un joli moineau, qui commença à sautiller joyeusement derrière les barreaux.

« Et voilà, le vide est désormais rempli de gaieté. L’oiseau a trouvé son nid, tout comme je souhaite que vous trouviez votre voie. Alors ne cherchez pas à percer les mystères de la nature, contemplez simplement la beauté fugace de son imperfection. Ainsi, vous aurez accepté le plus beau des cadeaux : la sagesse.


Deuxième refus de Yumin :
La jeune fille parut ravie de voir un petit animal. Elle répondit du tac au tac "C'est un merveilleux présent, symbole de sagesse et d'humilité, en suis-je digne? Et plus que cela, je n'aimerais pas que sagesse soit synonyme d'emprisonnement... Alors pour la liberté de cet oiseau, je ne peux accepter ce cadeau."

Deuxième "insistance" :

« Je vous félicite, Yumi-hime, car vous êtes proche de comprendre ma leçon. Tout n’est que vanité car cet oiseau, aujourd’hui enjôleur finira un jour par mourir. Le fera-t-il enfermé dans cette cage, sans avoir connu d’autre vie ? Ou bien volera-t-il de ses propres ailes pour découvrir le monde ?

Voyez, Yumi-hime, le secret est à votre portée, il suffit de le libérer. »


Ugawa acheva cette phrase en ouvrant la cage. Aussitôt, le moineau s’envola et alla se poser délicatement sur l’épaule de la jeune fille. D’un chuchotement qui avait tout d’humain, l’oiseau lui glissa au creux de l’oreille.

« Ce que je vous offre aujourd’hui, ce sont mes humbles services de shugenja le temps de mon séjour dans votre palais. Et si jamais il vous venait à l’esprit de forger votre propre kharma, plutôt que d’écouter les serpents qui vous entourent, peut-être consentiriez-vous à faire un bout de chemin avec moi. »

Sitôt son message délivré, le volatile se volatilisa en un nuage éthéré.


Yumin accepte :
La jeune fille resta muette quasiment une minute… Une très looongue minute, cette proposition volant à tire d’elle dans sa tête, se fracassant sur les parois de son crâne. Partir songeait-elle, serait-ce possible ?, serait-ce intéressant ?.

Kazuko du siffler peu élégamment à l’oreille de sa fille « Répond, tu me fais honte Yumin » . La jeune fille balbutia alors « Je ne peux acc… » Commença-t-elle, toute embrouillée, après tout personne n’avait entendu ce qu’il avait proposé… Elle se reprit « J’accepte alors votre leçon et j’accepterai volontiers également que vous me teniez compagnie pendant votre séjour. »

Kazuko, n'ayant pas perdu toute contenance enchaina. « La famille Miya remercie le clan du Scorpion. Les leçons de chacun sont toujours bonnes à prendre d'où qu'elles viennent.»

********************************************

Shosuro Ugawa sortit de la salle d’audience d’un pas tranquille. Il farfouilla dans ses manches à la recherche d’un objet et en ressorti une boulette de riz onigiri. Souriant à pleines dents, il en avala une large bouchée. Son séjour commençait bien.
Sources : Livre de base 4ème édition, Kyuden Seppun, Manuel de Survie du Maître, Secrets du Scorpion.
Excuse-moi de pratiquer un héroïsme raisonné, cohérent et responsable. Moderne en somme.
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matsu aiko
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 02/09 20h)

Message par matsu aiko » 23 août 2014, 10:55

Comme Calandil s'est occupé des Lions je me charge des Grues, avec un personnage qui rappellera peut-être des souvenirs à certains :)
Matsu Aiko a écrit :Description du perso qui amène le cadeau :
Elle avait voyagé en palanquin, comme à son habitude. Son escorte avait pris soin de choisir les chemins les moins cahoteux et les plus sûrs. Son clan l’avait chargée de trouver un présent pour la jeune Miya Yumin, s’en remettant à son goût très sûr et à son habitude de la cour. Elle avait sélectionné l’artisan, lui avait donné des consignes précises, avait vérifié elle-même le résultat. Tout devait être parfait.
Doji Kokiden était une femme fine, gracieuse et élégante, d’un grand charme, aux traits aristocratiques, aux longs cils noirs, à la bouche menue, irradiant la confiance sereine de qui se sait maquillée et coiffée à la perfection.
Ses enfants étaient grands maintenant, mais elle avait encore la beauté, le maintien parfait et les manières raffinées qui avaient su séduire son actuel mari. La maturité avait fait fleurir en elle cette suprême élégance, devenue une seconde nature, à laquelle s'associait l'autorité naturelle de qui a l'habitude d'être obéi. Ses mouvements étaient lents, gracieux, délibérés. Ses kimonos somptueux coulaient sur les parquets des galeries comme une vivante rivière de soie. Les dames de la cour s’inclinaient respectueusement à son arrivée, désespérant d’atteindre la perfection de sa démarche à défaut de la splendeur de ses tenues. Les dames de compagnie et les servantes se pliaient en quatre sur son passage, attentives au plus léger de ses gestes, soucieuses de ses moindres désirs. Tout, en elle, la proclamait d’une autre lignée que le commun des mortels.
Pour cette entrevue, elle avait revêtu un sobre et élégant tomesode noir, comme il convenait pour une femme mariée en visite officielle, brodé de grues blanches et argentées, d’épines de pins et de petites fleurs rouges orangées. Sa dame de compagnie la suivait, portant une longue boite rectangulaire en bois sombre, aussi lisse et lustrée que du velours, gravé dans le coin gauche du monogramme d’un artisan d’un artisan du clan de la Grue , et entourée d’un simple ruban de soie blanche.
La dame Doji s’inclina gracieusement en direction de Miya Kazuko, un peu plus bas que ce n’était strictement nécessaire – elles étaient de même rang – montrant l’estime dans laquelle elle la tenait, puis inclina le chef vers sa fille.

Présentation du cadeau à Yumin :
- Miya Kazuko-sama, Miya Yumin-hime, que les Fortunes sourient sur notre rencontre, et sur votre destinée. Miya Yumin-hime, au nom de la famille Doji, permettez-moi de vous remettre ce modeste présent, bien indigne d'une descendante de votre noble famille.

A ces paroles, la suivante s’avança, se prosterna très bas, et poussa la longue boite de bois vers la jeune fille.

Description du cadeau :
Un serviteur l’amena respectueusement à Miya Yumin. La jeune fille dénoua le ruban de soie, ouvrit le coffret. A l’intérieur se trouvait un paquet soigneusement emballé dans du papier de soie, ainsi qu’un mince feuillet plié traditionnel orné des kanji Chance, Bonheur, et Prospérité, et où était calligraphié délicatement : A Miya Yumin-hime, pour votre gempukku. Elle ouvrit le papier de soie, et découvrit un superbe kimono aux longues manches, un furisode orné de fleurs de pivoines et de glycines, du violet des familles impériales et portant l’emblème de la famille Miya. A côté était plié un magnifique obi assorti finement brodé. Elle savait bien sûr que le furisode était le vêtement porté par les jeunes filles à la cérémonie de célébration du gempukku, le Seijin Shiki, et que c’était aussi le symbole de leur accession à un nouveau stade de leur vie. De bourgeons prometteurs elles devenaient fleurs, d'enfant elles devenaient femmes, déployant toute la séduction de leurs jeunes années dans l'espoir d'un beau mariage.


Premier Refus de Yumin :
La jeune fille trouva le vêtement exquis, l'harmonie des couleurs parfaite et la satisfaction put se lire dans ses yeux. "Ma mère m'a toujours offert des pivoines, Doji-gozen, symbole de sincérité que vous vous devez toujours de suivre me disait-elle. Je ne sais malheureusement pas ce que veulent dire ces merveilleuses glycines. Un tel manquement à l'étiquette et aux connaissances que je devrais avoir me rend indigne de recevoir un aussi beau présent."

Premier "Insistance" :
- Les pivoines et les glycines sont utilisées dans notre pays depuis très longtemps, bien avant votre naissance, répondit doucement la dame, excusant implicitement la jeunesse de son interlocutrice. Déjà à l’ère Heian, elles symbolisaient la beauté du printemps, la poésie, la féminité et la jeunesse…La plus illustre à porter ces fleurs fut sans conteste la princesse du Clos des glycines, Fuji-hime, dont la beauté était telle qu’elle attira l’œil de l’Empereur lui-même, et qu’elle devint sa favorite, engendrant Genji, le Prince Radieux…En vous offrant ce furisode, ma famille formule le vœu que vous grandissiez en beauté et en grâce, à l’égale de cette princesse, dont la légende a traversé les siècles…
Pendant qu'elle parlait, un serviteur avait amené un cadre en bois poli, et après l'assentiment des Miya, deux suivantes avaient soigneusement disposé le kimono sur le cadre, exposant sa splendeur à l'admiration de tous.

Deuxième refus de Yumin : La jeune fille rougit devant tant de compliments. « Jamais je ne pourrais attirer l’intérêt de l’Empereur Doji-gozen. On ne donne pas de confiseries aux porcs. Je ne peux accepter ce magnifique vêtement… malheureusement. » dit-elle avec une feinte déception…

Deuxième "insistance" :
- Votre modestie vous honore, Yumin-hime. Vous avez été bien éduquée, ajouta-t-elle avec un sourire à l'intention de Kazuko. Mais la beauté, la grâce, la subtilité, des manières raffinées, ces clés du destin d’une femme, se cultivent…il ne tient qu’à vous d’apprendre ces arts délicats, tels qu’ils sont enseignés dans ma famille depuis des générations. Ce serait une grande joie pour moi que de pouvoir vous y aider, comme le ferait une amie…
Ce n’était pas un hasard si depuis des temps immémoriaux toutes les Impératrices étaient issues de la famille Doji.
- Mais il est vrai que toutes les jeunes filles ne sont pas intéressées par le pouvoir que ces arts confèrent, que ce soit pour maitriser leur destin ou gouverner le cœur des hommes.
Elle avait parlé d’arts et de pouvoir, faisant appel à son imagination, à son ambition, à ses rêves, mais pour une descendante d'une famille impériale, la question était rhétorique. Elle aurait pu aussi bien parler d’armes et de survie.
- Aussi je voudrais ajouter ceci, puisque vous m’avez parlé de symbolique. Dans d’autres lieux, la glycine est symbole d’amitié précieuse et de confiance réciproque. On offre des glycines, ou un vêtement décoré de glycines, à un ou une amie chère. Vous ne me feriez pas l’affront de refuser mon amitié, Miya Yumin-hime ?
Son sourire était complice, avec une pointe de malice.

Yumin accepte :
Les yeux de la jeune fille s'illuminèrent d'un contentement sincère, Doji Kokiden était une favorite de la cour, qu'il serait bon d'évoluer avec elle... "Si cela est synonyme de votre amitié alors je ne peux qu'accepter Doji-gozen, et avec grand honneur et grand plaisir."
Miya Kazuko gratifia la courtisane* d'un signe de tête appuyé "Que l'amitié du clan de la Grue pour ma fille et ma famille ne soit pas oublié, les Miya accepte de bon coeur chaque affection offerte sincèrement."

La dame s'inclina avec un fin sourire, puis se retira. Les jours prochains, elle proposerait à Miya Kazuko de prendre le thé. Ce serait l'occasion d'échanger des nouvelles de la cour, et de sonder délicatement comment la famille Miya percevait le conflit actuel...Et ensuite, elle inviterait le représentant du clan du Lion.
Modifié en dernier par matsu aiko le 28 août 2014, 23:49, modifié 16 fois.

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Shiba Isami
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 02/09 20h)

Message par Shiba Isami » 27 août 2014, 09:29

Shiba Isami a écrit : Description du perso qui amène le cadeau :
Kaiu Shine était un homme mort. Pas au sens propre du terme mais cela n'allais pas tarder. Son corps tremblant transpirait la peur, bien qu'il luttait pour ne pas la montrer. Il se serait bien ouvert le ventre plutôt que de se retrouver ici, mais il n'avait pas eu le choix. Son propre champion de clan lui avait interdit le seppuku.
Bien a part lui, il ne pouvait qu'admirer l'audace de la manœuvre politique. Utiliser la punition d'un de ses subordonnés pour faire passer un message a la famille imperiale etait tout a fait le style bien connu de son champion, mais quand même ... Quel traitement cruel, Kisada-heika!
Il s’avança d'un pas qu'il voulait assuré mais qui etait en réalité tout juste passable et il parvint a ne pas marcher sur les bords de son kimono. Il portait, bien sur, un kimono aux couleur de son clan, dans les ton bleue-nuit bordé de brun avec une touche de rouge pour relever le col.
Ce que personne ne pouvait voir, c'est qu'il portait un deuxieme kimono en dessous, d'un blanc immaculé, afin de "marcher en compagnie de la mort".

Description du cadeau :
En cette instant, il ne pouvait que haïr la boite noir et laqué qu'il tenait dans les mains. Il y avait mit toute l’ingéniosité et le savoir faire de sa famille, doublé de son incroyable talent pour travailler le bois.
"Qu'est-ce que que c'est que ca!?" Lui avait demandé Hida Kisada-heika.
Sur le couvercle etait gravé un haiku grivois très inspiré.Les contours du coffret montrait des scènes érotiques tirés directement de divers récits venant de l’île de la larme de Ryoko Owari Toshi avec une précision incroyable qui avait fait sa renommé. Le contenu de la boite commençait à être très recherché et certaines n’hésitaient pas à dépenser des dizaines de koku pour s'en procurer un. Posé sur un coussin de soir, l'objet longiligne était d'une taille conséquente, sculpté dans du bois sombre et précieux de l'Isawa Mori. Sa légère courbure et sa finition précise, sa tète inspiré des dôme des bâtiments Licorne, en faisait presque un objet d'art pour femme avertie, si bien que la princesse du clan, Hida O-Ushi l'avait commandé en payant le prix fort. Sauf que cela n’était pas la bonne personne qui l'avait receptionné.

"Guerrier en armure
lorsque entre les cuisses il entre
quelle succulence !"

Si on ne connaissait pas Kisada-heika, on pourrait presque penser qu'il prenait tout cela avec humour. Mais non.
Kaiu Shine apprit douloureusement qu’être sculpteur d'harigata pour contenter les veuves du clan du crabe n’était pas un métier moins dangereux qu’éclaireur dans l'outremonde ...

Présentation du cadeau à Yumin :

- Miya Yumin-hime, Miya Kazuko-dono, je me nomme Kaiu Shine, de l’école d’artisan Kaiu. Au nom de mon champion, Hida Kisada, permettez moi de vous offrir cet humble présent.

Faisant mentalement un dernier adieu au Ningen-do, il ouvrit la boite et montra l'Harigata de bois sombre à Yume et à sa mère, ce qui ne manqua pas de provoquer une vive émotion. Il esperait que la goutte de transpiration qui lui coulait sur la tempe n’était pas visible.

- Cet objet fut autrefois le compagnon de nombreuses nobles dames de mon clan. Il les a accompagné dans les moment de joie et de tristesse inhérent à la vie du samouraï et toutes furent rapproché un peu plus des cieux à chaque moment d'intimité. Puisse t-il accompagner de la même manière la femme que vous être en train de devenir.

Ça y est, il était définitivement mort.

Premier Refus de Yumin :
Kazuko hoqueta très faiblement. Yumin ne réagit pas... On l'avait éduqué à plein de choses mais à 12 ans, on ne l'avait pas vraiment éduqué à cela... L'amour et les devoirs d'une épouse sûrement, mais le plaisir solitaire, elle n'en était pas là. Dame Miya fit un petit geste de la main à un serviteur. Tout alerte, malin et averti qu'il était, il tourna très légèrement la boîte et se plaça à l'endroit le plus à même de la dissimuler aux yeux des autres délégations. Un deuxième serviteur apportait une étole d'un noir de geai qui servirait à recouvrir au plus vite l'objet dès la remise de cet étrange présent terminé. Yumin n'avait pas réellement vu la boîte, encore moins l'haiku sur le couvercle... Par contre elle regardait le cadeau très intriguée. Sa mère allait prendre la parole afin de remplir l'office de sa fille quand cette dernière se décida enfin, au malheur de tous ceux qui avait vu l'harigata, à parler. "Kaiu Shine-sama, je ne pourrais accepter." Elle avait l'air très contrarié. "J'ai l'impression que vos somptueux cadeaux, à tous, me prouvent simplement que je ne connais pas assez la vie, ses secrets, ses usages. Réellement je ne suis pas digne d'une telle attention, moi qui sais si peu de choses. J'ai toujours apprécié de goûter les merveilles du palais... Mais même si cela fait parti des devoirs d'une bonne épouse" dit-elle poliment, bien qu'elle sache que dans sa famille, il était peu probable qu'elle s'y plie elle-même "mais voyez-vous, Shine-sama, je ne sais pas du tout cuisiner... Que ferais-je d'un si beau rouleau à pâtisserie?" Qui plus est, il n'y avait pas d'école de cuisine à proprement parler... Elle ne voyait pas en quoi cce présent pouvait servir à vouloir la faire venir dans le clan du Crabe suivre une de leurs écoles...
*** Dans un monde alternatif hein... tu te serais fait emmener sûrement par un garde Seppun... Kisada aura tout de même une lettre bien sentie... Et sachez que dans la partie qu'on a joué cet été, on (la délégation Crabe - avec Yoshi) a fait un super cadeau... celui qui a le plus plu (je vous le mettrais peut-être à la fin ;) )

Premier "Insistance" :
***Dans un monde alternatif (ou en tout cas, Rokugan tel que je le conçois au moment ou j’écris ces lignes), Kisada critique ouvertement le "vieux sur son trône" et étend son mépris sur toutes les familles impériales. Il risque de répondre d'aller se plaindre à l'empereur qu'il croit trop vieux de toute façon pour le réprimander de quelque manière ...

Shine n'en croyait pas ses oreilles. La tête baissé, attendant la réponse, il avait vu quelqu'un se mouvoir - un garde venu pour le décapiter surement. La voix de la jeune Yumin expliquant sa perplexité de façon gênée avait été pour lui comme le son de la rédemption.
Il n'était pas mort!
Il remercia profondément les fortunes en son for intérieur et se promis de faire une offrande a leur attention si il survivait. Armé du courage de celui qui trompe la mort, il allait tenter le tout pour le tout et laisser Bishamon être son guide.

- Peut-être ...

Le Kaiu réfléchis à tout allure pour trouver une parade à sa situation sans dénigrer pour autant son art.

- ... Que vous pourriez venir dans le clan du crabe afin de parfaire votre éducation. Vous pourriez alors apprendre la "cuisine" confectionnée avec cet instrument - et bien d'autres! - en compagnie d'un professeur expérimenté. Vous gagneriez en dextérité en vous entraînant avec vos camarades dévoués mais plus encore : Vous seriez formé au coté des guerriers les plus endurants de l'empire.

Il prit une pause, afin de capter l'attention de tous, et reprit.

- Laissez moi vous décrire ce spectacle : Imaginez, ces hommes aux muscles de pierre et au mental d'acier ... leurs corps ruisselant de sueur ... s’entraîner au sumai, au tetsubo et au kenjutsu toute la journée ... Imaginez les, affronter les pires dangers, defier mille fois la mort durant l'accomplissement de leur devoir, dire haut et fort à Emma-O "Pas Aujourd'hui!" et sauver l'Empire une fois de plus! Imaginez les rentrer enfin ... et venir vous voir, gonflé de cet honneur de vous avoir protégé et le regard brûlant d'un feu ardent. Imaginez vous alors, pleine du savoir que le le clan du crabe vous à transmis, acceptant ce regard posé sur vous, accueillante, chaleureuse, prête à lui servir le repas que vous avec préparé ....

Il tendit un peu plus en avant la boite, mettant en avant le reflet des flammes dansant sur les courbes de l'harigata.

- Avec ceci.

Il prit une pause, contempla presque amoureusement l'instrument, puis regarda chaleureusement la jeune fille.

- Yumin-sama, ce n'est pas qu'un rouleau de pâtisserie que je vous offre, mais l’opportunité d’expérimenter ce que peu connaisse réellement. La satisfaction. La vie pleinement vécue. Laissez moi vous aider à la connaitre un peu plus ...

Il s'inclina légèrement, un sourire en coin, sans la quitter des yeux.

Deuxième refus de Yumin : La jeune fille ouvrit la bouche pour répondre mais c'est Kazuko qu'on entendit... alors Yumin ne moufta pas. "Il suffit Kaiu-san." D'un geste de la main elle fit signe au serviteur encore debout. Ce dernier ferma la boîte rapidement. "Votre cadeau me parait mal approprié. Avez-vous confondu celui de ma fille avec le mien ? Une jeune veuve, peut-être est-ce cela qui vous est passé par l'esprit Kaiu-san? Avez-vous pensez si fortement à moi en apportant cette boîte jusqu'ici qu'il eut fallu que son contenu soit si explicite? Parlez-moi donc encore de ces grands et fiers guerriers que vous semblez tant chérir et dont vous parlez avec tant d'emphase qu'il en devient presque étrange que vous ayez pu vous en détacher pour quelques semaines afin de venir jusqu'ici... Vous sentez-vous encore assez comblé mon cher ou faudrait-il que je vous propose de coucher dans les écuries plutôt que dans la suite qui vous a été attribué?" Elle le regarda, mauvaise, tandis que certains étaient atterrés, d'autres amusés. "Ceci est un second refus, vous aurez pu le remarquer, mais je vous en prie insistez-donc encore, je n'ai pas décidé ce que je ferais de vous." finit-elle, menteuse.

Deuxième "insistance" :

Elle aurait pu l’ignorer et il aurait perdu la face. Du haut de son estrade, Kazuko-sama le défiait. Femme fière, mère protectrice, dame noble, tous ces qualificatifs lui allaient à ravir en cet instant et la peur s’empara de nouveau de lui. Il pouvait s’arrêter là, s’incliner et partir. Ses ancêtres s’étaient déjà surement détournés de lui alors qu’est-ce que la honte de s’être fait refuser son présent à la cour pouvait bien changer à cette disgrâce ? Il s’imagina rentrer et la terreur mêlée de l’angoisse le prit : Comment annoncer à Kisada-heika qu’il avait échoué? N’était-ce pas déjà suffisant comme punition ?
Il serait surement muté sur le mur, en première ligne ou envoyé réparer les endroits les plus assiégé du mur et la … Dans tous les cas, il était mort.
« Je ne faillirais pas » Dit Hida.
Résolu à accomplir la volonté de Kisada-heika, il s’inclina devant Miya Kazuko-sama.

- C'est très gentil de votre part de me comparer à un étalon, mais il est encore un peu tôt entre vous et moi pour utiliser de telles métaphores ...

Tellement choqué par une telle repartie, Kazuko-sama resta coi un instant, suffisamment longtemps pour qu’il ai le temps de se tourner vers la jeune Yumin et s’adresser à elle.

- Yumin-sama, Je me permets d’insister car, bien que vous affirmiez être trop jeune, vous êtes la seule à pouvoir comprendre la puissance du symbole de cet objet. Tous les « adultes » ont leur vision aveuglée par l’utilisation basique du harigata et en ont oubliés ce qu’il représente : la fertilité, certes, mais aussi la force, l’endurance et la vitalité. C’est le symbole de ce qui assure la survie de l’humanité depuis la chute du sombre kami et qui nous a permis de perdurer ... Pour le moment.
Vous avez une sagesse innée dans le regard, Yumin-sama, et je gage que vos yeux pourront voir à travers le voile des apparences et que votre vie sera guidé par le symbole que je vous présente aujourd’hui.


Puis, adressant un clin d’œil malicieux à la mère de Yumin.

- Et sachez utiliser n'importe quel "expédient" pour vous libérer de vos passion. Un harigata peut parfois vous être d'une meilleure aide qu'un coup de katana.

Yumin accepte :
Kazuko ne laissa même pas sa fille ouvrir la bouche. "J'accepte alors Kaiu-san, j'ai quelques idées d'utilisation, j'aimerais que vous m'aidiez d'ailleurs." Elle tourna la tête vers deux gardes Seppun "Amin-san, Irotori-san, j'aurais besoin de votre aide aussi pendant la séance. Escortez donc Kaiu Shine. Nous nous chargerons de cela plus tard."
Yumin souffla tout bas "Nous remercions le clan du Crabe?" interrogative et apeurée par le ton de sa mère. "Oui, ma chérie, nous allons remercier le Clan du Crabe."
Hors concours a écrit :Plus tard :
Il avait passé deux jours enfermés dans des appartements somme toute d'assez bon standing... Ce devait cependant être les pires du château. Deux gardes Seppun vinrent le chercher. "Miya Kazuko-sama vous attend". Ils l'encadrèrent et le menèrent par delà nombre de couloirs. Arrivés devant un serviteur encore mieux habillé que lui, ils s’arrêtèrent un instant. Le serviteur s'agenouilla, fit glisser le shoji derrière lui et annonca Kaiu Shine". Il attendit encore un peu, se releva, ouvrit en grand et laissa passer les trois hommes.

Miya Kazuko était sur un dais dans le fond le pièce. Quatre gardes Seppun se tenaient un peu en retrait. Au centre de la pièce, il remarqua une table basse sur laquelle la boîte du harigata, ouverte, son contenu fièrement dressé à l'intérieur. Quelques parchemins et un pinceau se trouvaient à côté. On le poussa au centre de la pièce. "Kaiu Shine, je vous en prie. Asseyez-vous."

Kaiu Shine s'approcha de la table.

"Prenez le pinceau je vous prie" commanda Miya Kazuko. "Mon bien-aimé secrétaire personnel n'a pu me suivre pendant ce voyage... Je me suis retrouvée fort marrie lorsque je me suis rendue compte que je devais rédiger un courrier urgent. J'ai tout de suite pensé à vous, si prévenant et si concerné par mon bien être, comme vous me l'avez gentiment dit il y a deux jours. Je supose que cela ne vous dérange pas, Shine?" dit-elle sans prendre la peine d'y ajouter un suffixe. "J'aimerais que vous preniez votre plus belle écriture. Vous n'aimeriez-pas me faire passer pour une rustre ou une brute n'est-ce pas?"

A chaque acquiescement de tête du Kaiu, Miya Kazuko répondait par un petit inclinement de tête poli.

"Bien... Puisque vous êtes une fois de plus assez courtois pour me porter assistance je vais commencer."

Elle lui dicta la lettre suivante, parfaitement, comme une mâitresse d'école appliquée, lui laissant le temps d'écrire correctement, de faire attention à la ponctuation et même de se relire... Elle ne se départit jamais de son sourire poli, même lorsque Shine frissona aux premiers mots énoncés.

Hida Kisada-sama,

Alors que je vous écris cette lettre, les vents d'automne commencent à peine à se lever, les couleurs rougeoyantes de nos contrées réchauffent mon coeur et pourtant je me dois de vous faire part d'une triste nouvelle. Votre humble serviteur, Kaiu Shine n'est plus.


Elle sourit plus largement. "n'est plus" répéta-t-elle "point, à la ligne."

Ayant trouvé la mort lors d'une visite officielle, je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses et celles de ma famille, pour vous avoir privé d'un homme de tant de valeur... Mais surtout, je ne peux décemment accepter le cadeau que vous nous avez fait parvenir et dont il fut le présentateur enjoué. Un si bel objet ne saurait retourner que chez vous, où il a toute sa place, contrairement à ma maisonnée.

"Ne vous inquiétez pas Shine, nous prendrons soin de refaire un paquet cadeau approprié, votre daimyo ne s'en sentira pas insulté"

Par un heureux hasard, j'ai eu le loisir de demander à votre subalterne ce que lui-même choisirait comme cadeau pour vous... Si d'aventure vous deviez recevoir un présent tel que celui que vous avez choisi pour ma fille. Nous nous étions donc mis d'accord sur plusieurs alternatives que je vais vous présenter ici, afin de satisfaire votre grande curiosité :

- La première solution consistait à faire devant toute la cour une démonstration du bel objet, cela lui a beaucoup plu. Cependant lorsque j'ai ajouté qu'il faudrait par la suite qu'il rentre jusque chez vous sous bonne escorte, pour vous présenter lui même le résultat de son expérimentation, sans y avoir modifié quoique ce soit... Je crains que le pauvre Shine n'ait pu se résoudre à voyager une quinzaine de jours un objet dans son fondement. Moi qui pensait les hommes du clan du Crabe innovateurs et endurants, quelle n'a pas été ma déception lors de ce refus... Nous avons du, à regret, écarter cette solution.

- La seconde solution vous présenterait, toujours d'après Kaiu Shine, la manière dont on peut se servir de cet objet afin d'enseigner les plaisirs oraux. Une sculpture de chair et de bois nous paraissait tout à fait approprié pour cela, bien qu'il eut fallu une boîte un peu plus grosse pour transporter le présent (nous devons penser à tout Kisada-sama!)

- La troisième solution naquit d'une remarque très intelligente de votre homme afin d'expliquer en détail pourquoi cette artefact présentait un cruel manquement à la réalité. Et c'est vrai! J'ai eu une fille Kisada-sama, vous le savez, je suis donc au fait de ces choses là. Loin de se démonter Shine, tout à son courage et son dévouement, proposa ses propres gonades afin de magnifier le présent.

Je vous laisse découvrir vous même ce que votre serviteur vous a choisi comme cadeau. Je vous ai malencontreusement révélé que la première alternative n'avait pas été choisie... Quelle sotte je suis? Je vous ai gâché une partie de la surprise...


"Alors Shine, une préférence?"

Kaiu Shine s’était préparé à mourir, mais on lui avait dénié ce droit en lui prenant son âme de samouraï, son wakizashi. Durant sa vie, il avait éprouvé tous les péchés du monde. Le désir , que ce soit lors de sa jeunesse en regardant par la fente de la palissade des bains ou sa vie d'adulte ou il avait fabriqué toutes sortes d'objets pour plaire à ces dames. La peur, le jour ou Kisada-Heika l'avait convoqué et lors de la remise des présents à la jeune Yumin. Le regret, dans cette chambre, de ne pas avoir eu le courage de prendre sa vie lorsqu'il aurait du. Maintenant il n’était plus rien. Juste un être humain pathétique.

La vue des parchemins, dans les appartements de Kazuko-sama, lui avait presque redonné de l'espoir, mais cette étincelle fut vite balayée par le regard acéré et le sourire froid de la Miya. Le discours et le début de la dictée lui fit l'effet d'un sceau glacé.

Kaiu Shine n'est plus.

Le frissons d'horreur qui l'avait parcouru à ce moment la eu pour écho le plaisir dans les yeux de la veuve. L'horreur se changea en indignation. Peut-être n'était-il qu'un être pathétique, mais il ne méritait pas cela. Des tas de femmes avaient appréciées ses œuvres auparavant et il avait plus contribué à l'effort de guerre en maintenant leur morale que n'importe quel guerrier sur le mur! (A quelques exceptions près peut-être ... ). Le reste de la dictée de la veuve lui avait donné pas mal de temps pour réfléchir à une alternative digne du membre du clan du crabe qu'il était.
Miya Kazuko-sama n’était pas assez bête pour se trouver à porté de ses bras, ni même d'un bond. Quand bien même il parvenait à l'atteindre, les gardes Seppun seraient sur lui avant qu'il n'ai pu frapper un point faible. Rien qu'a la pensé de frapper un membre d'une famille impériale, il pouvait presque entendre ses ancêtres pousser des hoquets de surprise et d'indignation, aussi repoussa t-il cette idée. Il jeta un coup d'œil au harigata qui reposait au milieu de la pièce, tel le symbole de tout ce qu'il voulait garder et tout ce qu'il allait perdre. Il pourrait peut-être l'utiliser comme massue pour s’échapper mais il doutait que, lui, ingénieur, pouvait rivaliser avec quatre gardes surentraînés. De plus, abîmer un tel chef d'oeuvre - Il y avait vraiment mis tout son cœur! - était au dessus de ses forces. Il regarda le pinceau entre ses doigts et particulièrement le manche en bois effilé, légèrement arrondis en son extrémité ... A travers l’œil, cela s’avérerait fatal. C’était toujours mieux que rien ...
Il posa son arme à coté des parchemins et fit mine de les relire encore une fois. Il n'avait pas écrit ce qu'elle demandait, mais ça, elle pouvait difficilement le voir à cette distance. Les deux premiers paragraphes étaient identiques, mais l'annonce de la mort de Kaiu Shine était suivit d'un court traité sur la fabrication du Harigata qui, il en était sur, ferait fort plaisir à Miya-sama au moment de sa lecture.

- Une préférence, Kazuko-sama? répondit-il d'une voix qu'il espérait ferme, en levant les yeux sur elle. Je ne comprends pas ce que signifie tout cela. Vraiment. Qu'ais-je donc fait pour mériter un tel traitement? Je ne crois pas avoir brisé une quelconque loi impériale. Si c'est le cas, pourrais-je m'entretenir avec le magistrat qui s'occupe de cette affaire, afin de discuter avec lui du délit que j'ai commis par ignorance?

Elle fut agacé par ses paroles.

- Si j'avais eu besoin d'un maître en droit ce n'est pas vous que j'aurais fait appeler Shine. Si vous ne comprenez pas je vous assure que votre daimyo comprendra. Mais peut-être préférez-vous essayer de vous dérober à ce châtiment ? Il n'en serait que plus justifié, vous seriez homme de peu d'honneur... Et vous ne l'êtes pas nous le savons tous les deux, n'est ce pas ?

Shine resta stoïque devant cette nouvelle volée d'insultes. Il avait eu des "mots" avec des clientes, des putains ou des geishas bien pire que cela. La courtoisie lui avait toujours était d'un grand secours dans ces situations. Il espérait que les gardes Seppun prenaient acte de cette scène et que cela joueraient à un moment ou un autre, en sa faveur.

Un crabe ne se dérobe jamais à son devoir. il pencha légèrement la tête sur le coté, comme pour reflechir. Mais le devoir est ce que l'on doit faire selon la loi, les convenances ou règles morales. Le devoir est une nécessité, comme celle de protéger les bordures de l'empire ou subvenir aux besoins de son clan ... Regardant le Harigata et se remémorant sa principale clientèle ... surtout de ceux qui ont beaucoup perdu.

Il se souvenait des lettres de ces femmes, trop vieilles pour se remarier après la perte de leurs époux ou trop laides pour profiter plus que le strict nécessaire des joies du devoir conjugale, qui le remerciaient de fabriquer ces objets qui égayaient un peu leur triste quotidien. Il y avait, et il en était pleinement conscient maintenant, un intérêt totalement lubrique à fabriquer ces symboles de la passion, mais c'est en recevant ces lettres qu'il avait sentit que sacrifier sa réputation et perdre l'affection parentale n’était rien a coté du bien que son activité procurait.

Le devoir demande aussi a être réfléchis, que la nécessité soit consciente et comprise, car sans cela, la porté et la beauté des actes accomplis n'aurait aucun sens. Mon devoir je l'ai toujours accomplis et je continuerais de l'accomplir, mais ce que vous me demandez la n'est pas l'accomplissement du Chugo, mais le résultat d'une incompréhension entre les serviteurs de l'empire que nous sommes. C'est pourquoi je vous demande humblement d’énumérer les griefs que vous me reprochez afin que nous puissions régler cela ensemble devant le regard des cieux et des lois misent en place par le fils du ciel.

Il inclina humblement la tête, attendant une réponse, tout en se félicitant intérieurement d'avoir été un artisan plus versé dans les livres et les lettres que certains de ses cousins.

Modifié en dernier par Shiba Isami le 11 sept. 2014, 12:11, modifié 7 fois.
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matsu aiko
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 02/09 20h)

Message par matsu aiko » 28 août 2014, 23:31

J'ai complété avec un petit bout pour Doji Kokiden, et voici une deuxième participation. L'amusant étant que j'avais déjà dans l'idée de faire un cadeau Crabe avant que Isami-san prenne l'initiative de poster. J'ai donc un peu adapté :)
Description du perso qui amène le cadeau :
Complètement ignorant des affres de son compatriote, Hida Toburo s’avançait en grommelant vers le château. Pourquoi l’avait-on envoyé ici, il était un bushi, pas un putain de courtisan. Pourquoi ce n’était pas un Yasuki qui s’y collait ?
Quand il avait reçu l’ordre de mission, rédigé de façon plutôt hâtive et signé d’un des conseillers de son daimyo, les bras lui en étaient tombés. D’accord, il n’était plus tout jeune, il avait bonne réputation, mais de là à faire le livreur pour une greluche qui se moquait éperdument du clan du Crabe…Quand à la convaincre de venir y étudier…!
Il avait tenté de passer la patate chaude, mais on lui avait fait comprendre sans trop de détours que c’était comme ça. Il avait trois filles, il savait ce qui pouvait convenir à une fille. C’était l’argument le plus stupide, le plus humiliant qu’on lui ait jamais sorti.
Il s’était creusé la tête. Ses propres filles n’étaient pas vraiment une référence. La première était bushi. Pas de commentaires. La deuxième était une bonne vivante, mère de quatre enfants, qui aimait bien rire et bien manger. Ca ne collait pas non plus. Restait la troisième. Jolie, mais une vraie peste. Il avait réussi à s’en débarrasser en la mariant à un riche Yasuki, un négociant un peu plus âgé, dans l’espoir qu’il la mate, mais c’était l’inverse qui s’était produit. Elle menait son mari par le bout du nez et menait grand train, se piquait de mode, et aimait à se vanter que ses toilettes étaient au dernier cri de la capitale. Elle aurait peut-être des idées. Mais quand il lui avait posé la question, Izuko lui avait ri au nez.
- Une princesse impériale ? Otosan, que peux-tu offrir qui soit digne d’elle à une princesse impériale ? Ton daimyo s’est moqué de toi, tu vas aller faire de la figuration. Tache juste de ne pas être trop ridicule !
Un peu vexé, il avait grommelé, l’air susceptible, que personne ne l’avait jamais trouvé ridicule, et était parti avant que sa fille éclate de rire.
Il avait réfléchi. Et réfléchi. Et réfléchi. Puis, utilisant la bourse dont on l’avait généreusement pourvu, et demandant quelques conseils à son gendre, il était allé dénicher le cadeau qu’il avait en tête, ainsi qu’un nouveau kimono. Le sien était vraiment fatigué. Puis il était parti en traînant les pieds.
Il avait mis un certain temps à arriver. Les auberges étaient accueillantes, et dans la région le saké n’était pas mauvais. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et un beau matin, il s’était retrouvé aux portes de Kyuden Seppun, le sourcil froncé, l’air renfrogné, et franchement mal à l’aise.
A cinquante trois ans, Hida Toburo était toujours droit comme un chêne, et semblait aussi robuste. Sa poitrine et ses bras massifs portaient les cicatrices de maints combats, et si ses cheveux grisonnaient, et que sa fonction actuelle l’amenait à présent plus à trancher des querelles que des ennemis, il restait une figure imposante et respectée de la famille Hida. Personne de sensé ne serait allé lui chercher des noises.
Toburo avait enlevé son armure lourde pour passer le kimono neuf aux plis raides, et gardé seulement ses sabres. Rien que ça, il se sentait tout nu. Et à voir les regards surpris qu’on lui jetait, ce foutu kimono n’était pas ce qu’on portait ici…Il aurait dû garder son armure. Ils auraient continué à le toiser, mais au moins lui, il aurait été à l’aise. Le héraut, avec cette politesse excessive qui lui donnait l’impression qu’on le prenait pour un demeuré, lui avait répété les consignes : comment saluer, comment s’adresser à leurs altesses, etcetera, etcetera.
- Ca va, j’ai compris, avait-il grogné. Bon, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?
Plus tôt il serait libéré de cette corvée, plus vite il pourrait rentrer chez lui.
- Dame Miya Kazuko, princesse Miya Yumin ! tonna-t-il.
Trop tard, il réalisa qu’il avait parlé beaucoup trop fort. Pas pour la salle, immense. Mais l’habitude l’avait trahi.
- Je m’appelle Hida Toburo, je viens vous apporter ce présent. De la part de ma famille et de mon clan, rajouta-t-il après réflexion.
Il sortit de sa manche un mince coffret et le posa devant lui.
Mentalement, Miya Kazuko se prépara au pire. Après le goût douteux du précédent…Mais elle était trop bien élevée pour lever les yeux au ciel et sourit poliment.

Description du cadeau :
Un serviteur vint chercher le coffret et l’apporta à la jeune fille. Le coffret était de bois sombre, on y avait gravé avec soin le caractère jin, compassion. A l’intérieur, dans un fourreau de métal incrusté de jade, se trouvait une lame étroite, se rapprochant plus par la taille d’un aiguchi que d’un tanto : un kaiken. La poignée était courte mais fonctionnelle, adaptée à une main de femme ou d’enfant. Le pommeau était un petit cristal arrondi.
- Prenez-le et dégainez-le, princesse.
La lame était fine et droite, longue d’une paume et demie à peine, mais affilée comme un rasoir.
Image

Premier Refus de Yumin :
La jeune fille qui avait tout de même saisi ce qui c'était passé juste avant... au moins en partie, craignit en voyant arriver à nouveau un samurai du clan du Crabe. Mais celui-ci avait l'air honnête et droit, même s'il était brusque. Elle avait pouffé un peu quand il avait hurlé sur le héraut, aussi fort qu'elle entendait des fois hurler le cuisinier sur ses commis, puis il s'était calmé et elle aussi. On voyait encore un peu le sourire qu'elle avait eu quelques secondes auparavant... mais seulement dans ses yeux. Yumin était estomaquée. Une arme, ça aussi c'était la considérer comme quelqu'un de responsable... Et elle était si jolie... "Je ne peux accepter Toburo-sempai, je ne sais pas m'en servir" mentit-elle... On lui apprenait toutes sortes de choses. Ne voulant pas mentir au vieil homme elle se reprit "Je ne sais pas assez bien m'en servir... Et je crains que le cristal ne s'abîme si je le tiens mal." Ce n'était pas un refus catégorique, ni très bien exécuté, ni bien inspiré, ni rien du tout... Kazuko, juste derrière soupira assez fort pour que sa fille se sente gênée. Mais la présentation du vieil homme était si succinte... Et le présent précédent si biscornu... que finalement cette offrande en valait bien une autre, elle permettrait peut-être de remettre tout le monde d'applomb se dit Kazuko.

Premier "Insistance" :
- Le cristal ne craint rien.
Il écarta l’objection de la main comme il aurait écarté une mouche importune.
- Et ce n’est pas un objet décoratif. Même s’il vous sera utile le jour où vous traverserez le seuil de la demeure de votre époux.
Traditionnellement, le jour de son mariage l’épousée portait un kaiken, soit glissé dans sa ceinture, soit dans un furoshiki spécial. C’était le signe qu’elle était à présent garante de l’honneur de son époux, de la même façon que le wakizashi représentait l’honneur d’un samurai.
Soyons honnête, chez lui, tout le monde aurait pris ce truc pour un jouet, ou un colifichet de courtisane. Mais bon, se décapiter soi-même avec un naginata ou un kama demandait une habileté certaine et pas mal de force. Tandis que pour s’ouvrir la gorge avec ce joujou-là, il suffisait d’appuyer, et même pas tant que ça.
- Gardez-le avec vous, de jour comme de nuit. Il pourra peut-être vous servir à vous défendre, dit-il, dubitatif. Mais surtout, il vous permettra de prendre votre propre vie si c’est nécessaire. Et pour cela, pas besoin d’un grand entrainement. Il suffit de trancher là. C’est une mort rapide et miséricordieuse.
Il pointa sa propre carotide et mima le geste. Le kanji inscrit sur la boite s’éclairait sous un nouveau jour.

Deuxième refus de Yumin :
La jeune fille blanchit un peu, mais il fallait être doué pour remarquer ce changement subtil de couleur sur son cou alors que tout son visage était fardé. Je n'en veux pas, je ne compte pas m'ôter la vie, fut-elle tenté de lui crier à la face, mais elle sut que ce n'était pas la bonne réponse et que seule sa peur aurait parlé si elle s'était laissée aller. "Il est des histoires que je ne peux envisager sans trembler mais pour le moment ma vie n'est pas en danger, Toburo-sempai. Il serait inconvenant d'insulter ainsi mes cousins les Seppun en gardant auprès de moi ce bijou censé veiller à ma sécurité. Je ne peux assurément pas le garder."
Deuxième "insistance" :

- Ce n’est pas un bijou. Mais ce poignard a une autre utilité, princesse. Tout le monde ignore ce qu’il y a de l’autre côté du Mur. Tout le monde, sauf ses défenseurs - nous. Et heureusement, car sinon vous en feriez des cauchemars. Si jamais le jade de ce fourreau noircit, si jamais le cristal se met à luire, c’est que vous serez en très grand danger. Avertissez de toute urgence vos cousins Seppun ou qui que ce soit qui vous défende, mettez la main si vous pouvez sur un shugenja Kuni, et préparez-vous à prendre votre vie si les choses devaient mal tourner. Il y a des choses bien pires que la mort, princesse.
Un silence.
- On dit que la famille Miya cherche à connaître toutes les contrées de l’Empire. Je ne pense pas que vous puissiez vraiment faire votre métier de princesse impériale si vous ne comprenez pas les périls qui le menacent. Alors faites ce que vous avez à faire et si vous en avez le courage, venez sur les Terres du clan du Crabe. Alors vous comprendrez mes paroles. Vous comprendrez à quel point ce que vous tenez pour acquis est fragile, à quel point la guerre que nous menons est cruciale. Et vous prierez pour que le clan du Crabe continue à défendre l’Empire contre ce qu’il y a de l’autre côté du Mur. Car si nous tombons, l’univers que vous connaissez cessera d’exister.
Gardez-nous dans vos prières, princesse. Nous en avons besoin. Comme cette arme peut sauver votre âme.
Yumin accepte
Chaque fois qu'on avait abordé ce type de problématique dans son éducation elle était restée perplexe, à osciller entre l'impression que tout ceci n'était que fadaises et un fort sentiment de peur. Là, à l'écouter, elle était beaucoup plus effrayée que lorsque son précepteur la mettait en garde. La fin de sa tirade pourtant en appela à son sens de la compassion... Tout comme cela était écrit sur la boîte se dit-elle. "Je prierai pour vous et tous les membres de votre clan Toburo-sempai. Les Fortunes soient témoins de mon serment. Et je garderai ce kaiken près de moi, ainsi il me le rappellera également"

"Nous prierons pour vous et pour chaque serviteur de l'Empereur" ajouta Kazuko.

- Princesse Yumin, Dame Kazuko, au nom de mon clan, je vous en remercie.
Il s'inclina profondément.
Modifié en dernier par matsu aiko le 01 sept. 2014, 16:57, modifié 8 fois.

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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

Message par Calandil » 02 sept. 2014, 14:16

Calandil a écrit :Description du perso qui amène le cadeau :

L’homme était arrivé en dernier. Vêtu d’un kimono neuf trop grand pour lui, il boitait. Une blessure, au genou. Reste d’un abordage qui avait mal tourné. Le katana du Kasuga était pas passé loin. A ça non ! Avec la démarche roulante d’un homme plus habitué au pont d’un kobune qu’au sol tout plat de c’te foutue terre, il s’approcha de l’estrade. De son œil unique, il nota la position des gardes et des « marchandises » de valeurs. M’ouais. Pas la même vie que chez lui ici. Il renifla bruyamment. « Ca pue ». Trop de parfum, d’encens. La brise marine, l’odeur du varech. Rien de tout cela ici. Il tient sortie le petit coffret qu’il avait escamoté d’un des pans de son kimono. Un garde haussa un sourcil. Mabu le toisa et retint un sourire ainsi qu’une pensée. « Ca aurait pu être une lame. Il n’aurait rien vu celui à la porte. » Mais il n’était pas là pour ça. A ça non. Son coffret, un présent pour la princesse gaté au fond. Un truc pour l’amadouer.

Description du cadeau :

Dans le coffret. Un assortiment de sucreries. Des mets gaijins fait de sucres roulés autour d’une baguette et pafumés d’épices et de plantes lointaines. Sur deux des douzes batonnets, un « supplément ». Une poudre douce provoquant l’addiction. Le gaijin récupéré sur le bateau du Kasuga avait appelé ça « Kohoka » ou « Kako » Enfin un truc du genre. Ca ferait l’affaire. La fillette allait apprécier. « Ouais, ça c’est sur ! ». Cette parole venait de franchir la barrière de ses dents. Le garde leva un autre sourcil. Il faudrait qu’il fasse attention. Ne rien dire. Repartir en sécurité. Peut importe ce que dirait la fille, d’ici quelques jours elle changerait d’avis et réclamerait à grands cris « d’autres sucreries ».

Sans plus de fioriture, il s’approcha en boitillant. S’inclinant bien bas, il se redressa et regarda la fillette droit dans les yeux. Après tout, un Crabe avait bien osé lui offrir un harigata. En choisissant mieux ses mots, il s’en tirerait toujours mieux que le pauvre bougre.

« Princesse de la famille Miya, votre beauté et votre sagesse illumine…euh…la voute de cette pièce. Je me nomme Mabu et j’apporte avec moi le présent de la Mante qui, depuis ses lointaines contrées à entendu parler de votre magnificence. » Bon, au prix ou il avait payé le Grue, il espérait que les salutations étaient convenables. Le plus dur était d’adapter mais ça, adapter, improviser, il savait faire.

« Dame princesse Miya » il s’inclina une deuxième fois « « v’là des mets qui viennent d’au d’là la mer. Cultivé par des gens qui s’sont dit qu’une princesse telle que vous et ben, elle aimerait ça. » Mer**, c’était quoi la suite ? Pas ça. Bon, improviser. « « Mon clan il aimerait que vous trouviez ces sucreries tres appétissantes. » Non, c’était définitivement pas ça. A voir la surprise de l’assemblée, il se doutait que son accent presque paysan lui jouait des tours. Mabu resta donc silencieux, evitant de provoquer plus la chance. Il en aurait besoin plus tard.

Premier refus de Yumin :
La jeune fille resta estomaquée. Il parlait... bizarrement... C'est le moins qu'on pouvait dire. "Merci... Elles ont l'air vraiment appétissantes oui..." Elle ne savait pas du tout quoi répondre. "Mon palais ne sera certainement pas assez fin pour goûter aux délices de votre Clan, Mabu-san. Mieux vaudrait-il garder cela pour quelqu'un qui saura réellement en profiter."

Première insistance :

«"Votre..." Palais ? Bouche ? Pas assez fin ? Réfléchir. Vite. Pas assez fin... Si c'est ça : trop large ! Mabu sourit intérieurement. Ah, celle là. Elle emploie des mots bizarres mais c'est une gamine gourmande ! Elle ressemble à Yaya, ma seconde. "Si votre palais est trop grand, m'Dame princesse Miya, sachez que mon clan s'ra heureux de vous apporter de quoi le remplir. On peut en faire venir, vous savez ? Ce sera un honneur pour moi."

Mabu s'incline alors bien bas, conscient de l'honneur que lui fait la princesse en réclamant d'autres présents.

Second refus de Yumin :
Yumin ne dit rien. Elle ne comprenait pas bien ce que disait le Mante... Elle écarquilla les yeux, il ne lui avait pas semblé demander d'autres pâtisseries, mais bon il fallait bien essayer de raccrocher les morceaux de ce dialogue de sourd "Je ne peux demander au puissant clan de la Mante d'emplir tout un palais de ses délicieux mets" D'autant qu'il serait capable de prendre cette phrase pour argent comptant, pensa-t-elle. "Je ne peux accepter ce présent, je ne sais pas le déguster comme il se doit" puis voulant lui éviter un autre écueil elle ajouta "Peut-être connaissez-vous quelque chose qui pourrait accompagner ce plat?"
(si hors-délais, ne pas compter. C'est pour le fun)
Modifié en dernier par Calandil le 06 sept. 2014, 17:18, modifié 2 fois.
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

Message par Hida Koan » 09 sept. 2014, 12:06

CALANDIL 1 fini
WISMERHILLS fini
HIJIKO fini
AIKO 1 fini
ISAMI fini mais partie "hors concours" en cours s'il veut (attente de réponse de Isami)
AIKO 2 fini
CALANDIL 2 en cours (attente de réponse de Calandil)

Voilà pour le point du jour ;)

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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

Message par Shiba Isami » 09 sept. 2014, 12:51

Juste pour dire que les travaux chez moi me laissent HS pour le moment :P

Edit : Ho! M****, je suis tombé sur une Miya sadique. Je ne me m'attendait pas a cette tournure des choses. Ma seul question est : m'a t-elle laissé mon wakizashi ou pas ? (Me traite t-elle comme un samourai ou bien comme un moins que rien).
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

Message par Hida Koan » 09 sept. 2014, 13:18

Je ne sais pas... ;)

Sadique c'est vite dit hein... Faut pas se laisser berner par les clichés c'est tout :p elle pourrait très bien être comme ça, les miya sont pas tous les mêmes ;)
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

Message par Shiba Isami » 09 sept. 2014, 13:23

La dessus, c'est toi qui decide :P
Ca jouera beaucoup sur ma façon de me conduire par la suite. (J'aurais tendance a dire que non, vu l'absence de suffixe)
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

Message par Hida Koan » 09 sept. 2014, 13:25

Oui c'est ce que je dis aussi... Vu qu'elle veut te pendre de toutes facons...
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Re: [MC 9 EN COURS] Concours de Cadeaux RP (fin 16/09 20h)

Message par matsu aiko » 09 sept. 2014, 13:32

Alors l'option 1 je m'y attendais, c'était une réponse très claire à Kisada ...mais après avoir lu la mise en scène, je pensais, vu la réflexion de Shine comme quoi c'était mieux qu'un coup de katana, qu'elle allait lui proposer de faire seppuku avec l'objet du délit, ce qui pour le coup est mission impossible^^ (déjà avec un sabre de bois...)

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